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Maltraitance, manipulation, abus et violences dans les relations alternatives à la monogamie.

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raz

le samedi 27 mai 2017 à 20h18

Je suis tombé sur cet article qui m'a semblé intéressant.

Qu'en pensez-vous ?

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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EliC

le dimanche 28 mai 2017 à 18h28

je suis l'auteure de cet article.

Je viens de lancer un appel à témoignages car je vais présenter ce sujet lors de la 2e conférence sur les non-monogamies à Vienne (Autriche)

/discussion/-bwg-/Appel-a-temoignage-sur-la-maltra...

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Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 03h25

L'article est effectivement intéressant.

Mais je vais parler des choses qui fâchent, une chose me gêne, le passage sur le bannissement systématique des "responsables des violences".
Je trouve cela pas digne d'une psychothérapeute, de colporter ce type d'analyse. Je me sens personnellement visé. Cet article sur le polyfake est une humiliation totale, et déshumanisante. Je comprendrais que l'article de Brigitte Vasallo puisse être repris de la part d'un-e poly avec des connaissances basiques en psy, mais pas de la part d'un-e professionnel-e.

Exclure une personne "toxique" permet que cette personne soie obligée de se remettre en question, et cela protège temporairement les autres, mais cela ne règle absolument pas le problème. Cela ne fait qu'enfermer encore plus la personne "dangereuse" dans ses comportements, alors que faire s'exprimer cette personne sur ses ressentis, incohérences, ou son passé, est bien plus efficace.
Comprendre les raisons et pouvoir les mettre sur la table, sans jugement, pour que ça puisse être entendu entre les protagonistes, est bien plus constructif.

Parmi les personnes "dangereuses" il y bien souvent des gens qui ont été maltraités, j'en fais partie et je connais beaucoup de personnes dans ce cas-là. L'humour est une question de survie, et beaucoup d'agresseurs ont été victimes dans leur enfance. Le patriarcat est une des raisons, mais il n'y a pas que celle-là, loin de là. Se contenter de mettre les méchants dans une case est une analyse très simpliste pour se dédouaner de toute responsabilité sur les gens qui ont été exclus de la société.

J'ai d'ailleurs laissé mon témoignage sur le forum il n'y a pas longtemps...
/discussion/-bvI-/Reves-d-amour-et-de-polyamour-ma...

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kill-your-idols

le lundi 29 mai 2017 à 10h56

J'ai lu l'article, et j'ai de la peine à voir où est la manipulation dans tout cela. Je vois plutôt des personnes qui font en toute conscience des choix qui les rendent malheureux, et qui se plaignent ensuite que les autres personnes tiennent leur propos.

Si on examine chaque cas en détail:

1) Jade connaît bien les règles de Martin et Pierrette, mais décide quand même de vouloir les changer. Et en conséquence elle se fait éjecter de la relation sans trop de merci.

2) Pourquoi Melissa veut savoir ce qui se passe entre Toby et Béatrice? Ok, Toby et Béatrice ne sont pas heureux, mais en quoi cela regarde Melissa?

3A) Cela explique bien pourquoi je ne veux plus de relations à l'intérieur de la communauté polyamoureuse. La communauté polyamoureuse est trop petite et tout se sait. Dans ce cas, Déborah devrait quitter Sylvain tout de suite, et changer cercle d'amis.

3B) Pourquoi Dominique a attendu de trouver une nouvelle relation pour quitter Cyrille? Normalement, dès que quelqu'un se comporte aussi mal avec moi, je le vire sur-le-champ!

4) Entre les livres, le net et les rencontres en vrai, il y a tout un tas de ressources sur le polyamour. Anastasia a plein de ressources pour comprendre ce qui se passe.

5) Cela confirme ma très mauvaise impression des psy. Là aussi la solution est simple: Paul devrait arrêter la relation abusive et continuer avec l'autre.

6) Là aussi, pourquoi Boris se fait faire cela par Amandine? On voit clairement qu'il n'est pas heureux dans sa relation. Donc, pourquoi continuer?

7) Vu que Patrice n'a pas reconnu l'enfant, celui-ci n'est pas son fils, mais uniquement le fils de Mathilde et Daniela. Ce qui se passe entre Mathilde, Daniela et leur enfant ne lui regarde pas. Daniela a raison de vouloir couper les ponts.

