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Comment parler de polyamour et/ou relations libres à quelqu'un qui nous plaît ?... (1ère expérience...)

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Acajou

le dimanche 18 juin 2017 à 12h17

bonheur
elle m'avait mise à l'épreuve, tester (ce mot ayant été employé). Je n'ai pas apprécié du tout. D'ailleurs les propos furent que j'avais trop facilement passé le test et qu'il allait devoir trouver autre chose de plus compliqué. Un peu comme si l'amour que j'avais était à justifier. Personnellement, j'aime et je n'ai pas à passer d'épreuve afin de le prouver.

C'est un mécanisme défensif ça.
Je pense que sur le moment j'ai lancé ça parce que c'était la 1e chose qui me passait par la tête, et que j'avais envie de prendre le risque, même si j'avais un peu peur.
Il y a des trucs qui me font trop souffrir pour que je puisse m'y risquer sans connaître le terrain avant. Comme la question du consentement notamment.
Je me suis jeté dans le vide sans avoir pu verbaliser avant.

C'est comme moi si je dis, j'ai envie qu'on m'embrasse par surprise, s'ils ne veulent pas car c'est trop pour eux je comprends, mais plein de gens vont culpabiliser par rapport à moi et croire qu'ils me font du mal à moi, alors que non, et je ne comprends pas pourquoi la position "d'agresseur" peut être désagréable pour eux alors qu'ils ne risquent pas de mauvaise réaction de ma part..

L'amour que tu ressens est à travers tes valeurs à toi. Aimer pour moi se traduira par des actes différents. Il n'y a pas de notion universelle de ce qu'est l'amour, à part que c'est un ressenti, mais dans les faits, pour certains aimer c'est respecter, pour d'autres c'est complètement autre chose...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Minora

le lundi 19 juin 2017 à 12h58

Acajou
C'est comme moi si je dis, j'ai envie qu'on m'embrasse par surprise, s'ils ne veulent pas car c'est trop pour eux je comprends, mais plein de gens vont culpabiliser par rapport à moi et croire qu'ils me font du mal à moi, alors que non, et je ne comprends pas pourquoi la position "d'agresseur" peut être désagréable pour eux alors qu'ils ne risquent pas de mauvaise réaction de ma part..

Si je peux me permettre, ça, ça dépend par qui. Et ça n'est pas une boutade. Si quelqu'un me plaît que je lui plais aussi, que l'on en est à la phase du flirt, du "je crois que je lui plais" mais je ne sais pas comment faire, du "on se tourne autour et ça nous réjouit", le baiser par surprise, me réjouira certainement. Mais si quelqu'un s'intéresse à moi, que je ne l'ai pas vu venir ou, pire, que je le sens mais que ça n'est pas partagé, je vivrai le baiser par surprise comme une agression.

Et si quelqu'un verbalise qu'il en rêve, soit je ne suis pas intéressée et dans ce cas, ça m'amusera probablement mais c'est tout, soit je suis intéressée et je ne le ferai que si la situation s'y prête, si je le sens à ce moment là, si j'ose, si... si tellement de choses en fait. Il ne suffit pas de l'autoriser pour le susciter.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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MultiP (invité)

le dimanche 20 août 2017 à 11h18

Bonjour à tou-te-s ! :)
Je reviens, deux mois après, vous donner quelques nouvelles...
D'abord je voudrais remercier toutes les personnes qui m'ont lue, ont pris le temps de réfléchir à ma situation et de me répondre : cela m'a énormément aidée...
Je sais que j'ai mis beaucoup de temps à répondre (deux mois quand même ^^) mais j'avais besoin de ce temps pour faire un peu le point, le tri, prendre du recul. Ca n'a pas été évident...

Ce qui a été très dur à gérer, c'est l'attitude de Will, et la culpabilité qui en découlait.

Depuis que je vous ai écrit, les choses sont allées de moins en moins bien avec Will. Il est devenu de plus en plus renfermé, froid, puis agressif, voire presque méprisant dans certains de ses propos. Envers moi, mais pas seulement, envers les autres membres du groupe également. Cela a mené à une situation où nous avions tous la "trouille" de venir en répète, nous guettions l'humeur de Will en nous demandant comment ça allait se passer... J'en ai discuté avec les deux guitaristes, dont je suis la plus proche (seul un était au courant de mon attirance pour Will). Nous avons convenu qu'il n'était pas possible de continuer un projet musical avec quelqu'un qui renvoyait autant de dédain et de froideur, et que si ça ne s'améliorait pas spontanément, on lui ferait une sérieuse mise au point.

Cette mise au point n'a pas eu lieu, car l'humeur de Will s'est subitement améliorée, et alors que je me sentais mal avec lui depuis des semaines parce qu'il ne se montrait plus du tout rieur, complice, agréable, gentil, mais froid, dédaigneux, impatient... Un jour, lors d'une répète, il est redevenu "comme avant". Ca a été très perturbant, un tel changement. Nous avons, d'un commun accord, décidé de ne rien lui dire, vu que ça allait mieux, mais par contre, à la prochaine réflexion ou attitude déplacée, nous cadrons les choses tout de suite.

Quand je dis "nous"... Je devrais plutôt dire "je"... Mes ami-e-s musicien-ne-s m'ont tous les 3 avoué que je serais la mieux placée pour discuter franco avec Will, car j'étais la plus proche de lui. C'était surement vrai il y a quelques mois, mais maintenant je n'en ai plus l'impression...

Tout me semble tendu quand nous discutons tous les 2. Il n'y a plus les délires complices comme avant, la légèreté de communication, il n'y a plus d'intérêt bienveillant de sa part, mais au mieux, de la simple politesse. C'est pesant, c'est une situation que je regrette.

J'ai beaucoup, beaucoup culpabilisé, je me suis beaucoup remise en question, ma zébritude était à son max et j'ai ruminé pendant des semaines, m'interrogeant sur l'attitude de Will, me demandant si mon texto avait quelque chose à voir avec, ou pas du tout... Me demandant pourquoi il était si difficile, qu'est-ce que j'avais bien pu faire, ou nous, les membres du groupe, pour mériter une attitude pareille ? Finalement, en en discutant avec plusieurs ami-e-s, j'en suis venue à la conclusion qu'il était très probable que son attitude vienne de choses complètement extérieures au groupe (problèmes de santé dont il m'avait un peu parlé, famille, ex...) et influent sur son humeur, qui parasite ensuite l'ambiance créative et détendue du groupe.

Mais même en comprenant que Will puisse vivre des choses difficiles (gros problèmes aux épaules qui lui font des douleurs chroniques, qui s'accentuent quand il joue de la batterie, alors que c'est sa passion... Et qu'il a déjà dû quasiment renoncer à son autre passion à cause de ces douleurs : la voile...), je trouve, et les autres musicien-ne-s aussi, que ce n'est pas une raison pour agir comme un gros con. On vit tous des choses très difficiles au sein du groupe, parce qu'on est tous humain-e-s, et on fait en sorte que cela influence le moins possible les autres. Si c'est trop dur, on ne vient pas jouer, je l'ai déjà fait. Si on tire la gueule, on dit un petit mot rassurant pour pas que les autres soient déstabilisés ("Désolée les gars, c'est dur en ce moment, mais ça me fait du bien de jouer avec vous, même si je ne le montre pas"...)

Finalement, j'ai décidé de ne rien dire à Will concernant mon attirance, car plus j'y réfléchissais, moins j'avais l'impression que ça servirait à quelque chose. Je me suis donc juste arrêtée au texto envoyé debut juin.

