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Au pied du mur, je dois choisir entre mon mari et mon amant.

Témoignage
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dragonne63

le mardi 06 octobre 2015 à 10h50

Bonjour,
Je ne sais pas bien ce que je suis, une poly frustrée, une pathétique femme infidèle, un monstre d'égoïsme? En tout cas quelqu'un qui souffre et fait souffrir deux hommes et ses propres enfants.
Je viens ici chercher non pas des réponses mais des pistes de réflexion pour éclairer mes pensées qui tournent en rond depuis 2 ans et me tuent à petit feu.
J'ai 32 ans, je suis en couple depuis 15 ans avec mon mari que j'ai donc rencontré
très jeune, au lycée à l'âge de 16 ans. Nous avons 3 enfants dont l’aînée n'a que 8 ans.
Pour faire très court, j'ai été très longtemps délaissée par mon mari qui ne me témoignait pas ou peu d'affection, ne s'est investi dans aucune de mes deux premières grossesses allant même jusqu'à me cacher un flirt avec une collègue pendant ma deuxième grossesse (je comprends donc la douleur que peux ressentir un conjoint qui ne se sens pas aimé), et m'a laissé élevé nos enfants seule les premières année de leur vie. J'ai tout fait pour lui plaire et j'ai fini par vivre dans la crainte constante qu'il ne me quitte, vivant dans son ombre, acceptant toutes ses demandes. Malheureuse comme les pierres je suis devenue une jeune femme agressive, à fleur de peau, avec une estime d'elle même réduite à néant, enchaînant les suivis psy sans grand succès.
Mon mari, sous prétexte de fatigue intense (ce qui était vrai d'ailleurs il s'est lancé corps et âe dans des travaux de réhabilitation de notre maison pendant des années, mais aucune discussion possible à ce sujet) ne me touchant que très peu depuis la naissance de notre première enfant, je me sentais parfois attirée par d'autres hommes physiquement sans jamais être passé à l'acte.
Puis un jour,il y a 3 ans maintenant, une rencontre, nouvelle école (je suis enseignante), nouveau collègue de 15 ans mon aîné, il m'écoute avec bienveillance par rapport à mes doutes sur mes capacités dans le métier, il me rassure, m'épaule, me conseille. Peu à peu nos discussion passent au domaine privée, nos familles, nos enfants, notre vision de la vie. Sans m'en rendre compte, je me rapproche de cet homme. Je me sens écoutée, comprise, pris en compte, c'est agréable, je me sens exister, non plus seulement en tant que mère de famille mais en tant qu'individu avec un peu de valeur.
Puis un jour de juin, je réalise brusquement que j'ai des sentiments naissants pour cet homme. Je le vis comme un choc, je me sens mal, je ne lui en parle pas car je me dis que cela ne peut être partagé, il a 45 ans, marié, heureux en ménage avec une femme très sympa dont il me parle beaucoup, deux enfants, 1 chat une joli maison... Et puis je ne suis qu'une merdeuse, bête et moche...
Je finis par en parler à mon mari qui est dévasté par la nouvelle, pourtant je ne parle absolument pas de le quitter, j'avoue y avoir pensé mais je pense n'avoir aucun courage et toujours ce message qui me revient en tête "qui voudra de toi de toute façon?"...
Je lui propose une thérapie de couple qu'il refuse (des conneries!)...
Il me promet de changer, d'être plus attentionné avec moi, les enfants, de mettre en stand bye les travaux de la maison... Ce qu'il fait effectivement, il fait des efforts, réels et sincère, je les vois, cela me touche.
Pourtant, à la rentrée de septembre 2013 , je n'arrive pas à mettre de distance avec mon collègue, nous continuons notre travail en bînome, nos échanges sont riches, c'est stimulant intellectuellement, nous sommes sur la même longueur d'onde au travail, c'est un peu mon mentor, pourtant j'ai la sensation d'apporter beaucoup à notre équipe. Je tombe clairement amoureuse de lui mais encore une fois, je ne m'appercois même pas que je fonce là dedans. A chaque vacance scolaire le manque de lui m'habite, je le vis mal, très mal, et devient agressive avec mon mari, c'est stupide, mais je n'arrive pas à gérer ce tiraillement et je n'ose pas lui en parler de peur qu'il ne me quitte. Pendant les vacances d'hiver, je finis par avouer à mon collègue, par sms, que je pense à lui, dans l'espoir qu'il me repousse, me rejette, brandissant son alliance, notre écart d'âge, la morale...
Et bien sûr c'est le contraire qui s'est passé, il m'avoue avoir des sentiments pour moi également. Choc immense à nouveau pour moi, je suis bouleversée, à tel point que mon mari le remarque immédiatement et fouille dans mon portable dans lequel il trouve un sms de cet homme et me demande aussitôt des explications. Je ne nie rien.
Mon pauvre mari est à nouveau dévasté, nous partons le lendemain en vacances au ski, séjour pendant lequel nous faisons l'amour comme jamais mais pendant lequel je compte aussi les jours qui me sépare de mon autre amour. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi, comment puis je aimer deux hommes???
