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Quand l'amour est fui et nous rattrape doublement.

Témoignage
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polydechire

le samedi 30 avril 2016 à 12h19

Bonjour,

Je suis ici par désespoir plus qu'autre chose.
pour faire simple voila qui je suis divorcé depuis près de 3 ans, avec 3 enfants en garde alternée et à 42 ans, j'ai commencé a libertiner, il y a plus d'un an.
Je suis un "alien" pour mes 2 Amours actuel, "monstre" de douceur, d'empathie et d'attentions. J'ai aussi beaucoup de mal à penser à moi, le bien être de mon environnement est très important pour moi.
J'avais tant souffert de mon cœur que je l'ai fermé simplement (hyperintellectualisation particulière comme le reste de ce que je suis). Plusieurs femmes m'ont aimées mais ce n'était ni le moment ni ce que je voulais. Je n'ai jamais menti (du moins volontairement) aux personnes qui partagent ma vie. J'estime qu'il faut assumer ce que l'on fait et ce que l'on est. et aujourd'hui (depuis 4 mois) je souffre de voir la douleur que je provoque chez mes 2 amours , ca me brule de l'intérieur, j'ai essayé tout ce que je pouvais pour choisir mais le choix est impossible.

Voila ma situation, mon référentiel est ébranlé depuis quelques temps : une histoire sordide ou mon ex a fait dire a ma fille que mon père l'avait "touché" (j'ai protégé ma fille et fait mon deuil) avec une remise en cause profonde de mes fondamentaux.
Apres le divorce ma fille m'a affirmé que ce n'était pas vrai, j'ai fait le nécessaire pour savoir et tout indique qu'elle n'a jamais rien eu. J'ai donc reconstruit mon référentiel comme je pouvais (reconstruction toujours en cours). J'avais fermé mon cœur car la situation était déjà difficile et que seuls comptent mes enfants (ils ont et auront toujours la priorité absolue, quelle qu'en soit le cout pour moi).
J'ai eu une compagne hors cadre libertinage(45 ans) mon poisson rouge, en juin dernier, mais je ne lui ai rien caché dès le premier RDV, cela ne l'a pas arrêté. tout s'est merveilleusement bien passer jusqu'en Octobre ou elle s'est "rappelé" que j'étais libertin. Elle m'a quitté pour revenir "en attendant" de trouver ce qu'elle voulait. Cette rupture m'a déchiré mais j'ai immédiatement intellectualisé la situation et donc étouffé cette souffrance. Peu de temps après j'ai hébergé la nounou de mes enfants car elle était à la rue, je voulais et veux toujours l'aider à repartir du bon pied.
J'adore masser et cela à conduit à glisser, jeune et jolie et moi "abandonné" je n'ai pas résisté a cette jolie jeune femme. De nounou elle est devenue mon tit chat elle a voulu me suivre dans le cadre libertin. Pour ces deux femmes je n'ai jamais dit que je les aimais, je ne voulais pas qu'elles s'attachent a un gars comme moi avec tout ses problèmes de divorce et de nœuds dans la tête. J'ai contrôlé mes sentiments autant que j'ai pu pour ne pas qu'elles s'attachent mais mes sentiment sont tenaces et sont ressortis peu a peu. Voir tout cet amour qu'elles me portent a cassé ce contrôle, elles sont si jolies quand elles sont rayonnantes, que je ne veux pas les voir autrement.
Mon poisson rouge est revenu peu de temps après avec une attente ambigüe j'avais compris qu'elle voulais se détacher peu a peu je lui ai donc consacré une nuit et une après midi une semaine sur 2. (j'en crevais d'envie), Et au fur et a mesure elle a compris que j'étais aussi avec mon tit chat. Et mon poisson rouge a commencé à souffrir, mon tit chat ne disait trop rien mais souffrait aussi j'ai donc commencé a faire de mon mieux pour éclaircir les choses (et c'est pas simple). Et a m'occuper de tout cela je me suis un peu oublié, mes protections contre mon affectif se sont amenuisée pour céder assez violemment il y a quelques semaines. J'ai alors tout fait pour que mes deux amours me quittent, je le fais encore d'ailleurs. Mais sans succès voir même au contraire. J'ai pensé plein de fois aller faire un câlin à un arbre en voiture pour arrêter de les faire souffrir mais j'ai mes 3 petits anges et ils dépendent totalement de leur papa (la aussi c'es assez particulier absence d'affectif de la mère).

