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Gestion d'une situation mono-poly

Témoignage
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thegain (invité)

le jeudi 15 juin 2017 à 11h54

Bonjour à tous,

A la relecture du titre, je constate qu'on pourrait penser qu'il s'agit du titre d'un post de forum de jeux de société.

Je suis en couple depuis deux ans et demi. Avant que nous ne soyons "officiellement" en couple, ma copine a fait état qu'elle voulait une relation ouverte et je lui ai dit que je ne pensais pas que ça me conviendrait. On a failli en rester là, mais elle est revenue vers moi pour me dire qu'elle était trop attirée par moi pour ne pas tenter une relation exclusive (comme elle en avait eu jusque là à l'exception de la dernière partie de sa relation précédente). Ce que nous avons fait, mais au bout de quelques semaines, éplorée, elle m'a dit qu'elle ne supportait pas de perdre sa liberté, et donc nous avons décidé d'essayer une relation libre, même si je l'ai mis en garde que je ne savais pas du tout comment je réagirais si cela devait arriver, mais c'était ça ou arrêter. A ce stade ou peu après, nous avons parlé du polyamour, manière de vivre sa vie amoureuse qui lui semblait lui convenir, j'ai donc su de quoi il en retournait.

Dans les six mois qui ont suivi, elle a dû coucher trois ou quatre fois avec d'autres types (donc rien qui ne relève du polyamour), ce qui ne me faisait certainement pas plaisir, mais passés quelques jours et une gêne de mon côté, tout rentrait dans l'ordre très rapidement. Conclusion : je peux sans doute facilement vivre avec l'idée que ma partenaire ait des relations sexuelles avec d'autres personnes lorsque celles-ci ne sont pas régulières.

Ensuite, environ deux ans se sont écoulés sans que jamais elle n'ait de relation sexuelle (ni amoureuse) avec quelqu'un d'autre que moi, et notre relation était, récemment, au beau fixe.
Depuis quelques mois, elle est devenue amie avec une personne avec laquelle je commençais à développer une amitié aussi. La semaine dernière, j'étais en déplacement jusqu'au vendredi, et quand je suis rentré le vendredi soir, elle m'a appris qu'elle avait couché avec lui le soir avant, que depuis plusieurs mois il y avait un trouble vis-à-vis de cette personne, et qu'elle avait envie de développer une relation amoureuse avec lui, d'une nature précise à déterminer puisque tout ça était naissant. Mais elle m'a réaffirmé que ça n'enlevait rien à son amour pour moi, ce en quoi je la crois pleinement. Même si je mesure la part de risque qu'une nouvelle relation peut faire courir à la nôtre, d'abord par rapport à comment je reçois la chose, mais aussi selon comment son autre relation évolue et la place qu'elle pourra occuper pour elle et comment cela pourra avoir un impact sur notre relation.

Je suis bien sûr tombé des nues quand j'ai appris, et cette nouvelle m'a énormément blessé. Même si elle a bien vu mon trouble et que j'ai exprimé que ce n'était pas facile, nous avons passé le we ensemble, et avec le temps (séparation la journée lorsque nous travaillons), la blessure ne s'est pas atténuée (sachant qu'il ne s'agissait pas d'une fois et qu'il était déjà prévu qu'ils se revoient), si bien que nous en avons reparlé mardi soir et que je lui ai dit ma souffrance. Et surtout, j'ai dépassé ma tendance à prendre facilement les choses sur moi pour lui dire mon ressenti négatif, pour que je ne sois pas en fait la cause d'une mort lente de notre amour. Car, pour l'instant, même si de manière rationnelle le polyamour ne me dérange pas du tout, il semble me faire souffrir aujourd'hui, et je vois bien comment ce peut être délétère : sentiment d'abandon de mon côté, constatation du temps entre nous potentiellement évaporé, développement d'une rancoeur qui peut devenir à terme poison.

Quand elle a réalisé ma peine, nous nous sommes retrouvés face à l'impasse que beaucoup doivent ressentir dans notre situation :
- soit rompre (si triste quand une relation fonctionne si bien)
- soit qu'elle essaie d'arrêter son autre relation (chose qui l'anéantit, après notre discussion elle était littéralement dévastée puisqu'elle se juge comme fondamentalement polyamoureuse et refuse de vivre le carcan d'une vie passée à s'interdire d'autres aventures amoureuses)
- soit que je prenne sur moi et tente d'accepter.