Mais son attitude a malgré tout empiré, au point où je partais souvent la boule au ventre en répète, et que je revenais parfois en pleurant presque d'incompréhension (hypersensibilité et hyperempathie des zèbres, merci...)

Mon amour Alex a fini par s'en inquiéter, et m'a dit qu'iel pensait qu'il fallait que je laisse tomber avec ce gars. Que cela n'enlevait rien à notre discussion sur les relations libres, mais que ça ne se ferait pas avec cette personne, clairement.

Finalement iel a raison. Je ne suis pas sure que Will me fasse du bien, et que je puisse lui apporter quelque chose... Je l'aime beaucoup, mais il me semble très torturé (et des ami-e-s à moi m'ont dit la même chose).

Voilà où ça en est. Le groupe est un peu en pause vu que c'est l'été. J'ai eu Will au téléphone l'autre jour pour discuter d'une prochaine date. Son humeur s'est améliorée, ce n'est plus la froideur et la condescendance qu'il a pu avoir envers moi avant les vacances... Mais ce n'est plus non plus la complicité que nous avions. Une simple politesse, un peu retenue. Qui me rend un peu triste, qui me fait penser que j'ai perdu un ami.

Ce n'est pas grave, je suis de plus en plus sereine :) Et de plus en plus convaincue que je n'ai pas du tout mal agi dans cette histoire. C'est son histoire à lui qui fait ce qu'il est : finalement je ne pense pas avoir joué un grand rôle là-dedans. Je suis contente de pouvoir continuer à faire de la musique avec lui, tout en étant suffisamment déterminée à ne pas le laisser à nouveau pourrir l'ambiance du groupe (lui mettre les points sur les i, s'il le faut, mais avec bienveillance, ne me fait pas peur).

Quant aux fantasmes... Ils sont toujours là, mais ne sont plus que sexuels. Assez logiquement, ayant perdu la complicité que j'avais avec lui, je ne m'imagine plus du tout partir en week-end avec lui ou quoi que ce soit... Nous n'avons plus eu de conversation profonde depuis trop longtemps et le terreau de mes fantasmes s'en est trouvé apauvri.
Finalement, le sexuel n'est pas ce qui me fait le plus vibrer... Sans connexion émotionnelle et intellectuelle, Will devient un homme comme un autre. Je ne ressens plus du tout le désir que j'ai pu ressentir. C'est peut-être mieux ainsi !

Ce que je sais, c'est qu'une fois de plus, la personne sur laquelle j'ai pu le plus compter, et qui m'a soutenue avec une compréhension bienveillante incroyable, c'est ma chérie. Finalement, cette histoire douloureuse nous a rapprochées, et m'a prouvé, une fois de plus (comme si c'était nécessaire...) qu'iel m'aime et que je l'aime comme c'est pas permis :)

Le polyamour m'intéresse toujours ! Mais j'attends d'avoir pris encore plus de recul pour lire "La Salope Ethique" et y réfléchir à nouveau. J'attends d'être complètement débarrassée de la culpabilité restante et que mes émotions et pensées s'apaisent encore plus.

Néanmoins, ça m'apporte toujours beaucoup de venir sur ce forum, et ça m'aidera et me fera plaisir de vous lire, si jamais vous souhaitez partager votre avis sur ces lignes :)

Merci pour votre écoute et votre soutien ! Beau dimanche ensoleillé ! :) (je pars à la plage, héhé ^^)

Bises,

MultiP

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Acajou

le lundi 21 août 2017 à 03h04

Merci de ton retour, c'est vrai je me demandais aussi ce qu'il en était pour Will et toi, j'avais été touché par ton témoignage.

Le ressenti que tu peux avoir envers une personne me fait toujours rêver. J'imaginais même pire, une rencontre, mais je ne sais pas si ça te ferait plaisir ou si j'ai écrit un peu trop de trucs limites, dans les derniers posts. Est-ce que ça t'a posé un problème, et est-ce que j'ai une chance de ce côté-là ?

Je vois que tu as enduré des épreuves avec cette histoire, après je ne suis pas à ta place, il y a sûrement des éléments que je n'ai pas, donc ce que je vais dire vaut ce que ça vaut, mais je trouve bien dommage que les choses n'aient pas été dites.

Lui n'est pas dans ta tête et il ne peut pas deviner que tu te poses toutes ces questions, que tu avais autant d'intérêt pour lui, et que tu culpabilisais à ce point d'avoir fait éventuellement quelque-chose de mal.
Le grand risque du non-dit c'est de s'imaginer pire que ce que la situation, d'être à côté de la plaque, de se faire du mal pour des choses que l'on suppose, et qui ne sont pas forcément la pensée de l'autre.

Il a son histoire, son vécu, si des choses lui font mal, sa sensibilité a été forgée par ses expériences passées, cela ne peut pas être de ta responsabilité étant donné que tu arrives après. Tu as l'air de t'en vouloir que ce texto puisse être un élément déclencheur, mais encore une fois on ne sait pas. Il n'a finalement pas dit grand-chose sur les raisons de son mal-être et de ses variations d'humeur. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas arrivé à se confier à toi directement.

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MultiP (invité)

le vendredi 01 décembre 2017 à 02h06

Bonsoir à tous et toutes !
Il y a plusieurs semaines je suis venue répondre et donner de mes nouvelles en un long message, qui malheureusement s'est effacé… ça m'a beaucoup saoulé je n'ai pas eu le courage de tout retaper. Voilà pourquoi je reviens avec encore un peu plus de retard ^^

(je précise que tout ça a été écrit avec une dictée vocale, donc ne vous offusquez pas s'il y a des fautes ou des mots manquants ^^ )

Merci acajou avoir pris le temps de répondre à mon dernier message ! :) Ne t'inquiètes pas, je n'ai absolument pas jugé tes messages, d'autant plus lorsqu'il s'agit de témoignages de vie… Je n'ai donc aucun problème avec ce que tu as écrit :) Mais je t'avoue que dans ce fil de discussion, je ne cherchais pas particulièrement des rencontres. Mais plutôt des témoignages, des avis, des conseils sur une situation qui m'a beaucoup beaucoup pris la tête. Et j'y ai trouvé exactement tout ça, ce qui est vraiment fabuleux :)

Il s'est passé beaucoup beaucoup de choses depuis la dernière fois ! Globalement, tout va mieux :) J'ai fini par dire clairement à Will ce que je ressentais, nous avons pu nous expliquer et nous sommes à nouveau complices, proches l'un de l'autre, naturels et bienveillants l'un envers l'autre… Je suis immensément soulagée, j'ai vraiment eu peur de perdre un ami…

L'été a été assez difficile, et j'ai fini par discuter de mes sentiments pour Will avec une très bonne amie, guitariste dans mon groupe. Le fait de pouvoir en parler à quelques personnes de confiance autour de moi, et d'avoir des retours compréhensifs, m'a beaucoup aidé.

