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Ou madame paradoxes

Témoignage
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Contigo

le mardi 08 août 2017 à 23h30

Bonsoir,

J'ai lu beaucoup des fils de discussion avant de prendre la plume, le clavier plutôt. J'ai été tellement heureuse de vous lire tous, votre ouverture d'esprit, votre vocabulaire si près des ressentis, j'en suis toute émue. A vrai dire, je ne sais pas où commencer.
Pour être cohérente avec mon titre, je vais commencer par la fin.
Je suis en "couple" avec un homme marié depuis un peu plus de deux lustres, dans une relation "poly-acceptante". (j'adore utiliser le mot que je viens de découvrir). C'est bon de pouvoir mettre un mot sur une situation. Au départ, tout n'était qu'un jeu, j'ai débarqué dans un couple qui venait de résoudre leurs problèmes. Un couple qui s'aime d'amour. Situation transparente pour nous quatre. C et H sont mariés, R et C ont commencé leur relation durant les problèmes du couples. Une fois résolus, C et H décident que leur vie ne sera plus jamais pareille et du coup, R fait partie de leur vie. J’arrive bien après, parce que C pour "équilibrer" cherche une quatrième roue pour le carrosse (ça roule mieux on va dire). Perso, je sortais d'un divorce pénible (2 ans auparavant) et je ne souhaitais pas m'investir dans une relation sérieuse.

Quelques années plus tard, c'est à dire aujourd'hui, et pour la première fois, je prends du recul, j'essaie en tous cas. Je me suis toujours dit, il l'aime elle, et moi je suis là, quand il en a envie. Jamais je n'aurais pensé qu'il puisse nous aimer toutes les deux (merci sacro-sainte éducation judéo-chrétienne). J'ai découvert très vite que j'étais amoureuse, moi. Et j'ai très vite aussi réalisé combien je souffrais non pas de la situation elle-même mais d'avoir réalisé mes sentiments. J'ai essayé d'en discuter avec lui souvent, mais ma souffrance à moi lui éclatait à la figure comme autant de reproches. Cela s'envenimait toujours et j'ai appris à taire, taire et encore taire. De temps en temps ça ressortait comme un trop plein, et à chaque fois le même résultat. Quand on est tous les deux, tout se passe toujours bien, complicité, amour (oui, il a réussi à me dire qu'il m'aimait) ou alors il est attaché (j'ai lu dans un post que faire l'amour souvent avec la même personne crée ce sentiment). Quand nous sommes tous les 4, tout ce passe bien aussi (bien que déjà, il ne soit plus le même, plus aucun geste tendre, il faut rester loin, il me parait même indifférent - alors que C et R restent proches et complice et se font des mamours). Par contre quand on est 3 (avec C), c'est insupportable, c'est comme s'il était tout seul. Je pensais qu''avec le temps, il s'assouplirai, mais ce n'est pas du tout le cas. Je sais (en vous lisant) que ce qui manque c'est la communication. Mais je ne sais à priori comment m'y prendre.

Il y a quelques détails qui manquent bien sûr, mais je préfère les donner au fur et à mesure des situations desquelles on pourra débattre, je ne veux pas faire un "pavé" (même si j'ai souvent pensé qu'en mettant tout à plat je pourrais viser le Pulitzer :)) . J'ai besoin de vous pour y voir clair, pour poser des mots, pour défaire des nœuds

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bonheur

le mercredi 09 août 2017 à 08h26

J'ai peur d'avoir mal compris, alors...

tu sors d'un divorce difficile et tu te mets avec un homme dont la femme est poly, pour que lui ne soit pas tout seul. Tu ne voulais pas de quelque chose de sérieux, sauf que t'attaches à lui. Et voilà que lui aussi. C'est en effet le cas lorsque l'on couche ensemble fréquemment.

Tu es une relation secondaire, soumise au bon vouloir de Monsieur (enfin à ses disponibilités) et quand vous n'êtes que tous les trois, ça ne colle pas car il est dans son rôle de mari (sa place primaire, en fait). Je dirai que dans ce cas, c'est avec eux deux qu'il faudrait communiquer ! Enfin, je crois... pour créer entre elle et toi.

Cet homme se retrouve dans des situations où il est "entre deux" et il n'est pas aisé d'y trouvé sa place. Egalement, si leur couple a connu un sérieux bas... il marche sur des oeufs peut être à ce niveau-là.

Son épouse et son amoureux ont construit un début de relation avant que le couple ne décide de rester ensemble. Le duo que tu formes avec le mari était là pour l'équilibre du couple (à la base). Deux types de relations différentes et à considérer comme tel : aucune comparaison à faire.