Comme je ne veux pas rompre et qu'imaginer une relation qui la rend complètement malheureuse n'est pas envisageable (cela, par ricochet, me ferait de toute façon trop souffrir moi aussi), j'ai proposé qu'on essaie malgré tout avec sa double relation, en lui demandant d'y aller très doucement.
Cette discussion, mardi soir, me laissait malgré tout circonspect car je m'imaginais peu arriver à vivre avec cette double relation, mais mercredi matin je me sentais déjà mieux, et acceptais l'idée que le soir elle le verrait pour un concert. Elle n'avait pas encore décidé si elle dormirait chez lui, et notre discussion du mardi soir avait été lancée par le fait qu'elle me demandait ce que j'en pensais, ce à quoi j'avais répondu que je préférais bien sûr qu'elle ne dorme pas chez lui, même si je ne souhaitais pas le lui imposer.
Bref, la journée de mercredi j'attendais juste qu'elle me dise si finalement elle dormirait chez lui ou pas, finalement de manière assez sereine. Sauf que, finalement, lorsque j'ai reçu son sms me disant qu'elle faisait le choix de rentrer dormir chez lui, ça m'a fait une nouvelle grosse claque. Je précise, c'est important, qu'elle m'annonçait cela tout en me demandant si c'était ok pour moi.
Mais en fait, du point de vue du sentiment, le mal était fait : malgré mon désarroi exprimé le soir avant, son envie de voir l'autre l'emportait, en dépit de moi. Et pour moi une preuve de l'éloignement inévitable que crée donc cette seconde relation, puisque malgré ma souffrance son envie/désir/amour de l'autre prenait le pas.
Et, à nouveau, la spirale de la rancoeur.

Voilà, à ce stade, je suis très inquiet, mais je serais curieux de savoir si d'autres personnes dans un couple mono-poly (mono car je ne pense pas avoir envie de vivre plusieurs relations, bien que je ne l'exclus pas d'un point de vue théorique, disons) ont eu de telles difficultés et ont réussi à les surmonter. Et si oui comment.
J'ai dormi 4h cette nuit et je ne suis pas allé travailler ce matin, donc c'est dur de mon côté. Si bien que je me demande si l'option, très risquée cela dit, de faire une pause et de la laisser vivre sa relation le temps qu'elle le souhaite, est envisageable, et si elle a déjà été testée par certains d'entre vous.

Merci d'avoir lu ce très long texte !
Camille

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Danny_78

le jeudi 15 juin 2017 à 12h33

hello
cela fait un an en gros que je suis "apprenti libertin" et de nature à privilégier des relations polyamoureuses plus que du libertinage uniquement sexuel.
je suis confronté à cette même situation. le choix de mon amie qui était libertine jusqu'à tomber amoureuse de moi... a été de reprendre le libertinage en version sexuelle...

c'est la 4e solution pour toi... tu acceptes qu'elle soit poly car il y a autant d'amours différents que de personnes... mais tu peux avoir confiance en toi et "jouer" également... rencontrer des femmes ou des couples sans envie de fonder qqchose...
je ne sais pas si cela va marcher mais au moins cela nous semble plus équitable...

imagine que ton amie en plus d'avoir deux amoureux, prennent encore deux amants ponctuels de temps en temps pour des plaisirs différents...tu vas encore te mettre la rate au cours bouillon.

a ce jour je n'ai pas d'autre idée...

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bonheur

le jeudi 15 juin 2017 à 12h36

Bonjour Thegain,

Déjà, avoir entrepris et continuer votre relation en sachant ce qu'il pouvait arriver, était une première étape en soi.

Après, il y a l'éternel combat entre l'intellect et le ressenti.Personne, je pense n'a de baguette magique ni de méthode miracle. Donc, les réponses et les solutions, à mon sens, sont en vous et ne tiennent compte que de vous trois.

Ca se passe entre personnes qui se connaissent toutes (et une bonne appréciation les unes des autres, semble-t-il). C'est un bon point, ça exclue l'effet inconnu qui est aggrave les peurs.