Alors, 2 jours avant que nous jouions à la crémaillère d'amis à nous, j'ai envoyé ceci à Will :

« (je venais de lui demander de ses nouvelles, ce à quoi il avait répondu de façon évasive, comme d'habitude depuis plusieurs mois…) Cool alors ! :) Tu sais quand je te demande si ça va c'est pas juste une question rhétorique, c'est une question empathique comme j'en adresse à mes amis. Je sais pas trop ce qu'il s'est passé mais depuis juin j'ai l'impression de t'envahir, de te saouler…. De t'agacer. Je ne me sens plus naturelle avec toi cause de ça, et je ne te sens plus naturel avec moi non plus. Ça me manque de déconner avec toi ou de discuter de trucs plus intéressants que juste la routine du quotidien… mais j'ai tellement le sentiment de provoquer de la gêne/de l'énervement chez toi que ça me paralyse. Je suis vraiment désolée si j'ai fait ou dit quelque chose qui te causait cette gêne, je ne voulais pas te blesser. Je n'aurais pas accepté de faire de la musique avec toi si je ne tenais pas à toi, mais si ça reste tendu comme entre nous comme ça, clairement je vais avoir du mal à me lâcher, être créative et prendre confiance en moi pour composer… si ya un souci, je trouve important qu'on en parle, surtout si ça affecte notre projet musical. Et je suis prête à me remettre en question, je le fais déjà… je ne te reproche rien, je t'exprime juste les choses comme je les ressens. Je n'attends rien de toi, donc pas de pression. J'ai l'habitude d'être transparente avec les gens à qui je tiens, et garder mes interrogations et mes ressentis pour moi devenait trop dur. Merci de ton « écoute », bises. »

Will a répondu à ce message le lendemain, malheureusement j'ai supprimé son texto par inadvertance alors que je voulais le garder pour pouvoir vous l'écrire… mais en substance il m'a dit ça :

« Salut MultiP, en fait voilà après le texto du bar je n'ai pas su quoi te répondre ne voulant pas être blessant (après j'ai peut-être mal compris) je tiens à toi en tant qu'amie et en tant que personne. En ce moment j'ai tendance à me renfermer, mais faire de la musique avec vous reste le meilleur remède ! :) »

J'ai été immensément soulagée qu'il crache enfin le morceau ! ! ! Je n'ai pas pu m'empêcher de penser "3 mois pour ça ! !" Que se serait-il passé si je n'avais pas mis les pieds dans le plat ? ? Comme tu le disais acajou, j'ai l'impression que Will n'est pas du tout à l'aise pour parler de ses ressentis et peut rester très longtemps paralysé, bloqué sur une situation sans savoir comment agir… c'est un sacré cornichon quand même.

J'ai répondu que j'étais contente qu'il me répondre honnêtement, que je me doutais que c'était ça…et voici la suite de ma réponse :

« Ce que j'ai voulu te dire en gros dans ce texto c'est " mais t'es con ou quoi ? Tu fais ton modeste qui se fait jamais draguer, pauvre bichon, alors que moi ce soir je t'ai trouvé attirants, et j'ai essayé de te le faire sentir… mais comme j'ai à peu près aucune expérience du flirt et la confiance en moi d'un haricot vert, c'est sûr que t'a pas du tilter !…" Voilà, c'est tout… c'est bête hein. Tu sais, tu n'es pas le premier de mes amis pour lequel je passe par une phase d'attirance et d'ambiguïté émotionnelle… et tu seras certainement pas le dernier. Tu vois moi aussi je suis un cœur d'artichaut ! ^^ Il m'est arrivé la même chose avec un très bon ami, sauf que je ne lui en ai jamais parlé, parce qu'à l'époque ça me faisait grave flipper. Maintenant, je sais qu'il peut m'arriver, quand j'ai une connexion intellectuelle profonde avec quelqu'un, que je me sens proche de cette personne, qu'en plus je ris bien avec elle et partage avec elle un aspect important de ma vie (là, la musique), et qu'accessoirement la personne n'est pas désagréable à regarder, il peut m'arriver que mon cœur et ma tête s'emballent, et que des sentiments nouveaux apparaissent. C'est enivrant, c'est comme un bon Rhum, mais ça peut rendre maladroite… ;) quand je dis « sentiment », je parle d'une ambiguïté émotionnelle envers un bon ami, pas d'une envie de mariage–bébé–pavillon–monospace hein…XD mais tu vois, c'est passé tranquillement :) comme avec mon ami… et tu n'as rien à craindre, je te considère comme un ami, rien d'autre, et c'est parfait :) l'amitié est pour moi 1000 fois plus précieuse qu'une impulsion ou un élan passager… je crois juste que j'ai beaucoup beaucoup d'amour en moi et que j'ai envie d'aimer la terre entière… :) #bisounours
une dernière chose importante que tu dois savoir : j'ai parlé à Alex de tout ça, dès que j'ai commencé à ressentir une forme d'attirance pour toi. On en a parlé, et cette conversation est entrée dans le cadre d'une réflexion plus globale qu'on a depuis quelque temps sur notre relation. On se connaît depuis tellement longtemps, et on a tellement partagé, qu'on ne veut pas s'enfermer dans une relation exclusive culpabilisante. On veut s'autoriser à vivre ce qu'on a envie de vivre, même si ça implique d'autres personnes, en restant dans le respect de tout le monde :) Alex a donc toujours été à l'aise sur mes moments d'ambiguïté émotionnelle amicale, et je suis pareille quand ça lui arrive… voilà, j'espère ne pas être passée pour une nymphomane qui drague derrière le dos de son amoureux… :/
1 dernière chose : dans ton message, tu dis que tu tiens à moi et que tu ne voulais pas être blessant… je tiens à toi aussi :) et je sais que tu n'as jamais eu d'intention méchante… mais je me suis sentie blessée par le rejet et l'évitement que j'ai observé en toi, vis-à-vis de moi. Je ne t'ai plus reconnu… j'avais en souvenir un gars taquin mais pas méchant, bienveillant (la fois où tu m'as rassurée après le concert du bar machin qui s'est mal passé m'as beaucoup touché, tout comme tes encouragements pour le chant…). Et avec cette histoire de texto, qui a créé en toi un malaise (ce que je comprends complètement, encore pardon…), j'ai eu l'impression que tu n'arrivais plus à être gentil avec moi. Ça m'a renvoyé à d'anciennes relations amicales ou on me confondait avec un paillasson, et c'était dur à vivre tout en alimentant ma culpabilité. Je sais que tu ne le voulais pas, et c'est ce qui compte, mais j'avais besoin de te le dire :) merci de ton écoute.

On s'est tous aperçu que tu traversais une mauvaise passe, depuis plusieurs mois… je pense qu'on aura besoin d'en reparler tous ensemble, avec toi, par ce que ça a beaucoup affecté le groupe. Mais ce n'est pas le propos de mon message. Je veux te dire que tu n'es pas tout seule : si ça ne va pas, je ne suis pas sûre que le repli prolongé et le verrouillage de ton cœur soit efficace sur le long terme…c'est dur, mais, parler, meme pas beaucoup, se confier, pleurer, s'énerver, rester à côté de quelqu'un de confiance et se reposer un peu sur cette personne, silencieusement… ça apaise, ça clarifie les idées, ça aide à aller mieux :) je souhaite de tout mon cœur que tes soucis s'arrangent… que tu sois heureux et en paix. Sache que les membres de ton groupe ne sont pas juste des musiciens, ce sont aussi des êtres humains qui comprennent quand c'est dur, et des amis qui sont là pour toi. Je suis contente que jouer avec nous te donne la pêche… :) merci Will pour ta franchise. Voilà, tout va bien :) et prend mon texto un simple compliment ! C'était le but :) bises à toi et si jamais on en éprouve le besoin, on pourra en reparler. À tout à l'heure ! :)"

