Polyamour.info

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Et si on parlait de l'absence...

Bases
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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 00h51

bonsoir,
je crois avoir déjà vu un fils sur ce sujet mais impossible de le retrouver. Juste pour dire que oui, je suis nouvelle et oui j'ai lu pas mal des discussions ;-).

je me présente petite nouvelle, polytrèsinteressée.

Dans ce site, on aborde beaucoup le sujet de la jalousie ( entre autre), qui en passant n'est absolument pas un problème pour moi,

Mais je me pose la question, comment gérer vous l'absence de l'autre ?

Quand on rencontre quelqu'un, ou qu'on est dans une relation amoureuse, on envie de passer du temps avec. Et dans mon imagination, il me semble donc plus dur d'accorder ses envies d'être ensemble, dans le polyamour.
Qu'en pensez vous ?

J'ai quelques autres interrogations... je les garde au chaud pour une prochaine fois.

merci

ps : aucune idée du thème....

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 00h56

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 00h56

Oups, la bienvenue, au fait.

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 01h06

Merci Clémentine :-)

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 01h26

On lit et on repart depuis ici? ça fait juste trois pages, c'est pas long. En plus on était vite partis sur "dire/ pas dire/ comment dire", donc c'est pas du luxe, peut-être.

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Siestacorta

le mardi 02 février 2010 à 01h28

Bon, survolé les trois pages... l'absence y est un peu absente, non ?

Allez, j'arrive avec ma grande louche centilitrée de "chacun sa dose" : moi je peux me passer pas mal de temps des gens. Oui. Même des amoureuses. Ils peuvent me manquer, mais avant que ça devienne un mal, il y a une certaine marge.
Mes élans de coeurs sont assez restreints, ceci explique sans doute cela.

Sans pour autant suivre mon chemin (non mais je vous dis de pas me suivre, je suis un loup solitaire, je suis Lucky Luke, je suis le desdichado, méheu !), je crois qu'une certaine autonomie affective est saine pour le polyamour, et fait des absences de romantiques attentes (ainsi parlait Noemi, et elle avait bien raison).

Et il y a, pour les plus expressifs, une possibilité de recherche en communications.
Petits mots, textos, la poste qui n'a pas encore disparu, mails... Autant utiliser la profusion des médias possibles.

Entre ces messages et le plaisir de l'attente, il se peut même qu'on y gagne au change, par rapport à l'amour "installé".
On accumule des signes qu'on peut oublier de percevoir et transmettre quand on est dans l'intimité continue.
Et trouver ces plaisirs avec un nouveau partenaire... peut même nous redonner envie de les retrouver avec nos habitués.

Ca ne marchera pas à tous les coups. Mais je veux dire par là qu'il existe des scénarios positifs liés à l'absence et aux obstacles internes au polyamour.

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Romy

le mardi 02 février 2010 à 02h43

Siesta: «  Et il y a, pour les plus expressifs, une possibilité de recherche en communications.
Petits mots, textos, la poste qui n'a pas encore disparu, mails... Autant utiliser la profusion des médias possibles. »

Bien ça, ce n'est pas trop de l'absence...peut-être que Lisea ne parlait pas que de l'absence physique?
Je suis dans une période d'une relation dans laquelle on s'empêche de s'écrire et d'entrer en communication, parce qu'il ne voit pas de possibilité pour nous et trouve qu'il trompe «  émotivement» en communiquant. Ça, c'est pas mal de l'absence, même la mort je dirais. On entre plus dans la discussion sur le deuil (fil sur les manques pluriels) dans ce cas.

Quant au manque de l'autre quand ce dernier est un lonesome cowboy, tu as raison que ça peut donner cours à des scénarios positifs. Certains ont tendance à confondre ça avec de l'indifférence, alors que c'est juste un trait de caractère.

