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Polyfamille, quid de la famille "éloignée" (grands parents) ? Vers une poly-grands-parentalité ?

Famille
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Sidony

le dimanche 09 août 2015 à 09h12

Bonjour à tous,

Dans des réflexions sur la polyfamille, je me demandais si certains d'entre vous vivent la situation suivante :
A en couple avec B a un enfant "ab", puis A, polyamoureuse, a un enfant avec son autre amoureux nommé C, l'enfant "ac". 
A1 et A2 sont les grands-parents de "ab" et de "ac". B1 et B2, les parents de B, sont les grands parents de ab, mais pas les grands parents biologique de ac. Malgré tout, ac vient souvent avec A (sa mère), B (son deuxième papa, son "parrain" ou "beau-papa", comme on veut), et son-a frère ou soeur ab, chez B1 et B2. Quelle est la place des ces "beaux-grands parents" vis-à-vis de ac ? 
Je ne connais pas les familles recomposées, mais j'imagine que la situation existe souvent. 

Quand on inclut C à la parentalité de A et B, il y a définition, je suppose, du rôle de B et de C, des conversations qui permettent de situer chacun en fonction de critères de disponibilité, d'hérédité, de responsabilité légale, de responsabilité financière, etc.. Aux vues de la définition du rôle, on accordera le nom de "père" à l'un et un autre nom à l'autre, ou un même nom, évoquant qu'ils ont le même rôle. Mais comment concevez-vous le positionnement de chaque grand parent ? Est-ce que, si vous avez vécu une situation s'en rapprochant, les grands parents biologiques C1 et C2 ont ressenti une insécurité dans la non-exclusivité de la "grand-parentalité" (j'entends que B1 et B2 vont peut-être s'assimiler à des grands-parents adoptifs envers ac du fait d'avoir déjà été placés comme grands-parents avec ab) ? 

Pour moi, il y a malgré tout une différence avec la famille recomposée. Celle-ci est définie culturellement depuis quelques décennies, ce qui implique qu'on n'a pas nécessairement à définir le rôle de chacun (par exemple, il y a des noms pour chacun : "beau-père" en est un exemple). Mais je pense que dans certains cas de polyfamille, le schéma de la famille élargie recomposée ne peut s'appliquer, parce qu'il n'y a pas séparation de A, B et C.  Le schéma de la famille recomposée se base sur un conflit, ou du moins une séparation nette de A avec B et donc de A avec sa belle-famille B1 et B2 (même s'il me semble bien qu'il y a des cas de séparation non conflictuelle, mais je le répète, je connais peu de familles recomposées, ç'a toujours été présenté comme un terrible problème dans ma culture familiale).

Bon, on admet aussi que A1, A2, B1, B2, C1 et C2 ne sont pas dans une rupture de lien face à l'identité polyamoureuse de leurs enfants... Et ça, je ne sais pas si c'est si courant...

Autre chose : j'imagine qu'en amont de la conception, certains d'entre vous ont défini clairement les rôles de chaque amoureux, et que les conclusions ont pris en compte les desideratas de chacun, afin que le climat soit harmonieux dans la famille proche. D'instinct, je dirais que vous n'avez pas demandé leur avis aux grands parents. Pourtant, chaque grand-parent peut avoir le même sentiment d'affiliation que chaque père (le père A une affiliation affective et le père B biologique), ce qui peut leur donner le sentiment d'un "dû" relationnel qui peut faire conflit entre B1-B2 et C1-C2. Si vous avez demandé leur avis, pourquoi, et si vous ne l'avez pas fait, pourquoi et comment ont-ils pris la nouvelle une fois l'enfant conçu ? Comment, si vous n'avez pas demandé l'avis des grands parents en amont, avez-vous assuré un climat harmonieux pour l'enfant ac dans sa famille éloignée ? Ou pourquoi cela ne vous a-t-il pas paru nécessaire ?

Je me base sur un schéma femme-homme-homme, et certains ont dû vivre d'autres schémas. Votre avis aussi m'intéresse. Seulement la réflexion est compliquée alors je n'ai pas eu le courage de "dé-sexualiser" mon approche. Elle est venu comme ça ! Et ceux qui n'ont vécu rien de tout ça, ni polyfamille ni poly grands parents, leur avis m'intéresse aussi ;)

Merci pour les courageux qui ont lu l'énoncé. Vous avez une heure :p 

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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LuLutine

le dimanche 09 août 2015 à 15h02

Sidony
Bon, on admet aussi que A1, A2, B1, B2, C1 et C2 ne sont pas dans une rupture de lien face à l'identité polyamoureuse de leurs enfants... Et ça, je ne sais pas si c'est si courant...


Il me semble (mais je n'ai pas de statistiques) qu'en tout cas ça devrait devenir de plus en plus possible...

