Rosalie
Mais si le fait de rester coucher chez mon ami n'est pas si important que ça pour moi, que ce n'est pas un désir absolu, je renonce, car ça ne vaut pas la peine. Ça ne vaut pas toute la semaine d'indifférence que je devrai ressentir à la maison. Sauf qu'il reste que j'ai l'impression que ce n'est pas "égal". Mais en même temps, nos besoins ne sont pas "égaux". Je n'ai pas tant besoin de coucher chez mon ami et je ne le ferai pas juste-pour-que-ce-soit-égal.
Que ce soit clair : il ne m'interdit pas de faire quoi que ce soit. Mais parfois, il est moins "cool" que moi je peux l'être. Ainsi, il peut parfois être froid et distant lorsque je reviens de chez un ami-amant. Ça peut s'apparenter un peu à du chantage, mais le mot est fort. C'est mon ressenti qui fait que je sens qu'il ne me le permet pas. Ou que si je renonce, il y aura plus d'harmonie entre nous.
Que ce soit clair : il ne m'interdit pas de faire quoi que ce soit. Mais parfois, il est moins "cool" que moi je peux l'être. Ainsi, il peut parfois être froid et distant lorsque je reviens de chez un ami-amant. Ça peut s'apparenter un peu à du chantage, mais le mot est fort.
C'est mon ressenti qui fait que je sens qu'il ne me le permet pas. Ou que si je renonce, il y aura plus d'harmonie entre nous.
Ben, je veux pas te casser le moral, mais je m'identifie à la situation que tu décris (c'est d'ailleurs sans doute pour ça que je réagis ;-) ) et de l'extérieur je la lis comme la mienne : une situation ou en apparence tout est égal et discuté, mais profondément l'un et l'autre n'ont pas la même stratégie de communication, l'un domine et les échange non sont pas égaux malgré les apparences. En clair dans mon cas dès qu'il a a désaccord, une personne fait des efforts de conciliation, tandis que l'autre se retranche derrière une faible communication verbale. Résultat le conciliateur, pour arriver à un consensus, fait des concessions qui lui coutent - mais il/elle ne s'en rend pas forcément compte, a l'impression de faire cela pour le bien, l'harmonie des deux.
On peut utiliser le non verbal pour le chantage affectif, c'est d'ailleurs hyper courant.... je voulais juste le souligner. Si tu souffres que ton compagnon te fasse payer ce qu'il n'apprécie pas dans tes comportements (d'autant plus si lui a les mêmes comportements... !) tu peux considérer comme violent le fait qu'il t'ignore une semaine durant. Cela est dur pour toi vis à vis tes besoins, il y a violence émotionnelle.
Cela m'arrive parfois maintenant de me rendre compte que les messages verbaux et non verbaux ne coïncident pas toujours.
Et un bon exemple c'est quand le discours dit "mais non cela ne me dérange pas", mais que le non verbal (il parait que c'est plus de 90% du contenu des messages que l'on échange) lui, dit l'inverse.
Bref, je ne tiens pas à avoir raison, simplement à dire que ma compréhension des interactions évolue depuis que je prends cela en compte, et que cela me fait du bien d'identifier certaines formes subtiles (mais non moins importantes) de violence émotionnelle.