dark ghost
Les personnes homosexuelles peuvent en effet se marier... du moment qu'ils le font avec une personne du sexe opposé, ce qui est exactement le même droit que celui accordé aux personnes hétérosexuelles.
L'institution est néanmoins discriminatoire, dans le sens où son existence accorde des droits au couple hétéro qu'elle n'accordera pas à une union homo ou plurielle. Par exemple, sur les droits du survivant, l'héritage.
Obliger un homo à se marier avec un hétéro pour avoir les mêmes droits que les couples hétéros, donc à recourir à tout un ensemble de triche, bircolages et mensonges, oui, c'est discriminatoire.
Autre exemple : cette institution est comprise comme "traditionnelle d'origine française", ici. Elle n'est pas ouverte aux autres déclinaisons toute aussi traditionnelles du mariage. Sa promotion est, entre autre, vouée à écarter la possibilité de la polygamie musulmane, et, si le cas se présentait, elle ne serait pas plus ouverte aux polyandries.
Mais ce qui me fait réagir n'est donc pas l'institution en soi, qui inculquait une norme bien avant l'existence de solidarité-bidule.
Ce qui me fait dire "discriminatoire" c'est ce qu'ils appellent sa "promotion", celle des valeurs familiales traditionnelles, celle du cadrage du PACS et du divorce en fonction de ces valeurs. Ce sont des droits sur une identité traditionnelle qu'en pratique, on fait valoir aux dépens d'autres identités.
C'est promouvoir un modèle de société qui discrimine des gens qui sortent de ces valeurs, d'une manière ou d'une autre.
dark ghost
Siestacorta Pour détecter une connerie identitaire, tu décales le groupe concerné, pour voir ce que ça donne.
Ça ne fonctionne pas car tu passes d'une considération sur la nature d'une association, à une considération sur la nature d'un individu.
Si... C'est justement là où le discours de solidarité-genscommenous est est un piège rhétorique. La personne juridique et la personne physique sont distinctes, mais en réalité, elles concernent les mêmes individus.
Dire "je m'attaque pas à lui personnellement, je m'attaque à lui en tant que pas marié suivant mes institutions nationales", c'est une abstraction qui permet de faire justice, de raisonner ; mais dans une application pratique par l'Etat, c'est une discrimination aussi concrète que l'autre.
C'est comme l'usage d'une langue. En France, c'est une base, héritage du jacobinisme et de Napoléon. On a quelques adaptations régionales, mais l'assimilation culturelle a continué jusqu'au milieu du siècle dernier (le cheval d'orgueil, quelqu'un ?) Mais dans d'autres pays, l'Espagne ou la Belgique, la prise en compte de plusieurs langues natale est faite, il y a des panneaux bilingues, des écoles pour suivre telle langue ou telle autre.
Il y a un choix de l'Etat-Nation sur l'usage de ses institutions. Le choix d'utiliser le passé, la tradition, ou l'Histoire en train de se faire.