Ce matin, je vois mieux la connexion du cloisonnement, avec des réflexions et des lectures.
Celles qu'on a menées ici et là sur la fission amoureuse, l'individuation, la recherche d'autonomie de pensée... mais sans verser dans l'isolement et l'ermitage de l'esprit et du corps. C'est un rude effort de rester lucide, surtout avec des relents d'éducation qui veut que l'on trouve "chaussure à son pied", sa "moitié d'orange", son "alter ego".
Termes que je trouve très enfantins, à bien y regarder : il y a quelque chose de l'ordre de la pensée magique (j'y ai pensé alors c'est arrivé), du Prince Charmant qui fait tout seul le chemin en conquérant, pour arriver auprès de la Belle au bois dormant attendant d'être révélée à elle-même. Sortir de cette polarité aussi (je parle des rôles, et pas des genres : je connais des couples où le Prince porte une belle paire de seins!!!), de la croyance que les choses vont arriver toutes seules, et que quand on s'est "trouvés", "reconnus", une longue période de félicité commence.
Cette vision du bonheur étant plutôt fusionnelle... alors que l'on choisit ses partenaires de vie, quelque part, parce qu'ils réactivent des ancrages dans des épisodes de vie dont on sait qu'on y a survécu; et que c'est une magnifique occasion de cheminer en compagnie de quelqu'un qui vous fera progresser !
Ca, pour passer du modèle fusionnel au modèle fissionnel, au noyau qui éclate, pour trouver l'atome (littéralement : a-tomein : qui ne se sépare pas), l'individu... ça se pose un peu là.
