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Famille, acceptation et paradoxes

Famille
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EdK

le vendredi 15 avril 2016 à 15h14

Coucou tout le monde,

J’aimerais mettre en avant certains types de réaction liée à nos proches quand on leur annonce notre situation de polyamour ou toutes autres situations sortant de la norme.
Tout d’abord ma situation : 24 ans, en apprentissage (école à perpigan entreprise à toulouse).
Mes parents habitent toulouse ce qui m’évite d’avoir besoin de deux appartement. Mais du coup ils ont tiqué quand j’ai commencé à ne plus rentrer le we mais en passant les voir quand même vu que je pratique une activité associative en face de chez eux.
Ma mère (qui forcément a eu des doutes) m’envoie un message indiquant que je peux ramener l’élue de mon cœur à la maison qui que ce soit. Le truc c’est qu’à ce moment-là elle se demandait si je n’étais pas amoureux d’un homme étant donné ma discrétion sur le sujet. Mes deux parents se sont toujours revendiqués ouverts d’esprit et en faveur des droits des homosexuels. Quand je fini par leur annoncer que ma copine à en fait deux copain ma mère l’a mal pris et j’ai dû menacer de ne plus venir les voir tant qu’elle n’acceptait pas ma copine. Mon père à accepter la situation, ma mère m’a dit par la suite qu’elle acceptait également mais qu’elle pensait que c’était une mauvaise idée. Après notre rupture mon père est comptant que j’ai vécu cette expérience car maintenant que j’ai expérimenté je vais pouvoir faire un choix raisonnable (sous-entendu relation d’exclusivité sentimental). Ma mère, elle donne dans le registre du « tu vois je savais bien que tu n’étais pas fait pour vivre comme ça ». Sachant que ma relation est partie dans le mur à cause d’une dépendance affective, chose qui peu arriver dans tout type de relation. En gros ils me voient comme un jeune qui a besoin de faire ses expériences mais qui finira tôt ou tard dans le « droit chemin » après ses diverses « passades ».
En toute naïveté je leur ai annoncé ma bisexualité en même temps que ma rupture. Apparemment ma mère est passablement choquée et préfère éviter le sujet. D’ailleurs elle change de conversation quand j’y fais allusion. Mon père considère que c’est une passade de plus et que on peut avoir eu des rapports avec des personnes de son sexe, avoir apprécié l’expérience mais finalement ne pas être bi (ou homosexuel). Je ne comprends pas la logique sachant que les enfants sont par défaut considéré comme étant hétéro. Et quand j’ai abordé la réaction de ma mère il m’a dit quelque chose comme « Bah non ce n’est pas grave mais quand même ce n’est pas rien ». Ah ?

Même si au final ça c’est plutôt bien passé je me demandais si d’autre avais eu à faire face à ce type de réactions contradictoires venant de la part de gens qui se réclament ouverts mais qui ont des réactions paradoxales lorsque ce qui échappe à la norme débarque chez eux.

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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Dolly

le vendredi 15 avril 2016 à 15h54

Je vais me mettre à la place de tes parents
Ce que tout parent veut, c'est que tu vive une vie simple et facile, sans risque de bobo et gros chagrins. Zéro risque, zéro tracas.
Dans ta situation de couple, ton ex copine a eu le mauvais rôle, elle qui a DEUX copains et toi tu es la pauvre victime de cette succube

Oui, bon nombre de personnes se disent non raciste, non homophobe, ouvert,.... quand ça concerne les enfants de la voisine. Quand ce sont ses propres enfants, les gens sont moins ouvert (et c'est souvent à cause de la peur).
J'ai bossé dans un planning et j'ai reçu pas mal de jeunes en difficultés par rapport a leur orientation sexuelle. non pas que leur orientation leur pose problèmes à eux mais de comment vivre avec les gens tout autour. Parce que quand t'es homo, t'as forcément le sida, t'es p-ê même pédophile, mais quand tu baise tu fais la fille ou l'homme? Quand t'es bi, c'est encore pire, t'es un mec ou une fille? je dois être jaloux et à la fois des hommes et à la fois des femmes? (ceci est un tout petit aperçu de ce qu'on peut entendre)
Les gens ont tendances a définir ton identité sexuel par rapport à ta sexualité et la bisexualité fait énormément peur parce que ça crée un flou artistique.
On peut préciser qu'on aime une personne pour ce qu'elle est et pas forcement parce qu'elle en a ou pas dans le pantalon....

