Sandra : il n'y a pas de polyamour originel au sens strict du terme; je parlais d'un mode de vie apparu simultanément à divers endroits, et qui s'est adapté/ conceptualisé/ s'est codifié /s'est dit en public ou pas, ou de mille manières, pour essayer de s'expliquer, selon les possibilités culturelles de l'endroit.
La case bien définie, "le polyamour c'est quand il y a ceci cela et des fraises au sucre", par essence, est une notion qui enferme plutôt que d'ouvrir. Or depuis que le site est ouvert, il semble plutôt que les uns et les autres se rendent compte que s'ils se reconnaissent dans la définition qui apparaît en tête du site-même, et malgré leurs trajectoires et leur choix, tirent à la même corde : celle d'éviter la stricte définition. Ou alors je propose celle-ci : le polyamour c'est quand ce n'est pas du monoamour. Le modèle "polyfamille" est magnifique, mais heu-gratt-gratt la tête, on est quand même pas à l'abri de la séparation, du divorce, etc. C'est un idéal personnel pour certains, mais de loin pas une aspiration générale, ni un remède à la douleur et à la constructionpersonnelle qu'on peut en tirer.
Dès lors, que chacun le ressente pour lui-même, comme plutôt de l'ordre des amours plurielles, de la biodiversité, du nouvel ordre amoureux, des libertins... quelle importance; sinon que force est de voir, de constater que le même besoin de faire éclater la liberté de penser, vivre et aimer comme on le sent, en est le dénominateur commun.
Nous pouvons aussi polyparler des polyformes des polymorphes, si je peux me permettre :-))
Quant au modèle à trois personnes, 2 ou 3 couples des témoignages, interviews et à "Family" (on l'a repérée depuis longtemps, cette série, merci à Vagabond, au fait!) qui serait le modèle dominant... la question pour moi se résoud à un argument marketing : comment le message que l'on veut faire passer a t-il le plus de chances d'être percutant ? Ou populaire, ou un indice de masse d'écoute ?
Eh bien, en montrant le degré exact d'équilibre entre ce que le maximum de gens peuvent le mieux supporter comme différence, histoire que le message fasse son chemin en douceur (et avec humour, ça passe toujours mieux)... et ce que les polyamoureux en émergence arrivent à vivre eux-mêmes. On n'est pas rendus, je pense ! Peut-être que ça paraît révolutionnaire, mais d'ici 50 ans, je crois qu'on va bien rigoler de nos histoires !
Brèfle : ne pas confondre la cause avec l'effet...
Quant à ce que vous posiez comme prémisse dans un autre message, et que je retransmets ainsi
1) le polyamory c'est anglais de naissance
2) la pratique anglo-saxonne est majoritairement "omniréciproque"
sur quoi vous basez-vous pour affirmer ces deux propositions ?