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Polyamoureuse face à l'adultère

Engagement
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lunel

le lundi 24 juillet 2017 à 06h05

Bonjour.
Me voici face à une situation relativement commune. Ne trouvant temoignage sur le sujet je relance le thème. Je suis en relation polyamoureuse après 9 ans de relation exclusive avec mon amour actuel. J ai rencontré un autre homme qui me plait bcp sa femme selon lui ne pourrait comprendre mon ouverture ou ma manière d aimer deux hommes. Que faire? Renoncer à découvrir une personne à cause de l adultère ? J y pense j ai souhaité vivre le polyamour pour ne pas vivre ca et m y voici de nouveau confronter! Mais renoncer à l amour a cause de ça cest tellement moche! J ai sous entendu que je pourrais parler à sa femme avant que notre relation devienne plus intime et profonde... Mais il n est pas pret pour ca. Je dois peut etre mentionnevque je vis au mexique,un pays profondement machiste et traditionaliste... Alors ca semble encore plus compliquer pour la société de ce côté de l atlantique alors que ca semble si simple d aimer pour moi! Bref, un polyamoureux devrait renoncer à aimer parce que dautres personnes touchées par cette relation souhaite l exclusivité. Je refuse de detruire un couple mais sentir comme un abandon, un sacrifice est difficile quand on souhaite juste être honnête et respectueuse du desir de chacun. Merci pour cet espace de discutions (en français en plus).

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alex666

le lundi 24 juillet 2017 à 06h57

Tu te fais les questions et les réponses : si tu veux vraiment respecter les choix et désirs de chacun, si elle n'est pas au courant, elle n'emet aucun choix, donc tu ne fais rien. Et renoncer à l'amour pour ne pas faire souffrir qqn qui n'a rien demander me semble plus altruiste que moche.

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gdf

le lundi 24 juillet 2017 à 08h50

Même réponse...
C'est son choix d'en parler ou pas à sa femme, ou d'avoir à une relation adultère, mais si jamais elle l'apprend et que leur couple se sépare, tu ne pourras pas échapper à l'image de "briseuse de couple". A toi de voir si le jeu en vaut la chandelle...
Je suis mal placé pour donner des leçons car j'ai déjà été dans cette situation. Je me contenterai de dire que c'est une mauvaise idée et je ne recommencerai pas...

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bonheur

le lundi 24 juillet 2017 à 10h44

Mon apport témoignage. Celui-ci n'est qu'une tranche de ma vie et n'a pas de valeur en terme d'exemple qui confirme la règle.

J'ai eu un amour "coup de foudre" en 1985. Interrompu par lui. A l'époque, je n'étais pas majeur et lui n'avait que 18 ans. Déjà à l'époque, il était dans le dénie et la cachoterie. Je n'ai jamais su le motif de cette rupture (donc in-digérable). Il revient à plusieurs reprises dans ma vie, avec toujours la même fin, et la douleur qui va avec. Pourtant, il reste l'amour à l'état brut pour moi.

En 2007, un autre amour de type "coup de foudre" m'amène à me réveiller et enfin comprendre que cet "ami" je l'aime (j'ai eu peur pour sa vie, électrochoc). Je suis mariée alors depuis 18 ans et un vécu commun de 20 ans (je connais mon mari depuis la petite enfance). Le polyamour, j'ignore ce que c'est. Alors je dis à mon "ami" que je l'aime et à mon mari que je les aime, tous les deux. Je lui dis que je ne veux rien changer à notre vie (pas de divorce ou autres). Electrochoc, pour mon mari. Mon "ami" adopte une attitude instable.

En 2008, je recontacte mon amour de 1985, mon mari lit mon courrier, je ne cache rien. Ce dernier m'appelle et on renoue un lien. Il est avec quelqu'un (pas marié) mais leur relation me parait chaotique. Un jour il m'appelle et m'annonce qu'il est de nouveau célibataire. Je m'inquiète sur ma part de responsabilité. Il m'assure que ça couvait et qu'avec ou sans moi, ça serait arrivé. Comme nous n'avions pas encore parlé "d'amour", je ne culpabilisais pas, enfin pas trop, c'était gérable. J'étais resté à ma place.

Ensuite il me dit que si je veux, il aimerait que je divorce pour enfin vivre avec moi. Je refuse d'une façon catégorique. Sauf que là, on parle d'amour. On se libère enfin des carcans et on s'aime. J'en parle à mon mari qui comprend. Il nous avait observé en 1985 et savait que l'on s'aimait depuis toujours. Il se sent même de trop, je le rassure : je vis avec la bonne personne.

Un jour il m'appelle pour me dire qu'il est amoureux (trois ou quatre mois après, pas plus). Je me réjouit pour lui. Il voit par hasard mon mari et lui annonce la bonne nouvelle. Je le laisse au début à son enthousiasme débordant, puis je lui demande de parler de moi à cette femme. Il me dit qu'il préfère attendre. En 2009, ils se marient. Je suis moi-même mariée, je ne peux pas lui en vouloir. J'insiste par contre sur le fait qu'il doit lui parler de moi, que je peux aussi lui parler et même mon mari propose de participer au débat si nécessaire. Refus catégorique. C'est là que j'ai commis l'erreur de continuer au lieu d'arrêter.