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Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 15h48

Peut-être une des explication est que ces personnes ont des fragilités et que se confronter à la difficulté est une manière de vouloir changer, ou avoir des limites..en fait il y a plein de raisons possibles.

Ce qui est sûr c'est que chaque personne a un point de vue et des attentes différentes. Ça me paraît assez évident qu'il y a des abus dans les relations décrites, mais le problème n'est pas là à mon sens, c'est surtout que les abus s'opposent bien souvent les uns aux autres. Une relation devient saine quand chacun des partenaires est capable de voir ses bons et mauvais côtés, ainsi que ceux des autres, et que tout soit explicite. C'est le minimum pour envisager des compromis ensuite. Les relations ne sont faites que de compromis de toute manière...

Ce qui est assez dérangeant c'est que cela se résume à identifier la victime et l'agresseur, comme si chacun était tout blanc, ou tout noir, et comme si certains détenaient l'autorité absolue pour dire qui l'est et qui ne l'est pas, alors que logiquement chacun l'est les deux à la fois.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 17h48

Personnellement, si une relation devient ou est toxique, je quitte... même si vraiment l'amour est en moi. Car oui, victime et bourreau vont de paire.

Par contre, je peux quitter pour une toxicité qui n'a rien à voir avec aucune forme de violence, mais justement pour ne pas en venir à cela. Par exemple, se sentir mal avec un-e co-amoureux-se, je cède la place afin de ne pas infliger à la personne que j'aime d'avoir le cul entre deux chaises (entre autres). Vouloir le bonheur de l'autre peut aussi passer par là.

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Lili-Lutine

le lundi 29 mai 2017 à 18h14

C’est intéressant quelque part ce qui est écrit ici en commentaire. Ça en dit déjà long en soi... :-/

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 18h38

:-/ c'est à dire !

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Lili-Lutine

le lundi 29 mai 2017 à 19h00

C'est un sujet sérieux qui demande d'être un peu plus renseigné, ou de l'avoir vécue, avant d'en parler aussi légèrement...Le déni des victimes et du piège dans lequel elles se trouvent enfermées parfois, et dans n'importe quelle sphère, comme ici dans celle poly, est un bien triste constat que je me suis fais en vous lisant... Et je ne débattrais pas plus sur ce sujet.

www.memoiretraumatique.org/violences/violences-psy...

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 19h14

Que préconises-tu ? Pour moi aussi, c'est sérieux car la seule solution viable que je trouve c'est l'éloignement afin de ne pas subir et de se construire suivant mon moi. C'est certainement pas la meilleure solution mais c'est une valeur sûre. Si une personne que tu aimes (et ça m'est arrivé) lève la main sur toi et que son regard vire à celui de la violence (l'alcool aidant) tu te laisses frappé ou alors tu cognes avant de recevoir les coups afin que ça n'arrive plus jamais. J'avais 16 ans et je croyais vraiment que ce pourrait être l'homme de ma vie (il avait 23 ans, donc censé être mature). Peu après, la haine a rejoint l'amour et je suis partie en rendant la monnaie de sa pièce. Aujourd'hui, je partirai bien avant car je sais à quoi mène l'alcool et je ne me fatiguerai pas à rendre la monnaie. D'ailleurs, aujourd'hui, la période d'observation façon apprivoisement, me permettrait de ne pas ma jeter dans la gueule du loup juste par amour. Non je ne minimise pas l'amour, je vois avec lucidité ce qu'un humain peut faire endurer à un autre. Sauf que je sais que l'on n'est pas obligé de subir, même par amour, surtout si j'aime. C'est "épisode" n'était que le xième d'une liste d'autres.

En fait c'est le seul amour que j'ai quitté méchamment parce que trop c'est trop (au bout d'un an et quelques et de nombreux mois de trop). C'est le seul dont les souvenirs douloureux ont surpassés ceux magnifiques, qui du coup n'en sont plus, mais alors plus du tout. La leçon, ne pas attendre, jamais.

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 19h17

Ah pardon de t'avoir interpelé, puisque tu ne désires pas débattre sur ce sujet. Le mal être et le constat satisfaisant ? Ouaip ! Et c'est moi la bisounours

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 19h19

Pour Acajou : je ne bannis pas mais je considère que chacun-e a le devoir de se protéger. Je suis prête à en reparler avec toi en mp si tu le désires.

