Greu.
Bien. *cric-crac les mains et la nuque*
Je ne parle pas beaucoup de sexe parce que ce n'est pas le domaine le plus épanoui de ma vie. J'ai des tendances à partir très vite, et à n'avoir pas de munition supplémentaire.
Après, la confiance et les aléas de ma vis psycho-émotionnelle font qu'il n'y a pas non plus malédiction. Mais ça m'a quand même gâché quelques soirées, voir empêché certaines rencontres. "tiens, salut, splendide créature, l'exclusivité sexuelle me lourde et je suis nul au lit, voilà mon neumbeur, on se téléphone on se fait une douche ?".
Ce n'est pas un tabou, ce n'est pas sale, j'ai pas peur de passer pour un cochon, j'ai en fait une pudeur limitée... (j'aime certains jeux SM et j'en parle à l'occasion, si je sens que les gens sont assez mûrs pour que ça ne jette pas un froid... ).
Je n'en parle pas concrètement parce que c'est une partie de mon fonctionnement qui déconne. J'apprécie d'en parler, mais à un public pré-concerné, pour lequel la question de la sexualité est plus centrale qu'ici. Du coup, je serai bien incapable de dire si le polyamour change ma façon de faire l'amour, vu que je pense que ma problématique est en amont (de vénus. Oui, oui...)
Et je ne pense pas que ce soucis n'est pas lié à mon goût pour le polyamour, je ne remplace pas la qualité par la quantité... Ou par l'illusion de quantité.
Cela dit... Je crois que si je me sentais plus à l'aise (dans ce domaine comme en général, je suis un garçon inquiet), je ferais un période de polyamour casanovesque, pas tellement pour le sexe en soi, mais pour plaire, pour rencontrer, continuer mon exploration du monde. Et qu'être polyamoureux me permettrai de vivre ça de façon plus riche, moins collectrice.
Si j'ai quelque chose à dire sur le rapport sexe/polyamour, c'est que j'y vois aussi une façon de ne pas être toujours demi-sel, dans la séduction et dans mes besoins.
Pas juste tourner autour des gens et finalement ne pas admettre qu'on a envie d'aimer ou d'être aimé...
C'est d'ailleurs un des distingo avec le libertinage, finalement, en polyamour la séduction et le sexe ne s'obligent pas à la légèreté, pas plus qu'aux pesantes conditions de l'amour unique et éternel. On a du jeu, on peut laisser venir (...oui ben je sais, riez, riez ! :-) ).
Je parlais de mes goûts tout à l'heure, je crois aussi à cette idée qu'on peut vouloir vivre ses désirs sexuels, qu'ils soient simples ou pas, en plus, en escapades. On peur avoir épidermiquement besoin de changer de partenaire. Je le revendiquerai bien comme un droit, mais, là, oui, je suis intimidé par l'idée d'être perçu comme quelqu'un qui ne pense qu'à ça. Alors que ce n'est pas une liberté qu'on s'accorde tout le temps, pas plus qu'on ne passe sa vie à faire l'amour avec la princesse charmante, quand on y croit.