Depuis que je vis seule, je suis une sorte de Clèm (lue sur l'autre fil) et je m'épanouis pleinement dans cet état de fait. Je crois fermement que je suis de celles qui n'aiment pas partager le quotidien d'un couple, ou alors, ça me demanderai beaucoup de concessions.
Avec certains amoureux du passé, je poussais un énorme ouf de soulagement quand, après un week end je rentrais chez moi. J'éprouvais pas de manque, j'avais plutôt tendance à le susciter "heu, on se revoit quand" "ben chai pas, je te dirais, ok ?"
Ca pouvait durer des jours avant que je n'aie une envie viscérale de revoir la personne.
L'absence, le manque, etc.
C'est marrant, ce sont des termes que je commence à connaitre seulement depuis que je me suis révélée poly.
Parfois j'ai vraiment besoin que l'un ou l'autre soit là, tout de suite.
Mais pour l'un ça veut dire prendre un train et c'est pas vraiment possible comme ça sur demande :D. Donc c'est l'attente qu'il faut gérer, et trouver des palliatifs, et penser à la prochaine fois.
Pour l'autre, ma foi... je sais pertinemment que si ça allait mal, si j'étais malheureuse ou désemparée, il sauterai dans sa voiture et viendrait aussitôt, même si ce n'est pas prévu (j'ai une vie bien remplie, donc on a nos "jours" dans la semaine.).
Toutefois, pour un simple "j'ai envie de te voir, tu me manques bouhouhou viens vite" je trouve que c'est un peu égoïste de ma part, c'est faire ingérence dans son autre vie, c'est prendre le temps qu'il consacre à son autre amoureuse, ça fait un peu caprice de diva.
Alors si vraiment ça va pas, j'envoies un mail, un tweet, un truc comme ça pour dire "tu me manques, je t'aime, heureusement qu'on se voit bientôt" et en général, ça passe.
Bon c'est comme ça que je le ressens, je prétends pas avoir la réponse ultime, et c'est aussi parce que, je le répète, j'ai toujours été indépendante.
En fait pour résumer, je suis heureuse avec eux, et sans eux, aussi. Ils sont indispensables à ma vie, mais je ne vis pas pour eux.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.