Polyamour.info

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Témoignages de secondaires

Témoignage
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Marc51 (invité)

le jeudi 28 avril 2016 à 15h53

Bonjour je suis nouveau ici et j'apprécie beaucoup ce site et son forum. :-$

J'ai lu l'article "Le problème avec la polynormativité" (1) que j'ai trouvé très intéressant. J'ai fais exprès d'utiliser le mot "secondaire" dans le titre (provoque... ? ^^"). Car ce passage m'a particulièrement interpellé :

"A cause de cette position je m'attends à possiblement recevoir des commentaires furieux et défensifs de la part de beaucoup de personnes polynormatives qui se sentent juste bien avec leur modèle. Pour elleux, je dirai la chose suivante. Si vous êtes membre d'un binôme « primaire » dans un modèle polynormatif, et que vos/votre partenaire-s « secondaire-s » peut/peuvent fournir une défense aussi vive que la votre de votre modèle, ou même encore – pas une défense de vous en tant qu'individus, ni de votre relation, mais du modèle polynormatif lui-même – sans rien laisser de coté ni mentir ne serait-ce qu'un petit peu pour ne pas risquer de générer du conflit ou risquer de vous perdre en tant que partenaire, alors vous faites partie de la minorité de polynormatif-ve-s pour qui le modèle marche réellement, super bien pour tou-te-s les concerné-e-s. (Et je dis bien tou-te-s. Si cela marche bien seulement pour le couple primaire, le modèle ne fonctionne pas.) Si vous êtes de celleux là, aucun besoin de devenir défensif-ve – je ne vous critique pas vraiment de toute façon. Si cependant ce n'est pas votre cas, s'il-vous-plaît retenez votre réaction défensive et plutôt pensez vraiment sérieusement aux critiques que je soulève."

Du coup j'ai cherché sur le forum et je n'ai pas trouvé grand chose (mais il y a beaucoup de fils...).

Est-ce qu'il y a parmi vous des personnes qui s'identifient en partie comme "secondaire" et qui aimeraient témoigner de manière positive ou négative ? Qu'elles soient ou non en couple de leur côté, quelque soit leur façon de vivre les relations (polyamoureux, polycompatibles, mono,...).

En espérant que ce ne soit pas une question malvenue, sinon toutes mes excuses. Soyez sûrs que la question n'est motivée que par le soucis de son prochain et que tout amalgame ou préjugé serait juste de la maladresse.

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(1) /-dx-/Le-probleme-avec-la-polynormativite/

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Apsophos

le jeudi 28 avril 2016 à 20h00

Je suis quelque chose comme quaternaire alternatif non-euclidien, ça compte ?

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2016 à 10h26

Compte toi comme un amant de Schrödinger, ça te simplifiera la vie.

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LuLutine

le vendredi 29 avril 2016 à 11h39

Siestacorta
Compte toi comme un amant de Schrödinger, ça te simplifiera la vie.

Ah les relations de Schrödinger ! :) (+)

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Apsophos

le vendredi 29 avril 2016 à 13h29

Siestacorta, si Day of the Tentacle avait un mode multijoueur, je voudrais y jouer avec toi <3

Mais en fait, mes relations de Schrödinger, c'était celles où j'étais primaire/exclusif.

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Mai

le vendredi 29 avril 2016 à 13h58

Je vois qu'il n'y a pas beaucoup de réponses à la question initiale, et la mienne ne risque que d'élargir un peu plus le sujet ^^

J'ai toujours été "principal", dans toutes mes relations (qui n'étaient pas polyamoureuses dans les faits, même avec les partenaires ayant les mêmes aspirations que moi).
Hors, je me sens facilement étouffé, envahi, et j'ai tendance à prendre de la distance quand je ressens une trop forte attente envers moi, à tel point que même les relations polyamoureuses qui, si elles résolvent une bonne part du problème d'être unique amant/amoureux - en ne l'étant plus, justement ^^ - auraient tendance à me laisser penser que je serais plus heureux en étant "secondaire". "Que" secondaire, plus précisément, et plus "principal".
Je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas/plus rechercher une relation trop centrée sur moi... je serais curieux d'en lire plus à ce sujet.

