oui j'ai fait tout ça...
j'ai regretté plus de ne pas suivre mon instinct... ou plutot de ne pas l'avoir exprimé... car on ne peut suivre un amour qu'à deux.. il faut donc y être aussi invité...
Faire souffrir ? ? oh oui ! ! celle qui m'accompagne et qui a été confronté à ma capacité d'aimer au pluriel le jour où moi même je l'ai découvert... (un peu plus tard pour elle en fait...)... fait souffrir celles qui pensaient avoir accepter l'amour multiple, mais qui en elles résistaient encore...
et je souffrais de faire souffrir...
Mais je crois qu'on ne doit pa s'arrêter à la souffrance... pas à la mode je sais... mais quand même... comme on ne doit pas s'arrêter à sa jalousie... "je suis jaloux et voilà c'est comme ça !" "c'est ma façon de me protéger"... ben reste comme ça...
la souffrance doit être vue comme elle est : "neutre"... un symptome, un signal d'alarme... d'une contradiction souvent entre le vrai désir et nos trouilles... à nous de choisir à quel camp on veut placer notre "confiance"... sur notre trouille et on justifie alors nos défences, nos possessivités (et oui au pluriel !), nos exclusivités (aussi au pluriel !)... nos demandes au nom de la "protection"...
Lorsqu'on demande aux autres de NOUS protéger... je crois qu'il y a un refus d'aller en profondeur... quand on "accuse" les autres de faire souffrir, c'est qu'on ne veut pas se regarder en face... ben ouais ça me fait mal de la savoir avec lui... et alors ?... trop facile de lui demander de ne pas le faire !... ben oui ça va faire mal tant qu'on restera buccal, anal et narcissique... quand le biberon ne vient pas à l'heure... quand on s'entend plus répéter qu'on est le meilleur... quand le mirroir nous montre qu'on n'est pas le plus beau... ben ça fait mal...
et puis quand au sommet de la douleur, on se dit qu'elle émerge de nous d'abord ! qu'on décide de changer de "position", qu'on se dit qu'on n'a plus de besoin car on sait s'aimer aussi et se nourrir seul, qu'on peut s'estimer aussi sans que les autres jouent la comédie pour nous, et que d'autres sont aussi et parfois plus beaux que nous...
et ben tout à coup on se dit qu'on peut aussi participer avec plus d'optimisme, de joie...
On ne devient plus des puits assoiffés, mais des sources qui donnent... qui ont soif d'être bues ! et du coup on biot avec joie aux autres sources... oui on a toujours nos petites démons, nos chutes, nos doutes, nos coups de fatigue... mais on sait que c'est possible... et de plus en plus facile...
anondance - transformation - qualité... hop à la poubelle cette "position" qui fait mal : "déficit - productivité - quantité"..
chacun ses choix... et son chemin... yakatépé baboune !