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Arrêter ou continuer?

Témoignage
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Sanléane (invité)

le mardi 27 juin 2017 à 11h37

Bonjour à tous, j'écris ce message aujourd'hui afin de partager mon vécu et d'échanger sur ce que je ressens pour m'aider à mieux me comprendre.

Cela fait une dizaine d'années que je suis avec mon conjoint. Depuis le début de notre relation nous avions théoriquement échangé sur le fait que nous souhaitions ne pas nous appartenir. Nous avons vécu dans un couple exclusif jusqu'à présent au point de refréner nos rencontres respectives afin d'éviter de pousser trop loin les relations. Nous avons désirer d'autres personnes mais sans jamais entrer en relation avec elles.
Aujourd'hui mon conjoint est amoureux d'une autre femme. Il a dans un premier temps mis un terme à leur relation lorsque je l'ai découvert car je n'étais pas en capacité d'accepter une double relation. Cette rupture l'a rendu trop malheureux et il a décidé il y a deux semaines de reprendre cette relation même si cela pouvait entraîner que la notre se termine.

L'intutilé de mon post : arrêter ou continuer la relation avec lui? C'est la question fondamentale que je me pose tous les jours et à laquelle je n'ai pas de réponse et cela me torture.
Mon conjoint est clair et souhaite vivre nos deux relations et expérimenter le polyamour. Le fait est que je n'accepte toujours pas cette situation.
J'intègre aujourd'hui que mon conjoint ne peut satisfaire tous mes besoins affectifs et dans un sens je comprends qu'il souhaite combler les siens avec une autre. Le problème c'est que je ne trouve plus ma place dans notre relation, je me sens mise à l'écart. Je suis complétement bouleversée par ce qui arrive. J'ai donc décidé de ne plus vivre à la maison pour savoir ce que je veux au fond de moi mais c'est très compliqué car nous avons un petit garçon. Je ne souhaite pas prendre de décision pour l'instant, je veux me laisser le temps mais je me rends compte que je souffre énormément car la situation est bancale.

Je continue la relation cela veut dire que je décide d'accepter la double relation par amour. Cette acceptation amène donc nécessairement à me remettre en question, à travailler ma jalousie, à dépasser mes croyances. Une énorme évolution est à conduire il me semble pour se "déconditionner" de l'image du couple véhiculée par la société. Est-ce que dans le fond je me respecte si je fais ce choix qui implique énormément de souffrance et dépassement de soi?

J'arrête la relation cela veut dire que je ne suis pas en capacité de vivre le fait que mon conjoint aime deux femmes. Je tire un trait sur ma relation de couple et ma relation familiale. Je serai toujours éperdument amoureuse en vivant loin de lui et en alterné avec mon fils.

Quelle est la voie la plus juste pour moi? Est-ce que je me fies à ce que je vis depuis le départ à savoir que je n'arrive pas à le vivre ou bien est-ce que je me j'essaie de l'accepter?
Je vous remercie par avance pour votre partage et votre expérience.

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Camille_B

le mardi 27 juin 2017 à 12h19

Déjà réfléchir à ce que vous entendiez par "ne pas nous appartenir" quand vous avez commencé votre relation. Le sens de ce contrat entre vous, ses conséquences. Accepter que vous puissiez aimer d'autres personnes n'est-ce pas déjà la marque que vous n'êtes pas dans une relation de possession de l'autre ?

Je pense qu'il faut aussi réfléchir aussi à cette idée de "couple qui comble des besoins".

Personne ne peut combler tous les besoins d'une autre personne. D'un c'est impossible, de deux ça n'est pas souhaitable, c'est faire peser une responsabilité bien trop grande sur l'autre. Nos besoins changent, quand bien même l'autre nous comblerait parfaitement au début de la relation, cela implique que nous exigerions de lui qu'il s'adapte en permanence et, surtout, que lui ne change pas, qu'il soit parfaitement constant, c'est à dire qu'il soit une sorte d'esclave amoureux. Le problème c'est que notre vision de l'amour impose une sorte d'esclavagisme amoureux bilatéral, ce qui est clairement une illusion et conduit tous les couples qui s'acharnent à vouloir faire perdurer la relation la fusion initiale fantasmée ( car elle est fantasmée ) vers la rupture, ou une remise en question profonde du couple.

Vous êtes dans cette remise en question de votre couple, dans une remise en question des idéaux fantasmés et que vous avez réussis à maintenir, ou vous faire croire qu'il se maintenaient.