Au retour des vacances, malgré les demandes insistantes (et que j'estime légitimes) de mon mari pour ne pas entamer de relation avec cet homme, je ne résiste pas longtemps, je n'arrive pas à lutter plus de quelques semaines et entame une relation extra conjuguale.Je m'étais renseignée sur le concept de polyamour mais mon mari refuse la discussion, il me trouve odieuse, malsaine d'évoquer une chose pareille. Je le vis mal, j'ai honte de moi surtout que je découvre que je suis tombée enceinte pendant ce séjour au ski...
Malgré tout je continue la relation avec mon collègue, mon mari ne se doute de rien et se montre aimant comme jamais, nous vivons des mois merveilleux en famille, et de mon côté j'ai cette histoire quasi spirituelle et charnelle avec mon collègue, je me sens heureuse, complète mais aussi coupable, immorale...
La grossesse avancant, je mets un terme à cette relation, c'est très déstabilisant pour moi de porter l'enfant de mon mari dans ces conditions... Mon amant est très malheureux, mais nous restons en contact, nous continuons de travailler ensemble jusqu'à mon congé maternité. Pendant le congé, nous restons en contact par sms et nous voyons beaucoup moins et de facon platonique, nous essayons de ne plus nous voir mais ne tenons pas plus de deux semaines. Puis un jour de novembre mon mari intercepte un sms alors que j'ai oublié mon portable chez moi. Il me donne un ultimatum, je dois cesser tout contact ou il me quitte. La mort dans l'âme, je coupe les ponts avec mon amant (mon ami? mon autre?). S'en suive 3 mois sans nouvelles, 3 mois où malgré la naissance de ma fille, le bonheur d'accueillir cet enfant à 2 (mon mari s'est investi pleinement dans la grossesse), une part de moi même meurt. Je finis lamentablement par rompre ma promesse et reprend contact avec lui. Au début, nous nous voyons quelques minutes pour discuter dan sa classe, puis peu à peu nous nous voyons à l'extérieur, sans contact physique mais le soulagement de se voir est énorme, je revis. Puis je ne sais pourquoi, une parole de sa part un jour, rallume instantanément le désir charnel et nous nous enflammons, sans réfléchir aux conséquences de nos actes. Nous vivons deux mois de passion dévorante, deux mois de pique nique, de promenade, de rendez vous cachés, je découvre une sexualité complètement différente d'avec mon mari ( avec lequel je prends pourtant un plaisir immense dans une sexualité assez débridée mais en stand bye à cause de sa fatigue induite par les nuits hachées avec le bébé) , nous prenons notre temps, nous nous aimons. Nous nous mettons à rêver de week end, de vacances ensemble, et nous disons que cela aurait été formidable que mon mari accepte notre relation. Mon pauvre mari subit mon agressivité due au manque de mon autre homme les week end. pourtant il est adorable, il fait de son mieux...
Jusqu'à ce qu'il découvre tout, après une soirée à l'école (j'ai été invitée au repas de fin d'année) mon amant insiste pour aller se promener au bord d'un étang où nous allons régulièrement manger. Nous faisons l'amour sans nous rendre compte que cela dure des heures et je rentre chez moi à 2h du matin, trouvant un mari furieux contre moi et me disant qu'il savait très bien avec qui j'étais et ce que je faisais. Je nie en bloc. Quelques jours plus tard, au cour d'une soirée, malheureux, il s'alcoolise plus que de raison et alors que je l'aide à aller se coucher il me reparle de cet incident, je n'arrive plus à nier et j'avoue tout. Le lendemain, il me demande le divorce que j'accepte dans un premier temps. Puis la séparation me semble insurmontable, je ne me vois pas vivre sans lui. C'était au début de l'été. Depuis nous sommes en pleine crise, un jour nous divorcons, le lendemain, nous restons ensemble. De mon côté je suis incapable de renoncer à cet autre homme mais je ne me vois pas vivre sans mon mari. J'ai tenté à nouveau de lui parler d polyamour , de lui expliquer que je l'aimais mais c'est inconcevable pour lui, il a failli me frapper la dernière fois que j'en ai parlé. Il souffre le martyr.
J'ai conscience d'avoir eu un comportement inacceptable, d'avoir manqué de respect à mon mari, sous couvert d'avoir été malheureuse pendant 13 ans, n'hésitez pas à me dire ce qui vous choque dans mon comportement car je pense avoir malgré tout tendance à me victimiser et à ressasser les blessures du passé.
Mais aujourd'hui nous en sommes là, je dois choisir, rester avec mon mari, que j'aime mais avec qui j'ai l'impression de ne pas être moi et tenter de vivre sans cet autre homme que j'aime depuis maintenant deux ans. Partir avec cet autre homme qui au passage, a divorcé quelques mois après le début de notre relation, mais briser ma famille, les rêves de mon mari, avec la peur de regretter mon choix.
J'en reviens toujours à la conclusion que j'ai besoin des deux pour vivre, je souffre, je meurs.
J'ai entamé un nouveau suivi psychologique qui m'aide un peu mais ne me fais pas beaucoup avancer pour l'instant, mon mari et moi avons entamé une thérapie de couple mais je me sens découragée, j'ai l'impression que notre histoire est allée tellement loin que jamais plus nous ne pourrons être heureux ensemble. J'ai mis de la distance avec mon amant pour prendre du recul mais il me manque beaucoup.
Je suis désolée pour ce message très long (il manque pourtant de nombreux éléments) et très confus. Merci à ceux qui auront la patience de me lire et éventuellement de me répondre.

