Je suis à peu près d'accord avec ce que tu dis (sauf le coup du pénal, hein... Je sais bien que c'est de la provoc', mais s'il y a un débat, c'est en partie parce que ce meurtre n'est pas pense comme crime.).
Mais ça ne me =contredis pas, ça déplace le débat. Bon, j'admets que je ne donne pas vraiment de bonne raisons de débattre, en dehors de mon propre jeu de provoc...
Eclairons. JQue les carnivores et les omnivores pré-existent dans la nature (parmi d'autres... Oui.), dans la préhistoire, ce qui fonde nos pratiques culturelles. Me répondre que la culture n'est pas une justification... C'est pas le sujet. Je dis que les cultures omnivores ne viennent pas de nulle part, que la transformation du régime culinaire est un choix, pas simplement un rapport direct au monde.
L'homme donne la mort payé par d'autres. Certes. Mais ton terme pénal n'est que métaphorique. Ce n'est pas parce que tu décrètes que c'est un crime que c'en est un ! On en revient donc à l'éthique, ou à la morale... Bref, à dire qu'on trouve ça bien ou mal. On pourrait dire "chacun peut avoir son avis..." Ce qui n'éclaire en rien l'origine de nos idées ou sensibilités, et met fin au débat avant qu'il ait lieu. Donc, pénal, c'est de l'humour, mais... l'argument ne fonctionne pas quand même.
Si je devais choisir entre les végétaux et le saignement de mammifère... Je commencerai par les végétaux, parce que c'est plus facile ! Mais à la longue, je crois que j'en viendrais à essayer aussi le saignement. Parce que j'en connais le goût, et que définitivement, je trouve ça bon (d'accord c'est gratuit). Mais aussi parce que si j'en suis réduit à ces extrêmités, faire pousser de la vitamine D ou attendre que les lapins se reproduisent, selon l'époque, telle solution sera plus ou moins simple à appliquer.
Pour la quête... je dis pas que je préfèrerai pas une quête contemplative. Bien sûr que si... Je dis que je comprend ma nature, que je ne suis pas QUE empathique, et que je sais que le plaisir existerait. Ce plaisir que je peux imaginer ne justifie pas la chasse, ou la corrida. Par contre, il y a, de fait, un pendant à l'empathie. La mort, la peur, l'emploi de la force, ce ne sont pas seulement des choses que je juge. C'est aussi présent dans ma vie humaine. Je peux choisir de les réduire à la portion congrue, mais je ne veux pas les "occulter" ; c'est pour ça que je reconnaissais que le plaisir pourrait exister si je devais chasser.
C'est une autre façon de dire que je ne me sens pas obligé de respecter la nature parce qu'elle est nature et belle et sensible ; je désire la respecter quand je comprend que la détruire me détruit après. Mais, si je dois m'identifier à un oiseau, ce n'est pas que à sa souffrance possible, mais à ses besoins certains.
EDIT : ce que je veux prouver ? Bien que personne ne m'aie dit le contraire (pas en face, hein ? C'est ça ? Quoi ? Je suis un matamore ? Viens me dire ça, retenez-moi, retenez-moi ou je... Hem.), je veux poser qu'il n'y a pas moins d'humanité à être omnivore qu'à être végétarien. Et que c'est justement ce sentiment que le choix de l'autre est un jugement de valeurs qui fait que la question se poserait pour moi dans un quotidien de repas ou de courses.
(ayé, merci de m'avoir donné l'occasion de me désembrouiller les boyaux de la tête, au moins ceux-là).
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