Au final, en 2012, tout part en sucette. Il me quitte brutalement sans explication. Le schéma se répète : connerie de merde. Je lui renvoie un dernier sms avec le mot "adieu". J'en ai marre de ce type, je dois prendre soin de moi.

Trois mois après, je reçois un coup de téléphone de Madame. Je lui explique et elle comprend. Je ne propose pas un "retour en arrière". Je les laisse à leur couple et elle me fait même promettre de ne jamais dire à son mari qu'elle avait appelé. Je comprend alors que leur couple repose une forme de non-dit perpétuel, de la part de lui comme d'elle. Je les laisse à cela et ne veut plus entendre parler de lui. Je me libère enfin.

Donc, pour répondre à si une polyamoureuse peut entretenir une relation adultère : non. C'est contre productif. Ca ne sert qu'à se faire du mal et à semer la merde dans un couple normatif. Ne pas croire "je lui parlerais plus tard". Ne pas croire que ça passera éternellement inaperçu. Tout se sait toujours un jour ou l'autre.

Je rejoins les deux derniers posts. Aujourd'hui j'ai encore plus d'aversion pour l'adultère qu'avant cette "expérience".

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LeaBridou

le lundi 24 juillet 2017 à 13h09

Je rejoins complètement les posts précédents.
Si ça peut vous donner quelques pistes : quand cette décision "de ne pas rentrer dans l'adultère" vous est difficile, visualiser la souffrance de cette femme le jour où elle découvrirait d'avoir été trahie et le fait que vous lui évitez tout ça, que c'est votre "super-pouvoir", cela peut provoquer pas mal de gratitude envers soi-même, ce qui aide à passer les moments de doutes.
Votre partenaire principal peut également être un excellent soutien, si vous lui parlez de la difficulté de votre décision, de comment vous vous sentez et que vous travaillez en équipe pour surpasser cette épreuve :)
Bon courage.

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bonheur

le lundi 24 juillet 2017 à 13h16

LeaBridou
Votre partenaire principal peut également être un excellent soutien, si vous lui parlez de la difficulté de votre décision, de comment vous vous sentez et que vous travaillez en équipe pour surpasser cette épreuve :)

Oui, mon mari me disait que l'on ne pourrait pas continuer comme ça éternellement. Il disait aussi que c'était une bombe à retardement et qu'il espérait que ça ne me sauterait pas aussi à la figure (par ricochet à la sienne).

Comme à chaque fois que j'ai eu un chagrin d'amour, mon mari était mon soutien. A ma dernière rupture, j'ai pris sur moi de ne pas en parler de suite, j'ai digéré le plus gros avant cela. Je désire que les ricochets soient moins lourds pour lui et faire preuve de plus d'autonomie désormais. Du coup, j'ai été plus sereine (aussi ce fut une rupture en dialogue et concertation, bien qu'à mon initiative)

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Camille_B

le lundi 24 juillet 2017 à 14h31

J'ai connu ça récemment avec un chagrin d'amour récent de mon épouse. Je suis la seule personne à qui elle peut en parler, car c'est pas forcément facile d'avouer ses polyamours à son entourage ( surtout au début ).

C'était assez dur. Pas à cause de la jalousie ( sentiment que je n'éprouve que rarement, même dans ce domaine ), mais simplement à cause de la charge affective.

J'aime beaucoup le terme de "soutien". C'est vraiment ça. Aider une personne à traverser une épreuve c'est vraiment essayer de l'aider à porter une charge avec elle. Et parfois la charge est très lourde, même quand on est deux.

Mais je préfère cela au fait de la voir s'écraser sous un tel poids.

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bonheur

le lundi 24 juillet 2017 à 14h36

Oui, ça fait partie du lien. L'hypersensibilité est à la fois un avantage et un inconvénient. D'ailleurs, c'est valable aussi pour porter le lien qui unit deux personnes. Seul c'est déséquilibré et demande trop pour l'un, c'est faire seul ce qui devrait se faire à deux.

Choisir de se dévoiler à son entourage c'est devoir accepter d'être rejeté et de couper les ponts. Par contre, ça aide à se faire des relations nouvelles plus sincères. J'appelle cela faire le tri.

Oups, faut vraiment que je parte travailler, grrr !

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Camille_B

le lundi 24 juillet 2017 à 14h38

Bon travail !

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lunel

le lundi 24 juillet 2017 à 19h27

Merci pour vos réponses et témoignages. Je crois qu il me faut donc réessayer de suggérer un dialogue ouvert pour tous et me résoudre à abandonner cette relation si cela s averait impossible. Au nom du respect et de la confiance. D autre part tenter de calmer mes pulsions sexuelles, afin de ne pas commettre d impaires. Qu il est parfois compliquer de porter la responsabilité de la conscience des choses! Face à un monde si peut prêt à la communication et à l empathie. Merci.

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lunel

le lundi 24 juillet 2017 à 19h28

'J Par contre, ça aide à se faire des relations nouvelles plus sincères...' je le souhaite a tous .

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