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Que faire face à des manipulateurs toxiques, à des violences ?

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ScottBuckley

le vendredi 12 juin 2015 à 20h11

Cher*es vous toutes & tous,

Depuis l'été 2002, quelques graves événements sont arrivés autour de moi, - avec des témoignages crus que je ne suis pas près d'oublier - , et j'ai constaté hélas un nombre encore plus grand de problèmes & de crimes survenus à des personnes proches de moi, dans de très nombreux témoignages, tous uniques, parmi lesquels je trouve malgré tout comme point régulier répétitif la domination & violence masculine faites aux femmes (notamment certaines amies) :
harcèlement moral et/ou sexuel, agressions physiques, manipulations psychologiques, agressions sexuelles, viols...

Dans la plupart des cas, les auteurs des violences (physiques, psychologiques et-ou sexuelles) n'étaient pas des " inconnus ", mais des hommes qui s'étaient approchés de ces femmes, avaient parfois tissé un début de relation affective avec, pour au final leur nuire gravement, moralement et/ou physiquement.

Les portraits-robots de ces hommes ressemblent le + souvent à ceux de manipulateurs toxiques, à des pervers narcissiques, à des sex-addicts, et/ou à des malades .

L'un d'entre eux a même été jusqu'à fouiller dans le passé d'une copine pour la déstabiliser psychologiquement, ce qui a hélas marché, et même si elle a rompu avec lui, les séquelles sont encore là, et ce salaud court toujours.

Il se fait parfois passer pour un " poly intriguant & original " (sic) alors que c'est juste une ordure et un menteur professionnel, un serial fucker. Il en est au stade où il nie la gravité de ce qu'il fait aux femmes (qu'il traite comme des objets sexuels/plans cul à isoler façon prédateur/Crocodile : projetcrocodiles.tumblr.com/ ), tout comme il cache être en couple et avoir un enfant. Il rejette bien-sûr la responsabilité des problèmes causés par lui sur les autres, pour les faire culpabiliser, comme un lâche .
Il ne perd rien pour attendre, et sa sale responsabilité va lui revenir en pleine figure, puisqu'il fait tout pour aggraver son cas .

Pour lutter contre le harcèlement de rue, il existe un site anglophone comme iHollaback ( www.ihollaback.org/ ) , ... mais contre les manipulateurs toxiques, les pervers narcissiques, les sex-addicts, et contre le harcèlement au coeur d'une relation affective (pas dans la rue, pas avec un inconnu), que faire ?

Comme malheureusement ces cas continuent de croître et d'exister, j'ai décidé de rassembler de maintenant (juin) jusqu'à fin 2015 un certain nombre de témoignages, astuces, conseils, contacts utiles, articles, films et ressources, pour mieux savoir quoi faire dans de tels cas & situations aux contextes multiples :

> Qui contacter en cas de premiers doutes (avant que ça ne se dégrade) ?

+ Quel-le avocat-e appeler ? quel tribunal peut ou non statuer sur de tels faits ?
> à qui en parler en confiance ?
> Où porter plainte ? Où déposer une Main Courante ?

> Quelle Aide Juridictionnelle est possible pour agir en Justice ?
> Que dit la loi pour protéger les victimes ?

> Quelles preuves peut-on et doit-on collecter pour prouver le harcèlement moral et/ou sexuel subi et pour se défendre en toute légitimité, en Justice ?

Ce sujet va devenir assez prioritaire pour moi jusqu'à au moins la fin de l'année 2015 - et au-delà - , et je serai Vraiment 1000 fois reconnaissant aux personnes qui voudraient m'aider, même humblement, dans cette recherche de pistes & solutions pour sortir de ces schémas toxiques là .

Si cela vous intéresse, une fois par mois je ferai un résumé des témoignages & infos utiles collectées.

A bientôt de vous lire,

bien sincèrement,
Scott

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 13 juin 2015 à 00h09

Il ne faut pas simplifier et réduire la question de manipulateurs à une question de domination des hommes sur les femmes: il y a aussi des manipulateurs/agresseurs de sexe féminin et leur nature féminine ne rend pas leur actes moins odieux!

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LuLutine

le samedi 13 juin 2015 à 01h30

Quelo
Il ne faut pas simplifier et réduire la question de manipulateurs à une question de domination des hommes sur les femmes: il y a aussi des manipulateurs/agresseurs de sexe féminin et leur nature féminine ne rend pas leur actes moins odieux!

En fait, comme le met en lumière Quelo, il y a je crois dans ton message deux types de violences :

- Les violences psychologiques (type manipulateur relationnel) qui ne sont en effet pas propres aux hommes et dont il est aussi très difficile de se défendre "légalement" car ces violences ne sont pas visibles de l'extérieur (voire parfois l'entourage de la victime ne se rend pas compte que le manipulateur en est un et le trouvent très sympathique !) ;

- Les violences physiques, harcèlement sexuel etc. qui ont en effet trait le plus souvent à la violence des hommes sur les femmes (culture du viol etc.) et pour lesquelles il y a plus souvent la possibilité de trouver des "preuves matérielles".

Pour le premier cas, à part (r)éveiller les consciences de tous sur ce genre de problème et diffuser largement les moyens de se défendre soi-même (plusieurs auteurs ont écrit sur le sujet et proposent des stratégies pour ne plus être victime des manipulateurs ou pervers narcissiques), je ne vois pas trop.

