Pour faire un peu de provocation mais en restant dans le vrai je dirais que je préfère ma télé (et mon ordi d'ailleurs) à bien des gens, il suffit de l'éteindre pour qu'elle ne m'emmerde plus, ce qui est moralement indéfendable avec des gens (de les éteindre quand ils t'emmerdent).
Quand le cinéma est apparu des gens ont hurlé que cela allait tuer le théatre et la littérature, quand la TSF est apparue elle allait tuer la grande musique puisque les gens préféraient écouter des ritournelles que des opéras, quand la télé est apparue elle allait tuer le cinéma...
Ce cliché d'un "salon vivant" parce que sans télé, ça me fait marrer ! bientôt on va pleurer les grands mères qui contaient à la veillée...sauf que ma grand mère elle était nulle pour raconter des histoires.
Au final ce n'est pas la télé le problème, c'est ceux qui ne peuvent pas s'empêcher de l'allumer quand ils en ont une...
De tout temps la soirée familiale a été autant un lieu d'aliénation que d'épanouissement, un type ne voulant pas communiquer n'a pas attendu l'invention de la télé pour fermer sa gueule.
Il est de bon ton parfois de nostalgier (oops quel néologisme affreux) sur le temps d'avant la télé, je pense que c'est du à une indigestion d'Amélie Poulain et des Choristes...
Quand à la télé vecteur de propagande et de conditionnement, en tant qu'ex punk, néo-païen athée, polypervers polyamoureux, ça me fait bien rigoler.
Bon en même temps je l'ai pas allumée depuis 2 semaines mais je rigole plus sur le net.