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Tcheloviekskinoapparatom

le mardi 06 octobre 2015 à 11h27

Avant tout, merci pour ce récit très émouvant.
Les situations ne sont jamais les mêmes mais... je suis un peu dans le rôle de l'amant ces temps-ci, et te lire m'a permis de me mettre un peu plus à la place de cette femme que j'aime, et qui, depuis deux semaines, a choisi la monogamie avec son mari à nouveau, avec déchirement et après avoir tenté tout l'été de le convaincre d'avoir une relation ouverte.

Une chose avant tout autre : te préserver, moralement mais aussi physiquement. Tu dis qu'il a failli te frapper - c'est très grave, c'est complètement inacceptable. Rien de ce que tu as pu faire ne peut le justifier. Il faut avoir des positions de repli, des ami(e)s chez qui aller dormir, des contacts, ne pas hésiter à porter plainte pour montrer que tu n'es pas prête à accepter cela.

C'est bien sûr aussi la condition pour toute discussion, on ne peut pas discuter avec quelqu'un dont on a peur.

Autre chose d'important : as-tu des ami(e)s à qui tu en parles ? Qui ont ce type d'expérience, qui sont séparées, etc. Ça permet d'envisager plus sereinement les différentes possibilités, ne pas se faire de montagnes de choses en fait parfaitement possibles, tout en ayant conscience des difficultés réelles.

Ensuite je pense que c'est très important d'être indulgente envers soi : oui, c'est bordélique comme situation, oui, il y a des hésitations, des revirements, mais c'est la situation qui entraîne ça. Tu ne pouvais pas la prévoir quand tu as rencontré ton mari, vous n'aviez ni le don de voyance, ni l'expérience. La solution parfaite n'existe pas, mais la solution la meilleure prendra quelques temps à se dégager. Il faut avoir confiance dans le temps, ne pas hésiter si c'est possible à prendre du recul (loin de ton mari et de ton amant) quelques temps si c'est possible, pour bien peser la situation... en sachant que dans deux ans, cinq ans, dix ans la situation aura très bien pu évoluer à nouveau.

Evidemment dans ma position, j'ai envie de te dire "quitte ton mari, reconstruis ta vie avec ton amant, c'est une histoire que vous devez vivre, c'est quelque chose que tu regretteras si tu ne le vis pas, et c'est mieux aussi pour tes enfants, qui préfèreront avoir une maman heureuse que vivre dans un champ de mines".... mais je ne suis pas sûr d'être complètement objectif :-)

En tous cas il faut respecter ce que disent ton mari et ton amant : ton mari de toute évidence n'envisage absolument pas une relation ouverte. Il faut en prendre acte, ne pas s'acharner, il a en tous cas le mérite de la clarté sur ce point. Et prendre ta décision sur cette base. Mais c'est bien que tu lui aies signifié que toi tu souhaiterais continuer à vivre les deux relations. Là encore, qui sait ce qu'il adviendra dans deux ans, cinq ans, dix ans ?

Avant tout beaucoup de courage à toi !

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bonheur

le mardi 06 octobre 2015 à 13h06

Je n'ai pas tout lu, désolée.

Toutefois, l'estime de soi est primordiale pour vivre heureux-se. Il existe des livres sur ce thème qui pourront pallier au manquement des thérapies qui ont échouées [par exemple "le psy de poche - Nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence" de Susanna Mc Mahon]. En tant qu'enseignante, à la recherche de pistes de réflexion, tu dois être capable de te poser les bonnes questions, faute de trouver les bonnes réponses. Savoir qu'une réponse n'est jamais bonne à 100%. Le parfait n'existe pas.

Un individu doit comprendre qu'il n'est pas indispensable. Tu peux parfaitement vivre sans ton mari et rien ne t'oblige à une telle dépendance, d'autant que tu as une vie professionnelle et donc un salaire. Il est fini le temps où Madame n'a pour fonction que de satisfaire aux besoins de Monseigneur tout puissant et de sa progéniture. Tu es une épouse, pas une servante ni une esclave. Tu es avant tout une personne et tu es à considérer comme telle, avec la dignité que l'on doit t'accorder.

Je suis également mère de famille, et ce qui convient aux enfants, ce sont des parents heureux. Ce que nous devons leur transmettre, à mon sens, c'est la capacité à se reconnaitre en tant qu'individu bien ses baskets. Tu n'as pas à agir "pour les autres", mais en considérant les autres et leurs particularités, sans altérer qui tu es, au plus profond de toi.

Je crois qu'au stade où tu en es, parler de notion d'équilibre et d'harmonie est prématuré, c'est pourtant à cela qu'il faut aspirer dans nos relations envers autrui. Deux notions parmi tant d'autres (respect, tolérance, bienveillance, etc).

