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Des témoignages du grand age ?

Témoignage
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1000sentiers

le jeudi 25 février 2016 à 00h38

J'ai eu une passionnante discussion avec mon père, sur les relations plurielles, et il y a une questions à la quel je n'ai su apporté aucunes réponses, sur le quel je n'ai jamais rien lu comme témoignage :
L'épreuve de l'age.
Je ne parle pas d'écart d'age entre les partenaires ou directement de durée des relations, mais de la perte d'attirance physique et/ou sexuelle vis a vis d'un partenaire âgé, qui peu intervenir à des ages varié, ou être associé à des évènement de la vie (grossesse, maladie, accidents...).

Y'a-t-il à votre connaissance, des témoignages de personnes âgées, polyamoureuse, ayant eu à gérer une grosse disparité d’attractivité physique et sexuelle, qui n'était pas préexistante au début de la relation ?

Exemple :
Soit deux individus en couple ouvert.
Année 1 : chacun à plusieurs partenaires et tout va pour le mieux.

Année 10 : un des partenaires est toujours autant aimé pour ses valeurs, ses comportements... mais perd en attractivité physique statistique, il lui deviens plus difficile de trouver ou garder les partenaires qui lui apporterais l'épanouissement qu'il à connu, et qu'il continu de percevoir chez l'autre.

Année 30 : le 2nd partenaire continue de vivre des relations plurielles satisfaisante, aime toujours son partenaire de vie de longue date pour sa personnalité, leurs complicité... mais pour ce qui est de l'attrait physique, il se tourne clairement vers d'autres. Quand au premier, il semble que ce ne soit pas juste une question de gouts, c'est le désert sexuel, et la confiance en soi sur ce plan en pâti.

Si vous avez croisé des articles qui traitent de ce genre de chemin de vie, des difficultés associées, et des solutions qu'ils y ont trouvés, ou non, je suis preneur ;)
Bien-sur des témoignages directe de gens qui se reconnaissent plus ou moins dans ces lignes sont bienvenu aussi sans qu'il s'agisse d'articles existants ;)

Merci à vous !

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gdf

le jeudi 25 février 2016 à 09h45

Ça commence quand le "grand âge" pour toi ? Françoise (APH) est mariée depuis 40 ans, ça compte ? Et elle a déjà largement témoigné sur son expérience, tu peux relire ses contributions, ou même ses livres (si tu les trouves...)

Gdf

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ArOxyidan (invité)

le jeudi 25 février 2016 à 09h55

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NuickNonn (invité)

le jeudi 25 février 2016 à 10h17

J'oubliais aussi ceci : arteradio.com/son/616367/la_vie_d_aleth

Ceci étant, je trouve ce questionnement un peu… bizarre.

De une, je ne trouve ni étonnant ni grave de perdre du désir sexuel pour quelqu'un, et ça n'empêche pas d'être en relation affective forte, amoureuse ou non.
De deux, on peut apprécier des corps différents des standards de beauté, de jeunesse, prout prout. Et si ce n'est pas spontané ça peut s'apprendre.

'fin bref, c'est un questionnement quand-même vachement axé sur la confusion amour/sexualité, et les corps normés. C'est triste.

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(compte clôturé)

