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Réactions à l'article

Polyamour et polyfake (traduction d'un article de Brigitte Vasallo du 07/08/15)

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Apsophos

le mercredi 16 mars 2016 à 21h13

EliC
Le goulag c'est cela? Je cite Vasallo: "Il me semble que si le polyamour ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prenons soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour lui."

Il me semble que si la vie, l'amitié, la Société, appelez ça comme vous voulez, ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prennent soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour elle.

Et non, c'est pas juste du sarcasme en mode "t'as vu j'ai détourné ta citation", c'est vraiment ce que je pense, au fond.

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(compte clôturé)

le vendredi 01 juillet 2016 à 18h30

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Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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polylovr

le lundi 04 juillet 2016 à 07h12

philemon
Pourquoi un "polyfake" serait-il nécessairement un "monogame infidèle" ? Ce peut-être aussi quelqu'un d'un peu lâche, qui ne sait pas trop que choisir, qui a honte de lui, que sais-je encore. Mais dans tous les cas un "aspirant sincère" au polyamour ... ou pas, bien sûr.

un polyfake serait-il un monogame fourbe qui se cache derrière le polyamour pour se justifier de ses tromperies ou mieux tromper ses conquêtes? S'il exprime son polyamour uniquement lorsqu'il est decouvert, c'est un polyfake. En tout cas, en utilisant le terme de polyamoureux pour se justifier et masquer sa tromperie, il ne fait qu'entâcher le terme de polyamour. Je ne suis même pas certain qu'il fasse des dégâts parmi les rares consentantes au polyamour.

Philemon, tu fais honneur à la subtile rhétorique tolérante du polyamoureux, mais distinguer le comportement individuel du comportement de groupe ou politique pour batir des terminologies permettant de distinguer les membres d'un concept mouvant comme le polyamour n'aide pas à passer au crible les comportements déviants ou en devenir. Polyfake peut être un stade d'évolution, mais catégoriser est le seule moyen de lutter contre. Catégoriser l'individu, le démasquer, lui apprendre le mot et lui montrer l'écart entre ce qu'il annonce et ce qu'il est, pour qu'il évolue vers le polyamour ou arrête de galvauder ce terme me semble être la seule démarche envisageable.

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gdf

le lundi 04 juillet 2016 à 08h51

Disons qu'il manque une catégorie, ceux qui sont sincères et ceux qui ne le sont pas...il y en a qui trompent, mais qui aimeraient être transparents, c'est juste qu'ils n'osent pas. Il y en a qui trompent, et qui n'ont aucune intention d'être transparents, et ils parlent de polyamour quand ils se font choper.
La base du polyamour, c'est l'honnêteté et la transparence. Aimer plusieurs personnes en secret, ce n'est pas du polyamour, c'est autre chose. Ca peut être un pas vers le polyamour, mais tant que les principales personnes concernées n'ont pas explicitement donné leur accord, ça n'en est pas.
En même temps, c'est pas grave, personne ne décerné de diplôme de polyamour, on s'en fout un peu d'être "pur" ou pas. Mais il faut quand même distinguer ceux qui y aspirent sincèrementet ceux qui en profitent bassement. Les seconds nuisent au premier en donnant une image négative de leurs aspirations.

Malheureusement, la sincérité n'est pas un paramètre facilement mesurable....

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(compte clôturé)

le lundi 04 juillet 2016 à 11h23

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Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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EliC

le lundi 04 juillet 2016 à 16h14

Un polifake n'est pas nécessairement un monogame infidèle. Ce n'est pas, en tout cas, ce que dit Brigitte Vassallo dans son article, ni dans ses articles ou conférences.

Polifake est une personne qui a assimilé "le discours poly" et l'utilise à ses propres fins, sans éthique.

Je cite Brigitte: « c’est le machiste queer, le machiste alternatif, comme il y en a beaucoup : je continue ? le machiste punk, le machiste anarchiste, le machiste squatter, le machiste finalement. Le même de toujours. C’est ton père avec 40 ans de moins, mais aussi misogyne ou plus. Entre tous, c’est le plus dangereux, car il s’infiltre partout. Il a accès aux assemblées, il est parmi nos contacts sur les réseaux sociaux, il participe à nos discussions et il connaît nos stratégies d’action sociale parce qu’il est littéralement camouflé.
Dans le monde polyamoureux, nous savons de quoi parle Alicia : nous l’appelons « polyfake ». Ce sont des personnes qui s’approchent du polyamour parce que cela leur donne une couverture philosophique, politique, éthique et sympa, mais avec la même merde de toujours : faire son chemin en semant des cadavres à son passage. Ce qui les distingue c’est qu’ils mettent toute leur emphase sur certains termes liés au polyamour, mais jamais sur d’autres. Ils adorent parler de « l’amour libre », « l’amour sans obligations », « du sexe à profusion », mais ils oublient que pour que cela devienne quelque chose de nouveau, pour que cela devienne vraiment un aspect à revendiquer, il est nécessaire d’ajouter à ces termes l’honnêteté, la sincérité, prendre soin des personnes avec qui on est en relation, même sporadiquement. Dans le cas contraire, c’est exactement ce qui s’est fait depuis toujours : cocufier, tromper, mentir, blesser… "

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philipK

le vendredi 02 septembre 2016 à 07h55

Je lis rapidement cet échange... et Apsophos me semble le seul a parler juste.