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titane

le mardi 02 février 2010 à 09h25

il y aurait un lien là avec l'acologie de l'amour ou avec la question... dans l'amour pluriel que gère-t-on le plus: les présence ou les absences ?... sommes nous davantrage "avec" ou "entre" deux amours... est-ce que le fait d'être avec un de nos amours nous "protège" de ressentir un manque des autres amours ?

j'aime à comparer ça avec le ciel étoilé... on s'émerveille de la beauté des étoiles... sans se rendre compte que la nuit est bien plus présente ! et que c'est la nuit (le noir) qui fait ressortir la luminosité de nos étoiles...

j'aime me retrouver dans la nuit et admirer mes étoiles autant que de m'éblouir avec l'une d'elles...

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Tchu

le mardi 02 février 2010 à 09h29

Depuis que je vis seule, je suis une sorte de Clèm (lue sur l'autre fil) et je m'épanouis pleinement dans cet état de fait. Je crois fermement que je suis de celles qui n'aiment pas partager le quotidien d'un couple, ou alors, ça me demanderai beaucoup de concessions.

Avec certains amoureux du passé, je poussais un énorme ouf de soulagement quand, après un week end je rentrais chez moi. J'éprouvais pas de manque, j'avais plutôt tendance à le susciter "heu, on se revoit quand" "ben chai pas, je te dirais, ok ?"
Ca pouvait durer des jours avant que je n'aie une envie viscérale de revoir la personne.

L'absence, le manque, etc.

C'est marrant, ce sont des termes que je commence à connaitre seulement depuis que je me suis révélée poly.

Parfois j'ai vraiment besoin que l'un ou l'autre soit là, tout de suite.

Mais pour l'un ça veut dire prendre un train et c'est pas vraiment possible comme ça sur demande :D. Donc c'est l'attente qu'il faut gérer, et trouver des palliatifs, et penser à la prochaine fois.

Pour l'autre, ma foi... je sais pertinemment que si ça allait mal, si j'étais malheureuse ou désemparée, il sauterai dans sa voiture et viendrait aussitôt, même si ce n'est pas prévu (j'ai une vie bien remplie, donc on a nos "jours" dans la semaine.).

Toutefois, pour un simple "j'ai envie de te voir, tu me manques bouhouhou viens vite" je trouve que c'est un peu égoïste de ma part, c'est faire ingérence dans son autre vie, c'est prendre le temps qu'il consacre à son autre amoureuse, ça fait un peu caprice de diva.

Alors si vraiment ça va pas, j'envoies un mail, un tweet, un truc comme ça pour dire "tu me manques, je t'aime, heureusement qu'on se voit bientôt" et en général, ça passe.

Bon c'est comme ça que je le ressens, je prétends pas avoir la réponse ultime, et c'est aussi parce que, je le répète, j'ai toujours été indépendante.

En fait pour résumer, je suis heureuse avec eux, et sans eux, aussi. Ils sont indispensables à ma vie, mais je ne vis pas pour eux.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 09h45

Dans la liste de Siesta, je rajoute les fleurs, le petit cadeau clin d'œil qui arrive dans la boîte aux lettres, le pouhème tendre ou chaud.

Ce truc de Tchu, être soulagée de partir, je connais, c'est embêtant quand on a un chéri qui habite à Pétaouchnok de chez soi, bref, quand on ne peut pas se voir un petit bout de samedi, et puis la soirée du dimanche, et puis partir dans son dodo si on a envie de dormir seule. Mais qu'il faut être collés ensemble, et si un des deux va en vacances chez l'autre, dur pour celui-ci de rentrer du boulot et de trouver l'amoureux(se) dans l'expectative de sortir, faire des choses ensemble, alors qu'on aimerait être tranquille, nom de goué.

Quatre ans à naviguer entre ici et la Californie, ça m'a vaccinée. Oui, d'accord, quelle foutue idée de tomber amoureuse d'un type qui vit sur un autre continent: voilà pourquoi je ne pars plus en voyage longue durée en Asie, trop de chances il y a pour se maquer avec un adorable estranger du dehors de chez moi.

Qu'il habite à deux pâtés de maison ne ferait rien à l'affaire, c'est une histoire de bonne distance à trouver, de régulation des retrouvailles; pas comme un de mes colocataires de communauté, (bon, un psycho-rigide de première) qui pendant des années allait retrouver sa douce tous les mercredi soir et les week-ends - l'angoisse, pour moi.