Que pensez-vous de cette réponse ? ? J'en suis assez contente :) quelques heures après, il m'a répondu, et je m'en veux trop, j'ai supprimé son texto sans faire exprès., alors que j'avais envie de le garder… mais en gros ça donnait :

« Salut MultiP, merci pour tes messages, tu es vraiment une chouette fille et je suis super content de faire de la musique avec toi ! Bises, à tout à l'heure !"

dans mes souvenirs ce texto est un peu plus chargé émotionnellement… mais en substance c'était ça qu'il disait :) ça m'a fait un bien fou, j'ai souris comme une dingue en le lisant, avec le sentiment qu'un poids énorme semblait partir de ma poitrine, et bizarrement, même si Will n'a pas vraiment répondu à tout ce que je lui ai mis dans mon message, j'ai pris cette réponse pour une conclusion, pour un signe que désormais il ne m'en voulait pas, qu'il ne me trouvait pas bizarre, qu'on était toujours amis, ça m'a tellement rassurée ! Quelques heures après on s'est donc retrouvé pour jouer à la crémaillère d'amis à nous, c'était vraiment chouette, et à la fin du concert, quand tout le monde est sorti griller des chamallows autour du feu de camp, on s'est retrouvé tous les 2 à ranger un petit peu le matériel… Et Will a pris un micro et s'est mis à chanter, moitié en déconnant, moitié sérieusement. Je savais qu'il avait commencé à prendre des cours de chant, et je l'avais beaucoup encouragé, car je trouve qu'il a une belle voix, et parce que je trouve qu'une voix grave apporterait beaucoup à notre groupe (j'ai plutot une tessiture aiguë), donc j'encourage un peu tout le monde qui se met au chant, surtout les gars ^^ comme c'est ma passion... Will a commencé à chanter, alors j'ai pris un autre micro, et je l'ai rejoint. On en a chantées comme ça quelques unes, 3 ou 4… et c'était tellement bien ! C'était la première fois qu'on faisait ça. J'ai l'impression que c'est vraiment à ce moment là qu'on s'est rapprochés, implicitement, par la musique, qu'on s'est dit sans mots qu'on tenait l'un à l'autre, qu'on s'est trouvés un peu cons aussi... et que tout allait bien se passer maintenant… c'était vraiment un moment très fort :)
après, dans le reste de la soirée, on s'est remis à discuter ensemble, avec une insouciance qui m'avait tellement manqué !...

Depuis, on a repris la musique ensemble. On s''appelle à nouveau comme avant, on s'échange à nouveaudes textos pour parler de sortie de bouquins, de séries, il me propose certains projets musicaux... Ce n'est pas exactement comme avant, mais ce n'est pas moins bien non plus. C'est différent, tout en étant décontracté et agréable dans les deux sens, je le sens :) Et c'est le plus important. Même si je suis un peu frustrée de ne pas avoir pu en parler de vive voix avec lui, savoir finalement, ce qu'il a pensé de ce texto, de ma réponse… Mais je suis tellement heureuse qu'on ait pu mettre les choses au point, que ce n'est pas grave.
On en a profité pour lui parler en groupe aussi, de son attitude vraiment difficile, et je suis contente car on a vraiment réussi à trouver les mots, et il était vraiment très ouvert. On est repartis du bon pied !

Et si je vous écris ce soir, particulièrement ce soir, c'est parce que je viens de rentrer d'une soirée où il jouait avec des amis, où je devais à la base chanter avec eux, mais finalement ils n'ont pas eu besoin d'une voix. Mais j'avais quand même très envie d'aller écouter tout ça, et je crois qu'il ne s'attendait pas à ce que je vienne, pensant peut-être que j'aurais la flemme comme je n'étais plus censée chanter... quand je suis rentrée dans la salle, trempés par la tempête, j'ai vu qu'il était réellement content de me voir, et qu'il ne s'y attendait pas. C'était vraiment agréable de voir que ma présence pouvait lui faire plaisir comme ça :) la soirée était vraiment cool, et au moment où je suis partie, il m'a dit que ça lui avait vraiment fait plaisir que je vienne. Je le sentais vraiment sincère, il avait un regard et un sourire particulier… bon, très honnêtement, le genre de regard et de sourire qui me fait encore complètement craquer ! XD Oui, voilà, j'ai un peu menti dans ma réponse à Will: ce n'est pas tellement passé, cette attirance et je ne le vois pas seulement comme un ami… pour être honnête… mais ça ne me tourmente plus, je ne pense plus à lui tous les jours, je ne culpabilise plus, je ne ressens plus d'angoisses… En revanche, mon attirance pour lui est toujours la, peut-être qu'elle sera toujours là. Et ce n'est pas grave ! C'est même très plaisant :) et aussi u peu frustrant car j'aimerais bien lui plaire, au fond… j'ai toujours l'espoir un peu idiot qu'un jour on s'embrasse, ou qu'il me dise que je lui plais, ou qu'on flirte… je sais bien que bientôt, il trouvera une copine, et je sais que j'aurai quelques jours un peu difficile, que ce ne sera pas facile à admettre. Avec mon autre ami que j'ai mentionné, où j'ai ressenti une attirance et des tourments à peu près similaire (à la différence que je ne lui ai jamais rien dit), j'avais eu un petit peu de mal à avaler le moment où il m'avait dit qu'il avait une copine. Et après, finalement, ça m'avait beaucoup apaisé de le voir heureux comme ça :) vous croyez que c'est ça, la compersion ? En est-ce une forme ? Ça ne m'empêche pas de toujours fantasmer sur lui, et je pense que je fantasmerai toujours sur Will même quand il aura une copine, mais ça m'a rassurée dans le sens où ça y est, il avait quelqu'un pour le rendre heureux. Mais ce sera bien aussi ça m'aidera à passer le cap :)

Et là je suis rentrée tout à l'heure avec la ferme conviction qu'il fallait absolument que j'aille à un café poli !! ^^ Voilà tout ce que cette histoire m'aura apporté de positif : je me connais mieux, je m'accepte mieux comme je suis, et surtout, le fait de pouvoir parler de relations libres avec Alex nous a rapproché comme c'est pas possible. Nous avons réalisé que nous nous aimions tellement, et que nous avions tellement confiance l'un en l'autre, que nous voulions nous permettre d'être heureux de toutes les façons possibles, même avec d'autres. C'est assez dingue, quand on y pense !! Certains ont cru que ça nous détruirait mais au contraire, je ne me suis jamais sentie aussi libre et bien dans ma relation avec Alex :) Même si tout ça reste très théorique pour le moment, on en a conscience !

voilà.

Merci en tout cas. Je ne pense pas que je reviendrai poster sur ce fil, sauf pour répondre à vos messages s'il y en a :) en tout cas merci d'avoir écouté et lu mon histoire, d'y avoir répondu avec tant de justesse, de sagesse et de bienveillance !!

Et pour terminer, sachez que j'ai écrit une chansons sur cette histoire, j'ai mis mes doutes, mes tourments, mes émotions et ma sérénité retrouvée en musique :) et si jamais certain-e-s de vous sont nantais ou nantaises, vous m'entendrez peut-être la chanter au détour d'un bar un soir, et vous vous rappellerez de cette histoire ! :)

Allez, bonne nuit à tout le monde, et à bientôt !