Et c'est bien ! Le fait que tu puisses envisager le problème qui se pose à toi comme quelque chose que tu peux dépasser est une excellente chose. C'est la preuve qu'il y a de la communication dans votre couple, et la communication c'est la seule chose qui fait qu'un couple dure dans la sérénité et le bien être de chacun.

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Sanléane (invité)

le mardi 27 juin 2017 à 14h06

Merci Camille pour ta réponse.
Je suis en effet en pleine remise en question du couple des idéaux fantasmés. De part notre construction en société et en famille nous avons intégré en nous ce modèle d'exclusivité en couple depuis notre enfance et c'est pour cela que si
insupportable aujourd'hui de vivre une telle situation pour moi.

Est-ce que mon chemin est de continuer à me conformer à ce modèle car il est juste et bon pour moi ou bien faire évoluer mes croyances au prix d'une grande souffrance pour évoluer vers un autre modèle du couple?
Je ne parviens pas à me connecter à ma petite voix intérieure qui me dit quel chemin prendre. Je navigue entre mes peurs, mes croyances, mes émotions.

J'envisage effectivement que je puisse dépasser ce problème qui se pose à moi car la force de notre couple réside vraiment dans la communication mais est-ce que vraiment légitime au fond pour moi?

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Camille_B

le mardi 27 juin 2017 à 14h12

Ayant fait le choix du polyamour dans notre couple je te dirais qu'il est possible de dépasser ce problème et d'en être heureux, mais ma parole ici n'a pas beaucoup de valeur, ce choix ne revient qu'à toi ;)

Courage, prend le temps de réfléchir sans brusquer les choses, même si j'ai bien conscience que c'est difficile. Dans l'immédiat n'hésite pas à discuter de règles à respecter dans la relation que tisse ton mari afin de te protéger et garder l'esprit serein le plus possible.

C'est tout ce que je peux dire.

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fihiocvo (invité)

le mardi 27 juin 2017 à 14h13

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bonheur

le mardi 27 juin 2017 à 14h22

Je me permets d'indiquer que les émotions sont au coeur du sujet. Comment ne pas y intégrer les peurs.

Pour ce qui est des croyances, je crois qu'il en revient à la seule personne concernée de déconstruire, même si autrui peut venir soutenir et éventuellement offrir un oeil extérieur.

Les émotions peuvent survenir de nos croyances, un peu comme un amalgame. Je dirai que pour moi, le fait d'avoir déconstruit, m'a permis de vivre mes émotions à leur juste valeur, en les acceptant toutes, en les assumant au maximum. Je pars désormais du principe qu'elles sont toutes là pour mon bien être, y compris, surtout les désagréables. Elles m'aident à prendre les décisions. Aujourd'hui, je les amalgame avec mon intuition, mon 6ème sens, mon instinct et non plus avec un schéma, un modèle.

Autrement dit, il faut, en plus de la gestion quotidienne (comme on peut), vouloir évoluer personnellement, en harmonie (on fait de son mieux) avec autrui et avec son environnement.

La légitimité, serait-ce ce qui nous parait juste en fonction de l'environnement ? Si l'environnement change, la légitimité est remise en cause (je le perçois ainsi)

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Sanléane (invité)

le mercredi 28 juin 2017 à 11h00

Merci pour tes conseils Camille.

J'entends bien ce que tu exprimes bonheur, aujourd'hui c'est cet amalgame dont tu parles que je parviens pas à trouver basé sur ma petite voie intérieure et non pas sur mes constructions mentales. Je suis complètement submergée et dépassée par ce qui m'arrive et je ne sais pas à quoi me fier.......

J'évolue personnellement depuis de nombreuses années, cet évènement qui se présente dans ma vie est en effet encore une voie pour avancer mais est-ce vraiment mon chemin? Pour mon conjoint il est certain et se sent complet dans le fait de vivre et d'assumer le fait d'aimer deux femmes. De mon côté, je ne suis pas certaine que la voie qu'il emprunte me soit destinée.......
Mon environnement change comme tu dis puisque mon conjoint sort du couple monogame et il est donc légitime que je me remette en question sur ma vision du couple.

Cette remise en question est faite soit pour me faire prendre conscience que soit je suis heureuse et à ma place dans une relation exclusive soit m'ouvrir sur le fait que je pourrai vivre le couple différemment.

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bonheur

le mercredi 28 juin 2017 à 13h43

Ca viendra Sanléane, ça viendra, en temps voulu.