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LittleJohn

le mardi 02 février 2010 à 10h41

Ah l'absence...

Quand j'étais mono, je crois que je trouvais des activités très prenantes pour me retrouver seul souvent (genre 3 ans de travaux dans mon appart, 1 an de boulot sur une moto). Besoin de solitude. Ou préférence pour...(?)

Maintenant que je suis poly... L'ai-je fait exprès ? mais aucune de mes amoureuses ne vit à moins de 3 heures de chez moi, quelque-soit le moyen de transport (sans parler du cout). Donc il faut planifier, les weekends, essentiellement. Partager les weekends. Et entre les weekends, ben elles me manquent. Alternativement ou, le plus souvent, en même temps.

L'option "tu fais rien ce soir ? je débarque alors" n'en est pas une. Ce qui calme mon impulsivité et parfois me frustre.

Mais ce manque rend nos retrouvailles chaque fois intense. Hors de question de vivre du quotidien quand on ne partage que quelques jours et nuits par mois. Et si c'est le quotidien qui tue les couples, alors nous sommes à l'abri :D

Bon, c'est pas si pire que ça en a l'air, hein. Y'a msn, twitter, toussa, ça aide bien à passer les semaines :)

PS : pour répondre à une question posée plus haut, lorsque je suis avec l'une, mon esprit n'est qu'avec elle, et je ne ressens donc pas le manque de l'autre.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Tchu

le mardi 02 février 2010 à 11h35

LittleJohn

PS : pour répondre à une question posée plus haut, lorsque je suis avec l'une, mon esprit n'est qu'avec elle, et je ne ressens donc pas le manque de l'autre.

Tiens, moi je n'arrive pas à cloisonner mon esprit comme ça.

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LittleJohn

le mardi 02 février 2010 à 11h46

Tchu
Tiens, moi je n'arrive pas à cloisonner mon esprit comme ça.

J'ai peut-être un peu simplifié le trait. Il m'arrive de penser à l'autre (le weekend dernier, il m'est même arrivé de penser aux deux autres :D ) mais brièvement, sans que cela empiète sur l'instant. Et surtout, sans manque (c'était surtout ça le propos).

Par contre, lorsque je quitte l'une, le manque (d'elle, de l'autre - wow, ça devient compliqué lexicalement et grammaticalement tout ça) revient fort et vite.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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amorgen

le mardi 02 février 2010 à 12h13

Tchu
Toutefois, pour un simple "j'ai envie de te voir, tu me manques bouhouhou viens vite" je trouve que c'est un peu égoïste de ma part, c'est faire ingérence dans son autre vie, c'est prendre le temps qu'il consacre à son autre amoureuse, ça fait un peu caprice de diva.

yep, mais attention à l'effet pervers (que j'ai vécu) de tellement respecter la liberté de(s) autre(s) que tu finis par ne plus oser téléphoner de peur de déranger ^^
Dans mon cas l'antidote a été d'en parler franchement, de redéfinir les limites de ce qui est une "ingérence".

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pullmarin

le mardi 02 février 2010 à 12h37

@ Amorgen : On en est pas là.
On communique quotidiennement, via mails, twitter ou les SMS, simplement, le téléphone, vocalement parlant, c'est devenu un média pour les trucs importants...
Avec Tchu, on se voit quand même deux fois par semaine, le manque n'est jamais très long.
Et en cas de "situation de crise", de besoin impérieux de l'autre, il me semble que ni moi, ni elle, n'aient eu à demander, car la proposition est venue spontanément de celui "qui est fort"... Je ne sais pas si je suis bien clair...

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Tchu

le mardi 02 février 2010 à 12h55

Si tu es clair. Enfin pour moi c'est évident. Quand c'est important, on n'hésite pas, y'a pas de question d'ingérence etc.

Amorgen, en fait, pour moi c'est surtout une application directe de ne fais pas aux autres ce que tu n'as pas envie qu'on te fasse.

Ca me gonflerai que mes bonshommes me téléphonent, parce que (même si j'ai un téléphone portable high tech) je considère le coup de fil comme du "dérangement".