Elles méritent toutes les deux d'être heureuse et n'ont rien demandées tandis que moi j'ai créé cette situation et donc c'est normal que j'ai à l'assumer. Mais je fais souffrir tout le monde, moi y compris. Alors je fais tout ce que je peux mais elles sont là tout le temps dans ma tète, la souffrance que je leur impose me consume me brule. Je fais ce que je peux négligeant sommeil repos et tout le reste, de toute façon le sommeil n'est plu vraiment là. J'y pense tout le temps. Comment ne plu les faire souffrir? Moi qui hait tant faire souffrir les gens encore pire pour les gens que j'aime.

La je suis perdu totalement perdu, la charge émotionnelle est si grande que les professionnels que je rencontre veulent que je prenne des cachés pour m'aider et la médecine du travail veut que j'arrête de bosser car j'ai apparemment explosé tous les plafonds mais j'ai une résistance et une résilience importante et mon boulot me permet de décrocher un peu de tout cela. Il faut que je trouve comment résoudre cette équation et surtout comment les rendre heureuses toutes les 2. mais y a t il une solution?

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polydechire

le samedi 30 avril 2016 à 12h28

Choisir serait une solution mais j'ai tout essayé et cela m'est impossible. Mon poisson rouge est loin de moi mais me manque mon tit chat fait de son mieux et est perdue aussi.
Je pleure plus que je n'ai jamais pleuré de voir tout cela et d'être incapable de décider. Moi qui ait toujours su prendre position (bonne ou mauvaise) mais là mon cœur ne balance même pas. J'ai laissé parlé mes sentiments et il ne veut pas choisir tous les scénarii ne sont que souffrance, j'ai laissé parlé la raison et pareil, j'analyse mes attentes et la encore aucune alternative ne se profile, je suis le problème et la solution. Et comment se partager, comment gérer dans le temps cette situation sans détruire l'une ou l'autre ou l'une et l'autre?

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Blueberries

le samedi 30 avril 2016 à 13h53

Bonjour, @polydechire !

Quelques idées à ta lecture :

Ta situation est très chargée émotionnellement et en évènements. Tout d'abord, assieds-toi droit, le dos bien contre le dossier ou le mur et inspire profondément par le ventre, trois fois, avec le nombril qui entre quand tu expires et qui ressort quand tu inspires et emplis ta cage thoracique. Fait ? Bien, maintenant lis la suite, si tu le veux bien.

Pourquoi ce petit aparté ? Parce que pour faire face à une situation comme la tienne, il faut de la distance, particulièrement lorsque les difficultés apparaissent sur plusieurs fronts à la fois et ne te laissent pas d'échappatoire. En l'occurrence, tu es confronté en quasi-permanence à "tout ce qui va de travers dans (ta) vie", sans possibilité de retrait. Dans l'ordre, depuis le réveil-matin, jusqu'au coucher :
- chez toi, où l'une des tes compagnes vit et attend plus de toi que tu n'es en mesure de lui donner ;
- auprès de tes enfants et de leur mère, à cause des circonstances de ce divorce ;
- en-dehors de chez toi, dans les bras de ton autre compagne, qui attend plus de toi que ce que tu es en mesure de lui donner, ne respecte pas ta limite ;
- au travail, où tes problèmes personnels ont fini par te rattraper et menacent de faire s'écrouler la capacité à fonctionner qui te reste ainsi que de te retirer un endroit qui est important pour ton équilibre et ta stabilité (tant émotionnelle/intellectuelle que matérielle, d'ailleurs) ;
- et en toi, puisque les pensées semblent y tournoyer de façon incessante, de ce que je lis ici.

Tu es empli d'amour et de bonne volonté, cependant te torturer ainsi ne peut que rejaillir sur autrui : le bien-être des autres ne peut se faire qu'en commençant par le tien. Je ne peux m'empêcher de noter que tu portes certaines véritables responsabilités (celles de tes trois enfants ainsi que celle de cette nounou que tu as hébergée) d'une façon ambigüe. Comme si, outre le poids de cette responsabilité, elle te donnait aussi une assurance, une raison d'être. Les défis quotidiens nous donnent un élan, une cause, et je pense qu'il arrive parfois que l'on se crée certaines situations d'apparence inextricable, pour donner un sens à son existence.

D'autre part, je salue ton courage pour la gestion de cette situation de divorce avec ta fille. Et t'enjoins à prendre soin de toi, car la fissure de l'accusation, la perte de confiance et le doute lancinant ne se sont certainement pas éteints, vu la gravité de ce que sa mère semble l'avoir convaincue de dire contre ta famille. Le doute, particulièrement, s'insinue vite et se fixe à tout support, toute décision, tout ressenti et toute pensée.