le jeudi 25 février 2016 à 12h01

Je m'y colle, puisque j'ai une vie de poly avec mon cher et tendre depuis 43 ans et que nous ne sommes plus des perdreaux de l'année.
Bien évidemment, le désir sexuel n'est plus le même mais
1) Il nous est arrivé dans notre jeunesse de connaître des périodes "sans" et d'avoir un regain de libido torride après 20 ans de vie commune. Ce qui signifie que le désir ne décroît pas de façon linéaire et connaît des creux et des pics non programmables, qui n'ont rien à voir avec l'âge, plutôt avec des conflits dans le couple, ou des circonstances extérieures (pbs de boulot, santé...)
2) Avec les années, le désir est de moins en moins sexuel et de plus en plus global: désir de vivre ensemble, bouffées d'envie de se toucher, se caresser, mais pas forcément de sexer, jubilation libidinesque à se regarder et à se dire qu'on s'aime et qu'on garde un regard commun sur la vie.
3) J'ai des amours qui durent, et je constate avec chacun que le sexe est une introduction- j'emploie le mot à dessein- à une relation, ou pour une femme, le mouillage indispensable pour que le ciment de la relation prenne. Mais comme le ciment, s'il reste trop mouillé, la construction ne tarde pas à s'écrouler. L'assèchement du désir, comme celui du ciment, ne signe donc pas la fin d'une relation mais plutôt sa solidité, pour une raison simple: être avec qqn qu'on trouve beau/belle/ désirable, parfait.e, c'est super fastoche et tout le monde en est capable. Mais trouver toujours du plaisir à être avec quelqu'un alors que son physique nous met moins en émoi, aimer ses qualités mais aussi ses défauts, là, c'est autre chose.
On demande souvent ici ce qu'est l'amour: j'ai toujours répondu que ce n'est pas la passion, mais de façon plus positive je pense de plus en plus qu'aimer, c'est être bien avec quelqu'un dont on connaît tous les défauts, une personne qu'on accepte dans son entier.

Ma curiosité naturelle m'a amenée à explorer tous mes fantasmes et à en réaliser la plus grande partie. Autant dire que je ne ressens aucune frustration en ce domaine. Si je continue à vivre parfois des expériences insolites, c'est par curiosité, par jeu, par complicité avec certains, mais je peux aussi rester chaste de longues périodes sans en être le moins du monde chagrinée.

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1000sentiers

le jeudi 25 février 2016 à 14h11

Merci beaucoup pour vos réponses et vos liens !
Merci tout particulièrement APH pour ton développement ;)

NuickNonn, un questionnement bizarre est-il malvenu ? J'espère que non ;)
Chacun arrive ici avec son vécu, parfois avec une réflexion déjà très abouti dans certain domaine, et parfois beaucoup moins sur d'autre. Bref, ce n'était pas forcément ton intention, mais je me suis senti jugé plus qu'encouragé à évoluer en lisant ton message, et pourtant dans le fond, tu met le doigts sur des choses qui me semblent très pertinentes ;)

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bouquetfleuri

le jeudi 25 février 2016 à 15h12

Je fais également partie des "vieux" polyamoureux et je n'ai pas été confronté à cette difficulté sous la forme dans laquelle tu la présentes.

Mon cheminement polyamoureux s'est intégré à une succession de combats politique, social, artistique etc. qui ont tous en commun la volonté de s'extraire des rapports de forces et du jugement.
Ainsi mon action vers l'égalité inter sexe et inter genre passe aussi par la réfutation de toutes les tyrannies muettes (celles que l'on dit naturelles) comme par exemple la tyrannie du pénis bandant, qui s'exerce autant sur l'un que sur l'autre des partenaires

Je crois que toute relation amoureuse est un équilibre entre deux sexualités (pris ici au sens de totalité de l'histoire d'un individu) et que l'activité sexuelle, comme l'activité intellectuelle, ou quotidienne ont le volume qu'il faut pour maintenir cet équilibre. Je suis resté plusieurs fois de longs moments sans activité génitale sans attenter le moins du monde à notre équilibre amoureux. Un ordre de grandeur : une fois sept ans et plusieurs fois entre un et trois ans. Pour autant, il ne me viendrait pas à l'idée de dire que je n'avais plus de sexualité à ces moments-là, ni d'attractivité.

Simplement,l'évolution des histoires suit l'évolution de la parole, celle des idées, des sentiments et tout se vit différemment, d'une manière incessante. La même chose se passe entre vingt et vingt cinq ans ou trente et trente cinq ; à mon âge, je peux seulement observer que mon épanouissement a été lié à ma capacité de vivre toutes ces mutations.

J'ai la même perception de l'amour qu'APH. Il doit y avoir quelque chose à creuser dans ce filon...

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