Je te souhaite une évolution pertinente. Sache que l'avancée dans le brouillard, nombreux-ses sont ceux qui l'ont connu, dans des conditions unique et particulière, mais on se cogne toujours à un moment où à un autre... le tout étant de retrouver le soleil et de sortir grandi de cette rude traversée.

Donc courage, oui et prend soin de toi.

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Nurja

le mardi 06 octobre 2015 à 14h40

Pas vraiment beaucoup de piste, cela dit, ton amant est-il ok avec l'idée du polyamour ? (ton mari ne semble pas l'être)
J'ai l'impression que ce n'est pas seulement entre mari et amant que se fera ton choix, mais aussi sur le type de relation, sur le lieu de vie, sur les conséquences pour la famille...

Courage à toi.

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Juliejonquille

le mardi 06 octobre 2015 à 18h20

Je connais cette situation.
En fait, aucune des deux solutions ne convient, ce serait juste changer un maître pour un autre ou garder le même. Je ressens très fort dans ton message, le sentiment d'enfermement, d'une vie aliénante où tu ne pouvais pas être toi-même, exister en tant qu'individu. C'est le cas de beaucoup de femmes en couple, autour de moi maintenant que je parle, j'en vois plein qui s'oublient en couple. Tant que le travail sur soi n'est pas fait, on risque de retomber dans le même schéma de soumission après quelques années, même si on change de partenaire.

Ce nouvel amour est là pour t'apprendre quelque chose sur toi et sur la vie. Peut-être que ton être aspire à la liberté, au respect, à exister vraiment. C'est aussi une occasion de rechercher qui tu es vraiment.

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calinou696

le mardi 06 octobre 2015 à 22h43

Moi ce que je vois c'est que l'amant a le "bon" role, comme souvent. Le role facile : que les bons moments. Pas de quotidien chiant à gérer. Le côté en cachette rajoute en excitation. Alors forcement c'est en défaveur du mari à la maison.
Maintenant tu as l'air d'aimer encore ton mari : alors demande toi si les roles étaient intervertis ce que ca donnerait.
Si quelque part c'est interchangeable, et que la situation t'obliges à faire un choix entre les 2.
Ben choisis celui qui a le petit truc en + .... c'est à dire celui qui est le père de tes enfants?

Si mon message a moins le mérite de te faire reflechir...

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bouquetfleuri

le mardi 06 octobre 2015 à 23h38

"Au pied du mur, je dois choisir entre mon mari et mon amant" ben non... il y a une alternative.
Je vais aller dans le même sens que Juliejonquille. Tout ton post parle de ce que les autres ont envie que tu choisisses comme solution, jusqu'à cette ligne : "J'en reviens toujours à la conclusion que j'ai besoin des deux pour vivre"

Le voilà ton choix, et ce n'est pas celui de ton mari, ce n'est pas celui de ton amant, c'est le tien.

Pour commencer à faire dialoguer les deux envies apparemment incompatible (je dis bien apparemment, et cela l'est dans les mots, mais pas dans l'accomplissement de vos vies et de vos parcours) il me paraît nécessaire que s'affirment avec la même force tous les choix possibles. Avec la même force.

Courage !

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Evavita

le mardi 06 octobre 2015 à 23h53

+ 1 bouquetfleuri ! T'as trop la classe!

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calinou696

le mercredi 07 octobre 2015 à 07h13

Oui sauf qu'elle explique bien qu'elle a déjà tenté plusieurs fois d'en parler avec son mari, peine perdue, il y a des gens qui malheureusement n'accepteront jamais l'ouverture et il faut qd même aussi avoir conscience de ca et l'accepter et le respecter.
Et quid de la femme de l'amant ?

Pour moi c'est qd même un cas ultraclassique, l'excitation de l'amant, on casse la famille, on vit s'installe avec l'amant, on vit plusieurs mois géniaux, puis au final on repart dans la routine, et on se retrouve avec le même shéma qu'au départ (lassitude), sauf qu'on se retrouve avec un homme qui n'est pas le père de ses enfants, et on se dit euh ai-je vraiment pris la bonne décision?

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bonheur

le mercredi 07 octobre 2015 à 09h02

Et oui ! Au risque de paraitre brutal, j'ai des "enfants" préadultes (enfin l'ainé à 24 ans et le dernier bientôt 18) et il connaisse ma position : l'idéal c'est pas de mariage, avoir uniquement des biens propres, son autonomie, et les enfants ne sont pas indispensables.

Pourtant, ils ont été élevé par un couple où l'amour perdure et l'entente règne. Même en sachant qu'un autre modèle existe, puisque mes enfants ont connu tous mes affectifs et qu'ils ont vu leur mère également heureuse dans les bras d'autres amours, notre société les a malgré tout façonné, dans le sens où les personnes qu'ils peuvent aimer auront elles été façonnées encore davantage.

C'est à nous d'expliquer à la jeunesse les difficultés et les "pourquoi du comment", des difficultés amoureuses.