Le doute peut être ce qui nous pousse à nous prouver notre propre valeur... ;) Or, prendre la nounou chez toi, la "sauver" de la rue, etc., ce sont des actes d'apparence valeureuse, mais il faut veiller à ce qu'ils soient bien cela, et non pas une manière de se détourner de ses propres problèmes, de couvrir un vide... Tu écris, toi-même, t'être senti "abandonné", à cette époque.

Je ne diminue pas tes faits ni ton bon-vouloir, et je sens un attachement sincère pour ton entourage, dans ce que tu entreprends pour le souder, le rafistoler, le guérir autour de toi. Cependant, l'attache à cette dépendance que certains y ont envers toi peut très vite virer à la co-dépendance. Tu es en phase transitoire du fait de ton divorce et as, de fait, une nouvelle façon de vivre sans famille 24h/24 et 7j/7 à laquelle t'habituer. Et, d'expérience, je dirais que la sur-intellectualisation et la rationalisation connaissent aussi des limites : il est des choses que l'on ne peut tout simplement pas faire pour les autres. Tôt ou tard, les sentiments refoulés refont surface, quitte à le faire de façon détournée, et ainsi, tes tentatives de repousser tes deux amantes ont échoué, peut-être parce que c'était fait à demi-mot, ou que tu auras exprimé ton voeu réel différemment...

Je ne pense pas qu'il s'agit, ici, de faire un choix, mais sur les deux plans, de remettre les pendules à l'heure. Dans les deux cas, ces femmes ont ignoré ou repoussé les limites que tu leur signifiais. Aimer ne veut pas dire donner tout ce que l'autre attend de nous, mais plutôt lui donner, en toute honnêteté, ce dont il a besoin pour emplir sa part de l'échange. Si tu ne leur signifies pas clairement que leurs souhaits respectifs sont incompatibles avec ce que tu peux leur offrir, tu ne fais que repousser la douloureuse échéance. L'amour nous donne des missions parfois pénibles et déchirantes. Pour le bien de l'autre, et le nôtre, ainsi que de l'entourage (puisque ce qui t'affecte affecte les personnes qui t'entourent, immanquablement).

Je n'ai aucunement des conseils à donner, mais je pense connaître certains entrechocs internes que tu décris très bien, dont la surintellectualisation et cette nécessité des responsabilités, veux bien en discuter plus avant avec toi. Je ne peux que te souhaiter tout le courage pour faire face à cette situation. J'apprends en même temps, et ne prétends pas du tout (au contraire, si tu connaissais mes propres fiascos !) maîtriser les idées dont je t'ai fait part. Celles-ci ne sont que le fruits de mes observations post-erratum...

Courage, et puisse ta déchirure se ressouder, petit à petit.

Blue

Message modifié par son auteur il y a 12 mois.

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polydechire

le samedi 30 avril 2016 à 15h20

Bonjour Blue,

Merci pour ton long retour, juste une correction ma fille a accuser son grand père (mon père). D’où une remise en cause de mon référentiel.
Oui tu as raison c'est une chose que je vois clairement je m'occupe des autre pour ne pas regarder sur moi (que ce soit volontaire ou non). Le problème c'est moi car je ne m'autorise pas à prendre de temps. J'ai pourtant la chance d'avoir mes enfants qui m'ont grandement aidé a comprendre ce point mais j'ai un mal fou a changer cette habitude.
Je te remercie d'avoir mis des mots sur des choses que je sens sans arriver à les exprimer.
Je résume ma façon de vivre jusqu'à présent a celle du pèlerin, pour éviter que les sentiments ne se développent j’étais le pèlerin je passais dans la vie des gens leur apporter ce dont ils avaient besoin pour reprendre la route ensuite et ne pas développer plus d'affectif que je ne pouvais en gérer.
Depuis peu je comprends que le doute et la peur ont une place particulière, comme tapis dans l'ombre des choses mais influant sur tout. Ce qui est difficile a appréhender C'est qui gère quoi? le cœur, la peur, le ressenti, l'empathie ...
Je ne demande pas de conseil réellement plutôt des idées ou des retours d'expériences. L'affectif altère notablement l'objectivité et ne pas avoir l'habitude de regarder en soi conduit a oublier ce qui est fondamental. C'est une situation que j'ai créé et qui résulte de ce déséquilibre que j’ai créé pour affronter certains moments de ma vie.
Pour ce qui est de ma valeur et de ma confiance en moi je n'ai pas de souci, j'en aurais même de trop. Je sais que je trouverais la solution qui est le plus adaptée mais cette fois ce sera à mes attentes et besoins. Et pour ça il faut que je travaille sur ce que je suis et ce qui est bon pour moi (pas l'envie mais le besoin).Mais oui ca fait beaucoup à gérer en simultané.
J'aime beaucoup la partie ou tu me parle de "remettre les pendules à l'heure" il faut que je commence par la mienne. Encore une fois il faut que je regarde vers moi :
- qu'est ce que je veux de ma vie (là c'est pas tres clair)
- qu'est ce que je veux apporter (la c'est une projection à l'autre pas de souci)
- comment je peux / veux l'apporter (là il faut regarder vers moi donc pas simple)
- comment communiqué clairement tout cela de façon non ambiguë?
J'ai en fait un gros travail sur moi si je vois bien les choses. Je vais le structurer et peut être le poser ici si ça m'aide, peut être est ce que cela pourra aider une autre personne. Ces situations sont si difficile a gerer.
Encore Merci Blue