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Contigo

le mercredi 09 août 2017 à 11h28

Bonjour,
J’avoue c’est compliqué. Moi-même en écrivant, j’avais l’impression de m’embrouiller et cela a été pire à ma relecture. J’aurais sans doute dû peaufiner un peu en prenant plus de temps.
Bonheur , tu as tout à fait raison, c’est avec eux deux que je dois discuter, je ne sais simplement pas comment m’y prendre. Depuis 10 ans nous partageons cette situation et sous couvert de couler de source et bien le dialogue en a été bafoué.
Je voulais préciser que nous parlons beaucoup quand nous avons l’occasion de parler tous les quatre. De tous les sujets possibles sauf de nous. Comme si c’était un sujet tabou. Moi-même ça ne me serait jamais venu à l’esprit d’en parler, mon cheminement vers moi récent m’amène à douter de la simplicité de la chose ( ref : au poème de l’Abbé de L’Attaignant « Le mot et la Chose »). J’ai la sensation aujourd’hui que je viens de réaliser notre situation au bout de tant d’années je me dis que je comprends vite mais il faut de longues, très longues explications.
Vous lire m’a apporté beaucoup. Jusque qu’ici, comme tu le dis Bonheur, j’ai eu l’impression d’être une pièce rapportée, que je n’étais là que pour former l’équilibre. J’ai donc vécu cela souvent comme une frustration du genre : l’homme est parfait sa situation beaucoup moins. Sauf que je suis en train de réaliser que la situation n’est que le contenant. Et qu’importe le contenant pourvu qu’on ait l’ivresse. A vous lire j’ai compris qu’on pouvait sincèrement aimer deux (ou plus) personnes. Eureka !
Ce qui me libère, c’est de pouvoir réaliser que ce que je ressens pour les autres personnes du quatuor est aussi de l’amour. Jusqu’ici, je pensais que c’était une pointe de jalousie qui me pesait. Aussi brouillonne dans mes sentiments que dans mes écrits… Désolée.
Bonheur, je ne comprends pas quand tu me dis que les deux relations « secondaires » ne sont pas comparables. Mais je suis curieuse de cette piste.

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Toinou

le mercredi 09 août 2017 à 11h38

Bonjour Contigo, bienvenue parmi nous *Miaou*

"Comparaison n'est pas raison" ;)

Il ne faut pas comparer les deux relations secondaires de votre quatuor, car elles sont nées à des moments différents, entre des personnes différentes, alors que la relation primaire était dans une situation différente et avec une raison de base différente.
tout ça fait qu'il est casse gueule de vouloir essayer de comparer. :)

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Contigo

le mercredi 09 août 2017 à 12h24

Merci Toinou,

Il ne me semble pas avoir comparé les relations entre elles, aucune relation n'est comparable d'ailleurs. Beaucoup de choses font qu'elles sont même bien différentes.
C'est mon cheminement propre qui me pousse à réaliser que les vases sont en fait communicants alors que je m'étais appliquée à tout bien ranger dans des cases. D'abord pour me protéger certainement, mais aussi parce que c'est comme cela qu'on me l'a présenté au début.
J'ai l'impression d'avoir fait une chute et de m'être réveillée dans un nouveau monde, où il faut que je réapprenne les bases.

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Merlyn

le mercredi 09 août 2017 à 12h27

Bonjour et bienvenue.

Merci de nous avoir fait part de ton histoire.

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bonheur

le jeudi 10 août 2017 à 12h21

Contigo
(bien que déjà, il ne soit plus le même, plus aucun geste tendre, il faut rester loin, il me parait même indifférent - alors que C et R restent proches et complice et se font des mamours)

C'est cette parenthèse en particulier qui m'a fait réagir. Cette précision est loin d'être anodine et elle a raisonné en moi d'une manière forte.

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bonheur

le jeudi 10 août 2017 à 12h22

Je plussoie Toinou (+)

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Contigo

le jeudi 10 août 2017 à 13h04

Pourquoi a-t-elle raisonné en toi d'une manière forte, Bonheur ? dis m'en plus s'il te plait.

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bonheur

le jeudi 10 août 2017 à 14h49

Peut être parce qu'il y a là une asymétrie flagrante entre deux vécus différents, deux relations différentes et que tu es (pas jalouse) envieuse de ce qui se passe entre eux.

