L'idée à l'origine de ce topic, c'est de trouver les mots pour expliquer ce mode de vie, un discours qui puise dans les convictions, le vécu, le calme, l'échange... quand un non-PA étonné, choqué, voire révolté par l'idée, déboule dans votre paysage de PA tout neuf, encore un peu surpris, mais "tilté" par l'idée.
Je l'ai dit il y a quelques semaines à un très vieil ami qui me parlait de ses déboires sentimentaux, et sa réaction a été le choc en effet; d'autant plus fort que nous avions "failli" nouer une relation il y a 10 ans ! seulement failli, parce qu'il en nouait une autre en même temps. Et qu'à sa question à lui sur le fait d'avoir deux relations en même temps, et qu'il m'avait posée de manière à peine voilée, j'avais répondu que je souhaitais que la relation avec moi soit un choix conscient, et pas une option. Je n'en étais pas encore au PA, mais j'y arrivais gentiment je pense.
La conscience suppose d'assumer ouvertement la multiplicité, mais le concept d'option me gênait : il y avait dans sa conception des choses l'idée de voir avec qui ça marcherait le mieux pour faire un choix définitif concernant l'avenir - et je savais que pour lui, fonder une famille était un but.
Et voilà que je retombe sur mon Didier en faisant mes courses... désabusé, blessé par la duplicité de son ex-compagne, dont il aurait mieux accepté qu'elle noue une autre histoire si elle lui en avait parlé.
Bref, derrière sa mélancolie, je percevais le questionnement sur la difficulté de vivre la monogamie... comme un pari à faire sur le bon cheval; et que sa vision présentait (je cherche le bon mot!) un hiatus où le PA pouvait se caler momentanément, pour trouver sa place dans son paysage amoureux.