Perso, lorsque l'on m'annonce un mariage, je ne désire pas exprimer "félicitations", je désire exprimer "désolée".

Mon discours n'aidera pas dragonne63 dans l'immédiat, mais je pense qu'en tant que mère, il faudra qu'elle songe à l'apprentissage de ses enfants.

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dragonne63

le mercredi 07 octobre 2015 à 09h26

Bonjour,merci pour vos réponses cela fait chaud au coeur de ne pas se sentir rejetée mais comprise. Je prendrai le temps de répondre plus longuement plus tard. encore merci.

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Evavita

le mercredi 07 octobre 2015 à 09h43

calinou696
Oui sauf qu'elle explique bien qu'elle a déjà tenté plusieurs fois d'en parler avec son mari, peine perdue, il y a des gens qui malheureusement n'accepteront jamais l'ouverture et il faut qd même aussi avoir conscience de ca et l'accepter et le respecter.

Et quid de la femme de l'amant ?

Pour moi c'est qd même un cas ultraclassique, l'excitation de l'amant, on casse la famille, on vit s'installe avec l'amant, on vit plusieurs mois géniaux, puis au final on repart dans la routine, et on se retrouve avec le même shéma qu'au départ (lassitude), sauf qu'on se retrouve avec un homme qui n'est pas le père de ses enfants, et on se dit euh ai-je vraiment pris la bonne décision?

J'interprète ce que dit bouquetfleuri donc je précise bien que ce n'est pas ce qu'il a dit : je crois que l'idée c'était de dire que le choix de dragonne63 c'était qu'elle voulait être avec les deux et c'est un choix qui a autant de valeur que les autres. Du coup c'est aux autres aussi de faire face à ce choix et de voir ce qu'ils font et non pas seulement à elle de se résigner en se disant ue son option en vaut moins qu'une autre et que donc elle se retrouve à faire ce qu'elle ne souhaite pas à la base : choisir entre les deux.

Je ne sais plus exactement où mais il est dit que l'amant a quitté sa femme.

calinou696 : j'ai une sensation que tu es en train de faire une généralité. C'est serte important de prévenir des mécanismes généré par la NRE, le côté caché de la relation etc. Mais nul d'entre nous n'a une boule de cristal. le "euh ai-je vraiment pris la bonne décision?" c'est un truc que dragonne pourrait finir par se dire en "choisissant" son mari.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Juliejonquille

le mercredi 07 octobre 2015 à 09h56

Je ne suis pas d'accord avec Calinou surtout qu'on n'est pas du tout à ta place. Nous ne sommes pas psys, nous ne connaissons pas le contexte, nous ne nous basons que sur ton message et nos ressentis personnels.
Conseiller aux femmes de s'oublier, de retourner bien sagement dans leurs prisons dorées où elles vivent comme des automates, ce n'est pas vraiment ce que je veux transmettre à ma fille. Beaucoup de femmes et de mères admirables vivent ainsi, c'est certain.

On ressent beaucoup de détresse dans ton message, prends soin de toi. Cela doit être difficile avec les enfants en bas âge, la grossesse...

En fait, aucun des choix n'est bon, tu le sens bien et c'est pour ça que tu es venue poster ici.
Comme dans le choix de Salomon, on te demande de partager l'enfant en deux, mais dans les deux cas, le cadeau est empoisonné.
Le retour à son mari serait teinté d'amertume et de renoncement à vivre, la fuite chez l'amant aussi par le bouleversement du foyer, le remord et la culpabilité.

J'ai envie de te conseiller de prendre du temps et du recul. On n'y pense pas assez mais ne choisir aucun des deux est peut-être aussi une solution qui a le mérite de ne pas être définitive. Le temps peut faire évoluer les choses.
Personnellement, c'est ce que je vais faire, partir juste pour moi, vivre seule. J'espère conserver un lien avec mon mari, même amical et platonique, et avoir le droit aussi à la liberté. J'ai découvert avec ma psy mes failles et je sais que vivre en couple est sans doute la pire des idées avec ma personnalité trop "paillasson", surtout avec une personnalité toxique, je me fais vite dévorer et manipuler. L'important est de le savoir pour éviter de se mettre dans la situation. Mais ça, c'est ma situation personnelle et je n'ai qu'un enfant. Cela doit être plus difficile avec plus d'enfants et cela dépend aussi de conditions bassement matérielles.

As-tu entendu parler de la NRE (New Relationship Energy) ? C'est peut-être ce qui peut fausser ton jugement, tu es en période de passion avec ton nouvel amour et tu ne vois pas les choses clairement. On dit souvent qu'il faut éviter de prendre des décisions importantes quand on est sous l'emprise des hormones en folie...
C'est agréable, temporaire, il faut en profiter mais ne pas se laisser emporter.