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Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 20h03

Lili-Lutine
C'est un sujet sérieux qui demande d'être un peu plus renseigné, ou de l'avoir vécue, avant d'en parler aussi légèrement...Le déni des victimes et du piège dans lequel elles se trouvent enfermées parfois

Je ne comprends pas pourquoi tu insinues que les intervenants ne l'ont pas vécu.
Je ne sais pas si tu as lu le lien avec mon sujet (ni la réponse de Kill-your-idols qui s'est senti également concerné), mais à l'âge de 9 ans j'ai subi un viol et une tentative de meurtre, j'ai mis plus de 20 ans à en parler. A l'âge de 9 ans aussi, la tentative de suicide d'un proche, et violence collective à l'école, j'ai mis presque 15 ans à en parler aussi.

Le déni a été ma seule défense. Question de survie. Beaucoup d'isolement. J'ai commencé à m'en prendre aux autres quand je prenais conscience de ce qui m'est arrivé. Et encore ce que je faisais c'était rien à côté de ce qu'on m'a fait, j'ai harcelé des gens pour avoir de l'écoute, que je n'ai même pas obtenue.
Les gens n'imaginent pas ce que c'est le rejet, l'acharnement, l'exclusion, l'humiliation collective que vivent les agresseurs.

Tout ça parce que je demandais juste un peu d'écoute, de reconnaissance du statut de victime, mais quand on a la société contre soi, forcément il y a de quoi disjoncter.

Je pense qu'entre les victimes agresseurs, tout le monde l'est les deux à la fois. Et surtout tous ces gens sont victimes, mais avec une histoire différente, et avec des niveau d'émotion tellement élevés qu'il est impossible de se comprendre sans se mettre sur la figure.

Oui Bonheur on peut en parler, s'il s'agit de mon passé, je préférerais sur mon topic, où je raconte mon enfance. Tu peux aussi témoigner si tu veux, mais si c'est personnel oui je comprendrais que tu m'envoies un mp. ;)

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 20h29

Lili-Lutine
Et je ne débattrais pas plus sur ce sujet.

Et tu as sûrement été victime aussi..

bonheur
Que préconises-tu ? Pour moi aussi, c'est sérieux car la seule solution viable que je trouve c'est l'éloignement afin de ne pas subir et de se construire suivant mon moi. C'est certainement pas la meilleure solution mais c'est une valeur sûre. Si une personne que tu aimes (et ça m'est arrivé) lève la main sur toi et que son regard vire à celui de la violence (l'alcool aidant) tu te laisses frappé ou alors tu cognes avant de recevoir les coups afin que ça n'arrive plus jamais.

Si tu penses que les dégâts seraient irréversibles sur toi il vaut mieux fuir, mais sinon quelle que soit la situation, il faut tenter la parole. De faire dire avec des mots leur ressenti, leur haine, et les attentes de l'agresseur : Qu'est-ce qu'il recherche à travers l'agression ?

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bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 22h56

Nous avons tous eu des situations désagréables à gérer. Certaines sont plus infligent es que d'autres mais ne pas croire que nous sommes tous en souffrance et surtout pas sur le long terme. On peut tous nous faire passer pour ce que l'on ne vit pas. Je considère n'avoir jamais été cabossée à un point trop mortifère intérieurement. Cela ne veut pas dire que l'on doit me retourner la situation lorsque je peux avoir une once d'empathie pour quiconque. On peut avoir été malmené et sans remettre parfaitement sans devenir malmeneur à son tour.

Si je me sens agressée, l'état d'esprit de l'agresseur est rarement à me considéré comme son psy et à vouloir "parler". Et puis, parfois, les secondes chances, il est préférable de les compter que jusqu'à deux. A deux, on se barre et on laisse derrière soi.

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Acajou

le mardi 30 mai 2017 à 00h00

bonheur
Certaines sont plus infligent es que d'autres mais ne pas croire que nous sommes tous en souffrance et surtout pas sur le long terme. On peut tous nous faire passer pour ce que l'on ne vit pas. Je considère n'avoir jamais été cabossée à un point trop mortifère intérieurement.

Même aujourd'hui sur ce post je crois que j'ai du mal à réaliser ça..

bonheur
Cela ne veut pas dire que l'on doit me retourner la situation lorsque je peux avoir une once d'empathie pour quiconque. On peut avoir été malmené et sans remettre parfaitement sans devenir malmeneur à son tour.

C'est impossible.
Pendant plus de 20 ans, j'ai trop pris sur moi, je ne peux plus accepter des peines supplémentaires.

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