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Blueberries

le samedi 30 avril 2016 à 15h55

polydechire
juste une correction ma fille a accuser son grand père (mon père). D’où une remise en cause de mon référentiel.

Je m'en suis rendue compte, pardon, j'avais bien compris que tu n'étais pas accusé personnellement.

J'aime l'image du pèlerin, car elle est subtile et proche de ta réalité. Bien que tu vives encore un déséquilibre dans ce rôle, les bienfaits que tu as prodigués, tes trouvailles personnelles sont indéniables. Dans la vie, les expériences ont toutes cette nuance : on tire finalement toujours quelque chose de tout, y compris du plus difficile.

Je veux bien partager une partie de mon vécu quant à cette recherche d'équilibre personnel et la gestion émotionnelle en rapport, mais pour l'heure, je le fais en privé, par souci de discrétion en ligne.

Reviens nous en dire des nouvelles ! Je te souhaite de parvenir à trouver ton équilibre et les moyens de l'atteindre.

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bonheur

le samedi 30 avril 2016 à 18h10

Je réagi uniquement au premier post déjà long à lire

Se servir de son intellect afin de réduire son émotionnel. Personnellement, c'est une démarche que je n'encourage pas. La souffrance fait partie de la vie et en amour elle est souvent un amouromètre. Mon discours n'implique pas qu'il ne faille pas reconnaitre le mal être et la douleur, juste la remettre à sa place naturelle. Les émotions sont nécessaires et indispensables. Avoir une bonne capacité de résilience est nécessaire et je t'admire à ce niveau là.

Egalement, j'ai peur que tu fasses un amalgame entre tes douleurs et celles de tes amoureuses. Tu es à l'origine de leur mal être, tu n'es pas coupable de leur mal être. D'autre part, ne pas vouloir leur prendre leur capacité de résilience à elles mais au contraire les encourager à s'en servir. Tu n'es pas responsable des émotions de chacun-e ni des interactions. Tu respectes les libertés et tu as toujours été honnête. Tu peux guère faire mieux. Tu n'es pas responsable de leurs choix également ni du fait qu'elles n'acceptent pas ton non-choix. Ne sont-elles pas adultes ?

Par contre, lorsque tu indiques que tu les aimes, que tu as des relations sexuelles avec elles, mais que tu ne dis pas "je t'aime" ??? Peut etre que de l'entendre dire, ou de le lire, enfin que tu communiques là dessus aiderait. En tout cas, personnellement, je n'apprécie pas que l'on ne me dise pas que l'on m'aime. Je crois que c'est un "détail" d'importance et à réfléchir.

Je te souhaite du courage, ainsi qu'à tes amoureuses mais aussi à tes enfants. Après la pluie, le soleil revient toujours.

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polydechire

le dimanche 01 mai 2016 à 00h02

Merci a tous les deux
Blue, j'aurais plaisir a échanger et connaitre un peu ton chemin et si je peux t'apporter un peu de .
Bonheur merci aussi j'aime particulièrement la partie origine /coupable.
La capacité de résilience est simplement liée a la capacité de voir les bonnes choses qui nous entourent sans se figer sur les mauvaises choses que l'on peut trouver, j'ai juste le mérite de ne pas m'arrêter à une perception.
Toujours est il que vous m'avez bien aidé a identifier des points que je ne voyais pas.
Je prolongerais demain cet échange bien intéressant pour moi. Mais là je dois finaliser quelques petites chose et rejoindre le pays des songes... si je trouve l'entrée.

