C'est ambivalent, pour moi... Après m'être fait jeter, j'aime encore. Ca existe, c'est là, actif. Certains de ces amours contrariés comptent beaucoup plus dans mon évolution que d'autres satisfaits.
Mais plus le temps passe, mois ça dépend de la personne. Sauf si elle joue avec le feu, ce qui ne serait pas responsable de sa part.
Et si je donne à ce sentiment une place amoureuse comparable à celle que j'ai dans une relation aboutie, je lui donne une sorte de statut. Disons... que je me considère comme le seul témoin valable de cet évènement.
En poussant à fond... On peut avoir cette idée avec une veuve qui ne pense jamais à rencontrer d'autres hommes, parce qu'elle vit (et elle en tire sans doute un bien être) avec un souvenir. Pourquoi pas, mais... la place du réel, de ce qui pourrait arriver est restreinte ou niée. Autrement dit, on est responsable face au réel, à notre vie à venir, de la place qu'on donne à ce genre d'amour "perdu". On en subit les effets, mais notre réaction, c'est un choix.