Voilà qui est très interessant.
Clementine : A priori, tu as l'air de me dire que ce n'est pas orthodoxe de parler de ça ici. Je veux bien essayer d'aller ailleurs, mais je ne sais pas trop ou, à moins de créer un site. Dis le moi clairement, que je le sache.
Merci à Lutevain et Allyalia pour leurs propositions
Insognare me remonte le moral car pour moi c'est plus un rêve qu'une suite de problèmes. Apparemment, le rêve peut devenir réalité, ça me donne du courage pour affronter les problèmes, et aussi les réticences (une réticence est-elle un problème ou un début de solution ?).
Comme le dit Titane, ce n'est peut-être pas obligé de voir cette expérience à dose intensive (j'aurais plutôt dit "permanente"). Par exemple, cela peut être une expérience pendant des vacances. Ca permet d'essayer, mais c'est vrai que ce qui marche pendant les vacances ne marche pas forcément dans une autre situation. Ou alors, on fait tourner. C'est alors un lieu ou l'on peut faire une expérience de vie en groupe, mais limitée dans le temps. Ceux qui veulent continuer doivent se bâtir un endroit "définitif".
Pour un architecte, toutes ces options, ne sont pas anodines, et ça risque de ne pas être facile de travailler sur un sujet ou les "clients" ne savent pas ce qu'ils veulent vivre ni combien de temps. Ce n'est pas le même cahier des charges s'il s'agit d'un lieu de vacances ou d'une habitation principale, ou une sorte de meublé pour une situation provisoire, meublé qui soit à la fois grand et spécifique.
L'expérience de Rosalie (au passage merci de cet éclairage), me parait riche d'enseignements, surtout sur les deux points suivants.
1) Trois personnes, ce n'est pas assez ou alors c'est trop.
2) Notion de venir rejoindre la famille, implique que ce n'était pas vraiment une vie de groupe d'égal à égal, mais que c'était une famille, j'allais dire, avec un grand enfant de plus, c'est évidement exagéré de dire cela comme ça, mais je ne sais pas comment le dire autrement, je ne peux pas m'empêcher de penser à "l'acceptation de l'enfant de l'autre" dans une famille reconstituée.
Ceci veut aussi dire que ce n'est pas uniquement d'une vie de groupe entre poly dont il s'agit, puisque dans un groupe, il y a des gens qui ne s'aiment pas plus que celà. Il me parait donc essentiel pour vivre en groupe que chaque participant soit pleinement partant pour vivre en groupe, à la fois dans des relations amoureuses et dans des relations amicales, en non pas juste acceptant les ami(e)s de ses ami(e)s (ce qui au passage, n'est ni une relation amicale ni une relation amoureuse).
En vous lisant, je m'aperçois que la question qui parait délicate (que la vie en groupe soit intensive ou non), est de savoir si l'on cherche à se rapprocher de la vie des autres en augmentant les zones communes pour favoriser les échanges, ou si au contraire, on cherche a augmenter les installations personnelles pour éviter les problèmes dans les zones communes...
Dans le deuxième cas, comme le dit Titane, ça ressemble à une ville (j'aurais plutôt dit un hotel avec des suites). Mon idée c'était plutôt la première option qui favorise les échanges dans des zones communes, sans compter que c'est aussi plus économique. Mais il faut avouer que c'est risqué, car si ça ne marche pas, ça peut vite tourner au cauchemar, d'ou l'intérêt de vivre cela comme une expérience, pour pouvoir retourner chez soi.
Evidement, le problème c'est quand on commence ami (ou même amoureux) et qu'on devient énemi, et dans ce cas, qui doit partir ? Je n'ose pas imaginer le tableau, d'ou l'intérêt de la date butoir, que ça aille bien ou non.
Il y a tant à dire sur ce sujet