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bonheur

le dimanche 01 mai 2016 à 09h10

Je recommande souvent les livres de Yves-Alexandre Thalmann. De plus, c'est un auteur facile à lire. Il a écrit sur le polyamour mais aussi "les gens heureux ne s'inquiètent pas de savoir si c'est vrai... ils se racontent de belles histoires" (qui reprend ce que tu as exprimé plus haut).

Actuellement, je lis "le sentiment même de soi - corps, émotions, conscience" de Antonio R. Damasio (neuroscientifique). Dans cet ouvrage, il est expliqué de différencié l''inducteur de l'émotion, la conscience (ou non) de l'émotion, des répercussions (consciente ou non) sur notre organisme.

L'inducteur, il reste mystérieux. Je connais des personnes qui parlent d'aura et de magnétisme. Hypothèse à prendre en considération. Toujours est-il que consciemment, nous vivons les aléas de l'inducteur et ne les choisissons pas. C'est pour cela qu'ensuite, nous avons le choix d'intellectualiser pour réduire, ou alors au contraire, d'accepter les aléas de nos émotions. Je crois que l'intellectualisation a ses limites et que l'on est très vite rattrapé, faute de ne plus être humain.

C'est humain d'aimer... et rien dans la nature humain n'implique un amour unique. Ta situation relève juste de ta capacité à aimer, que tu avais enfermé dans ton intellect, et qui est revenu se rappeler à ton bon souvenir !!! :-D

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polydechire

le dimanche 01 mai 2016 à 23h14

Bonjour Bonheur,
Merci pour ces éléments. Avant de m'adresser ici j'ai travaillé beaucoup sur moi et mon ressenti. J'ai quelques techniques qui me permettent de changer de mode de fonctionnement (des automatismes du cerveau qui permettent de privilégier l'affectif, le cognitif ou l'analytique). Des que mes lectures actuelles seront finalisées, je ne manquerais pas de lire les auteurs et ouvrages cités.
L'affectif ne nécessite pas de questions existentielles tant que le plaisir est largement dominant, le nombre de questions est inversement proportionnel au degré de bien être et de satisfaction éprouvé.
L'inducteur n'est pas si mystérieux, on néglige le pouvoir de perception du corps des capacité que l'on utilise si naturellement que l'on y prête pas attention (cf le pouvoir de l'inconscient émission Arte).

L'intellectualisation est un processus de refuge pour limiter l'impact de situation, il est maîtrisable et sa dangerosité réside dans la sécurité relative qu'il procure: une linéarité et homogénéité des ressentis, il est possible de le pousser a l’extrême rendant tout insipide (cas des stress à sources multiples et en se référant par exemple a une estimation de la qualité de vie du type de la pyramide de Maslow). Lorsque le niveau de mal être ou de tension reste constant durant un certain temps l'intellectualisation est un refuge vital, si, de plus, les tensions s'accumulent dans l'entourage, la perception de ces faits (empathie) augmente ce besoin de moins ressentir (je l'ai poussé au point d'en perdre le gout et l'odorat, ce qui m'a fait réagir : ne plus apprécier ses plats préféré reste une expérience désagréable).
Ressentir les choses donne l'impression de vivre. Notre fonction première est aussi d'assurer la descendance, là apparaît un autre aspect de notre fonctionnement, la menace ou l'insécurité sur nos enfants, tout en étant impuissant, crée une situation émotionnellement ingérable et les recours sont se précipiter soit dans la violence, les neuro inhibiteurs, l'abandon ou l'intellectualisation. J'ai choisi le moins pire pet le plus efficace pour moi.
Dans mon cas l'objectif était d'être opérationnel en cas de besoin des enfants (la peur sous une forme ou une autre).
Ce qui gouverne nos vies est essentiellement orienté amour et peur ;)
Si vous voulez échanger d'avantage sur le sujet n’hésitez pas.

Encore merci pour tous les éléments que vous avez su mettre en avant ils m'aident bien plus que vous n'imaginez..
J'espere continuer à échanger car cela me permet de voir plus clairement les choses et donc de me positionner en etant mieux en phase avec moi même.

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Dolly

le lundi 02 mai 2016 à 09h56

Bonjour, bonjour,

je vais déposer mon petit grain de sel sur ce fil.
En effet, ce n'est pas a toi a encaisser la douleur à la place des autres même si c'est toi qui engendre cette souffrance. Tu peux par contre, te mettre à leur place et voir comment elles vivent cette situation, de qu'est ce qui leur pose problème exactement? Que l'une vive chez toi et pas l'autre? que le temps partagé n'est pas équitable? Que tu as besoin d'une autre parce que la première ne te contente pas? ....
Qu'attendent elles d'une relation avec toi?