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Superglue (invité)

le vendredi 30 juin 2017 à 06h10

Bonjour à tous, je vis la même situation que toi Sanleane. Mon mari et moi avons toujours évoqué l'idée que l'exclusivité ne durerait que le temps de la passion qu'arriverait le jour où nous aurions besoin d'autre chose. Ce moment est arrivé pour moi dans un premier temps puis pour lui ensuite. J'ai eu besoin de vivre des choses indépendamment de ma vie de famille ou ma vie couple. Je me suis plutôt retrouvée dans l'idée du couple libre. Et mon amour reste unique et complètement dévoué à mon mari. Pour sa part il en est autrement, il m'aime et est tombé amoureux d'une autre femme. Cela a complètement déstabiliser ma vie entière. Nous sommes passés par des phases difficiles même de rupture, Il a essayé d'oublier cette autre relation mais n'y parvient pas . Aujourd'hui son honnêteté l'a poussé à exprimer son besoin d'être avec moi et de reprendre une relation avec cette femme. J'ai bien conscience que je ne peux rien faire contre cela. Que je n'ai qu'à accepter ou partir. Je ne peux pas le quitter car j'aurais l'impression de ceder à la fierté ou l'égoïsme. Même si c'est dur en ce moment , notre amour reste profond et notre histoire ne mérite pas de s' achever dans ces conditions. Cependant l'acceptation est aussi très difficile pour moi. Qu'ik partage une intimité amoureuse avec une autre me rend triste à mourir. Et je vous passe les questions existentielles qui résulte de tout cela. Je vais commencer une thérapie pour me recentrer et j'ai cette petite voix qui me dit qu'un moment viendra où les choses se poseront et où la vie sera belle à nouveau. Mais j'avoue que ce tunnel est bien long...

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poisson_chocolat

le vendredi 30 juin 2017 à 08h51

Bonjour,

J'ai traversé ce temps et je ne sais pas si j'en suis sorti. Ce n'est pas confortable et ne le sera jamais probablement. Mais, c'est riche.
Oui, une thérapie, Superglue. Faut bien choisir. Pour moi, ce fut une psychanalyse. Et nous avons fait avec ma compagne une médiation. Ne pas être jugé, voir encouragé dans notre chemin fut énorme (la médiation), parce que sinon, tout pousse à vous mettre dans le chemin inverse, ce qui n'est pas possible. Mon psy, un lacanien, ne dit rien. Enfin, pas grand chose. C'est ce que je voulais. Fasse au mur, avec un silence en forme d'abîme pour m'appuyer dessus.
Mais, au fond du trou, je suis aller voir d'autre personne. Les jugements !!!! Beurk. Pas plus d'une scèance. Et encore, dès fois, je disais que je paierais la prochaine fois sachant que je ne reviendrais pas.
On ne paye pas les psy pour qu'il nous ramène dans la norme (adaptatif), mais qu'il nous aide à vivre dans notre singularité, à déployer notre propre poème Franchement, il n'y a pas beaucoup de psy qui on cette éthique là.
Alors, n'hésite pas à faire le tour. Et même s'il y a un bon feeling (qui peu relever de la séduction, de l'induction ou pire), s'il tique par rapport à vos options de vie, tant qu'elles ne sont pas celle ,assumé, d'un bourreau, d'un pédophile, d'un toxicomane etc. foutez le camp !!!!
Aujourd'hui, j'écris, j'écris, j'écris. Je fais des rencontres, pleins de rencontres. Pas nécessairement amoureuse. Dès fois juste de savoir que je peux me laisser glisser sur la pente d'une attirance, le sentir, pouvoir être sincère avec les femmes avec lesquelles je parle, pouvoir les prendre dans les bras me suffit. A l'orée de pleins d'amours plus ou moins possibles.

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bonheur

le vendredi 30 juin 2017 à 09h33

jrg
On ne paye pas les psy pour qu'il nous ramène dans la norme (adaptatif), mais qu'il nous aide à vivre dans notre singularité, à déployer notre propre poème

Je le pense aussi (+)

jrg
Dès fois juste de savoir que je peux me laisser glisser sur la pente d'une attirance, le sentir, pouvoir être sincère avec les femmes avec lesquelles je parle, pouvoir les prendre dans les bras me suffit. A l'orée de pleins d'amours plus ou moins possibles.

