Sérieusement, mon empathie irait beaucoup plus vite si c'était des mammifères vivants que je devais mettre dans ma bouche.
Non, définitivement, la viandoculture ne me gêne pas. Par contre, la chasse et la corrida, plus. Parce que là j'ai de l'antipathie pour le désir de participer à la mort ou d'en faire un divertissement récréatif.
L'animal ne me semble pas innocent, ni coupable. Sa capacité à souffrir ne me donne pas le besoin de le préserver des principes naturels qui ont construit mes bases culturelles (on suit, au fond près du radiateur ?). Par contre, l'homme qui donne la mort est dans une situation où mon jugement peut s'appliquer. Oui ?
Mais si je devais chasser pour manger, même si je risque surtout de perdre du plomb dans le vide (ou dans les fesses d'autres humains), ben je le ferais. Je suppose que j'y prendrais plaisir, en plus. Je vais pas en plus engueuler mon adrénaline.
Mais je ne m'autoriserais à apprécier ce ce plaisir que dans cet hypothétique cadre "forcé".
Et pourtant, mourdiou ce que les romans de Pagnol m'ont fait rêver... Bon, je visualisais pas les bestioles, juste la quête. Il m'a fallu une touche à la pêche au harpon pour capter qu'en fait, non, c'était pas du tout mon trip.
Voilà... Ca c'est diiiiit...