On a d'autres formes de communication moins invasives. On utilise d'avantage Internet.

Quand je les vois connectés, je sais qu'il sont disponibles et qu'on peut papoter et bien sur j'ai pas l'impression de déranger.

Si je les vois pas connectés, pour moi, par défaut, c'est qu'il sont offline, littéralement, donc je retourne à mes petites affaires :)

Bon après c'est un truc qu'il faut préciser.

Genre c'est pas parce que je poste sur twitter, que j'envoies des mails à la chaine que j'ai forcément le temps (ou l'envie) de me connecter sur msn pour discuter ;-) LittleJohn par exemple est très msn. PullMarin et moi on préfère mails et microblogging.

Bon je sens qu'on part HS. Quoique. On parle bien des moyens de communication qui aident à pallier le manque et l'absence ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LittleJohn

le mardi 02 février 2010 à 13h08

Pour moi aussi, le phone (vocal) c'est à dose réduite. C'est quand ma mère veut me parler - elle est pas aussi moderne que celle de Tchu - ou l'inverse - et alors, elle a toujours peur que j'ai eu un accident de moto, ou pire ; mais là je dévie...

D'ailleurs, où en étais-je ? ah oui, donc avec C, on communique beaucoup - essentiellement - par msn, parfois en journée (on est connecté en permanence au boulot) et quasiment tous les soirs.
Avec Tchu, y'a twitter, et puis de temps-en-temps, j'envoie un mail pour l'inviter à me rejoindre sur msn, selon sa disponibilité (parce que c'est pas parce qu'elle poste... toussa).

On lutte contre le manque comme ça, mais je pense que ça l'entretient un peu, aussi :-/

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(compte clôturé)

le mardi 02 février 2010 à 19h09

Merci pour tout vos témoignages...
Toutes vos relations sont apparemment des relations amoureuses établies, si je peux me permettre de dire les choses ainsi. Où la confiance est présentes, vous vous connaissez...

je me pose aussi la question de l'absence au début de la relation, où on se séduit, apprend à se connaitre , on se découvre, on parle pas encore d'amour, on a peut être plus envie d'être ensemble, où les émotions sont un peu exacerbées... est ce qu'il vous est arrivé d' avoir plusieurs débuts de relation en même temps `? comment gérer vous les envies de chacun ?

En vous; lisant j'ai l'impression, que c'est une grand apprentissage de sa liberté, de la liberté de l'autre et apprivoisée la frustration....

Et une autre question qui me viens....Est ce que parmi vous il y a des amoureux qui étaient monogame, qui on été séduit par un(e) polyamoureux et qui sont devenue polyamoureux ? Où la la , elle est longue ma question lol ;-)

merci encore...

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LittleJohn

le mardi 02 février 2010 à 21h12

Euh, en ce qui me concerne, mes relations ont respectivement 5 et 1 mois... on est encore en plein début :)

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titane

le mardi 02 février 2010 à 21h20

"En vous; lisant j'ai l'impression, que c'est une grand apprentissage de sa liberté, de la liberté de l'autre et apprivoisée la frustration....".... je me tue à le dire au risqi*ue de paraître trop philosophique , messianique et théorique... hic...

liberté, spontanéité et gratuité... héhé

ça parait trop simple pour être crédible... pourtant je n'ai jamais dit que c'était simple... un apprentissage qui démarre par un sentiment qui prend forme dans une idée que l'on va pragmatiquement expérimenter... et hop on y prend goût !

J'étais bien mono... j'ai ressenti un autre amour qui ne semblait pas remettre en cause le premier, je l'ai exprimer gratuitement et spontanément et en me disant que je n'avais "rien à perdre"... librement nous l'avons expérimenté (elle était aussi mono en couple)... et on a aimé !!! sans se prendre la tête... sauf lorsque nos conjoints nous ont fait comprendre qu'ils ne voulaient rien savoir... on a donc expérimenté la discrétion, la pudeur et l'intimité que certains se permettent de juger comme "tromperie", "mensonge", hypocrisie"... et tous ces grands mots qui nous remplissent la bouche à nous en écoeurer...

depuis il y en a eu et il y en a d'autres....

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