On a eu une toute petite ébauche de discussion avec quelques uns d'ici, sur le thème "Oh tiens, encore une fois j'ai annoncé mon PA tout de suite, et, oh!! ! encore une fois on m'a dit "sans moi" ". A force, c'est plus un scoop, on dirait une malédiction...
En rigolant, on a suggéré que c'était parce que cette personne ne s'intéressait qu'à des personnes susceptibles de lui faire la même réponse; et qu'il fallait tenter de taper sur gougueule, comme mots de recherche, autre chose que "PA-Sans moi".
En y repensant, je viens poser ici en douceur une suggestion - car on a bien vu que la personne était sensible à nos remarques : le PA est une forme d'ouverture, mais comme n'importe quoi, il peut être utilisé inconsciemment pour conforter une attitude d'auto-mise en échec programmée.
Si son essence est de laisser ouverts tous les possibles, de n'en écarter aucun, alors en balançant d'entrée de jeu la chose de manière un peu... fracassante... il ne peut y avoir... que du fracas. Mais en tous cas peu d'espace laissé au développement de quoi que ce soit, qui permette aux partenaires de commencer à s'apprécier, histoire d'avoir quelque chose à mettre en balance si la rupture pointe son nez à l'horizon pour cette raison ou pour une autre. Comme ça, ça ressemble plutôt à un ultimatum un peu rigide, "blanc ou noir", "comme ça ou rien du tout". Qu'est-ce que ça peut appeler comme autre réponse que "oui/non" ?
Aucune.
C'est comme ce couple, dont le gars, après la lune de miel, annonce à sa chérie
« Ecoute je suis bouddhiste et je ne dois avoir que des partenaires bouddhistes – alors ou tu bouddhistes, ou on se boude définitivement».
Hop. Pandanlagueule. La fille estomaquée. "Alors quoi, ce sera de ma faute si la relation s'arrête parce que je ne veux pas être forcée d'embrasser une religion, mais la choisir éventuellement par moi-même?"
Et autres concessions qu'on se sent capable de faire tant que le lien est fort : se mettre au golf... se tatouer le dos entier... et quand le leurre devient par trop évident, éventuellement quelques enfants et grosses dettes plus tard, de tout envoyer baigner, à la grande surprise de l'autre qui croyait innocemment (?) avoir rencontré son âme-soeur.
Le caca que ça causerait alors de se séparer devient juste la moins pire raison de rester ensemble... C'est plus la codépendance qui pointe le bout de son nez, là...
Dans la foulée, je profite de remettre sur le tapis un truc qui me paraît aussi une recherche de facilité : chercher les autres PA, pour y trouver un(e) amoureux(se). Comme ça, ça vous a une aura de « Tournez ménage »… avec un Didier Bourdon à fonds de chope qui bafouillerait avec une patate chaude dans la bouche « Après la réunion, est-ce que tu veux bien qu’on tombe amoureux ? ».
La facilité au lieu du hasard, quoi. Qui fait souvent assez bien les choses, mine de rien !
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.