Je n'ai pas d'anecdote personnelle

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LuLutine

le vendredi 15 avril 2016 à 16h49

Je n'ai jamais dit ouvertement à mes parents que j'étais poly (anarchiste relationnelle, en fait, mais on va éviter de faire bugguer complètement les 99% des gens avec ce terme ^_^ ) et encore moins que je fréquente aujourd'hui des personnes indépendamment de leur genre. Et indépendamment de pas mal d'autres choses d'ailleurs, comme l'âge par exemple.

Mais....j'ai semé des indices.

S'ils voulaient poser des questions, ils auraient pu, ils ne le font pas, ou vraiment pas de façon directe.

Je les connais assez bien et j'ai bien compris qu'il ne souhaitent pas (c'est du moins le plus probable) recevoir d'informations frontales (à moins que je ne décide de me mettre en couple exclusif avec un jeune homme bien sous tout rapports, genre jeune cadre dynamique, là ça passera je pense ^_^ ).

Je les vois très bien dans la catégorie "On est tolérants mais bon tout ça c'est pas pour nos enfants" ;)

Après, peut-être qu'ils ont évolué....mais dans le doute, je ne dis rien.

De toute façon, le fait de donner le moins d'informations possibles sur ma vie a (malheureusement) toujours été la seule façon de me protéger, dans un contexte familial difficile voire dangereux pour mon intégrité psychologique (que j'ai d'ailleurs de la peine à maintenir/retrouver).

Certaines familles acceptent mieux. Toutes sont différentes.

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EdK

le vendredi 15 avril 2016 à 18h15

De plus en plus de personnes de mon age savent ce qu'est le polyamour. Je trouve ça plutôt hallucinant et ça augure du très bon pour la suite ^^

LuLutine
comme l'âge par exemple

Ça j'avoue que j'ai du mal. A me sentir libre je veux dire. Ce n'est pas que je ne me sente pas attiré par des personne d'age différent mais je me sens encore gêné par la norme social de ce point de vue là. J'imagine que ça disparaitra un jour, je ne suis plus à ça prés :)

Lulutine
Après, peut-être qu'ils ont évolué....mais dans le doute, je ne dis rien.

Tu ne peu pas sonder le terrain ? Concernant les indices ils préfèrent peu être faire comme si ils ne se doutais de rien.

Lulutine
De toute façon, le fait de donner le moins d'informations possibles sur ma vie a (malheureusement) toujours été la seule façon de me protéger, dans un contexte familial difficile voire dangereux pour mon intégrité psychologique (que j'ai d'ailleurs de la peine à maintenir/retrouver).

Tu as tout mon soutiens en tout cas. Pour le cas de l'intégrité psychologique je pense qu'on s’expose dés que l'on sort des cadres normatifs. J'espère que ça ira de mieux en mieux pour toi.

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LuLutine

le vendredi 15 avril 2016 à 22h43

EdK
Tu ne peu pas sonder le terrain ?

Oh si, ça arrive.
Par exemple une fois en famille quelqu'un parle de tel homme qui - à ce qu'on en sait - tromperait sa femme.
J'ai hasardé un "Mais si ça se trouve sa femme est au courant et d'accord !", prononcé à moitié sérieusement et à moitié sur le ton de l'humour.

Gros blanc, ils ont continué sur autre chose, comme si je n'avais rien dit du tout.

Donc ne t'inquiète pas moi aussi je reçois des indices, ça fonctionne comme ça chez nous... :)

EdK
Pour le cas de l'intégrité psychologique je pense qu'on s’expose dés que l'on sort des cadres normatifs. J'espère que ça ira de mieux en mieux pour toi.

Depuis petite, je n'ai jamais été "dans la norme"....
Je ne l'ai pas choisi, évidemment.

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EdK

le samedi 16 avril 2016 à 01h36

Lulutine
Depuis petite, je n'ai jamais été "dans la norme"....
Je ne l'ai pas choisi, évidemment.

Bienvenu au club dans ce cas.

