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Cycle de la peur : heureux/malheureux

Jalousie
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alex666

le samedi 18 mars 2017 à 11h37

Bonjour à tous,

J'ai déjà posté sur le forum il y a deux ans suite à un essai polyamoureux (décidé par tous les deux) de ma femme.
J'ai ensuite voulu faire un petit bilan un an après de la "sortie de crise". Mon bilan, aussi honnête qu'il était, était finalement plutôt erroné car la situation était, en réalité, différente de ce que je savais à l'époque.
Juste pour donner du contexte, elle se découvre polyamoureuse, et pas juste parce qu'il y a un autre amoureux en ce moment, mais veut faire sa vie avec moi et elle m'aime toujours. De mon côté, je suis mono, et tente de devenir "polyacceptant" ayant bien compris que la relation avait vécu en tant que tel, et que dorénavant, nous allions vivre une relation poly, que moi je sois mono ou non. Un point contextuel important, notre relation est plus importante pour elle que de vivre le polyamour.

Je ne m'attarde pas là dessus, ayant participé à un Café Poly jeudi à Toulouse (pour ceux qui était là, Alexandre, à lunettes et en chemise à carreaux qui se terrait un peu dans son coin, même si j'ai réussi à prendre la parole huhu), j'ai pu voir que j'avais besoin d'en parler, et je pense que je ferais un post pour raconter ma life une autre fois.

J'écris aujourd'hui parce qu'hier ma femme a recontacté son autre amoureux, après m'en avoir longuement parlé, et qu'aujourd'hui je suis plutôt confus.

Mais de la confusion me sort quand même une évidence.

Je suis dans un engrenage. Dans un cycle. Dans un cercle vicieux.

Toujours pour donner un minimum de contexte, il y a quelques jours, suite à une discussion, elle a craqué, quand on se parle, même si j'essaie (réellement) de ne pas être "mauvais", on reparle forcément du passé, et celui-ci est ponctué d'un certain nombre de mensonges et de "trahison". On (et pas juste "je) essaie d'en sortir. Mais pas simple. Bref, elle a craqué. Je suis presque de suite sortie de mon malheur pour pouvoir la faire revenir du bon côté de la force (c'était un pur gros craquage).

Et là aujourd'hui, en y repensant, m’apparaît donc ce cercle vicieux :

Lorsque je suis malheureux, elle est malheureuse, et restant sa priorité, elle ne veut pas, et elle n'est pas légitime (rapport à la priorité), vivre son polyamour.
Cependant puisqu'elle est malheureuse, et que je la veux heureuse, je remonte la pente pour la hisser avec moi, et être à nouveau bien question moral tous les deux.
Mais puisque je suis heureux, et elle aussi, elle est à nouveau encline à vouloir vivre son polyamour.
Ce qui me fait peur et me repousse à être malheureux pour "l’empêcher" de se sentir légitime à le vivre.
Et rebelotte.

En le relisant c'est vraiment pas glorieux de mon côté, ça fait un peu manipulation et de mon côté là comme ça, je saurais même pas déterminer la part de conscient et d'inconscient là dedans.

Sachant pour donner l'élément final de contexte que j'ai dis d'accord au fait de tenter à nouveau le polyamour. Que cet accord je l'ai donné en conscience et que je veux assumer (accepter ?) mon choix. Et du coup, via ce cercle, je freine ma propre acceptation et me "cloitre" dans mon problème.

Et ce cercle là, je pense que c'est le cœur de mon problème d'acceptation. Ayant déjà vécu des weekends où elle était avec un amoureux, je sais que je n'en mourrais pas, je n'ai, la plus part du temps soyons honnête, pas de problème avec le sexe qu'elle partage avec d'autres, et je sais que la peur que j'ai de ses sentiments pour moi est en grosse partie dû à un manque de confiance en moi et que de toute façon, mono ou poly, ça n'en protège pas.

Bref, si vous voulez en parler, si vous avez des trucs et astuces de tonton Fernand ou de Marie Paupiette pour sortir d'un tel cycle, je suis on ne peut plus preneur !

(ps: des problèmes il y en a d'autres, mais un truc à la fois ce sera déjà pas mal)

Merci à vous !