également (+)

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Superglue (invité)

le vendredi 30 juin 2017 à 13h37

Le plus difficile c'est d'être à cette place de la femme du quotidien, celle avec qui il n'y a plus la passion, ni les déclarations enflammées, ni les ébats passionnés qui résultaient du manque de ne pas s'être vu pendant 3 jours. Avec l'autre tout est nouveau et grisant. Je trouve cela terriblement injuste. Comme si on m'avait pris la part de rêve... C'est très dur. Je sais que nous c'est plus profond et que la passion ne dure pas mais ça n'empêche que j'en souffre. Comment dépasser cela dans les moments mon imagination me mène aux pires images ?

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bonheur

le vendredi 30 juin 2017 à 13h58

Parfois, un amour en booste un plus ancien. Un peu comme une spirale.

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poisson_chocolat

le vendredi 30 juin 2017 à 14h05

Oui, mais ces instants de la passion, les revivriez-vous, de toute manière ?
Je crois que dans le polyamour, il faut savoir affronter, excuser ce temps de passion, qui de toute manière s'estompe. Perso, c'est même quelque chose qui en même temps m'attire et me fait peur : me sentir rouler comme un caillou par les vagues à ne plus savoir distinguer le sol du ciel. Avoir l'impression de courir à l'horizontale. Voir les bonhommes vert et rouge des feux de circulation faire la ronde....
C'est je l'avoue chiant quand m'a femme est 'absente' parce qu'emportée par sa passion et la réciproque est vrai. Dès fois, je lui tire sur la manche. "Oh, oh, tu as des enfants et un compagnon..." Dès fois c'est l'inverse.
Au début bien sûr, j'étais jaloux. Mais, j'étais jaloux autant de devoir la partager (surtout sexuellement... c'est comme ça) que de ne pas vivre de mon côté quelque chose de fort. Oulàlà, qu'est ce que j'ai fait chier ma femme pour vivre quelque chose de fort avec elle.
J'ai pas fait grand chose. Je me suis occupé de moi plus que de ma femme (j'ai laissé ma femme tranquille -autant que je pouvais...-) et la passion m'est tombée dessus. L'écriture et des amours et des rencontres...et un nouvel équilibre de couple. Pas tout le temps passionnel, mais pleins de tendresse et de complicité.

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poisson_chocolat

le vendredi 30 juin 2017 à 14h07

Ce que j'ai vécu ne dit rien, mais absolument rien de ce que tu vas vivre, bien entendu ! J'espère juste que ça te permettra de voir les choses de manière plus légère.
Et, Bonheur a raison. : l'amour ne se divise pas, il se multiplie. Yehaaa !

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Sanléane (invité)

le vendredi 30 juin 2017 à 22h15

Je rejoins Superglue dans le fait que le partage de l'intimité amoureuse avec une autre me provoque une souffrance indescriptible. Je ne parviens à être dans le détachement. Mon conjoint est responsable de ses actes et moi je suis responsable des émotions que çà engendre. Cette conception résonne bien en moi théoriquement mais en vrai c'est tout autre chose, je me sens littéralement submergée par une sensation oppressante et paniquante rien qu'en projection.... Dans le fond, je trouve injuste que je ressente de la souffrance quasi en permanence et lui du bonheur. Je ne trouve pas d'harmonie dans notre couple car nos ressentis sont diamétralement opposés. Il est dans la compréhension et l'écoute et moi je suis dans les réactions, le jugement, la culpabilité et les peurs.

De mon côté, je suis suivie par un kinésiologue afin de me libérer de mes croyances et guérir de mes blessures, c'est un travail de fond lié à mon inconscient et mes blocages.

Je rends compte que la notion de polyamour englobe cette idée d'honnêteté, le fait de vivre une double relation de manière franche et assumée. Ce que je me dis c'est que des dizaines de couples

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Sanléane (invité)

le vendredi 30 juin 2017 à 22h32

Je rejoins Superglue dans le fait que le partage de l'intimité amoureuse avec une autre me provoque une souffrance indescriptible. Je ne parviens à être dans le détachement. Mon conjoint est responsable de ses actes et je suis responsable des émotions que cela engendre. Cette conception résonne bien en moi théoriquement mais en vrai c'est tout autre chose.
Dans le fond, je trouve injuste que je ressente de la souffrance quasi en permanence et lui du bonheur. Il est dans la compréhension et l'écoute et moi je suis dans les réactions, la culpabilité et les peurs. Un grand décalage est présent du fait que nos sentiments sont diamétralement opposés. Je ne trouve pas ma place dans notre couple de part cet écart émotionnel et du fait que je ressente l'énergie de son amoureuse qui l'entoure au quotidien.

