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Accepter que certaines personnes aient une quantité limitée d'amour

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Romy

le vendredi 29 janvier 2010 à 16h45

J'ai de la difficulté à comprendre qu'on ne puisse pas admettre la réalité: l'amour éprouvé pour deux personnes, qu'on n'enlève pas à l'un pour donner à l'autre. Je croyais qu'en le vivant, ça ferait réaliser qu'on peut aimer au pluriel.

Mais je crois que pour certaines personnes, il y a un potentiel limité d'amour. Pour être polyamoureux, il faut un réservoir amoureux suffisant qu'on n'a pas tous. Ça prend le goût de l'autre, le goût de l'amour. Il faut avoir envie d'aimer. Lorsqu'on est solitaire, aux prises avec soi-même, qu'on est taciturne, comment pouvoir aimer au pluriel? Comment aimer au pluriel si on n'est pas un «  grand amoureux» (pour faire référence au documentaire sur Françoise Simpère).

Ce n'est pas un rejet de l'idée du polyamour, c'est une constatation que ce n'est pas fait pour tout le monde. Qu'en pensez-vous? Certains ont déjà affirmé que nous sommes tous polyamoureux par nature, qu'on peux tous aimer au pluriel, mais que ce sont les conventions sociales qui nous en empêchent. Peut-être que certains ne sont tout simplement pas doués/interessés pour l'amour?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Drya

le vendredi 29 janvier 2010 à 17h52

L'amour demande de l'énergie, ou plutôt en bouffe sans demander notre avis... Il a peut-être du mal à l'équilibrer?
L'impression qu'il a est peut-être liée au fait qu'au début on a envie d'y consacrer toute son attention, comme un nouveau jouet, et que la première partenaire bénéficie de moins d'attrait... jusqu'à ce que ça se tasse et que les deux relations s'alimentent l'une l'autre?

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Siestacorta

le vendredi 29 janvier 2010 à 18h35

Rosalie
Lorsqu'on est solitaire, aux prises avec soi-même, qu'on est taciturne, comment pouvoir aimer au pluriel?

Ha ben on peut, hein.
Avec la même petite réserve d'amour, et les mêmes problèmes apparemment, je fais du PA.
Le coup c'est de dire à une que non, c'est pas une autre qui bénéficie de grands mouvements de mon cœur, j'ai pas de grands mouvements de mon cœur.
Mais on essaye que ce soit de beaux mouvements, en attendant.

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Romy

le vendredi 29 janvier 2010 à 19h23

J'ai eu par le passé de la difficulté à concevoir qu'on ne puisse jamais éprouver de désir pour une autre personne que son conjoint, ou pas de désir du tout. Moi je vois le désir partout. Mais quand l'amour et/ou le sexe ne nous intéresse pas plus qu'il ne le faut, comment devenir polyamoureux? C'est comme ceux qui mangent pour vivre et non vivent pour manger... comment peuvent-ils être gourmands?

Françoise Simpère répète souvent que les polyamoureux ont en commun de beaucoup réfléchir sur le lien amoureux, d'avoir le goût de la vie et le sens du jeu.

La question que je me pose maintenant est comment j'ai bien pu faire pour tomber amoureuse de quelqu'un qui mange pour vivre...
J'espérais lui donner le goût des autres.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Romy

le vendredi 29 janvier 2010 à 20h08

Le goût des autres, dans le sens d'avoir envie de connaître les autres, d'être curieux des autres. Une forme de sociabilité.
J'avais bien compris Siesta que tu étais aussi un solitaire, ça fait ton charme.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Drya

le vendredi 29 janvier 2010 à 20h41

Les gens qui manquent de curiosité et d'imagination, ça existe, et c'est peut-être son cas. Pour moi, ce sont deux choses qui donnent l'envie et donc l'énergie d'aller vers les autres. Parfois le minimum vital suffit, c'est reposant.

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amorgen

le vendredi 29 janvier 2010 à 21h00

Siesta
Le coup c'est de dire à une que non, c'est pas une autre qui bénéficie de grands mouvements de mon cœur, j'ai pas de grands mouvements de mon cœur.

yep, pas toujours facile à expliquer. Je te citerai la prochaine fois si besoin, merci pour cette phrase classe.

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Romy

le vendredi 29 janvier 2010 à 21h00

Drya: «  Les gens qui manquent de curiosité et d'imagination, ça existe, et c'est peut-être son cas»

Ou les gens déprimés...pas facile de se mettre à aimer dans ce cas.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le samedi 30 janvier 2010 à 19h55

amorgen
yep, pas toujours facile à expliquer. Je te citerai la prochaine fois si besoin, merci pour cette phrase classe.

De rien.
Et pourtant, c'est pas faute de vouloir être moins calme, comme gars.

Rosalie

J'avais bien compris Siesta que tu étais aussi un solitaire, ça fait ton charme.

J'aimerai que tout le monde le prenne comme toi !
Je me sens parfois goujat d'être un solitaire, et d'être capable de rester immergé dans ma bulle quand quelqu'un que j'aime est à côté de moi, et apprécierait un échange.
Je vous raconte pas le vieux barbeau que je vais devenir.