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Acajou

le vendredi 01 décembre 2017 à 13h59

Tout d’abord je tiens à saluer le courage que tu as eu pour finalement lui dire les choses. Ça a dû être une épreuve pour toi. C’est difficile de déconstruire des appréhensions qu’on a sur les réactions des autres, quand on a été habitué depuis l’enfance au rejet ou à garder les choses pour soi.

Je pense que là tu es confrontée à un autre problème, c’est que le désir féminin n’est pas du tout valorisé, ni l’initiative féminine, et ça c’est un des aspects sexistes et patriarcal de la société qui m’insupporte, car j’ai toujours apprécié que les femmes prennent autant d’initiatives que les hommes.
Cela dit, j’ai été éduqué à l’inverse de ce que la majorité des hommes sont, et du coup je me retrouve beaucoup dans les difficultés que tu décris, ou celles de Will. Ça a été un enfer de prendre des initiatives et quand j’ai commencé à le faire, ça a été un peu n’importe quoi.
Pour être honnête, je dirais qu’il y a une partie des hommes qui ne vont pas aimer les désirs des femmes, et une partie qui vont adorer. Je suis de la 2e catégorie, et j’entends des trucs extrêmement insultants de la part des hommes de la 1e catégorie, qui font une sale réputation aux femmes poly ou désirantes, c’est un truc lourd à porter et ça peut être une de tes craintes.

Et c’est cette ambiguïté qui ressort dans ton message, puisque tu dis à la fois que c’est de l’amitié et rien d’autre et en même temps que les fantasmes sont toujours là :

MultiP
tu n'as rien à craindre, je te considère comme un ami, rien d'autre, et c'est parfait :) l'amitié est pour moi 1000 fois plus précieuse qu'une impulsion ou un élan passager… je crois juste que j'ai beaucoup beaucoup d'amour en moi et que j'ai envie d'aimer la terre entière… :) #bisounours

MultiP
En revanche, mon attirance pour lui est toujours la, peut-être qu'elle sera toujours là. Et ce n'est pas grave ! C'est même très plaisant :) et aussi u peu frustrant car j'aimerais bien lui plaire, au fond… j'ai toujours l'espoir un peu idiot qu'un jour on s'embrasse, ou qu'il me dise que je lui plais, ou qu'on flirte… […] vous croyez que c'est ça, la compersion ? En est-ce une forme ? Ça ne m'empêche pas de toujours fantasmer sur lui, et je pense que je fantasmerai toujours sur Will même quand il aura une copine

L’amitié n’empêche pas le désir, ni de passer un moment intime ensemble.
Je pense que ça c’est une construction sociale, qui consiste souvent à des choix très catégoriques.
Tu essayes de le rassurer en lui disant "tu n’as rien à craindre", mais en fait si ça se trouve il craint exactement l’inverse, en tout cas moi je préfère entendre l’inverse car l’amitié je n’en manque pas.
Donc oui je pense que tu arrives à gérer ça à travers la compersion, mais je pense qu’il y a toujours une frustration de ne pas pouvoir céder à tes désirs.

C’est un point de vue complètement personnel, beaucoup de personnes ne le partagent pas, mais parfois, j’ai l’impression que tu culpabilises vraiment pour rien, sérieusement moi si une femme me désirait comme ça, je n’attendrais qu’une chose, c’est qu’elle me saute dessus et qu’elle fasse tout ce dont elle a envie, même si c’est un peu violent. Je n’ai pas peur de mettre des limites si jamais ça va trop loin, mais bon comme mes limites sont loin là-dessus je ne crains pas grand-chose.Beaucoup de gens le vivent comme une agression, mais pas tout le monde, et pas moi c'est sûr.

Concernant les rencontres, oui effectivement si tu est à Nantes c’est un peu compliqué car moi je suis sur Paris, mais je tiens à te dire que le témoignage que tu écris m’a fait énormément de bien, tu ne peux pas imaginer comment. J’ai été éduqué de manière assez ambiguë sur le sujet, du coup ça explique pourquoi je buggais comme Will quand on venait vers moi, une éducation castratrice avec "se mettre en relation c’est pour chien-maison-scénic", des difficultés à exprimer les sentiments, et avec une croyance qui a fait que je pensais que les femmes n’avaient pas de désir et qu’elles faisaient ça seulement par amour. C’est difficile à déconstruire sans imaginer n’importe quoi, j’ai tendance soit à désespérer, soit à me faire des films, un peu comme toi finalement. Je vis ça depuis l’âge de 10 ans, et aujourd'hui 20 ans plus tard je pense, rêve, et fantasme autant que ce que tu le décris. Et du coup quand je lis ton témoignage je me sens nettement moins seul, dans ma bulle imaginaire. J’apprécie beaucoup qu’une femme ait le courage de s’exprimer avec sincérité. Moi en tout cas ça me ferait énormément plaisir de lire une suite, s’il y en a.

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calinou696

le vendredi 01 décembre 2017 à 14h15

Acajou
L’amitié n’empêche pas le désir, ni de passer un moment intime ensemble.
Je pense que ça c’est une construction sociale, qui consiste souvent à des choix très catégoriques.

Pas mieux!

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Acajou

le vendredi 01 décembre 2017 à 15h05

Pas mieux que quoi ?

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artichaut

le samedi 02 décembre 2017 à 00h45

à la lecture de tous ces longs posts, que je découvre aujourd'hui, je me suis dit deux choses

1.
concernant ce qui touche au polyamour, bravo, pour ton volontarisme, tes réflexions, tes discussions avec Alex, tes mises en applications etc

tu te pose plein de bonnes questions, vous les résolvez avec Alex et apparemment avec brio et simplicité

..j'ai juste senti poindre à plusieurs reprises une pointe de jalousie potentielle te concernant
je ne dit pas que "c'est mal"
mais je me demande si tu sera capable de vivre le polyamour quand ce ne sera pas toi qui ira voir ailleurs, mais les autres…
je te souhaite que oui, mais ça ne se fera pas tout seul
celà dit tu as déja rencontré la compersion, alors tout est possible

2.
concernant la plus grosse partie du fil, et qui à mon sens, ne concerne pas directement le polyamour mais plutôt comment entrer en relation amoureuse ("dois-je me révéler auprès de Will"), là par contre j'ai le sentiment que tu es loin du compte et te torture inutilement

là encore je ne dit pas que "c'est mal" (on fait bien ce qu'on peut), mais ça doit pas être facile tous les jours (d'ailleurs tu l'exprime clairement) et tu ne facilite pas non plus la vie des autres

ce que je vois c'est : tu te fait dix mille films dans ta tête, tu poste plein de trucs ici, tu cause avec Alex et une copine, tout ça pour au final envoyer a Will, sur un coup de tête, un texto incompréhensible (genre limite tu lui reproche des trucs, sur lesquels tu ne lui a rien expliqué en amont), et le laisser se démerder avec ça ensuite, et 6 mois après, encore par textos, lui révéler enfin une partie du pourquoi du comment

en plus je ne te trouve pas si sincère que ça dans ce que tu lui dis (tu ménages la chèvre et le chou, et je pense qu'il hallucinerai un peu s'il lisais ce fil en entier) tout en te déclarant "être transparente" avec les gens à qui tu tiens

peut-être je me gourre total, mais j'ai l'impression que tu te complique vraiment la vie

si tu ressent quelque chose pour quelqu'un, de l'ordre d'un début de sentiment amoureux et/ou désir sexuel, mais que comme tu le dis, tu ne voudrais surtout pas gâcher les choses, et est prête à maintenir une relation d'amitié, et bien c'est de cela qu'il faut partir