Sidony
Merci pour les courageux qui ont lu l'énoncé. Vous avez une heure :p 

Oups désolée, quelques heures de retard, mais je viens juste de lire ! ;)

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Nurja

le dimanche 09 août 2015 à 20h00

Je ne veux pas d'enfant, je peux répondre quand même ? :P

Si les grands-parents (A, B et C) sont au courant de la situation polyamoureuse, il me semble que je demanderai qu'ils soient tous grand-parents des enfants. Si je compare avec des "familles recomposées", souvent, les grands-parents "adoptent" en quelque sorte les petits-enfants qui ne sont pas "de leur sang".
Mais bon, je suis quelqu'une pour qui la génétique et la filiation ne sont pas importantes.

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Katouchka

le lundi 10 août 2015 à 16h37

Je ne suis pas dans ce cas mais je peux essayer de te répondre...

Pour avoir une assez grande expérience de la famille "composée" plus que "décomposée", je dirais que ce qui compte c'est le rôle que chacun veut jouer ou non dans la vie de l'enfant. Et se poser la question avant la naissance peut être utile mais une relation, même familiale, peut se construire dans le temps: cela dépend aussi des personnalités de chacun.

Exemple: mon oncle est très proche de ses voisins qui se sont installés à côté de chez lui quand leur aîné avait deux ans. Il s'est occupé de leur petit tellement de fois et tellement bien que les voisins ont décidé que mon oncle serait le parrain du deuxième. Mon oncle a accepté mais au fil du temps leur relation n'a jamais décollé. Et le deuxième n'a jamais été aussi proche de mon oncle que l'ont été l'ainé et la troisième.

Et puis tout dépend aussi combien de temps ces personnes vont être présentes dans la vie de l'enfant et à quel moment elles y entrent.

Enfant, on peut dire que mes parents ne se sont pas donnés le rôle principal. Ils ont eu la chance de tomber sur des gens extras qui se sont occupés de moi comme des parents. Tous mes parents (y compris beaux-parents car en plus ils ont divorcés) ont joué un rôle différent, et aujourd'hui, ils jouent aussi aux grands parents, de la même manière, c'est à dire selon leurs envies, le temps qu'ils veulent ou peuvent passer avec mes enfants.

Chacun a une appellation différente pour s'y retrouver car mes enfants ont trois grands-mères, grands-pères et de nombreu-ses -x oncles et tantes

Par ailleurs, le petit est un peu comme moi, il adopte pas mal de monde. il s'est trouvé d'autres grands-parents dans son quotidien. Pour lui, il n'y voit pas encore la différence avec la filiation biologique.

Il la verra un jour mais peu importe finalement cette filiation. C'est important de la connaître mais ce n'est pas elle qui constitue la famille selon moi.

Et au bout du compte, dans une polyfamille, où il est acquis par tous que la génétique importe moins que le choix, les parents sont-ils les seuls à trancher du rôle que chacun doit jouer vis à vis des enfants? Ou peut-on imaginer que les liens familiaux créés sont le fruits de choix libres et consentis (2à2) par chaque membre de cette dite famille, même les enfants?

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ScottBuckley

le jeudi 20 août 2015 à 14h30

L'expression qui me vient en vous lisant toutes les deux est ' famille élargie ' , au sens d'êtres qui nous sont chers, proches, avec de la belle affection réciproque, nourrie de temps en temps (une à plusieurs fois par an, en présence lors de vacances ou événements et à distance...) .

Il y a au moins deux femmes que je considère comme des membres de ma famille, comme des tantes, alors que nous n'avons aucun lien de sang, mais la vie et l'affection réciproques entre nous + la différence d'âge fait qu'elles peuvent tout à fait m'appeler & me présenter comme leur ' neveu ' en public, je n'en serai pas choqué, plutôt honoré même ;) .

De fait, mon ressenti et que si un ou des enfants sont souvent en présence d'enfants ou d'adultes de confiance, vivant des vacances ensemble et-ou du quotidien, des moments forts et agréables ensemble, dans un même quartier, village ou école, ou éducation, ou maison ou communauté ouverte, ou habitat partagé, avec une certaine régularité & fréquences, ....
.... il y a des fois où l'affection forte & réciproque pourrait (conditionnel) laisser entrevoir un début de famille affective élargie & choisie (+) .

Cela me fait penser au rôle fort que jouent parfois les nounous d'un ou plusieurs enfants en bas âge, et avec lesquels on garde le contact , que l'on revoit une fois par an ou + souvent, parfois même une fois ados ou adultes <3 .

D'ailleurs à une époque, il y a des nourrices qui - au sens originel & étymologique du terme - nourrissaient de leur propre sein & lait un ou des bébés qui leur étaient confiés, ce qui est quand même un acte Fort & magnifique quand on y pense, puisqu'il s'agissait du lait d'une femme à un bébé mais pas du lait "maternel" de la mère biologique de l'enfant !

@ Sidony : cela donne envie de dessiner un super arbre généalogique en te lisant, et puis aussi pour s'y retrouver dans cette vaste constellation, car graphiquement je trouve que ce serait encore + beau à lire des yeux , ces racines & branches entre A, B, C et toutes ces autres l'êtres de l'alphabet que tu cites :-D .

Un peu comme si de la belle sève affective , ambrée comme du sirop d'érable, circulait & nourrissait tout cet arbre d'êtres s'étant choisis comme famille nouvelle agrandie & enracinée à la fois <3

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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