J'ai ressenti cela récemment et oui, ça prend aux tripes (contexte complètement différent mais ressenti proche, je crois)

Ce que je ressens lorsque je te lis, c'est justement ceci... ce décalage, y compris dans les "comportements" qui font que tu te sentes, comme tu l'as exprimé un rajout nécessaire à un équilibre, qui concrètement, n'était pas le tien.

L'autre question que je me pose, c'est si ton amoureux, bien que vous ayez un lien à part, se sent bien dans cette position polyamoureuse ou s'il la vit juste pour cet équilibre lié à sa femme et son co-amoureux.

Je suis peut-être complètement à côté de la plaque, mais créer un lien amoureux juste pour en avoir un (sans que l'amour en soi à l'origine) ça me dérange. Evidemment, ce n'est que moi et mon optique bien personnelle, mais il y a je pense quelque chose à creuser à ce niveau-là. En tout cas, moi, je m'interrogerai d'abord là-dessus.

Après il y a des personnes qui peuvent être vraiment dans le lien que dans l'intimité. Ce n'est pas mon cas, mais je sais que ça arrive.

Sans doute un peu un mix de tout ceci ou rien de tout ceci. Difficile à dire lorsque l'on ne vit pas la situation et que l'on ne connait pour ainsi dire pas les protagonistes.

Comme ça a été dit récemment, je suis dans le spontané. Parfois ça a du bon, d'autres fois non.

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Contigo

le jeudi 10 août 2017 à 15h23

Merci Bonheur de ton supplément d'information ( et d'âme aussi suis sûre).
Ça fait du bien de te lire, ainsi, je peux mieux voir ma propre histoire au travers de ta lecture de celle-ci.

Effectivement sans connaître les protagonistes et la situation cela me semble compliqué, et pourtant la justesse que je ressens à la lecture de nos échange est implacable.
"Je suis peut-être complètement à côté de la plaque, mais créer un lien amoureux juste pour en avoir un (sans que l'amour en soi à l'origine) ça me dérange. Evidemment, ce n'est que moi et mon optique bien personnelle, mais il y a je pense quelque chose à creuser à ce niveau-là. En tout cas, moi, je m'interrogerai d'abord là-dessus". Je comprends, mais au début, cela ne devait être qu'une aventure, Monsieur avait pour but de n'avoir que des relations sans grand investissement (en énergie et en temps).

J'aurais de quoi être envieuse de l'autre relation mais pourtant cela me fait plaisir de les voir ainsi. Ce que je ne comprends pas c'est la différence de nature de mon amoureux. Forcément, je ne sais pas comment il est sans moi, puisque je n'y suis pas (sourire). Mais je sais comment il est quand nous sommes tous les deux, (souriant, attentionné, enjoué...) Puis dès que nous ne sommes avec d'autres personnes, il est différent, plus les personnes sont proches, plus il est distant.
J'ai bien des fois essayé d'aborder ce sujet, en lui expliquant que c'était difficile pour moi, je ne suis pourtant pas très exhibitionniste de mes sentiments, il m'est par contre plus facile de montrer mes ressentis, mais je dois mal m'y prendre parce que j'ai toujours la même réponse : " Je suis comme ça et c'est tout".
J'ai cette même réponse bien souvent sur des tas d'autres sujets, je sais d'ailleurs que j'ai touché un point sensible dès que j'ai cette réponse. :-)
Aussi le dialogue est quelque peu déjà sur la lame de rasoir. J'ai de mon côté depuis plusieurs semaines fait un voyage vers moi, je me suis rendue compte que souvent j'ai exprimé mes ressentis et qu'il les a pris comme des reproches aussi fin de discussion. J'ai probablement été maladroite. Je ne sais pas comment faire.

Je lui ai envoyé un message afin de lui dire que nous avions à parler, et depuis c'est silence radio. C'est très bien comme cela, ça me laisse le temps de peaufiner.

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Toinou

le jeudi 10 août 2017 à 15h36

Mais je sais comment il est quand nous sommes tous les deux, (souriant, attentionné, enjoué...) Puis dès que nous ne sommes avec d'autres personnes, il est différent, plus les personnes sont proches, plus il est distant.

je pense, que vous êtes tout simplement victime des apparences. Quand vous n'êtes que tout les deux, il n'y a pas de témoin de son comportement "déviant", lorsqu'il y a d'autres personnes, il a peur d'être juger ("mais comment peut il faire ça !?")
C'est une réaction normale. "La théorie des masques sociaux", nous ne nous comportons pas de la même manière en fonction des gens qui nous entourent. Nous ne sommes jamais vraiment nous même.
Dans le cas de ton amoureux, de ce que tu dis, il est possible qu'il ai une crainte d'être jugé s'il a un comportement trop "proche" avec toi en public, donc il est distant pour éviter cela.
ça n'est pas un comportement typique des poly, j'ai connu des mono qui en privé se faisaient des mamours et en public se lançaient de piques à longueur de temps.