La peur de la fin, la peur de l'abandon... Tu me sembles avoir les ressources nécessaires pour les affronter.

Après 18 de mariage "classique", j'ai annoncé à mon mari que j'étais amoureuse affectivement d'un autre homme, qu'il avait également rencontré (nous avions des sorties ensemble, il était venu manger à la maison...). Il a tout d'abord été anéanti. M'a dit que j'avais cassé quelque chose et que ça ne pourrait plus jamais être comme avant. En effet, il devait désormais faire son deuil de l'exclusivité affective (puisque relation asexuée) conventionnelle. Il devait faire son deuil de l'amour façon "prince charmant et unique amour de ma vie". De mon côté, j'étais également sous le choc de cette découverte.

Nous avons fait, ce que vous avez fait, communiquer. Il en est ressorti, à mon soulagement, qu'il n'était pas "mal" d'aimer. Donc, on en a conclu que je ne faisait rien de "mal"

Curieusement, tout ceci nous a rapproché. Nous avons créer une complicité inattendue. C'était il y a dix ans, en 2007. Nous avons navigué dans le brouillard jusqu'en 2011, année où j'ai entendu pour la première fois le mot polyamour et sa définition approximative. Ca nous a permis de se libérer définitivement du côté "non normatif" en l'assumant et en affichant que j'étais "normale".

Nous sommes en 2017 et bien que sans relation extérieure aujourd'hui, nous vivons toujours ensemble. Il y a eu des bourrasques, toujours traversées ensemble... Notre conclusion : l'amour est compliqué.

Je te souhaite de prendre soin de toi, de prendre soin d'elle, qu'elle prenne soin de toi, que tu considère son amour comme légitime et avec respect, que vous trouviez un équilibre valorisant pour chacun-e. Durant tes nuits blanches, pense à des sourires, à du soleil qui réchauffe...

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gdf

le jeudi 15 juin 2017 à 12h47

Hello, bienvenu ici
Pour commencer, félicitations pour ton approche ouverte. Vous avez déjà en place les bases : communiquer. Elle te dit ce qui se passe et tu exprimes tes ressentis.

Il y a en général deux extrêmes dans cette situation : le mono interdit tout, le poly est malheureux, le mono autorise tout, et il est malheureux. Le tout est de trouver la situation intermédiaire qui peut convenir à chacun. Tout individu a des limites différentes, et il n'y a pas de règle qui vaille pour tous. Et il peut aussi y avoir un écart entre ce qu'on pense pouvoir accepter et ce qu'on accepte vraiment.
Dans ton histoire, pour prendre un exemple, tu as mal vécu le fait qu'elle reste chez lui. Tu pensais que ça irait, et finalement quand elle te l'as dit tu l'as mal pris. Il n'y a pas de mal à ça. Si ça te dérange qu'elle dorme chez lui, fixe cette limite. Ou demande à planifier, pour que tu puisses organiser autre chose pour toi, au lieu d'être pris au dépourvu au dernier moment.
Je suis certain que vous êtes sur la bonne voie, et que vous trouverez des arrangements qui conviennent aux deux. Il faudra sûrement que tu fasses des compromis, que tu prennes sur toi, mais il faudra aussi qu'elle fasse des compromis. Au fil du temps, vous trouverez votre équilibre.

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Polygonale (invité)

le jeudi 15 juin 2017 à 15h15

Bonjour Thegain,

Comme la dit GDF, bien souvent dans le mono poly, il y en a 1 qui se bride et souffre alors que l'autre s épanouie ce qui est d'autant plus dur pour la personne bridé.

Je te félicite pour cette communication avec ta copine, par contre ce qui me gène c'est que dans la solution choisie vous étiez d'accord pour y aller très doucement et qu elle n'a pas forcément respecter cela en allant à ce concert et surtout en restant chez lui dans la foulée.

Je te conseil de lire d'autre fil mono poly, notamment celui de Kuoni qui est en 1 ère page.

C'est très bien de vouloir essayer mais peut être ne le supportera tu pas, d'autant que dans une nouvelle relation il y a la nre qui peut être dur à vivre.

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thegain (invité)

le vendredi 16 juin 2017 à 12h12

Merci à tous pour vos réponses bienveillantes.

