Un article où on parle (succinctement) de PA :
www.secondsexe.com/magazine/La-transgression.html
Le passage :
La norme exclusive : le couple et l’amour
L’émancipation sexuelle des années 60 a permis d’explorer des champs sexuels différents, le plus souvent au sein du couple monogame. Pionniers, les polyamoureux brisent une autre dimension du tabou, en remettant en question le concept même de relation amoureuse. « Nous réfutons la thèse selon laquelle le rapport amoureux est une forme de possession de l’autre, » explique Meta, polyamoureuse assumée depuis toujours, qui s’épanouit avec un amoureux principal et d’autres partenaires, d’importance variée. Elle raconte qu’il s’agit d’une « démarche sérieuse, pas adolescente ou collectionneuse », qu’elle vit « comme on choisit de vivre son homosexualité. » Elle évoque une entente mutuelle avec ses partenaires, qui exige communication et respect, et qui permet surtout de penser ensemble à la fois un engagement fort mais aussi la liberté de l’autre et son indépendance. « Mes limites intérieures se situent au niveau de la sexualité : il y a des autoroutes (le sexe monogame, vaginal) et le reste, les rues de traverse, avec des femmes ou à plusieurs, que j’aime emprunter car je suis curieuse. » « Cette différence par rapport à la norme oblige certes à un cheminement intellectuel » conclue t-elle, « mais ce qui est essentiel c’est le regard que l’on porte sur soi-même ».