Je pense, qu'il faudrait le cas échéant, qu'il accepte d'assumer votre relation.En comprenant qu'il ne fait rien de mal et qu'il n'y a rien de grave à ce que certain le juge négativement.

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Contigo

le jeudi 10 août 2017 à 16h07

Sourire Toinou,
J'avais espérer que le temps permettrait de lui faire assumer. J'ai assumé moi-même de le partager avec le temps, pourtant c'était pas évident au départ, au départ des sentiments j'entends. Tant que notre relation était une aventure, alors que je connaissais déjà son épouse (c'est elle qui nous a présentés), Je n'imaginais même pas que je le partageais puisque j'avais de lui ce qu'elle n'avait pas "elle" finalement.
Et puis je pouvais quitter la relation quand je le voulais au final. Et puis le temps a fait son œuvre et solidifié les bases. J'ai eu un moment où le "partager" devenait pour moi de plus en plus difficile. Heureusement, nous nous sommes vu une paire d'années que tous les deux, avec occasionnellement quelques rencontres à 4, à 3 c'était trop difficile pour moi. Puis la vie qui s'en mêle et les rencontres presque "familiales" du quatuor se mettent en places plus souvent.
J'avais déjà beaucoup de tendresse pour C, et j'ai mis longtemps à ne plus la considérer comme une rivale (alors que la vraie rivale dans cette situation ça aurait pu être moi). Si bien, que lorsque nous nous rencontrons à 3, je suis plus souvent avec elle qu'avec lui nous parlons, nous rions, nous sommes si différentes et semblables à la fois.
Je me demande même si le chemin qui m'a conduit à être "polyacceptante" ne vient pas du fait qu'elle soit ce qu'elle est et de la relation presque fraternelle que nous avons.
C'est aussi avec elle que je devrais parler de tout ça. Mais j'aimerais tant le faire avec lui d'abord. Mon amoureux ne semble même pas s'être rendu compte de mon évolution. Je ne sais pas trouver les mots... Ça m'angoisse

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bonheur

le jeudi 10 août 2017 à 17h57

Personnellement, je trouve que tu a de bons mots et suffisamment choisi. Tu as la volonté de t'exprimer, après on fait avec nos moyens. Par contre, suivant qui l'on a en face de soi, on y arrive pas de la même façon. Les possibilités également. Par exemple, par écrit, je suis à l'aise... alors que verbalement :-(

Il y a des "éléments" très importants dans ton dernier post (16h07). Il y a une évolution et ton rapport avec ta co-amoureuse, qui semble plus "simple" qu'avec celui que vous "partager".

Je comprend ce qu'indique Toinou et j'approuve. Je sais que mon mari et moi ne pouvons être nous-mêmes et en harmonie en présence de ma mère uniquement en faisant de gros efforts. C'est rageant mais c'est ainsi. Elle est désormais une source conflictuelle entre nous et le calme revient dès que l'on est plus avec elle, sauf pour moi qui met du temps pour digérer. Ce n'est qu'un exemple... mais oui, certaines personnes ont un impact et celui-ci n'est pas toujours positif.

J'ai eu un amoureux qui était ainsi. D'un seul coup, j'avais l'impression qu'il était froid, distant, un bloc de glace inaccessible. J'ai tenté de savoir pourquoi sauf qu'il me répondait que non, personne n'impactait son comportement et qu'il était lui, quelque soit l'entourage. Etais-je victime des "apparences" ? Je ressentais ce froid tellement intensément !

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Contigo

le samedi 12 août 2017 à 13h13

Ressentir ce froid intensément, ce sont exactement les bons mots.
J'ai la tête embrouillée, comme un vertige créée par la profondeur du fossé entre la théorie et la pratique. Dans nos relations tout était clair, ouvert, mais au final la pratique démontre que ce n'est pas forcément ça. Je comprends qu'on puisse ne pas être pas très à l'aise avec des tiers, mais cela ne se passe que lorsque ses deux amoureuses sont ensembles. Du coup, je digère mal, mais pas seulement, je finis par me raidir aussi ce qui crée chez moi un malaise profond entre ce que je ressens et ce que j'exprime d'une part et ce que je ressens de la situation.
Ils ont pourtant librement choisi de vivre ainsi, alors pourquoi autant de gène ? Au bout de plus d'une décennie, pourquoi la situation ne change toujours pas ? Est-ce que ne pas froisser l'une se fait au détriment de l'autre ? Comment peut-on dire aimer sincèrement deux personnes et agir ainsi ? Est-ce plus facile d'accepter que l'autre aime une autre que moi que d’accepter d'aimer deux personnes ?
Désolée de toutes ces questions, cela fait du bien de les poser, c'est déjà ça de gagner :-)