J'espère que tu te fais suivre par un bon psy et que tu trouves du soutien. N'hésite pas si tu as besoin de parler, ici ou en message privé.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mercredi 07 octobre 2015 à 11h42

Pour Dragonne63, et pour faire suite au message intéressant de Juliejonquille (que je plussoie d'ailleurs, car quand le consensus dans le couple est impossible et que l'on se sait "malléable", il vaut mieux en effet le célibat et l'autonomie et l'indépendance), j'indique que l'on peut communiquer avec un membre en particulier en cliquant sur son pseudo, puis sur "envoyer un message" et on reçoit une copie du message envoyé directement dans la boite mail associée lors de l'inscription (attention le message arrivera certainement dans les spams). Egalement, pour garder une copie du message envoyé, il faut cocher la case sous le cadre de texte. Aussi, les autres membres peuvent te joindre par ce biais :-) individuellement s'ils le désirent.

Concernant le livre que je t'ai conseillé ci-dessus, il s'intégrera parfaitement dans le cadre d'un suivi par un professionnel. Je pense que les deux peuvent être complémentaires. Pour ce qui est de trouver un professionnel efficace, dans ton cas précis, dont en effet nous ne savons que peu de choses, cela me semble peu évident. L'expérience que j'ai pu avoir et celles dont j'entends parler me laisse perplexe et sur ce point, j'aurai tendance à rejoindre l'opinion de ton mari.

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dragonne63

le jeudi 08 octobre 2015 à 11h47

Bonjour,
aujourd'hui j'ai un peu plus de temps pour répondre.
J'ai l'impression aujourd'hui d'être à la recherche de moi même, savoir qui je suis vraiment pour me respecter enfin et ne pas vivre dans l'ombre de quelqu'un...
Qui suis-je et de quoi ai-je besoin pour être heureuse? ou plutôt épanouie? Car bien sûr et fort heureusement des moments de bonheur, j'en ai mais je sens que quelque chose cloche que mon être ne vibre pas.
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé la séduction, j'ai toujours aimé être entourée de garçon puis d'hommes. J'aime plaire, j'aime le regard des hommes sur moi.
J'ai longtemps cru que ce besoin était pathologique, qu'il était l'expression d'un manque, mais aujourd'hui je me demande s'il ne fait pas partie intégrante de mon être car au cours de ma vie de femme, il m'est arrivé régulièrement d'avoir des "coups de coeur" pour d'autres que mon mari.
Au tout début de notre relation avec mon mari alors que je n'avais que 17 ans, je suis partie en séjour linguistique pendant 3 semaines aux Etats Unis, dans le groupe de jeunes, un très beau jeune homme, gentil, drôle me fait la cour maladroitement (j'adore ca, ça me fait fondre), il me dit que je suis jolie, qu'il aime l'odeur de mes beaux cheveux longs, je pense à mon petit copain, je culpabilise mais je "craque" rapidement. A mon retour en France, le beau jeune homme veut me revoir, il s'accroche, mon mari est désespéré (on est ensemble depuis 2 mois pourtant), je culpabilise et je reste avec lui. On enterre rapidement l'histoire (mais j'ai encore le sourire aux lèvres aujourd'hui en repensant à ce magnifique garçon) puis on vit 2 ans de passion séparés par 500km, je n'ai d'yeux que pour lui...
5 ans plus tard, alors que la passion est bien derrière nous, que j'ai la sensation d'être un meuble, un collègue de mon mari, beau garçon, drôle, me séduit, me dit qu'il ne comprend pas comment mon mari (avec qui je n'étais pas encore mariée) peut ne pas voir la jolie fille qui est à ses côté, nous discutions de plus en plus par internet, j'ai terriblement envie de lui mais je ne lui en fait pas part, j'ai juste la conviction intime que s'il me faisait des avances ouvertement je ne saurai résister... Je ne me sens pas pour autant amoureuse, c'est un coup de coeur. Mon mari s'en appercoit et exige que le manège stoppe. Je respecte sa demande sans difficulté mais je me demande si j'ai toujours envie de l'épouser. Quand je lui en fais part pendant des vacances, il s'écroule, pleure , nous passons le reste de notre temps à faire l'amour. On enterre l'histoire, on achète la maison, on se marie, les enfants arrivent vite, je me sens délaissée.
En 2011, nouvelle école, l'intervenant en sport est plutôt mignon, je sens un coup de coeur réciproque au premier regard, très étrange comme sensation mais je sens qu'on se plait mutuellement à la première seconde. Pourtant il ne se passe rien, un petit jeu de séduction banal, que je mets sur le compte de ma situation amoureuse chaotique.
Puis, 2012, la rencontre avec P (j'arrête d'écrire mon amant, je déteste ce mot, il n'est pas mon amant, il est lui...) sauf que là, on n'est plus dans le coup de coeur, je suis amoureuse, je l'aime (je vois ses défauts!) .
Il m'arrive de songer à la vie uniquement avec lui, je sais que nous vivrons des moments merveilleux mais une fois la passion partie? L'envie de séduire reviendra -t-elle à nouveau? J'en ai un peu peur...
Et vivre sans le père de mes enfants, je ne veux pas ca... J'aime tant de choses chez lui, son côté révolté, le voir mitonner de bons petits plats, le voir jouer de la guitare en tirant son petit bout de langue, le voir s'occuper de notre bébé et s'émerveiller devant elle, boire une bonne bière avec lui devant notre émission du samedi 19h (si si j'aime ça)
Mais j'aime aussi P, nos envies de changer le monde à l'école, nos promenades, nos longues discussions, j'aime voir son regard qui pétille, j'aime l'entendre me dire que je suis "sa petite merdeuse", j'aime le voir rire de mes colères, de mes coups de sang, c'est terriblement frustrant de ne le voir que 10 minutes de temps en temps, de ne plus avoir le temps de parler, de faire l'amour.
Aujourd'hui je me retrouve avec un mari qui ne veut plus dormir avec moi, ne m'a pas embrassé depuis une semaine et mon autre amour que je délaisse, qui me manque cruellement.
Vivre seule? Je ne sais pas si j'en ai l'envie ni le courage.
Suis je poly? je ne sais même pas, l'idée que mon mari me quitte et refasse sa vie avec une autre me dévaste, me retourne l'estomac. L'idée qu'il puisse aimer une autre femme en même temps que moi me chamboule mais ne me dévaste pas, il faudrait que j'apprenne à gérer ma peur de l'abandon, ma jalousie mais je me sentirais prête à relever le défi. Pour P, je n'arrive pas à l'imaginer avec une autre mais si cela faisait parti du contrat de base, je serai partante...
J'ai l'impression d'être un monstre d'égoïsme à vouloir tout, le gentil mari attentionné, bon père de famille mais aussi amant débridé, puis l'amoureux qui fait vibrer en moi d'autres choses.
Et en même temps j'ai peur de ne pas savoir faire la part des choses, de léser l'un ou l'autre.
Hier, mon microkiné m'a dit une phrase qui résonne en moi: "libérez vous de la frontière du bien et du mal, ce qui est bien, c'est ce qui est bien pour vous..."
Rester avec mon mari et renoncer à P n'est pas bien pour moi, ça j'en ai la certitude.
Renoncer à mon mari (et souffrir comme un chien) c'est peut-être ce qui est bien pour moi, mais je ne veux pas l'affronter.
Désolée si je suis confuse dans mes propos.

