Quand je dis "mort", je dis "mort", très littéralement.
On souffre, oui, mais on n'en meurt pas. Philosophie personnelle, mais qui perso m'a beaucoup aidée à rester pour faire face : "Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort".
Je ne parle pas de survivre simplement, mais de prendre le risque d'aller une fois ou l'autre au fond de la douleur pour la circonscrire et la soigner; et avec des aides extérieures, protectrices - sans lesquelles je pense que je ne serais en effet plus là. Je ne parle pas de pulsion suicidaire, mais de me laisser ronger par quelque chose qui aurait fini par me tuer à petit feu.
En l'état aujourd'hui, je me sens certes plus forte, mais avec une épaisse carapace que je travaille à assouplir. C'est pas la panacée, mais chacun trouve son chemin, Interpelée doit trouver le sien.
Encore ceci, fabrice : peut-être que la situation aurait été pire et encore plus déchirante pour toi, si tes parents étaient restés ensemble. Faute de pouvoir toujours choisir le meilleur, se décider pour le moins pire, je trouve ça... bien.
Et un parent qui souhaite protéger un enfant, s'il ne se protège pas lui-même, prend le risque de ne plus être là du tout...
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.