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poisson_chocolat

le mardi 20 juin 2017 à 10h34

Dans une même situation, mon psy m'a dit : "Ne présumé pas de vos forces" et, c'est tout, et une personne d'un café poly m'a dit, si ça correspond vraiment à ce que tu veux vivre, alors, tu peux.
Et il était comme pour toi, hors de question d'enfermer ma compagne.
Je dis et je redis : il faut s'accrocher à ce qui est en haut. A ce qui nous tire vers le haut. Ca évite de regarder du côté du marécage dans lequel on traine les pieds. Il faut arriver à travers tout un mur d'image, d'imaginaire. Du côté de l'abandon, de la performance, etc... Il faut arrivé à s'aimer suffisamment. Et souvent ce genre de situation vient nous chercher dans nos failles.
Du coup s'accrocher à ce qu'on aime faire.
Perso, c'est en écrivant et en faisant de la musique. Musique et écriture on pris la place de la gamberge et j'ai pu dormir. Et les rencontres, amoureuses ou non, peu importe. Faire rentrer de l'amour de soi dans sa vie et aller vers l'amour des autres.
Oui, avancer dans le couple, dans les règles, les limites, le respect. C'est très bien. Très important et il ne faut pas le négliger.
Mais au bout de plusieurs années de pataugeade dans le duraille, ce qui me tient, ce qui fait que j'assume la situation complétement, c'est que j'ai trouvé ma propre manière de m'aimer, ma propre autonomie.
Et au final, ça fait beaucoup d'amour de la vie et beaucoup d'amour dans la vie.
Bon courage

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bonheur

le mardi 20 juin 2017 à 10h59

Je lis actuellement W. Pasini "le couple amoureux" que l'auteur ne conçoit qu'à deux. Autrement dit, au lieu de gaspiller son énergie à vouloir satisfaire ses besoins en dehors du couple, on ferait mieux de mettre cette énergie à la création, le sport...

Je trouve cela complètement idiot. Remplacer ce que l'on ressent par une activité. D'ailleurs, lorsque je vis mes émotions, je suis naturellement beaucoup plus créative et beaucoup plus vivante (donc active).

Si intellectuellement, ce type de raisonnement, inventé pour le maintient de la famille en l'état, tient la route... dans les faits, ce n'est pas théorisable pour tout le monde.

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bonheur

le mardi 20 juin 2017 à 11h00

Beau témoignage jrg, dans lequel je nous retrouve complètement.

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Polyarthrite (invité)

le mercredi 21 juin 2017 à 17h11

Bonjour bonheur,

Je comprend pas ton propos, d'un côté tu critique le livre que tu cite pour le fait, de faire une activité au lieu de gamberger sur ces émotions alors que jrg fait la même chose, il fait des activités pour ne pas penser aux relations de sa compagne.

Pourquoi ce serait mieux dans ce sens et pas dans le sens de l'auteur ? En quoi mettre son énergie dans ses passions pour ne pas à avoir à combler un manque avec une personne extérieure à son couple et il si différent de mettre son énergie dans des passions pour ne pas réfléchir aux sentiments que l'ont à par rapport aux relations poly de notre compagne ?

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bonheur

le mercredi 21 juin 2017 à 21h45

Il y a une différence entre indiquer un choix personnel et "prescrire" à quelqu'un de faire comme ci ou comme ça pour ne pas tomber dans le "travers" des amours plurielles, de l'adultère, etc (guérir). Autrement dit, on n'a pas à être poly, si on s'occupe au lieu d'user son énergie à assumer des amours en dehors du couple officiel. L'auteure adresse cette "prescription" aux personnes qui aiment en dehors de la norme.

En gros, ce serait la compagne de jrg qui devrait stopper son polyamour et se concentrer sur d'autres activités au lieu de consacrer du temps et de l'énergie à des relations amoureuses en dehors du couple.

Que le membre mono d'un couple mono-poly trouve son équilibre en dehors de relations amoureuses, je trouve cela sain (ex : jrg, mon mari). Ce que je trouve idiot c'est de dire à quelqu'un : "au lieu d'avoir des émotions, des ressentis, des sentiments et de concrétiser un lien important en dehors de ton couple, trouve toi des occupations autres qui peuvent compenser". Comme si le fait d'avoir une occupation tairait l'amour que l'on ressent.