ça veut dire que l'important pour toi, c'est que la relation existe, que tu tiens a lui, etc
toute ces choses que tu dis dans tes derniers textos, c'est dès le début qu'il faut les dire
c'est en précisant et expliquant toutes ces choses, qu'il peut commencer à prendre la mesure de ce qu'il est pour toi
et seulement après envisager peut-être une relation d'un autre ordre

au lieu de ça, tu semble ne rien lui dire, te raconter des trucs, et attendre en espérant que quelque chose arrive, et comme ça n'arrive pas, bam, tu t'énerves toute seule et lui envoie un texto pour l'engueuler

comment veux-tu qu'il comprenne tes sentiments si tu ne lui dis pas ??

quant à lui sauter physiquement dessus, ou lui faire une déclaration dithyrambique mais sortant de nulle part, ce serait à mon sens pareil que le texto, en pire

après les méthodes sont multiples,
- ne pas attendre de te retrouver par hasard seule à seul avec lui, mais provoquer la chose : lui dire (ça tu peux le faire par texto) que tu veux le voir pour lui parler (et pas juste "pour aller boire un verre" hein)
- ou lui écrire une lettre (peu importe si ça fait "collège" — quoique moi ce que je trouve qui fait "collège" c'est se faire plein de films dans sa tête et ne rien en dire)
- ou lui téléphoner, ou même par texto si tu y tient (ou n'ose pas faire autrement), mais pas 6 mois après

si quelqu'un.e est important dans ta vie, dis le lui, et dis lui pourquoi
et fait le progressivement au fur et à mesure que la relation évolue
ça t'éviteras de te faire des films, et de créer un décalage toujours plus grand entre ce que tu crois vivre, et la réalité de ce que tu met effectivement dans la relation, et donc ce que l'autre peut en comprendre (!)

bon, j'espère que c'est pas trop dur ce que je te dis là
j'ai conscience que c'est pas facile, qu'on nous apprend pas tout ça (ni à l'école, ni dans nos familles)
j'ai conscience que pour une femme ça peut être encore plus difficile (ne pas se contenter d'être socialement passive, tout en réussissant, à ne pas se voir dévalorisé en tant qu' "allumeuse" et cie)

mais quand on prendra enfin soin de nos relations, et qu'on verbalisera clairement ce qui compte pour nous chez l'autre, on arrêtera de se faire des délires amoureux tout seul dans son coin, pour vivre enfin des relations réelles

et franchement que la relation soit "amoureuse", "sexuelle", ou "amicale", la plupart du temps, est-ce vraiment le plus important ?
n'est pas plutôt qu'elle soit intense, partagée, verbalisée ?
c'est pas hyper plus important ça ?

(à moins bien sûr d'aimer se faire des trip, fantasmes et autres délires intellectuels et sensuels,
mais je n'avais pas l'impression que ce soit ça que tu évoquais/voulais
quoique tu ai aussi parlé de ton goût et tes velléités pour l'écriture et l'imagination…)

Enfin pour répondre a ta question initiale de comment « parler de polyamour et/ou relations libres à quelqu'un qui nous plaît ? »
je dirais qu'il faut être la plus sincère possible
raconter que tu as des accords avec ton amoureu.x.se, et que donc iel accepte que tu ai d'autres relations ("amicale" aussi bien qu' "amoureuse" ou "sexuelle") avec d'autres personnes
raconte le d'abord a tes ami.e.s, ça t'entraînera à le raconter aux personnes qui te plaisent sur un autre plan que celui de l'amitié

j'espère t'avoir aidé, et ne pas t'avoir enfoncé plus bas..

c'est pas facile, mais travailler là-dessus, te donnera infiniment de joie dans tes relations et tu ressentira souvent ce que tu dis avoir ressentis en recevant son texto :

MultiP
ça m'a fait un bien fou, j'ai souris comme une dingue en le lisant

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

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loumalive

le samedi 02 décembre 2017 à 14h46

Hello MultiP!

J'ai lu TOUT le fil et... que de sentiments!
Je ne pensais pas y écrire ne me sentant sans doute pas grand chose à apporter, mais le dernier post, d'artichaut me fait réagir.
Je ne suis pas forcément complètement en désaccord sur le fond mais ne trouve pas la forme juste et comme disait Brel: "je sais on fait ce qu'on peut, mais il y a la manière".
Il faut faire un peu attention tout de même au ton que l'on prend aux mots que l'on utilise, c'est des vrais gens derrière, et là c'est clair qu'il y a beaucoup de sensibilité. Le tu tue, ce serait infiniment moins violent dit en pensée positive non?
MultiP raconte comment elle vit, comment elle se bagarre avec ses sentiments, comment elle bouge, avec, avant tout, toute sa sincérité. Bien sûr ce peut être maladroit, bien sûr elle peut faire des erreurs, mais qui est parfait?
Qui n'en fait pas?
Qui n'en a jamais fait pour apprendre à avancer?
Qui peut se permettre de donner des leçons?
Ça peut aider, c'est certain, d'avoir des avis extérieurs, c'est même souvent salutaire, mais de grâce, n'oublions pas la bienveillance, évitons tout jugement!
Ce n'était sans doute pas ton intention artichaut, tu l'as évoqué en quelques lignes, mais à mon sens insuffisantes pour compenser le reste. Tu vois, les maladresses peuvent être partout, et j'ai sûrement les miennes en écrivant ça, toutes mes excuses si c'est le cas!!
Pour en revenir à toi MultiP, puisque c'est quand même avant tout le sujet de ce post, j'aurais envie de te dire, pourquoi tant d'attentes, pourquoi tant de projections pour ce qui pourrait se passer entre toi et will?
Je sais et je connais les pulsions, les éclairs d'envies quand on voit l'autre, quand on y pense.... les moulinettes a tripes qui nous serrent subitement, le bourdon aux oreilles, le batteur à nuages...
Mais tu lui as dit, tu lui as tout dit, tu as vu que comme ça, ça le bloque, ce n'est pas ce qu'il pouvait vivre là, tout de suite, il n'a peut être pas eu les mots, mais c'est clair il a préféré fuir, il n'était, lui, pas prêt pour ça, tu lui as sans doute fait peur. Ça s'appelle juste le consentement, et là, il n'était pas là.
Tu as réussi à désamorcer la dynamique de l'éloignement, réussi à sauver le projet artistique réussi à garder le fil, c'est déjà génial, c'est déjà faire preuve d'un belle intelligence relationnelle.
Mais ne le charge pas trop, n'y mets pas ce que tu voudrais qu'il advienne, évite de broder, pose un peu la machine à rêve.
Vis plutôt l'instant, vis ce que vous partagez, artistiquement et en connivence. Apporte ce que tu peux donner, tout de suite, sans calcul. Savoure ces instants, ils sont riches, mais surtout, ne mets jamais la pression, ne laisse pas l'attente te miner, tu n'arriverais pas à vivre l'instant, et tu compromettrais le lien futur. Ces instants que vous vivez le nourrissent le font grandir, en plus il ont l'air riches, prends les pour ce qu'ils sont, sans y voir forcément la promesse d'autre chose.
Donnes toi le temps, laisse faire les choses, aie confiance, ça va continuer à se nourrir, à s'enrichir et tu verras bien où tout celà vous mènera. Peut-être en arriverez vous à vous toucher, peut-être pas, rien n'est obligatoire, rien n'est inéluctable, ce n'est peut-être pas le plus important.
Vous avez l'immense chance d'avoir un projet artistique commun, de réaliser des choses ensemble, vous restez en vue l'un de l'autre, témoins de vos créativités, de vos réalisations, concentre toi là dessus, plein d'autres choses viendront forcément.
Et puis, autorise toi aussi à regarder ailleurs, ok tu as un truc avec lui, mais quoi, ce peut aussi être le cas avec d'autres. Ça peut te permettre aussi de lui lâcher la grappe, d'éviter de mal vivre son éventuelle rencontre avec une autre...
Il faut que tu aie confiance dans le lien que vous avez tous les deux, il vivra, tant qu'il apporte quelque chose de singulier, de riche d'important pour chacun d'entre vous... et ça n'empêche pas que vous puissiez en avoir plusieurs... ça s'appelle juste du polyamour ;-) !!