Je n'arrive pas à être en présence avec lui et l'accueillir lorsqu'il revient d'une rencontre avec elle. Je suis poussée à m'éloigner comme si elle était encore là. Comment peut-il vivre pleinement des moments avec moi alors qu'il pense à elle tout le temps? Cela crée une profonde gêne chez moi et je préfère mettre des distances alors que dans le fond je l'aime et j'aimerais le prendre dans mes bras mais çà m'est impossible.

De mon côté, je suis suivie par un kinésiologue afin de me libérer de mes croyances et guérir de mes blessures, c'est un travail de fond lié à mon inconscient et mes blocages. Cette thérapie me permet de recentrer sur moi et mes besoins et non pas ceux du couple.

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Sanléane (invité)

le vendredi 30 juin 2017 à 22h43

J'avais une autre réflexion que je souhaitais partager avec vous.
Je me rends compte en lisant et en échangeant que la notion d'honnêteté rattachée au polyamour est beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît à mettre en pratique. Aujourd'hui nous pouvons pointer du doigt que beaucoup de mariages se cassent la figure car le couple monogame ne fonctionne pas pour tout le monde. Mais en réalité ses couples monogames vivent des amours plurielles à la différence qu'ils sont cachés. Je veux dire par là qu'énormément de personnes vivent plusieurs relations en même temps mais font le choix de mentir à leur partenaire. Je le comprends mieux leur positionnement quand je vois la souffrance quotidienne que l’honnêteté me coûte.Il faut avoir les épaules bien solides pour encaisser toutes ces vérités qui vont à l'encontre de nos constructions sociales et familiales. Je me demande donc si la franchise est toujours la meilleure des solutions......

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Camille_B

le samedi 01 juillet 2017 à 02h13

Non, la franchise n'est peut-être pas toujours la meilleure solution à court ou moyen terme, mais à long terme je crois qu'elle l'est dans la plupart des cas et ceci pour deux raisons :

1. La première, et la plus importante, c'est que ces histoires finissent presque toujours par ce savoir et lorsque les personnes trompées apprennent qu'elles durent depuis plusieurs mois voire plusieurs années, c'est très dur.

2. La seconde c'est que bien souvent le remord finis par ronger la personne qui ment, sauf dans les cas ou nous avons affaire à une personne qui pense à ce point être dans son bon droit qu'elle estime que la souffrance que la découverte de ses actes pourrait engendrer n'a in fine moins d'importance que la satisfaction de ses désirs personnelles. Ce qui me semble dire beaucoup sur l'estime qu'une telle personne porte sur son conjointe ou sa conjointe "légitime".

Parfois le silence est d'or, parfois il vaut mieux 'mentir par omission' un temps afin d'attendre le moment ou l'autre sera le plus apte à entendre ce qu'on a a lui dire.

Mais quand le mensonge s'installe c'est dans la majeure partie des cas, et peut-être même la totalité, désastreux, et que cela conduise ou non à une séparation ( qui n'est pas le seul signe de rupture qui puisse exister dans un couple ).

Dans le doute il vaut mieux en parler le plus tôt possible, car nous avons facilement tendance à nous inventer de bonnes raisons de repousser l'expression de nos fautes ...

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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poisson_chocolat

le samedi 01 juillet 2017 à 06h29

Je suis d'accord avec Camille.
L’honnêteté du partenaire principal, quand on 'vient' du mono ça nous chatouille violemment là où ça fait mal. Du côté de l'imagination. J'ai mis beaucoup de temps avant de pouvoir traverser ce mur des images, de pouvoir me dire, tu a envie de la toucher, touches-là, tout simplement. J'ai mis pas mal de temps à arrêter de calculer des trucs du genre, là, si elle me saute dessus, c'est parce qu'elle est exciter par ce qu'elle va voir son autre amoureux. Ce genre de chose. De me dire, 'Comment il est avec elle ?' ou 'Comment elle est avec lui ?'. J'avais demandé à ma compagne d'en dire le moins possible, mais bon. La moindre brindille allumait un incendie. Entre elle et moi une forêt de miroirs brûlant, coupant. J'ai bien faillit m'y perdre.
Je me tenais dès fois à côté d'elle, envahit de ces images, incapable de la toucher, n'ayant envie que de la toucher.
Un koan. Un mur. Et comme tout Koan, une solution hyper simple et un chemin hyper long (en ce qui me concerne) pour la trouver. Un sacré travail sur les images. Les faire fondre.
Quelle liberté ensuite !!!

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