D'ailleurs, ce n'est pas plus valable pour la jalousie. Tant que l'on ne travaille pas sur les causes et que l'on ne travaille pas sur soi, on ne peut gérer ces émotions, même en s'occupant. Il en va de même pour le polyamoureux s'il veut comprendre ses émotions et les accepter, il doit travailler sur lui-même. C'est indispensable pour comprendre ce qui convient à l'un comme à l'autre. Admettre que ce qui rend l'un heureux, ne rendra pas l'autre heureux...

Autrement dit, avoir des passions personnelles est une façon de se développer individuellement et donc de se dissocier de l'autre. Toutefois, le travail personnel est le fruit d'un couple mono-poly avec le fait de se désolidariser de l'autre, tout en gardant une belle dynamique commune. L'auteur indique tout l'inverse : l'élément poly (ou adultère) doit se remettre dans le couple, ne plus aimer en dehors, à grand renfort d'activités qui feront passé le temps et oublier ses émotions.

C'est pour moi une imposture de demander la gestion des émotions (et encore plus l'amour) comme devant être niées et remplacées par une activité. Est-ce possible ?

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adriennedu06

le jeudi 22 juin 2017 à 15h01

Salut moi je pense que quand on découvre les relations non exclusives et la liberté on ne peut pas s'arréter.Ca revient un jour ou l'autre. Je peux vous le dire car j'ai évidemment essayé de me ranger avec l'homme dont j'étais éperduement amoureuse. Si on a pas ce frein moral profondément ancré en nous, on ne peut que céder. En tout cas c'est toujours instructif de lire et partager toutes ces expériences ! Merci.

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poisson_chocolat

le jeudi 22 juin 2017 à 15h30

Pour compléter, je ne suis pas mono. J'ai d'autres amours. Lointains et/ou difficile à vivre. J'accepte l'idée de l'ouverture à ce qui peux arriver de passionnant dans la vie et cela inclus toutes les aventures possibles. Je crois qu'il faut faire les choses avec/par passion, par amour.

C'est tout un travail, dénouer ce qui est noué et trouver la forme d'amour qui nous convient. Quand je parle d'amour, j'inclue l'amour du jardinage, des coccinelles, de l'odeur du caoutchouc brulé, des arts martiaux, de la voisine ou du voisin, d'un amoureux, d'une amoureuse, de la guitare électrique, de la méditation, du grattage de pied et j'en passe.

Quelqu'un m'a dit, parlant de la poésie, 'il n'y a d'intelligence qu'amoureuse'. C'est cette forme là d'intelligence que j'essaie de faire vivre, d'abord dans un rapport à moi-même, et maintenant, de plus en plus aux autres. Il s'agit d'éclore. Et la question, pour moi d'être poly ou mono est secondaire.
Ce que vivait et vit ma compagne m'a secoué et sorti d'une semi vie qui ne me convenait pas. Je ne suis pas aller vers mes passions pour supporter quoi que ce soit. Je suis aller vers mes passions pour être vivant. Un travail de décollement. Me décollé de ce que vivait ma compagne pour m'occuper de moi.

Au départ, j'ai cru qu'il fallait absolument que je fasse des rencontres amoureuses. Ca tombe pas du ciel. Ca ne se cherche pas (enfin, je n'engage dans mes propos que ma seule expérience !). Et puis, je suis allé vers ce profond en moi qui demande à vivre et j'ai cherché des chemins pour qu'il vive.

Après, on est vite en état d'amour. Je vis le plus possible en état d'amour. L'ouverture du polyamour, elle ne réside pas dans le fais de vivre une autre relation que celle du couple mono. Elle réside dans cette capacité à faire et à maintenir une ouverture amoureuse dans ma vie.

Mais, cela, je crois que c'est quelque chose que je cherchais avant, bien avant. En mode Hamster. La rencontre avec le polyamour à briser la petite roue et le hamster gambade maintenant dans un univers vaste, bien plus vaste qu'avant et pleins de possibles.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le jeudi 22 juin 2017 à 21h22

J'admire et j'approuve ce que tu indiques jrg (+)

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bonheur

le jeudi 22 juin 2017 à 21h24

je crois en effet, adriennedu06, que quand on a cela au fond de soi, ça réapparait, dans le sens où ça fait partie de notre nature profonde.