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(compte clôturé)

le samedi 16 avril 2016 à 11h56

Les parents ont généralement envie que leurs enfants soient heureux, mais leur conception du bonheur dépend de leur propre éducation (religieuse, bourge, fermée, ouverte).
Mes parents ont été dans un premier temps heurtés par ma façon de vivre, non pas tant par ce que je vivais, mais parce qu'ils pensaient que ça allait me poser plein de problèmes (regards des autres, enfants, etc) et nous mener à la séparation, alors qu'ils aimaient beaucoup mon mec. (je parle à l'imparfait car mes parents sont morts) Puis un jour, j'ai eu cette réflexion: "Tu vis d'une drôle de façon, mais vous avez l'air heureux, c'est l'essentiel", et plus tard, devenue veuve, ma mère a davantage parlé avec moi d'amour, d'hommes etc. En quelque sorte, mon choix de vie lui a permis de se libérer elle aussi.
Du coté de mes beaux-parents, j'ai été évacuée de leur vie pendant dix ans et ne les ai retrouvés que quelques années avant leur décès, mais c'était logique vu leur éducation...
Mes frères et sœurs savent et j'en parle avec certains, pas avec d'autres, mais c'est logique: si j'étais mono et pure hétéro, irai-je pour autant leur raconter ma vie amoureuse? Non, c'est privé. Pareil avec les ami(e)s.
Au final, ce qui m'a le plus libérée a été de me dire: "Je suis comme ça, et alors?" après un travail psy de qq mois, et d'admettre que ceux qui n'étaient pas d'accord en avaient absolument le droit et même, que cela ne signifiait pas qu'il ne m'aimaient pas, juste qu'ils ne partageaient pas mon point de vue. Un peu comme j'apprécie certaines personnes de droite, alors qu'on n'est pas d'accord quand on discute politique :)

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EdK

le samedi 16 avril 2016 à 12h31

Merci APH

Oui je pense que tu as raison mais je ne peu m’empêcher de penser que ce serais tellement plus simple si nous n'avions pas à nous en préoccuper.

Concernant le fait de ne pas parler de tout avec tout le monde je suis bien d’accord mais quand tu participes à une activité avec plusieurs personnes impliqué dans le "réseau" polyamoureux et que tu dois modifier ton comportement à cause de la présence de personnes à l’extérieur de ce réseaux c'est lourd.

Dans le cas de ma bisexualité je trouve magnifique le fait qu'on ne tienne pas compte de mon avis dans les discutions concernant le fait fait qu'un homme soit sexy, attirant ou juste beau simplement parce que je suis un homme.

Du coup je préfère que le plus de monde possible autour de moi soit au courant car ça m'évite des situations frustrante ou gênante basée sur des présupposés.
Mais je suis conscient d'avoir la chance de pouvoir en général me le permettre (sauf contexte professionnel).

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bonheur

le samedi 16 avril 2016 à 12h56

Pour ma part, et ça vaut que pour moi, j'ai fait un énorme tri dans mes relations, y compris celles qui ont un lien ADN. Ce n'est pas seulement lié à ma polyaffectivité. Deux personnes de la même famille peuvent être incompatibles, c'est le cas avec mon fils ainé avec qui j'ai coupé définitivement les ponts. Mes parents, et là, c'est lié à ma polyaffectivité, j'ai pris une très grande distance et coupé la complicité que j'avais avec ma mère... un énorme fossé s'est creusé et ce n'est pas moi qui le comblerait. Je m'efforce de rester aimable durant les quelques repas familiaux annuels, à condition que ceux-ci soit de courtes durées. Si mon fils doit être présent, je n'y vais pas, tout simplement. Je n'impose ma présence à personne et je ne m'impose pas celle de personnes que je ne désire pas côtoyer.

C'est simple, clair et net.

Je vis très bien ainsi, j'ai un entourage riche et varié, un entourage qui m'accepte tel que je suis et qui m'apprécie justement pour celle que je suis. Le "lien du sang" n'assure aucunement le bonheur d'être soi.

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Evavita

le samedi 16 avril 2016 à 20h22

Salut Edk,

J'ai été et suis toujours à ta place, je vais bientôt avoir 28 ans et j'ai mis ma famille devant une situation poly peu avant mes 18 (même si honnêtement je le vis bien et que c'est pas aussi poussé qu'avec tes parents).

J'ai une grande sœur qui se dit anarchiste impliquée (j'en sais pas trop plus) mais qui m'avait fait le coups de "c'est les hormones, ça te passera avec l'âge". C'est connu, les grandes sœurs ça sait toujours mieux les choses de la vie.

Ma mère est de gauche, m'avais choisi un parrain qu'elle savait être gay (pour un baptême dans une église orthodoxe donc on peut dire qu'elle doutait pas d'elle). C'est avec elle aussi que j'ai eu la discussion fatidique de "maman, c'est quoi un pédé? Est-ce que c'est mal?" et qu'elle m'avait dit que "chacun fait ce qu'il veut et que du moment qu'il ne fait de mal à personne, c'est pas à nous de juger". Donc on pourrait dire que la pomme n'est pas tombé loin de l'arbre.