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2016 à 16h27

Apsophos
Siestacorta, si Day of the Tentacle avait un mode multijoueur, je voudrais y jouer avec toi <3

J'en suis chavir'lyeh <3

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2016 à 16h38

Bon, sinon, Marc... Je dois dire que personnellement, j'ai un profil polysolo, en français non-poly on pourrait dire vieux garçon (mais seulement après quelques bières parce que je suis sensible quand même).

Et dans ce mode de vie là, être le secondaire de quelqu'un de poly, ça peut beaucoup me plaire. Ca a pu me sécuriser, moi, de savoir que j'étais pas le partenaire primaire.
Superficiellement, on peut dire que ça limite les responsabilités, qu'on est là que pour le bon temps... C'est pas exact menfin admettons qu'il y ait un peu de ça, ça peut être une motivation.

D'une façon plus sérieuse, être secondaire peut me donner à moi le type d'équilibre affectif dont j'ai besoin, quand la perspective d'être partenaire primaire ou central (ou unique !!! Aaaaaah !!!!) a pu, au contraire me faire reculer au point de me priver de vie affective : à certaines époques, plutôt ne rien avoir qu'avoir plus que ce que je peux assumer.

Bon, j'ai eu la chance de tomber sur un métamour très accueillant et ouvert à la discussion, une amoureuse qui me faisait confiance aussi.
Ca marche peut-être pas à tous les coups.

Je sais, mon témoignage ne vaut qu'avec une vision assez peu passionnelle de l'amour, et peut-être que dans certaines rencontres, j'aurais des attentes plus grandes. Mais je crois qu'on peut pas plus tirer de généralités du Grand Tamour tel qu'il est souvent raconté que de ma vision plus pépère... Donc, oui, des fois, ça marche bien.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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LuLutine

le vendredi 29 avril 2016 à 19h37

Je n'utilise ni la notion de "primaire" ni celle de "secondaire", je vis des relations, point.

Je serais donc bien en peine de répondre.

Si tu lis l'anglais Marc, tu peux lire The Game Changer de Franklin Veaux.
Il était lui-même partenaire primaire, mais il raconte comment les secondaires ont vécu la chose.
(Et le bilan n'est pas positif, désolée j'ai spoilé...)

Et sinon, pour ceux qui sont secondaires dans leurs relations amicales, vous le vivez comment ? :)

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Dedutmed (invité)

le vendredi 29 avril 2016 à 20h27

Moi je suis une relation terminale pour presque tout le monde sur terre.

Mon manque de sécurité affective fait que je le vis très mal.

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2016 à 21h23

LuLutine


Et sinon, pour ceux qui sont secondaires dans leurs relations amicales, vous le vivez comment ? :)

ça dépend du nombre d'enfants et du taux du crédit qu'on a pris ensemble...

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2016 à 21h53

Dedutmed
Moi je suis une relation terminale pour presque tout le monde sur terre.

Mon manque de sécurité affective fait que je le vis très mal.

J'ai mis vachement de temps à arrêter de vouloir répondre à ça au premier degré et à me dire "ah bah oui, en fait ya une lapalissade, là..."

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Apsophos

le samedi 30 avril 2016 à 01h49

LuLutine
Et sinon, pour ceux qui sont secondaires dans leurs relations amicales, vous le vivez comment ? :)

"Égal à moi-même."

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Katouchka

le samedi 30 avril 2016 à 09h37

Je suis assez d accord pour dire aussi qu on vit des tas de relations différentes. Je pense que certains utilisent le terme primaire et secondaire pour traduire l investissement et l engagement qu ils emploient dans chaque relation. Et/ou pour établir une sorte de priorité hiérarchique entre les relations mais pour vivre des relations très différentes je dirais que c est compliqué. Ça dépend.
Ça dépend de tellement de choses. Je ne sais pas comment vous vivez vos relations mais personnellement je suis moi-même plusieurs et selon les personnalités que je rencontre c est l une ou l autre de mes facettes qui peut mieux S exprimer. Et je considérerais devoir me diviser (encore plus) S il fallait considérer des relations primaires et d autres secondaires. Exemple: un ami à moi me connait mieux que personne: il comprend chaque once de ce que je suis et de ce que je ressens. Il comprends chaque tourment de mon âme et je considère cela comme précieux. J ai une autre relation avec qui j éleve mes enfants et je considère comme précieux cette construction. J ai une autre relation aussi dont je ne pourrais physiquement me passer sans douleur. Bref pourquoi les hiérarchiser? Puisque un bout de moi se déchirerait si je devais me passer de l une ou l autre. Après c est comme choisir entre être aveugle ou sourd ou manchot?? Sincèrement on évite d y penser en général? Non?