Et puis toi, qu'est ce que tu attends exactement?

J'aime beaucoup les petits surnoms que tu donne a ces deux amours; poisson rouge et ptit chat.
Peux-tu creuser un peu pourquoi tu leur donne ses petits noms? (spontanée, trait de caractère) pourquoi tu les enferme dans ses rôles de poisson et de chat (dans ta vision à toi)?
Je pense que si tu les aime tu devrais leur dire. Personnellement, j'ai besoin d'entendre ce mot, de savoir qu'on m'apprécie, qu'on me désire. j'ai construit aussi mes propres définitions de l'amour (elles sont assez bancales depuis que je suis polyamoureuse dans la pratique) et je t'aime ne voulait pas dire "je veux vivre avec toi, signer un contrat et faire pleins d'enfants". Mon amour pour mes soeurs est différent que pour celui que je porte à mon enfant et cet amour est différent que l'amour que j'ai pour mon mari et encore différent pour mon copain. et différent aussi pour mes amis. mais je les aime tous. (le mot amour est vraiment un mot valise!)
tu peux préciser cet amour que tu as pour elles, ce que tu met derrière ce mot tant attendu et tant redouté.

C'est une vrai prise de tête (je fais allusion a ton intellectualisation qui finalement t'offre tes outils nécessaire à ta survie mais ne t'aide pas a vivre pleinement) mais comme dit Julien Betbeze "les émotions ça se vit avec son ventre"

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bonheur

le lundi 02 mai 2016 à 15h28

Oui, ne pas encaisser, endosser la douleur d'autrui, ne signifie pas que l'on ne doit pas s'en préoccuper.

Les petits noms sont source d'unicité, c'est génial !

Je plussoie que dire "je t'aime" et bien ça veut juste dire "je t'aime" (en tout cas pour moi). Je trouve personnellement qu'il est indispensable d'exprimer cela, surtout si l'on ressent que l'autre le dit avec tout son être intérieur.

Je renvoie parfois sur d'anciens fils de discussion :
- Ode à la JOIE
- Amour et Responsabilité
- Amour et Respect
- Amour et Gratitude

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Matincalme

le lundi 02 mai 2016 à 17h12

Bonjour,
Et bien c est emouvant de lire tout ca. Un homme honnete, bienveillant et bon pere de famille! C est beau cette honnetete alors que d autres useraient du mensonge pour jongler avec les 2 voire plus.
Tu sembles etre quelqu un de tres bon. Tu n es pas responsable des souffrances de ces 2 femmes, tu n as pas menti. Des lors qu elles connaissent la situation et ton amour pour les deux, celle qui ne peut composer avec cette caracteristique faisant partie de ta personnalite, doit partir. Si elle reste, tu n es pas responsable de son ressenti.
C est une periode un peu chaotique mais c est fou que trop d amour puisse faire souffrir.
Bon courage a toi. Tu n es coupable de rien sinon d aimer.