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dragonne63

le jeudi 08 octobre 2015 à 12h03

bouquetfleuri
"Au pied du mur, je dois choisir entre mon mari et mon amant" ben non... il y a une alternative.

Je vais aller dans le même sens que Juliejonquille. Tout ton post parle de ce que les autres ont envie que tu choisisses comme solution, jusqu'à cette ligne : "J'en reviens toujours à la conclusion que j'ai besoin des deux pour vivre"

Le voilà ton choix, et ce n'est pas celui de ton mari, ce n'est pas celui de ton amant, c'est le tien.

Pour commencer à faire dialoguer les deux envies apparemment incompatible (je dis bien apparemment, et cela l'est dans les mots, mais pas dans l'accomplissement de vos vies et de vos parcours) il me paraît nécessaire que s'affirment avec la même force tous les choix possibles. Avec la même force.

Courage !

Je souhaite juste revenir sur cette réflexion. Avec la même force. C'est à dire? De ne pas lâcher? répéter sans cesse que c'est cela mon choix.
Quitte à accepter d'être quittée en passant pour un monstre d'égoïsme, s'entendre dire qu'on "fout toute une famille en l'air" juste pour un "vieux con moche et chauve".
Car voilà ce que je récolte quand j'ose dire ce que je souhaite, il souffre tellement que je ne récolte que colère haine, voire violence.
Depuis quelques jours, je lui envoies des sms pour lui dire ce que j'aime chez lui ca le touche mais quand je lui écris que malgré tout je ne me sens pas prête à renoncer à P il se met en colère ou me dit qu'il veut divorcer, qu'il préfèrerait crever que d'accepter qu'un autre homme me touche.
Parfois mon coeur me dit de partir, que l'histoire avec P durera le temps qu'elle durera mais que je l'aurais tenté et que peut-être cela marchera et si cela ne marche pas quelqu'un d'autre m'attend quelque part. mais très vite, ma raison, mes peurs reviennent et c'est le statu quo...

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Tcheloviekskinoapparatom

le jeudi 08 octobre 2015 à 15h02

Quoiqu'il en soit, je pense qu'il est utile d'éviter les conceptions catastrophiques du type "risque de destruction de la famille". Ce qui peut arriver, c'est un changement, une recomposition. Quoiqu'il arrive tu continueras à avoir une relation avec le père de tes enfants. Le tout est qu'elle soit la mieux adaptée possible. Perso mes parents se sont séparés quand j'avais entre 10 et 13 ans (comme quoi, ça prend souvent du temps...) mais ont réussi à faire ça de façon responsable et j'ai trouvé ça bien mieux que de les entendre se disputer tous les jours. De même, il faut garder à l'esprit qu'il n'y a pas de décision irrémédiable a priori en la matière. Si vous vous séparez et trouvez ça dommage, rien n'empêche de se remettre ensemble ! Enfin je remarque qu'au niveau responsabilité, lui n'hésite pas à parler de divorce au cas où un autre homme te touche. Ce qui veut dire quelque part que pour lui aussi, la continuation de votre ménage est moins importante que son bien-être émotionnel... Et quelque part c'est tout à fait légitime.

