@Juliette :
J'ai été confronté moi aussi à la question du papillomavirus. Ce peut effectivement être une vraie source d'inquiétude, bien sûr, notamment pour les femmes qui risquent un cancer potentiel.
En termes de statistiques pures, tu as raison, mieux vaudrait éviter d'avoir de multiples partenaires pour limiter la diffusion du virus. Et mieux vaut sans doute que les jeunes filles n'ayant pas eu de rapport se fassent vacciner (même s'il est un peu tôt pour évaluer d'éventuels effets secondaires de ce vaccin).
Toutefois, notre vie n'est pas faite de statistiques. De toute évidence, tu ne passes pas ton temps à éviter toute situation comportant un risque (à savoir toute interaction avec le monde... on peut même glisser dans sa baignoire et se fracturer le crâne). Je crois même me souvenir que tu disais être une fumeuse. Ça pourrait bien être plus dangereux que le virus, risque de cancer compris.
D'après ce que j'ai pu lire à l'époque où je m'étais documenté sur le sujet, une très grande partie de la population française est considérée comme porteuse du virus. Quelque chose comme 80% des femmes auront croisé le virus à l'âge de 40 ans (navré, je n'ai pas retrouvé les sources).
Pour ma part, j'ai eu une partenaire testée positif, ce qui a déclenché des tensions et un mini branle-bas de combat, mais aucune autre de mes partenaires de l'époque n'a été testée positif ensuite à ma connaissance. Et, de fait, impossible de savoir d'où venait la contamination, ni si j'étais moi-même contaminé (un examen médical n'a rien révélé chez moi).
On sait que le virus peut se transmettre malgré le préservatif - ce qui ne veut pas dire que c'est systématique - et on sait aussi qu'il peut mettre très longtemps à se révéler (jusqu'à cinq ans, je crois).
Bref, ce virus est assez insaisissable et beaucoup de gens sont des porteurs qui s'ignorent. Donc soit tout le monde arrête les relations sexuelles, y compris les monogames (sauf à l'avoir été toute leur vie, ils ont sans doute connus au moins un autre partenaire dans les cinq années précédentes). Soit un s'informe sur le risque, on accepte que l'acte sexuel peut être un risque pour la santé des deux partenaires et on prend plaisir à vivre malgré tout.
Je comprends bien que cette histoire t'affecte, et c'est même tout à ton honneur : tu ne veux pas risquer de contaminer quelqu'un d'autre, ni mentir à tes partenaires potentiels. Ni créer de psychose chez eux et chez leurs éventuels autres partenaires. Situation délicate.
Je rejoins l'opinion de Siestacorta : à toi de définir la façon de faire dans laquelle tu es le plus à l'aise. Mais ne porte pas tout le poids sur tes épaules non plus. Si ça se trouve, certains de ces partenaires sont déjà porteurs, sans le savoir. Et tout rapport n'est pas forcément contaminant. À toi de décider quand en parler avec eux.
Bon courage !
C.T.
Message modifié par son auteur il y a un an.