On est un peu comme des moines boudhistes qui dissertent pendant des heures sur la bonne voie pour parvenir a l'illumination.
Sauf que... il n'y a pas de bonne voie... parce qu'il n'y a pas de voie du tout.

Je suis d'accord, on est tous 'fake'. Et les plus vertueux sont problement les plus faux.
On a tous au fond de nous un motif pas tres propre... pas tres 'sain'... une nevrose, une perversion (en termes freudiens).
Qui croyons nous etre? Des etres purs, altruistes, qui avons renoncé au moi?
Faut pas rever! Y a de la marge!

Par ailleurs... cette notion de 'sain'... il faut la questionner. Qu'est-ce qui est sain sinon etre normal, etre normé, etre normalisé? Je me suis demandé si j'etais un voyeur. Et puis j'ai réfléchi.... je suis certainement un voyeur, mais nous le sommes TOUS. Sinon a quoi bon regarder un film? Sinon pourquoi adorons nous (au fond de nous, malgré nous) regarder des horreurs a la télé?

Et puis... cette part sombre, cette chose tordue en nous, qui a été tordue (par notre culture culpabilisante, notre culture de la haine de soi) et bien c'est notre carburant, notre energie, on ne peut pas s'en passer sinon on n'ira nulle part. Par contre on peut le raffiner peu a peu ce carburant je crois... long processus.

Mais surtout arreter de se glorifier (nous on est des vrais, nous on prend soin) comme des pharisiens! Soyons plutot conscient de notre part fake, de la part voyeuriste, ou jouisseuse-egoiste, ou masochiste, ou sadique.

Qu'en faire? La comprendre (sans s'en vanter), l'accepter, etre capable de la dire. Deja! LA retourner!

Message modifié par son auteur il y a 12 mois.

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(compte clôturé)

le vendredi 02 septembre 2016 à 14h41

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Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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ScottBuckley

le dimanche 19 février 2017 à 17h51

' polyfake ' .... Ce que j'ai pu voir pour ma part depuis quelques années ce sont des êtres qui sont comme qui dirait obsédés de relations d'un coup/d'un soir, sorte de ' libidineux ' , qui ne veulent pas s'engager, et qui prétendent pourtant chercher une belle relation... et qui utilisent parfois l'étiquette (l'éthiquette ?) " poly" comme cheval de troie pour se faire passer pour des porteurs de valeurs.

Pas toujours facile de distinguer les personnes fiables des autres en peu de temps, mais si vous avez des conseils, ils sont les bienvenus, merci!

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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EliC

le mardi 21 février 2017 à 10h18

Des conseils, je ne sais pas. Mais tant qu'il y aura pas une véritable analyse et réflexion sur les fonctionnements de notre société monogame et patriarcale dans nos sphères "non-monogames", je doute que cela change beaucoup.
Je reviens d'un week-end en Catalogne, avec 60 personnes, sur le thème de la diversité affective et dès le premier soir, le premier sujet abordé a été celui du consentement ...

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artichaut

le samedi 12 août 2017 à 03h49

la fin de l'article me semble très clair :
"maintenant que nous savons que cela existe et que nous osons le dire à voix haute, que faisons-nous pour les neutraliser ?"

- maintenant que nous savons que cela existe
Nommer, énoncer les choses permet de les rendre visible, de pouvoir en parler, etc

- et que nous osons le dire à voix haute
Savoir que ça existe, que ça à un nom, que d'autres sont confrontées aux même choses, nous permet d'oser en parler.

- que faisons-nous pour les neutraliser ?
En parler (ce que fait déjà l'auteure), écrire sur le sujet (idem), en parler à (confronter) la personne concernée (essayer de la faire bouger), en parler (raconter) à son cercle de personnes dont on prend soin et qui prenne soin de nous, etc
Ne pas laisser les choses dans l'ombre.
En parler avec honnêteté, non pour stigmatiser ou envoyer au goulag, mais pour que les choses se sachent (pour obliger la personne malhonnête à bouger, ou au moins prévenir les autres et l'empêcher de nuire, si besoin).
Se questionner soi-même (pour tâcher de faire mieux).
Etc.

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ScottBuckley

le lundi 14 août 2017 à 23h36

artichaut
la fin de l'article me semble très clair :
"maintenant que nous savons que cela existe et que nous osons le dire à voix haute, que faisons-nous pour les neutraliser ?"

- maintenant que nous savons que cela existe
Nommer, énoncer les choses permet de les rendre visible, de pouvoir en parler, etc

- et que nous osons le dire à voix haute
Savoir que ça existe, que ça à un nom, que d'autres sont confrontées aux même choses, nous permet d'oser en parler.

- que faisons-nous pour les neutraliser ?
En parler (ce que fait déjà l'auteure), écrire sur le sujet (idem), en parler à (confronter) la personne concernée (essayer de la faire bouger), en parler (raconter) à son cercle de personnes dont on prend soin et qui prenne soin de nous, etc
Ne pas laisser les choses dans l'ombre.
En parler avec honnêteté, non pour stigmatiser ou envoyer au goulag, mais pour que les choses se sachent (pour obliger la personne malhonnête à bouger, ou au moins prévenir les autres et l'empêcher de nuire, si besoin).
Se questionner soi-même (pour tâcher de faire mieux).
Etc.

Merci Artichaut pour ce résumé ci-dessus, je plussoie!! + + <3

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