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kill-your-idols

le vendredi 23 juin 2017 à 11h54

Pour les monogames en crise, qui ne dorment plus pendant que leur partenaire s'épanouit avec quelqu'un d'autre (donc pour thegain, mais pas que pour lui), faisons passer un message d'espoir:

<3 <3 <3 La monogamie ne fonctionne pas. <3 <3 <3

Vous voyez vos parents, vos amis, vos voisins, vos collègues de travail? Ils sont parfaits, dans leur petit couple tout plein d'amour? <3 <3 <3

Bien, sachez que, parmi eux:
- une bonne moitié ont un amant ou une maîtresse.
- 60% finiront dans un divorce: ils passeront des heures et des heures dans le cabinet d'un avocat, à se bagarrer sur la garde des enfants, la jouissance de la maison et les clés de la voiture. Et ils passeront plusieurs nuits sans dormir.
- 20-30% regrettent de ne pas avoir continué leur vie de célibataires, à faire la fête et à voyager tout le temps
- plus que la moitié ont une vie sexuelle pratiquement inexistante.

Face à tout ça, le fait que votre copine (ou votre copain) vous à annoncé qu'elle a un autre amoureux, c'est la plus grosse chance de votre vie!

- Maintenant vous savez. Vous passerez 2-3 nuits sans dormir, mais pour la suite vous serez beaucoup plus tranquille. Votre copine a un amant, et vous êtes toujours vivants et toujours ensemble, et vous n'avez plus à vous inquiéter de la question "si ma copine se fait un amant, que ferai-je?"

- Les chances de divorce se réduisent sensiblement.Normalement les gens divorcent pour poursuivre un amour en dehors du couple. Mais là votre copine poursuit déjà un amour en dehors du couple, et vous n'avez pas encore divorcé. Et si vous ne faites pas de crises de jalousie, vous ne divorcerez pas.

- ça vous fait du temps libre. vous pourrez reprendre à sortir comme un célibataire, reprendre vos anciennes passions, et même recommencer à séduire. vous pourrez aussi vous faire une maîtresse: en tout cas votre copine ne pourra pas vous le reprocher. Ce n'est pas belle la vie?

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le vendredi 23 juin 2017 à 12h11

Merci pour ces chiffres, qui ne sont que le reflet de ce que je pensais. J'en connais pas mal en effet, des "couples heureux" monogames... qui vivent ensemble comme des étrangers.

Par contre, je pense que ces couples sont ainsi afin, justement, de ne pas avoir de questions à se poser.

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gdf

le vendredi 23 juin 2017 à 18h58

Excellents chiffres :)
Ce n'est parce que tout le monde fait quelque chose que ça marche. Ce n'est pas parce qu'un polyamoureux est en difficulté que ça ne marche jamais.
Ceci dit...il y a quand même des chiffres en faveur des relations standards :)

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Voui (invité)

le samedi 24 juin 2017 à 00h06

Des couples monogames qui fonctionnent ça existe aussi, faut pas tout voir en noir comme ça : D

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Polygonale (invité)

le samedi 24 juin 2017 à 02h55

Ouai les chiffres de ce genre qui sortent du chapeau du magicien, j'y crois pas trop, c'est comme si je disais que 80% des couples mono poly se sépare, ça n'a pas vraiment de sens, ni de sources.

Je pense pas qu être poly, mono ou autre change quoi que ce soit en terme de pourcentage, c'est le propre des relations humaines qui sont compliqués, changeantes, évolutives​ et bien d'autres choses encore

A en croire kill your idols le poly est en quelque sorte la solution mais personnellement il n'y en a aucune, juste le choix qu'on fait avec ce que l'on est et ce que l'on souhaite, mono poly ou autre ça ne compte pas.

Le poly la plus grosse chance de notre vie, pour toi peut être kill your idols, en plus on dirait une secte, venez mes enfants, le poly va vous sauver de l infamie monogamie.

Bref à vomir ce genre​ de discours et je m'étonne de voir Bonheur qui est toujours ouverte et compréhensive acquiescer ce genre de discours...

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