(pps: je l'ai mis dans jalousie parce que je sais pas trop ou le mettre mais je suis pas persuadé que ce soit créé par de la jalousie)

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le samedi 18 mars 2017 à 15h31

Perso, je crois que voici un excellent descriptif d'un certainement nombre important de relation mono-mono dont l'un des deux ne peut devenir que poly.

Ca n'aide pas, ce que je viens d'exprimer mais cette description me parle, même si je suis dans l'autre rôle.

Ce que je peux répondre, par contre, est que heureux et malheureux font de l'humain ce qu'il est. Une personne poly doit accepter d'être plus souvent malheureuse puisque par définition, tout amour, à un moment donné, portera sa dose de malheur, de souffrance souvent.

J'ai souvent écrit, ici entre autres, que s'il n'y a pas d'amouromètre, la souffrance que l'amour engendre est un bon indicateur. La souffrance est source d'évolution, parfois plus que le bonheur, dont on ne profite pas toujours en le vivant et dont on s'aperçoit de son bienfait quand il s'évapore. Avoir conscience de cela te permettrait-il de "sortir" de ce cercle vicieux (petitement, en tout cas) ?

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alex666

le samedi 18 mars 2017 à 17h33

Pour préciser, ce cycle est apparu en mode "mono-poly", il n'existait pas (pas que je sache) en mono-mono.

Merci de ta réponse Bonheur. Je t'avoue que je vais devoir la relire un certain nombre de fois avant de pouvoir te répondre. Non pas que tu ne sois pas claire, mais comme je disais les choses sont confuses ^^

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bonheur

le samedi 18 mars 2017 à 23h04

Il se peut aussi que je n'ai pas tout bien lu ou interprété. :-/

Ca ne me surprendrait pas, comme je me connais :-D ... à mon âge, y a plus rien à faire, on ne me changera plus :-D :-D :-D

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alex666

le lundi 20 mars 2017 à 11h26

Ce que tu veux me dire finalement, c'est qu'à toutes choses, malheur est bon comme dit le proverbe.

De prendre conscience du fait que l'adversité entraîne l'évolution et que ce passage, aussi douloureux soit-il, doit nous amener à le dépasser et à en sortir changé, dans le bon sens.

Je me permet de reformuler pour voir si j'ai bien compris ce que tu voulais dire.

Je conçois parfaitement la logique derrière ça, et oui ça sent le bon sens à plein nez. Une part de moi me fait dire que tu as raison. L'autre part a peur (encore) de ne pas pouvoir sortir de ce cycle (qu'on a revécu ne serait-ce qu'hier soir, moins violent, mais plus en profondeur).

(pour le contexte, ce cycle est très rapide, cela peut même être dans la même journée, ascenceur émotionnel total)

En tout cas, assez bêtement, je n'avais pas vu les choses sous cet angle, je ne sais pas si ça va m'aider, mais je ferais en sorte de m'en souvenir si/quand ça arrivera de nouveau.

Merci Bonheur.
(Content de te voir toujours ici, avec Siesta vous étiez les deux premières personnes à me répondre pour m'apporter votre soutien il y a deux ans)

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bonheur

le lundi 20 mars 2017 à 13h20

Aujourd'hui, pour moi, toute émotion est à vivre et il n'y en a pas de bonnes ou de mauvaises, même s'il en est de plus agréable que d'autres.

La "violence" ne sert pas sauf éventuellement envers soi-même afin d'évacuer. L'évacuation, sous quelque forme que ce soit, des émotions est pour moi indispensable. La profondeur est une excellente chose, sauf que c'est tout ceci un sans cesse renouvellement. Aucune personne n'est fixe, aucune situation n'est stable.

Ce cycle n'avait pas lieu d'exister en mode mono-mono, c'est évident (ou alors vous auriez eu des problèmes lié à votre couple lui-même). On parle parfois ici de polyacceptants, mais on en sait peu sur ces personnes car elles s'expriment peu, d'autant qu'elles sont souvent renvoyées à une image de tortionnaire qui empêche l'autre de vivre, alors que ce n'est pas le cas.

En deux ans j'ai fait aussi un petit bonhomme de chemin. Toutefois, et c'était sans doute le cas à l'époque, je préfère les discussions sérieuses en mode privée, plutôt que des posts ici. Un échange sérieux se fait dans le temps et la durée (prendre le temps d'apporter une réponse en longueur ; un échange très court n'apporte rien à personne du fait des variations émotionnelles).

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