Voilà pour mon petit commentaire... J'espère que ça peut t'aider...

Pour ce qui est des cafés poly, il y en a un sur Nantes la semaine prochaine (jeudi), l'événement est publié sur ce site, si ça te dis...

Autrement, je serais ravi de t'écouter dans un bar, je suis sur Nantes, n'hésite pas a donner des infos!

De beaux amours à toi et ne te prends pas trop la tête, croque la vie!!

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

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amoureuse triste (invité)

le samedi 02 décembre 2017 à 19h06

j’ai lu et relu tout le fil de ta discussion MultiP parce-ce qu’elle pose les questions que je me pose..
“comment entrer en relation amoureuse” en voilà une question difficile!
J’ai les mêmes problèmes avec Gilles le garçon que j’ai rencontré il y a 6 mois et dont je suis complètement amoureuse.

Je lui ai exprimé mon ressenti cet été en lui écrivant qu’il me plaisait et du coup il a complètement paniqué . On a essayé de se rencontrer pour parler, on a évoqué les relations libres et celle que j’avais avec mon compagnon mais au lieu d’un début ça été le début de la fin. Il s’est éloigné, a mis la distance avec moi en ne me contactant plus et répondant froidement à mes messages.
En plus Gilles est une personne très sensible mais vraiment très hermétique, il ne laisse rien passer et se protège à l'excès.

Franchement j’ai des sérieux doutes quant à dire avec sincérité les propres sentiments.. Pour moi ça a été un échec total.

Du coup, je sais pas comment faire pour essayer de relier autour d’un dialogue. J’ai tenté de proposer une sortie mais il m’a fait comprendre qu’il en avait pas l’intention. Je voudrais pouvoir lui parler, créer un lien, discuter… La distance qu’il a mis entre nous me fait vraiment mal.

Et mon problème est: est-ce que je devrais essayer d’éclaircir les choses , en lui parlant sincèrement ?. Dans ce cas ma peur est de risquer d’enfoncer encore plus le clou et d’engendrer une fermeture encore plus définitive.

De temps en temps je lui envoie quelques messages , pour bavarder avec légèreté et essayer de mieux se connaitre. Mais la dernière fois il n’a pas du tout répondu.
Ma sensation est celle de parler avec quelqu’un derrière une énorme porte, qu’il n’ouvre pas. C’est vraiment dur et frustrant.

J’ai l’impression que je lui fais peur, ou plutôt l’idée des relations plurielles lui fait peur et du coup il a choisi la fuite.

Comment l’aborder pour avoir la possibilité de le tranquilliser? ou tout du moins de créer un lien, amical, amoureux.. je sais pas!

Mon instinct est de parler sincèrement , mais je vois qu’être trop sincère ou trop direct peut faire fuir, comme cela a fait fuir Will.

Malheureusement je n’ai pas la chance de le fréquenter quotidiennement comme toi MultiP, si on ne fixe pas pour se voir , ben on se voit pas.

Tout ça me fait beaucoup de mal, et je sais pas comment en sortir, ni par quelle porte : Laisser tomber? Essayer de le récupérer? Comment??

Comment je devrais me comporter? comment sortir de cette impasse, en considérant que le seul moyen que j'ai à disposition c'est les texto, ou mail .

MultiP , une question pratique, mais tous ces longs messages à Will tu les as écrit par texto?

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Merlyn

le samedi 02 décembre 2017 à 20h41

Moi j'ai réussi à en parler à quelqu'un de mono récemment, c'est une femme qui était dans un couple mono et elle gère un blog qui parle de fantasy, de films, de romans et qui m'a contacté par Facebook parce que j'étais l'ami d'un ami et que je suis un geek rôliste.

On a parlé de choses et d'autres et elle sait que je suis poly, je n'ai pas eu l'intention de "préparer le terrain" puisqu'elle est en couple mono mais j'avais envie surtout savoir si elle en avait entendu parler.

Récemment on se parle plus souvent, elle a des soucis avec son compagnon qui la quitte en la laissant avec une enfant en bas âge et on se confie beaucoup. Elle m'a demandé ce que ça impliquait d'être poly et comment je gérais ma relation avec une femme mono et je lui ai expliqué que si je voulais avoir une relation avec une autre personne, je devrais en parler à ma compagne qui n'est pas encore prête pour cela.

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artichaut

le dimanche 03 décembre 2017 à 00h18

Peut-être as-tu raison loumalive, peut-être mon post manquait de précautions ou de bienveillance. Et même si ce serait plutôt à MultiP de le dire, tu fais bien par avance de rajouter une couche de bienveillance, si ça te semble utile ou nécessaire.

Ta réponse amoureuse triste me fait réfléchir aussi. Oui la sincérité parfois, n'a pas les effets escomptés, et dans les posts comme dans ce qu'on dit à la personne qui nous intéresse "il y a la manière" (de dire).

J'ai l'impression que trop souvent, on choisit l'un de ces deux extrêmes : ne rien dire (et ruminer tout.e seul.e) ou bien tout balancer en mode "déclaration" (comme dans les films).

Et j'ai l'impression que ces 2 méthodes sont souvent vouées à l'échec (dans un cas il ne se passe rien, dans l'autre il peut se passer que ça fait peur et que l'autre prend de la distance).

Après faut ajouter à ça, la peur de l'engagement, la panique dès qu'on parle de sentiments, et oui il y a beaucoup de gens (principalement des mecs) qui se blindent derrière une énorme porte.

Alors à chacun.e de choisir sa méthode, son degré de sincérité, et surtout son degré de "je te raconte tout d'un coup".

Il me semble que l'on aurais à apprendre du côté du consentement. Appliquer le consentement aux déclarations, c'est à dire, avancer à tâtons et dire à l'autre ce qu'il/elle est prêt.e à entendre, à discuter, au moment où il/elle est prêt.e à l'entendre.

J'ai l'impression qu'il vaut mieux éviter les grandes déclarations et les mots qui font peur. Et plutôt essayer au maximums d'expliquer les choses. Expliquer ce que l'on ressent (qu'elle genre d'émotion précisément : gaitée, joie, manque…), en quoi ou pourquoi l'autre est important pour nous (parce qu'il nous étonne, nous valorise, nous fait rire, nous rassure, etc), de quoi on aurai envie concrètement (se voir plus souvent, passer du temps juste à 2, etc). En donnant des exemples (comme le fait MultiP dans ses derniers messages) pour que soit le moins abstrait, le moins cliché ou le moins effrayant possible.
Mais expliquer tout cela, en se laissant du temps entre chaque chose que l'on dit, en laissant du temps à l'autre, pour savoir si c'est pareil pour l'autre (et si pas du tout, c'est peut-être pas la peine d'aller plus loin...).
Et au passage chercher ces exemples et chercher à détailler précisément les choses, ça aide, à savoir soi-même si on se la raconte et si on fantasme dans le vide ou pas.

