Toi pas, lutevain... d'autres non plus... mais en admettant que ça puisse l'être pour certains, ça m'intéresserait de causer avec ceux-là, parce que la culpabilité est un autre des thèmes qu'on s'était gardé au chaud pour la rencontre de Genève. Et que le sexe et la culpabilité, heuh, c'est quand même souvent évoqué comme dyade, dans nombre d'écrits ici et ailleurs.
Les gens qui se reconnaissent dans le polyamour peuvent être si différents !
Dans le même temps, je croise la trajectoire de deux hommes qui semblent avoir le même rapport joyeux au sexe.
Mais dont l'un s'avère en fait affamé de sensualité retrouvée après un long endormissement, et se définit du coup comme libertin, épicurien... et je le vois, moi, comme quelqu'un qui traverse une phase d'éveil à l'âge adulte avec toute une vie de retard, comme un nourrisson qui ne sait pas différencier ses besoins, et en comblant l'un comble les autres du même coup (ou le croit).
A tout ce qui n'est pas plaisir, satisfaction pure et immédiate... il semble opposer l'inertie et l'égocentrisme d'un ado, ainsi qu'un besoin de solitude absolument prioritaire qu'il appelle liberté, mais aussi "respect" des femmes. Bref, semble ne donner que quand il est sûr que ça ne va pas empiéter sur son territoire de vie, ni introduire du soutien dans la relation.
L'autre a le même âge, a traversé plusieurs histoires d'amour, a une incroyable capacité de résilience, une loyauté, une écoute et un charisme fou. Il dégage une telle joie de vivre, une telle force solaire, un tel rayonnement que quand je pense à lui, c'est son ventre et son plexus que je voudrais toucher, pour échanger de l'énergie, laisser passer le courant. Le reste viendrait à l'avenant, c'est encore indistinct, une carte du tendre qui englobe le monde... et je sais que le sexe n'est pour lui qu'une manière de rejoindre le divin, mais qu'il y a dix mille cérémonies possibles.
Bref, pour le premier, le sexe semble un prétexte pour fuir l'intimité, alors que pour le deuxième, s'entretenir avec moi, c'est déjà faire l'amour...
Avec le premier, j'ai tout sauf envie de sexe, et encore moins d'en parler. Le deuxième me laisse bouche bée et sèche, le coeur qui tape - tout le contraire.
Tous les deux se définissent comme polyamoureux, entre autres.
Est-ce que je suis claire, ou fumeuse, là ?
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.