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Siestacorta

le samedi 30 avril 2016 à 12h57

Primaire et secondaire riment tous deux avec nécessaire.
(bon là je tourne au mode développement personnel, donc je vais attendre que ça me passe).

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Radafcuen (invité)

le samedi 30 avril 2016 à 14h42

«  J'ai mis vachement de temps à arrêter de vouloir répondre à ça au premier degré et à me dire "ah bah oui, en fait ya une lapalissade, là..." »

Si ça peut te rassurer, comme souvent, je ne saurais pas à quel degré me répondre moi-même.

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yaya

le mardi 03 mai 2016 à 18h30

Katouchka
Bref pourquoi les hiérarchiser? Puisque un bout de moi se déchirerait si je devais me passer de l une ou l autre. Après c est comme choisir entre être aveugle ou sourd ou manchot?? Sincèrement on évite d y penser en général? Non?

Je suis profondément d'accord avec ton message. C'est exactement ça: il est impossible de hiérarchiser. De mon coté je n'ai que deux relations de ce type mais je vois bien qu'avec l'un j'ai mon foyer, mes racines, mes amis, mon nid, mes projets: ça pourrait être ma relation "primaire" sauf que ce que je vis avec l'autre est intense physiquement, complice intellectuellement, fait de partage et de communication aussi je ne peux pas l'appeler secondaire.... Perdre l'un ou l'autre serait un sacrifice.

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Siestacorta

le mercredi 04 mai 2016 à 00h06

En réalité, quand on parle de relation primaire et secondaire, secondaire ne veut pas dire "superflue", mais seulement qu'elle arrive deuxième, qu'on reconnait qu'il y a certaines priorités qui ne la concernent pas (enfants, domicile, en pratique, mais aussi, certains investissement affectifs).

Et ce ne sont pas les personnes qui sont considérées comme "secondaires", dans cette façon de voir, mais les relations. C'est à dire que ça demande pas de juger combien tel ou tel partenaire mérite de respect ou d'amour, mais de connaitre ce qu'on donne et prend dans la relation avec lui. Et, parfois, bien que deux ou plus de relations puissent être toutes indispensables et nécessaires, on peut reconnaitre que le changement de vie serait plus ou moins grand selon qu'on parle de terminer une relation, ou l'autre.

Ce que je trouve important, moi, dans le discours qui parle d'une hiérarchie des relations, c'est que c'est de l'honnêteté. Quelque chose qui peut être très destructeur, c'est qu'en n'avouant pas (ne s'avouant pas) une hiérarchie quand il y en a une, on crée des conditions pour que tout le monde puisse revendiquer les mêmes droits. Et quand, malgré nos promesses d'anarchies qui chantent, ces droits vont, sur la durée, plutôt à l'un qu'à l'autre, on a juste caché les contraintes... Ce qui les rend plus blessantes, par effet de surprise. Ou parce qu'un secondaire aura bien compris sa place, mais n'osera pas revendiquer certains droits, pour ne pas nous perdre.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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yaya

le mercredi 04 mai 2016 à 16h12

Je comprend mais je trouve que cette hiérarchie vient créer une notion de priorité que je ne ressent pas de mon coté. Et puis, serait il alors dangereux pour l'équilibre de l'édifice d’être la primaire de son secondaire par exemple? N'y aurait il pas alors un risque d'effet domino, si vraiment les relations étaient mûes par une relation de co-dépendance hiérarchique (je ne suis primaire que parce qu'il y a une secondaire, mes droits sont définis par les droits accordés dans l'autre relation, etc...). Dans ce que je vis, ces sujets ne sont pas vraiment verbalisés (on est plutôt en mode: tu es là ce soir? on se croise quand cette semaine? on regarde nos agendas pour bloquer les prochains we? de part et d'autre), et peut être que les mots manquants, les concepts associés sont également absents.

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Siestacorta

le mercredi 08 juin 2016 à 22h20

yaya
Et puis, serait il alors dangereux pour l'équilibre de l'édifice d’être la primaire de son secondaire par exemple?

De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins :-)

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