Si malgré toutes ces précautions, la sincérité fait fuir l'autre, je serais plutôt du genre à penser : tant pis pour lui/elle ou tant pis pour nous même (accepter de dire des choses c'est aussi apprendre à accepter les refus).
Mais si on peut pas au moins se raconter ce genre de petites choses valorisantes, à quoi bon continuer... ?

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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Acajou

le dimanche 03 décembre 2017 à 02h45

loumalive
Mais tu lui as dit, tu lui as tout dit, tu as vu que comme ça, ça le bloque, ce n'est pas ce qu'il pouvait vivre là, tout de suite, il n'a peut être pas eu les mots, mais c'est clair il a préféré fuir, il n'était, lui, pas prêt pour ça, tu lui as sans doute fait peur. Ça s'appelle juste le consentement, et là, il n'était pas là..

Là ce n'est pas le consentement, c'est une interprétation de ses attitudes, qui est peut être vraie, mais peut être fausse.
Moi aussi j'ai fuit ou dit non, pas mal de fois, alors que je crevais d'envie de dire oui, et je n'ai pas pu parce que j'avais peur de me faire engueuler par mes parents, parce que je flippais pour rien, et je regrette amèrement de ne pas avoir dit oui, 10 ou 15 ans après.
Le consentement, il n'y a que Will lui-même qui peut l'exprimer, et tant qu'ils n'auront pas eu un réel échange sur le sujet, on ne peut pas tirer trop de conclusions hâtives. Après oui il y a un truc qui lui pose problème, mais ce n'est pas nécessairement MultiP elle-même, ce n'est pas nécessairement du rejet...

@ amoureuse triste
La situation que tu décris est la pire que j'ai rencontrée. Une personne avec qui je suis sortie s'est enfermée dans un silence total, même 7 ans après, et je n'ai pas toujours de vraie solution. Mais j'ai compris que la personne qui m'avais mis dans la même situation avait de réelles insécurités d'abandon, et ne concevait pas le poly comme de l'amour. C'est trop insécure et trop douloureux, et il y a un moment où on ne peut pas changer complètement pour une personne, ni renoncer au poly, sinon on n'es plus soi-même et c'est invivable, et c'est pareil pour l'autre, impossible pour lui/elle de renoncer au mono, et ça doit être insupportable. Et il y a d'autres personnes comme ça que j'ai rencontrées.
Parfois il y a un tel décalage que ça serait vous faire du mal, et que finalement il vaut mieux éviter ces personnes. En revanche je trouve ça d'une lâcheté abominable qu'elle ne m'ait jamais dit les choses. J'aurais franchement envie de le dire à la personne en question que je préférais aller voir ailleurs que de la forcer (elle me disait préférer se forcer et je ne supportais pas), qu'elle comprenne que j'ai vécu des abus et que je ne voulais pas lui en faire vivre.

Moi j'ai déjà mis des vents, ou fuit, temporairement, mais ça n'a jamais été définitif, et j'ai toujours essayé de donner une explication derrière. C'est pas concevable pour moi de ghoster une personne à vie.

Sinon @artichaut sur le fond je suis un peu d'accord, même si tu dis les choses un peu brusquement, parfois ça fait du bien de bousculer les certitudes. On n'est pas dans la tête des autres, et il faut se méfier des choses que l'on suppose, surtout quand il y a des non-dits. Derrière un silence il peut y avoir des choses complètement opposées, complètement surprenantes.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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artichaut

le dimanche 03 décembre 2017 à 11h11

Acajou
Moi aussi j'ai fuit ou dit non, pas mal de fois, alors que je crevais d'envie de dire oui, et je n'ai pas pu parce que j'avais peur de me faire engueuler par mes parents, parce que je flippais pour rien, et je regrette amèrement de ne pas avoir dit oui, 10 ou 15 ans après.
Le consentement, il n'y a que Will lui-même qui peut l'exprimer, et tant qu'ils n'auront pas eu un réel échange sur le sujet, on ne peut pas tirer trop de conclusions hâtives. Après oui il y a un truc qui lui pose problème, mais ce n'est pas nécessairement MultiP elle-même, ce n'est pas nécessairement du rejet...

Voilà qui est très vrai. Et voilà pourquoi cogiter solo trop longtemps dans sa tête ne mène pas a grand chose (sauf encore une fois si on aime ça). Et qu'il faut sans cesse aller au turbin, confronter ses hypothèses à la réalité, voir ce que provoque telle ou telle chose dévoilée à l'autre, etc

C'est sûr que ça fait peur et qu'on a des choses à y perdre. Mais comment faire autrement ?

Et encore une fois, pas la peine de lancer des bombes atomiques relationnelles. Des petites choses valorisantes ("je suis content.e de te voir", "ça te dis qu'on se voit plus souvent ?", "j'aime quand tu dis/fait ça", etc) ça permet de commencer à savoir ce que penses l'autre, et de se réajuster en conséquence, avant de passer a des choses plus concrètes ("que penses-tu de notre relation ?" etc), ça permet d'avancer ensemble et non pas solo, et très concrètement de construire ensemble ce qui fera (ou pas) notre relation de demain.

Et si "entrer en relation (amoureuse)" était plus comme une montagne à gravir lentement, qu'un saut dans le vide (avec ou sans parachute) ?

Parce que oui quand on est poly, on a le temps. La relation qu'untel peut développer avec untelle, n'empêche pas ce qu'on pourrait vivre nous. Mais il faut réapprendre qu'on a le temps. Car la société mono-centrée nous dit plutôt : grouille toi, t'as pas le temps, dépèches-toi sinon un.e autre va te le/la piquer, alors on fait des conneries, on est trop brusques, ou on réfléchis cent sept mille ans de peur de rater LE bon moment, ou LA bonne manière de dire les choses en bloc et d'un coup.

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amoureuse triste (invité)

le dimanche 03 décembre 2017 à 18h40

@artichaut j’aime bien ta façon claire de poser les bonnes questions .. l’image de la montagne au lieu du saut en parachute et l’idée de prendre son temps.
Je trouve ça juste. je me sens complètement démunie dans ces situations , en plus là je me suis plantée et je voudrais tellement récupérer.
Je pourrais peut être essayer d’éclaircir tout doucement ce que j’ai voulu dire quand je lui ai dit qu’il me plaisait…
C’est vrai, ça veut dire quoi? chacun y met de son imagination.

tu écris (pardon je comprends pas comment citer):
“J'ai l'impression qu'il vaut mieux éviter les grandes déclarations et les mots qui font peur. Et plutôt essayer au maximums d'expliquer les choses. Expliquer ce que l'on ressent (qu'elle genre d'émotion précisément : gaitée, joie, manque…), en quoi ou pourquoi l'autre est important pour nous (parce qu'il nous étonne, nous valorise, nous fait rire, nous rassure, etc)"

c’est vrai! après c’est pareil faut doser juste, surtout au début.. sinon ça risque de l’effrayer à nouveau.
j’ai pas grand chose à perdre vue la situation de blocage complet dans laquelle je me trouve désormais.

@Acajou le silence je trouve que c’est la pire des choses, ne pas savoir, ne pas comprendre, c’est pire qu’un rejet clair.

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