J'ai regardé, et je poursuis sur la lancée, concernant plusieurs choses.
D'abord, le lien évident à faire entre la spécialité du psy, Michel Raynaud (l'addiction) et le comportement "serial passioner" du premier témoin; qui recherche le flash de la nouvelle dose d'amour, en somme.
Ensuite, une réflexion du même psy (il était temps, je commençais à trouver que "A l'est, rien de nouveau"...) :
il conseille de maintenir la passion en n'étant pas tout le temps disponible, et de toujours avoir des projets excitants ensemble.
Je rajoute que si l'indisponibilité relève du calcul, quelque chose d'artificiel se met en place. Il est vital de développer seul des projets excitants, à soi uniquement, ce qui par conséquence nous tient un peu hors d'atteinte. Et pas le contraire.
Le contraire fait dépendre l'indisponibilité, d'une démarche stratégique que je trouve étriquée : du coup, je ne ferais pas de projet excitant pour moi, parce qu'ils m'excitent et m'appartiennent, mais pour tenir la dragée haute à mon homme. Donc mes projets excitants, hors-relation, existeraient encore de par la relation.
C'est important de faire la nuance, je trouve que les messages reçus quand j'étais ado et jeune femme étaient souvent pervers dans ce sens.
Ces dernières semaines en particulier, je tiens un peu mon homme à distance parce que je suis très occupée à la mise en ligne de mon site professionnel de recherchiste web / webécrivain public, que je monte en indépendante à côté d'un travail plus alimentaire. Et mon projet fascine mon ami, il m'a donné des idées extras pour la visibilité, son intérêt est un cadeau inestimable, nourricier pour la relation...
Ce n'est pas pour cela que nous avons noué un lien, mais c'est le fait de me voir en pleine réflexion, en plein accouchement du concept, qui a nourri notre relation. Entretemps, on correspond par mail, il va voir mes oeuvres sur le net, me conseille de manière ultra-respectueuse, bref... quelque chose se construit même dans l'absence.