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bonheur

le dimanche 13 août 2017 à 17h26

Je n'ai jamais réussi à comprendre réellement les fondements de ce changement d'attitude chez mon amoureux concerné. D'ailleurs j'en ai eu un autre que je voyais une fois l'an. La première année, il était depuis peu avec son autre amoureuse et ça c'est plus ou moins passé, mais ça allait. La seconde année, lorsque j'y suis retournée pour les vacances, j'étais moins accueillie en particulier en public, alors qu'ils ne vivaient pas ensemble, mais le simple fait d'imaginer une rumeur... Enfin, j'interprète peut être. Dans les deux cas, j'ai quitté car l'amour ne doit pas être un combat mais un bonheur. Quand on commence à poser des questions qui restent sans réponse, je passe mon chemin.

Après, il y a ce que l'on peut ou pas vivre. Et là, il n'y a rien d'intellectuel, c'est juste ainsi.

Par contre, je reconnais que quand on fait un gros travail sur soi pour l'acceptation et défier les "on dit" et que l'on se retrouve restreint par l'autre, pour qui la situation devrait être clair, c'est rageant.

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Contigo

le mercredi 16 août 2017 à 23h37

Le travail sur soi... Cela fait une semaine que je vous lis tous, une semaine bien remplie de tout ce que je lis, et j'ai soif encore... c'est comme si je venais de découvrir que j'existe. J'avais commencé un voyage vers moi sans même me trouver, je ne voyais que la fille de... l'ex-épouse de... la maîtresse de... la sœur de... et finalement la mère de... (pardon). j'ai l'impression que pour chacun des ces rôles j'avais un costume différent. Et même si je suis un peu de tout ça, il me manquait l'essentiel... moi. Je me pensais tordue d'esprit mais en fait non,simplement quelqu'un de différent de ce qu'on a voulu que je sois ou que je pensais qu'on voulais que je sois.
Une simple conversation avec mon fils de 15 ans.
Moi : Tu as une copine ?
Lui : Ben non Man, j'ai ai plusieurs.
Moi qui venais de découvrir grâce à vous qu'on pouvait aimer sincèrement deux (ou plus) personnes.
je rajoute avec légèreté : un vrai tombeur :-)
Et là, 'ai failli tomber à la renverse : Maman, j'en ai trois qui se connaissent et des fois on sort tous les 4 ensembles chacune a quelque chose de spécial. Elles sont différentes mais elles m'aiment toutes les 3 j'y peux rien.
A un autre moment de ma vie, j'aurais ri,beaucoup ri, en lui disant qu'une c'était bien suffisant, qu'il n'aurait jamais assez de temps et d'énergie pour mener à bien toute sa petite "troupe".
J'ai seulement dit : si tout le monde est heureux comme ça, pourquoi pas.
Et là, alors que jamais nous n'en avions parlé il m'a dit : c'est comme H qui aime sa femme et qui t'aime très fort toi aussi. Tu sais Maman, je ne veux pas que tu me juges, je ne suis peut-être pas le petit garçon que tu rêvais d'avoir mais je suis moi, je veux faire mes expériences, je veux tomber, me relever, je sais que ce que tu me dis c'est pour mon bien, je ne veux pas te croire sur parole, ou alors je te donne une procuration sur ma vie,comme papa l'a fait pour mon tout nouveau compte en banque.
J'ai failli m'évanouir, ses mots résonnent encore dans ma tête... encore et encore...
Cela ne m'avait jamais paru aussi clair.
Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir... Et c'est un minot de 15 ans qui était entrain de me donner la plus grande leçon de toute ma vie.
Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j'ai comme l'impression qu'aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie.

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Diomedea

le jeudi 17 août 2017 à 06h19

Merci, Contigo
pour le récit de ce si beau moment dans ta vie!!!
:-)

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bonheur

le jeudi 17 août 2017 à 07h45

:-) :-) :-) La vie est pleine de surprises !!!

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Toinou

le jeudi 17 août 2017 à 09h45

15 ans !
Sacré maturité. (+)

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