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polydechire

le lundi 02 mai 2016 à 23h50

Merci à toutes et tous, encore une longue réponse qui s'annonce mais elles m'aident à faire le point.
@Dolly
Je vais répondre dans le désordre aux diverses "questions". Ce qui me caractérise c'est l'attention à l'autre c'est inné chez moi, je vois et ressens ce que les autres ont à l’intérieur et me focalise sur ce qui les affectent. Les bonnes situations ne méritent que d'être contemplées.
Pour ce qui est de la souffrance des autres je la sens et je la voie et parfois je la ressens.
Pour ce qui pose problème a mes compagnes il faut savoir que j’assume mes enfants, ma maison, mon jardin… mon boulot aussi seul depuis plus de 2 ans et me débrouille donc une femme doit venir prendre sa place et comme je ne râle jamais si une chose n’est pas faite ou n’est pas comme j’aime, je le fais moi-même, sans plus.
Une femme a donc du mal a trouver sa place. Pour les deux je suis soit « mon Alien » soit « mon extraterrestre » ou encore « mon drôle d’oiseau », je me savais diffèrent mais pas à ce point 
la première a peur de me perdre car elle trouve en moi tout ce qu'elle aime (même si des aspects compliqués restent présent et j’ai pas mal de défauts aussi) et cette peur la conduit à me vouloir que pour elle (éviter le danger de l’exposition aux autres), elle doute d'elle et ne voit pas ce qu'elle m'apporte, comme si l'amour était une question matérielle!....elle m'apporte l'attention et la douceur a moi et à mes enfants. Elle manque de confiance en elle. C’est a cause de mon mode de vie : je fais toujours en sorte de ne dépendre de personne (ce qui ne m’empêche pas de savoir demander de l’aide, une occasion de se réunir autrement). C’est mon « tit chat » une démarche parfois féline et un comportement de chat qui vient se blottir tout contre moi.
La seconde, je l’ai rencontré dans un cadre ou le libertinage était clairement établi elle a voulu voir ce que cela donnait. Je lui ai apporté ce que j’estime que chaque femme devrait avoir mais c’est apparemment bien plus que ce que les hommes offrent. Je lui apporte ce que j’ai de mieux et elle n’a jamais eu à me supporter plein temps donc ne voit que le meilleur de ce que j’ai à offrir (je ne lui cache pas mes mauvais côtés pour autant) et elle me voudrait pour elle à plein temps, elle m’a quitté il y a quelques mois à cause de mon « libertinage» (je ne fais plus que masser sinon cela devient trop souvent compliqué ensuite). Mais sa dépendance affective l’a fait revenir sans que jamais rien ne soit clair : en attendant, pour passer le cap, pour se déshabituer… d’où le « mon poisson rouge ». Mais le temps que je peux lui accorder s’est réduit à une nuit et un dimanche après-midi une semaine sur 2. Elle trouve chez moi l’originalité, l’attention à ses attentes, cette écoute attentive et constructive qui l’aide à avancer et à se connaitre (c’est que je comprends du moins).
Dire je t’aime n’a plu de sens pour moi trop d’homme utilise ce mot à tour de bras sans qu’il n’ait la moindre signification pour eux si ce n’est celle de mettre madame dans leur lit. Je le montre autant que je peux mais encore faut il y faire un minimum attention (Petits gestes doux, petites attentions récurrentes, petits mots, cadeaux… rien de très intense mais tant de choses subtiles et douces.
Pour ce qui est de l’intellectualisation c’est un refuge qui ne doit servir que de manière ponctuelle pour des situations exceptionnelles.
@bonheur
Les mots sont souvent vide de sens quand tout un chacun les galvaudes le montrer est plus constant et demande plus d’attentions, c’est ce qui me correspond le mieux. Encore merci pour ces invitation a la lecture, je ne manquerais pas d’y passer le temps qu’il sera nécessaire.

@Matincalme
Il est plutôt triste de voir que tant d’hommes usent de subterfuges pour arriver à leur fin plutôt que de se donner les moyens d’être ce que leurs mensonges font croire.
Etre l’origine de la souffrance des autres (merci bonheur et blue) n’est pas simple non plu.
Oui je ne suis pas responsable du choix des autres mais cela ne m’affecte pas moins pour autant. Cela me conduit à ne pas offrir tout ce que je peux offrir et m’oblige a me mettre tant de limite pour éviter que d’autres ne développent ces souffrance que je ne veux pas créer.
Les hommes sont-ils si souvent veules et égoïste au point de rendre les femmes dépendantes à la première douceur et attention désintéressée? Je le crois de plus en plus, moi qui suit pour la culture du bien-être, du savoir vivre, du respect …. Que cela me touche.

Merci a vous pour ces éléments qui me permettent de poursuivre ma recherche du bien-être, il faut que j’éclaircisse mon chemin pour que le doute ne soit plus toujours cette ennemi de tous les instant (une forme de peur )

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Dolly

le mardi 03 mai 2016 à 09h02

Polydechire
Les hommes sont-ils si souvent veules et égoïste au point de rendre les femmes dépendantes à la première douceur et attention désintéressée? Je le crois de plus en plus, moi qui suit pour la culture du bien-être, du savoir vivre, du respect …. Que cela me touche.

Malheureusement, il y a de moins en moins de personnes altruistes dans le monde, que ce soit des hommes ou des femmes.
C'est l’avènement de la société de consommation, de la non frustration et de l'individuation, je pense, qui fait que l'Homme (sans genre) pense d'abord a lui et à son bien-être jusqu’à devenir rival pour l'autre. oui, quand on tombe sur quelqu'un attentionné, gentil on s'y accroche (et on y abuse souvent -xp perso, je suis une vrai gentille et je morfle beaucoup à cause de ça-)

J'espère que ce ciel rempli de gros nuage noir s'éclaircira bientôt pour toi

A vous, extraterrestre. terminé. Dolly ;-)

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EdK

le mardi 03 mai 2016 à 10h02

De tous temps le respect, l’altruisme et la gentillesse ont généré de l’altruisme et de la gentillesse chez les autres tout comme le manque de respect et l’égoïsme le font.
Malheureusement aujourd’hui l’humanité tourne dans le mauvais sens.
Je me dis si chacun fait de son mieux pour être meilleur alors il rendra meilleur les personne autour de lui.
Le sexe et le genre n’ont en effet rien à voir là-dedans.

