Que chacun exprime ses sentiments, oui, mais surtout qu'il n'attende pas qu'on lui fasse de la place, c'est un truc à conquérir - et ça, quand un être qui se croyait démuni, faiblard, pour quelque raison que ce soit ! prend conscience qu'il faut oser parler, quitte à dire des conneries, ce qui est un droit absolu dont j'use moi-même sans plus de retenue... le sentiment de victoire, sur soi-même et ses inhibitions, qui accompagne cette prise de conscience est plus efficiente que n'importe quoi.
Que la réalité soit ressentie individuellement est un fait, ces travaux sont une base (oooh mais pourquoi je dois écrire des choses aussi évidentes, quelle perte de temps, c'est chiant...).
Les inégalités, comme je suis une femme, je pense les sentir de manière encore assez criante et intime... et j'ai décidé à un moment que je devais prendre mes responsabilités, pour sortir d'une espèce d'atmosphère en montagnes russes où soit je suis encensée, soit prétéritée, juste parce que je suis une fââââmmme.
Par contre, il y a des idées reçues à démonter : le harcèlement, la violence conjugale, etc... ne sont pas une affaire de genre... mais de pouvoir.
Un combat pour l'égalité doit peut-être passer par un discours ultra-fort, je déplore que dans certains domaines, il outrepasse le nivelage pour arriver dans un renversement de situation, ou juste un effet pervers qui dessert une cause au lieu de la servir.
Et que pour finir, on se retrouve, par exemple, avec des femmes nommées à des postes ou élues à des fonctions, à cause de leur genre... et non pas à cause de leurs compétences. Résultat : il est facile de les attendre au contour, de pointer leurs défauts, certaines deviennent ultra-rigides à force de se sentir en danger, ou doivent bosser deux fois plus pour être validées. Les premières ont été sacrifiées sur l'autel de la parité, c'est moche.
On est tous les pionniers de ce qui va se passer plus tard, et il faut savoir aussi passer la main, pour aller plus loin. En tempérant un discours public, on lui donne plus de chance de passer la rampe.
Le moment est venu de l'échange de ressources, et de cesser de stigmatiser ce qu'on considère comme un défaut par ce qu'on ne le possède pas; pour se l'approprier... et voir comment les choses s'équilibrent.
Tout le monde peut citer Connard le Barbant, mais autant connaître la source du discours ! Et je parierais qu'en situation de lecture "aveugle" sur l'identité d'un auteur pas mal d'entre nous se sont déjà trouvé bien embêtés une fois ou l'autre de devoir rendre raison à quelqu'un qu'ils n'aiment pas ou trouvent suspect.
Orienter l'information est une faute professionnelle pour une documentaliste, et j'ai trouvé que c'était tellement plein de bon sens comme attitude que dans le domaine privé aussi, j'ai à cœur de comprendre qui a dit quoi, dans quel environnement, etc.
De même, donner la référence complète, qui, pourquoi, quel contexte, permet de relativiser, de repérer les rumeurs d'Orléans, de pondérer avec des avis contraires ou parallèles, bref : si l'on prétend faire un état d'une question, ça ne se fait pas en choisissant les textes qui vont le plus dans le sens de notre réflexion. Ou alors, c'est en se positionnant clairement comme, quelque part "étant bien du même avis que soi-même". C'est une histoire d'honnêteté intellectuelle.
Sinon, je peux dire que parce que Hitler l'a dit, c'est la vérité que le juif doit disparaître du monde. L'exemple est extrême, merci de ne pas dévier en corner sur cette perche si facile ! mais nombre de discours sont assez insidieux pour mettre le doute. Essayez de trier dans les discours de Le Pen la part de populisme, par exemple?? ?
Eh bien kif-kif pour n'importe quelle cause. Même la plus belle et la plus altruiste...
Je le répète : c'est pas parce que c'est écrit que c'est La Vérité, ce n'est qu'un son de cloche. Notre anonymat ici, nous en sortons pour nous rencontrer; nous nous impliquons; nous souffrons et nous partageons nos joies.
Et repérer un truc c'est bien, l'utiliser comme tremplin pour aller plus loin, c'est mieux encore.
PS : lammm, pour citer, tu cites en entier... et ensuite dans le texte-même qui apparaît dans ta réponse, tu vires ce qui t'embêtes.
Message modifié par son auteur il y a 11 mois.