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(compte clôturé)

le samedi 30 janvier 2010 à 20h16

On sera deux! Mais ça me convient, et c'est aussi un de mes créneaux... ^^

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Romy

le samedi 30 janvier 2010 à 20h23

Siesta: «  J'aimerais que tout le monde le prenne comme toi !»

Tout le monde, je sais pas.
Mais je sais qu'il y a plein de filles qui aiment les gars un peu sauvages, solitaires, les artistes-tristes, ceux qui se croient bon-à-rien, mais qui sont plein de sensibilité. Il y en a qui sont vraiment chiants, j'en conviens. Mais il y en a aussi qui, bien que nombrilistes, sont plein d'intelligence et d'humilité.
C'est le défi de les faire sourire. Et rire. Et jouir. De la vie.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le samedi 30 janvier 2010 à 21h23

Mais, sans vouloir troubler d'aussi bonnes dispositions, c'est pas une variante du syndrome de la femme-infirmière, ça ?

Et puis, même en étant un peu ours, on peut avoir du savoir-jouir. Disons que le défi, pour quelqu'un qui souhaite dépasser le tas d'citurnes, c'est d'apprécier les moments de partage ?
Je veux dire qu'il ne vaut mieux pas espérer que l'autre évolue beaucoup...
(les hommes n'ont pas de "potentiel", juste quelques qualités qu'il faut savoir apprécier).

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(compte clôturé)

le samedi 30 janvier 2010 à 23h22

Siestacorta
Mais, sans vouloir troubler d'aussi bonnes dispositions, c'est pas une variante du syndrome de la femme-infirmière, ça ?

J'osais pas. Dans ces conditions, lâcher prise sur la volonté de faire aimer les gens plus, s'ils en ont une quantité limitée, ça va être duraille... Pas possible de vouloir pour les autres, Rosalie.

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Romy

le samedi 30 janvier 2010 à 23h30

Siestapiccola: «  Mais, sans vouloir troubler d'aussi bonnes dispositions, c'est pas une variante du syndrome de la femme-infirmière, ça ? »

Oui, oui!!! Tout à fait. J'aime bien de temps en temps jouer à la garde-malade (mais je ne change pas les couches). Surtout lorsque l'autre joue bien son rôle de malade. Du genre: «  la vie ne vaut rien, rien...»
C'est pas tous les ours qui ont du savoir-jouir, comme tu dis.

Quant à faire évoluer les taciturnes, c'est un peu peine perdue. Puis un taciturne qui danse la farandole, ça marche pas.

Clémentine: «  J'osais pas.» Il faut oser Clémentine :-D

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Romy

le samedi 30 janvier 2010 à 23h42

Siesta: «  les hommes n'ont pas de "potentiel", juste quelques qualités qu'il faut savoir apprécier».
Clémentine: «  Pas possible de vouloir pour les autres»

Je suis d'accord. J'ai bien compris ça. Apprécier les gens comme ils sont, si on les change trop, ils ne seront plus eux-même, alors à quoi bon! (J'aimerais bien le dire avec plus d'humour mais j'trouve pas.) Quand ces taciturnes sont relativement bien avec le fait d'être taciturne, pas de problème. Ce qui me fâche (pour un temps, après ça passe, parce que comme dit Clémentine, pas possible de vouloir pour les autres)...ce qui me fâche, c'est quand le taciturne se complaint.
C'est une chose d'être solitaire et d'avoir du savoir-jouir.
C'en est une autre d'être solitaire et de ne jamais se sentir bien.
Alors arrive l'infirmière... et elle lui dit: «  T'as mal où exactement?»

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 30 janvier 2010 à 23h56

Pourquoi vouloir faire l'infirmière?

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Siestacorta

le dimanche 31 janvier 2010 à 00h33

(bon, je montre pas l'endroit où j'ai mal à tout le monde, non plus)

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titane

le dimanche 31 janvier 2010 à 08h44

Moi aussi j'ai mal !!!!!

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Drya

le dimanche 31 janvier 2010 à 15h03

Bon, j'ai parfois l'impression qu'on fait de l'amour une raison de vivre, qu'on la met au centre de notre existence, mais que c'est aussi un luxe qu'on peut se permettre, d'être exigent en plus sur cet aspect de notre vie. Je repense à une amie mariée à un africain qui me racontait (n'y ayant encore jamais mis les pieds moi-même) que là-bas, l'amour est loin d'être une priorité, que le mariage sert à sauvegarder du besoin, c'est une question de survie, plus qu'à répondre à des émotions: il existe, mais il est secondaire, c'est un plus, même si comme pour nous, il est le sujet de nombreuses chansons romantiques. Donc, en vérité, l'amour n'est qu'un besoin, voire une simple envie, parmi d'autres auquel on accorde bien plus d'importance que d'autres humains de par le monde. Ton amoureux a peut-être des centres d'intérêt (comme son métier?) qui le comblent mieux que l'amour, qu'il n'en ressent pas le besoin, et que, comme dit siesta, il n'a tout simplement pas de grands élans de coeur.

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Romy

le dimanche 31 janvier 2010 à 15h38

Très juste Drya.
Et comme je lisais y'a pas longtemps dans «  La force de l'âge», j'ai tendance à croire que ce qui vaut pour moi vaut pour les autres, comme disait la Simone.

Mais jouer à l'infirmière, c'est très amusant Clémentine!

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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