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bouquetfleuri

le jeudi 08 octobre 2015 à 15h09

Avec la même force, c'est justement équilibrer un rapport (de force) qui ne s'exerce que dans un sens. L'idéal étant bien sûr d'arriver à dialoguer en dehors de tout rapport de force. Mais tu ne peux pas faire l'économie d'affirmer haut et fort ton choix quand lui ne s'en prive pas.
Ta réponse même montre que tu acceptes les termes qu'il emploie puisque tu crains de passer pour un monstre d'égoïsme. L'es-tu ? Non, donc il utilise bien un ressort violent, violant ta nature, violant ta demande.

Le "je préfère crever plutôt que d'accepter qu'un autre homme te touche" est le signe manifeste d'une propriété, d'une possession. C'est d'abord de cela qu'il faut sortir. Tu n'appartiens qu'à toi, point barre. Et s'il faut quitter celui qui se croit propriétaire pour ne plus être esclave, cela vaut au moins le coup d'y réfléchir.

Mais l'alternative est toujours plus douce que dans les mots. Il faut du temps pour arriver à imbriquer deux dialogues qui s'opposent. Il faut d'abord s'assurer qu'on est bien en situation de dialogue, et de respect, c'est à dire que l'on s'écoute et que l'on fait l'effort d'utiliser les codes de l'autre pour mieux comprendre ce qu'il dit. Ce qui ne paraît pas garanti par ce que tu rapportes.

Je donne peu de conseils, je sais ce qu'ils valent quand on ne connaît pas réellement la situation à laquelle ils s'appliquent, je sais aussi les dégâts qu'ils peuvent faire quand ils se parent d'un prétendu savoir qui ne sert juste qu'à transposer une expérience vers une autre. Mais je suis tenté de te dire de commencer d'abord à poser les termes d'un dialogue, en dehors de tout contenu :
Travaillez d'abord sur les outils nécessaires pour vous parler
1 - personne n'appartient à personne
2 - une parole vaut une autre parole
3 - comment articuler deux paroles différentes ?

Après, il sera bien temps d'instiller justement les différentes perceptions de votre et maintenant vos histoires.

La même force, c'est celle qui fait que justement vous ne serez plus dans le rapport de force, mais dans le dialogue. Et cela, ça prend du temps.

Courage ! signifie que ce n'est ni rapide, ni facile

Message modifié par son auteur il y a un an.

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LuLutine

le jeudi 08 octobre 2015 à 17h34

dragonne63
je suis incapable de renoncer à cet autre homme mais je ne me vois pas vivre sans mon mari
[...]
j'ai besoin des deux pour vivre

La seule personne sans laquelle tu ne peux pas vivre, c'est toi-même.

Je sais ce que c'est que "ne pas se voir" sans quelqu'un, mais ça arrive bien plus souvent qu'on ne le croit.
Mieux vaut le dire, et le savoir.

Non, tu n'as pas besoin des deux. Envie, peut-être. Tu aimerais beaucoup.
Je sais.

C'est pas toujours possible....

Nurja
J'ai l'impression que ce n'est pas seulement entre mari et amant que se fera ton choix, mais aussi sur le type de relation, sur le lieu de vie, sur les conséquences pour la famille...

Je plussoie.

Si ce qui te convient à toi, dans l'absolu, c'est le polyamour, il me semble que ce que souhaite ton mari n'est pas viable pour toi.
Alors que ton amant lui semble l'envisager ? (Ce n'est pas complètement clair)

Juliejonquille
Ce nouvel amour est là pour t'apprendre quelque chose sur toi et sur la vie. Peut-être que ton être aspire à la liberté, au respect, à exister vraiment. C'est aussi une occasion de rechercher qui tu es vraiment.

<3 <3 <3 Je sur-plussoie !!! (+) (+) (+)

bonheur
Perso, lorsque l'on m'annonce un mariage, je ne désire pas exprimer "félicitations", je désire exprimer "désolée".

Hihihi moi aussi, sauf dans le cas de personnes qui sont ensemble depuis des années et des années (genre 10 ans ou +) et qui ont des éléments pour penser que ça ne va pas se casser la figure dans 3 mois, et qui ont des raisons "pratiques" de se marier (parfois c'est compliqué de ne pas l'être, dans certaines situations...)
Mais bon, on est un peu H.S. là.

dragonne63
Parfois mon coeur me dit de partir, que l'histoire avec P durera le temps qu'elle durera mais que je l'aurais tenté et que peut-être cela marchera et si cela ne marche pas quelqu'un d'autre m'attend quelque part.

...et ce quelqu'un d'autre, c'est peut-être toi-même ! ;)

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dragonne63

le jeudi 08 octobre 2015 à 18h26

Cela fait des années que je sens que je meurs à petit feu.
Mais quitter quelqu'un qu'on aime pour l'inconnu c'est terrifiant et peut être pas très responsable...
et à vrai dire je ne sais pas si je souhaite le polyamour à jamais...
je me retrouve juste à aimer deux hommes et j'essaie de me débrouiller avec ca... Et jusqu'ici je gère plutôt mal...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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