Drya
Bonne remarque qui me permet de réfléchir.
D'expérience, il m'est impossible d'aimer profondément une mono. Si je commence à l'aimer, il y a toujours un moment ou je sens que je ne suis pas aimé comme je suis et cela a pour conséquence que je ne l'aime plus vraiment, sans compter que je n'aime pas les gens qui n'aiment pas ceux qui aiment les autres.
Quand à vivre en mono avec une poly, c'est effectivement plus facile, c'est d'ailleurs ce que je fais. Mais ici, j'essayais de répondre au sujet à savoir comment amorcer la pompe en partant de rien, et je creusais dans mon expérience passée pour aider les autres.
Cela dit, même avec une poly, j'ai quand-même envie d'aimer à l'extérieur, c'est une sorte de maladie si tu veux, ça ne dépend pas de la personne, je dirais même que plus j'aime la personne et plus je vais avoir envie d'aimer les autres.
Et, dans ce cas, je ne bute plus sur ma poly puisqu'elle est poly, mais je bute sur les autres. Et je me dit qu'elles ne savent peut-être pas ce qu'elles perdent, étant entendu que je vois bien ce que je perd, moi, lorsqu'elles me rejettent. J'essaye donc de voir comment je peux m'y prendre pour ne pas les faire monter sur leurs grands chevaux dès le début, j'essaye de leur faire voir les choses autrement, et ma conclusion c'est que commencer par dire "je suis poly" n'a aucun sens et aucune utilité, et qu'il faut y aller progressivement en utilisant les stéréotypes existants qui s'éloignent le moins du polyamour.
A mon avis, c'est plus difficile à concevoir pour une femme que pour un homme, cette recherche active. Lorsque l'on est un homme, on sait bien qu'aucune nana va venir nous draguer sur un chantier (poly ou non), dans la rue, ou même dans un bar, alors qu'une femme n'a souvent qu'à se montrer telle qu'elle est et à trier. Il ne faut pas oublier que l'inégalité a aussi des inconvénients pour les hommes. Heureusement ça change, mais pas assez vite je trouve.