Mais je vois clairement son malaise, elle comprend pas, elle n'ose pas en parler, se ferme si elle sent que la conversation va de se côté là. Alors au lieu de parler du concept, je parle des humains : "X a passé son permis, Y compte changer de post dans son travail, je peux proposer à Z de passer pour nous aider à ranger le bois si tu veux, je ne serai pas là la semaine prochaine, je pars avec X et Y en vacance et on va peut-être y croiser G et H sur place, je me suis faite dépister avec Y et I la semaine dernière, le centre était très bien, si t'as besoin de rediriger des personnes de se côté là". Et là dedans il y a les amoureux, les co-amoureuses, les amis toutes personnes confondus. Elle demande jamais ce que chacun-es représentent pour moi mais bon elle n'est pas idiote, elle arrive très bien à se repérer avec des noms qui viennent plus ou moins souvent. Elle constate que ces personnes m'entourent, qu'on fait des choses les uns pour les autres et même si elle n'est pas à l'aise avec le concept, au moins elle n'est pas dans tout ces états à l'idée de rencontrer l'un d'eux.
Mais oui le paradoxe est là, elle n'est pas à l'aise, elle en as honte parce que ce n'est pas en accord avec ses valeurs et du coups elle est en évitement. Je ne sais pas ce que je peux faire pour elle à part lui montrer au quotidien que ça m'apporte et que ça me fait du bien.

Mais c'est pas le seul domaine où ça arrive donc je réalise que ce n'est pas vraiment le polyamour le soucis.
L'été dernier, avant de partir de chez elle pour rentrer chez moi, je mets un shirt cours, et je m’apprête à partir et elle me fait :
- Tu vas pas sortir habillé comme ça!
- Ah pourquoi?
- Bein tu vas prendre le train, ça c'est plutôt une tenue pour la plage.
- Et il fait froid dans le train? (oui, je fais l'idiote quand il y a besoin)
- non, non. Elle murmure un truc incompréhensible dans sa barbe et ne dit plus rien.
A cet instant là je vois bien le combat qui se livre dans sa tête : "la féministe qui se bat pour empêcher un "ça fait pute ma fille" de sortir de sa bouche.
Je me dis que ça doit être dur pour elle d'être la mère qui m'a biberonné à coups de : "tu te rends compte à quelle point la France était en retard pour donner le droit de vote aux femmes?" C'est dans sa bouche que j'ai entendu parler pour la première fois des plannings familiaux, du droit à disposer de sont corps. Et à côté de ça, pendant qu'elle pourrait être fière de sa fille de voir à quelle point j'avais embrassé ces valeurs là, je pense que c'est une lutte pour elle de s'y accrocher.
Je ne sais pas si j'ai raison mais je la laisse mener sa lutte interne en me disant que c'est son combat et pas le mien. Je ne pousse pas le bouchon de mon côté pour la laisser continuer à faire son chemin et faire en sorte que ce soit la partie d'elle qui est ouverte d'esprit qui gagne toujours le combat.

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LuLutine

le dimanche 17 avril 2016 à 00h19

Evavita
Je ne pousse pas le bouchon de mon côté pour la laisser continuer à faire son chemin

Y a sûrement beaucoup plus d'implicite dans ma famille, mais ça résume bien ma démarche aussi.

Pas pour rien que je sème des indices...

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EdK

le dimanche 17 avril 2016 à 11h43

Avant d'être impliqué dans une relation polyamoureuse je me rapprochais déjà naturellement des personnes ouvertes d'esprit et seul ce type de personnes pouvais compter pour moi. Ça simplifie déjà pas mal les choses. Concernant la famille j'en parlerais peu être du coté de mon père mais pas de ma mère. Le coup de la famille alsacienne traditionnelle je le sens vraiment pas ...

Ma mère est aussi un peu dans ce cas là. Elle dois lutter entre ses convictions et son éducation. Pas simple.

Merci pour vos réponses et votre aide en tout cas :)

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Profil

LuLutine

le dimanche 17 avril 2016 à 14h55

EdK
Avant d'être impliqué dans une relation polyamoureuse je me rapprochais déjà naturellement des personnes ouvertes d'esprit et seul ce type de personnes pouvais compter pour moi.

J'ai expérimenté un peu la même chose, par contre la famille, on ne la choisit pas... :)

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