Je réagis car ce que tu dis concernant ta volonté de ne pas dire les choses mais de les montrer à la place me laisse perplexe.
De nombreuses personnes hypocrites mentent certes. Mais pourquoi ne pas dire les choses lorsque celles-ci sont vraies ? D’autant plus que pour de nombreuses personnes cela rassure et est même essentiel à entendre de la personne qui est sensé nous aimer (j’en fais partie).
Si cela peut aider tes compagnes à se sentir aimé et bien dans leur peau est-ce un si gros effort de le leur dire le plus sincèrement du monde ?

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polydechire

le mardi 03 mai 2016 à 21h50

@Dolly oui mais l'altruisme n'est pas si mort que l'on ne pense il est encore bien reparti mais on le cache de lus en plus comme une maladie car les autres en abusent. Etre altruiste nécessite maintenant de déterminer qui le mérite ou non.
@EdK
Dire sans arret des choses que chacun peut dire n'a pas d’intérêt en soit c'est trop facil et tellement galvaudé que je prefere trouver d'autre moyen plus personnel et plus attentionnés.
Si mes relations veulent une personne comme les autres ce n'est pas moi qu'il faut venir trouver. Je montre par tout moyen mon affectif mais le verbalise peu. Mais avec force et conviction. De plus le fait de les faire souffrir me conduit a les faire fuire.

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EdK

le mardi 03 mai 2016 à 22h32

polydechire
Dire sans arret des choses que chacun peut dire n'a pas d’intérêt en soit c'est trop facil et tellement galvaudé que je prefere trouver d'autre moyen plus personnel et plus attentionnés.

L'un n’empêche pas l'autre.

polydechire
Si mes relations veulent une personne comme les autres ce n'est pas moi qu'il faut venir trouver. Je montre par tout moyen mon affectif mais le verbalise peu. Mais avec force et conviction. De plus le fait de les faire souffrir me conduit a les faire fuire.

Mais tu es toi dans tout les cas. Quoi qu'il arrive tu seras toujours toi !
"Une personne comme les autres", ceci n’existe pas.

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polydechire

le mercredi 04 mai 2016 à 00h21

@EdK
Pour le premier point j'y travaille.
Pour le second tu n'imagines pas à quel point. Cela devient presque une charge qui m'oblige a ne pas aller trop au devant des autres (le comble pour un libertin non?).
Attention, douceur, respect, bienveillance un cocktail qui rend dépendant, avec quelques qualités en plus les défauts semblent ne pas avoir d’existence pourtant j'en ai et pas des moindres. J'ai travailler à cultiver ces qualités (la preuve par l'exemple en quelque sorte) car j'aimerais que les autres aient aussi cette attention à l'autre qui rend les choses si agréables mais ma vision de la vie est mienne et je ne peux et ne veux imposer cette approche à qui que ce soit. C'est la mienne et ne peux que regretter qu'elle ne soit plus répandue. Mais elle est si douce que celles qui la côtoie ont bien du mal a passer à autre chose. D'accord ce n'est pas mon choix mais cela est tout de même de ma responsabilité. toute forme de pouvoir qu'il soit volontaire ou non nécessite de développer la sagesse qui y a trait. La encore ces propos n'engagent que moi bien entendu.

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polydechire

le mercredi 04 mai 2016 à 00h34

Merci a tous je repasserais mettre mon grain de sel mais vos informations et se confier à une feuille blanche m'ont permis d'avancer et de me retrouver. Je verrais ou cela me conduit et n’hésiterais pas à revenir vous en faire part.

Bisous a vous et encore merci.

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bonheur

le mercredi 04 mai 2016 à 10h07

On me dit souvent que je suis une bisounours. Toujours souriante, accueillante, sans se forcer. Le fait de connaître et surtout d'accepter ses émotions (même de les amplifier) aide. Ainsi, je reçois beaucoup... parce que je donne, y compris en parole. Je ne parle pas seulement de ma vie privée et affective, mais de toute ma vie, y compris la professionnelle.

Ne prends pas mal mes propos, polydechire, mais je crois que même si je ressentais de l'amour pour toi, ta philosophie et ton optique, serait pour moi une incompatibilité majeure. C'est peut être efficace pour TE protéger, sauf que si tes amoureuses sont comme moi, le pronostic de longévité me parait faible.

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