Pour le second, en plus des stratégies de défense il existe selon les cas des moyens légaux, je pense qu'il faut aussi diffuser l'info...

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bonheur

le samedi 13 juin 2015 à 12h14

Faute de passer pour quelqu'un qui n'a rien d'autre à indiquer, il existe de nombreux livres sur la manipulation. Inutile que je donne des références.

Je connais un homme qui s'est fait agressé sexuellement par un autre homme. Le viol n'est pas subi que par des personnes de sexe féminin.

Je connais aussi un homme qui subi régulièrement des violences physiques de la part de sa femme (procédure de divorce en cours) et qui ne répond pas afin de ne pas aggraver la situation et de ne pas dépasser les limites qu'il s'impose.

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LuLutine

le samedi 13 juin 2015 à 13h19

bonheur
Le viol n'est pas subi que par des personnes de sexe féminin.

Quelqu'un a dit le contraire ici ?

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ScottBuckley

le samedi 13 juin 2015 à 14h49

Merci pour vos premiers messages.

Précision : pour moi il est évident qu'il n'y a pas " que des hommes " à manipuler les autres, mais je dois dire que dans les cas qui m'ont été rapportés à titre personnel, les femmes seules étaient victimes de prédateurs et/ou d'hommes violents et/ou manipulateurs, avec dans certains cas des tentatives de la part de ces hommes pour nuire à ces femmes, physiquement et/ou psychologiquement à ces prédateurs.

Donc quand je dis " des hommes ... " je parle là des cas que j'ai pû constater ou dont on m'a parlé et qui m'ont touché ( je ne parle pas de statistiques nationales de la Police ou de l'Insee ou autres Observatoires des violences faites aux femmes, qui auraient d'autres chiffres pertinents encore ) .

En tout cas, pour ma part, le mot " solidarité masculine " je ne connais pas donc il est Tout à fait Hors de question que je sois solidaire d'un salaud & d'un lâche qui ment à sa femme (lorsqu'il drague il dit qu'il n'est pas "en couple" puisqu'il se prétend "poly" ) et qui traite des copines (que je connais) comme des objets sexuels à " pêcho ", quand il ne cherche pas à nuire à leur intégrité psychologique et/ou physique .
Qu'il aille se faire soigner ! Un signalement est en cours.

A suivre ....

Et pour répondre notamment à l'une d'entre vous :
> Oui je ferai un bilan une fois par mois de mes recherches aux niveaux juridiques, services d'avocat-es spécialisées dans ces cas (pour faire appliquer la Loi), ...
et autres multiples ressources à activer pour arrêter ces actes de manipulations :
- Dépôt de Main Courante,
- Dépôt de plainte en commissariat et enquête approfondie par les services compétents (+ enquête de voisinage),
- appels à des structures spécialisées & services juridiques notamment dans la défense des femmes battues et/ou agressées à divers niveaux,
- collecte des preuves, traces & copies d'écran des marques de harcèlements moral et/ou sexuel... ,
Avant que des dégâts ne s'aggravent pour leurs victimes :
zéro impunité pour ceux & celles qui violent la loi et qui harcèlent moralement et-ou sexuellement !

> Vos informations ici & par message perso continuent d'être les bienvenues : Merci (+)

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Evavita

le samedi 13 juin 2015 à 15h50

Je pense qu'il est important de ne pas faire un portrait trop diabolisé des auteurs de violences psychologique ou physique. Je le dis pas par bienveillance mais plus parce que ça peut fausser le message envers deux publiques concerné:

• les auteurs des violences : quelqu'un qui commencerait à avoir des comportement violents ne se reconnaissent pas dans des descritptions parlant de "pervers manipulateurs et de malade". Et si ils ne se sentent pas concernés parce que eux "c'est pas pareil", eux ils avaient de "bonnes raisons" d'agir comme ça et bien la remise en cause va pas se faire.

• les victimes : même principe. Elles vont moins vite réagir, ou une fois que les choses sont déjà allées loin et que c'est plus difficile de reunir ses forces pour partir. Bref, comme le font beaucoup de sites, il est plus intéressant de pointer des comportements.

Pour commencer, rappeler certains mécanismes qui permettent de prévenir des situations de violences.
• Rares sont les cas où quelqu'un que l'on côtoie se met à vous étrangler sans crier gare. C'est un chemin long qui se fait pas à pas, qui commence par des petites choses pas agréables mais qu'on laisse passer pour diverses raisons.
• selon moi, la chose importante est donc de savoir repérer ces petites choses qui ne vont pas forcément amener à des violences mais qui y donne un terrain favorable. Et tout de suite les refuser. Un articles récent sur les fesses de la crémière parle de ces comportement : https://lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2015/0...
• Perso, je pense qu'une bonne manière de prévenir est d'aussi éviter l'isolement. Ne plus avoir comme personne proche une unique personne augmente les risques que cette personne en abuse.
• pour l'entourage, c'est dure mais peu de choses peuvent être faites tant que la victime ne veut pas en entendre parler. Contacter les asso pour savoir ce que vous pouvez faire. Faire attention à ne pas braquer, car ça va augmenter l'isolement de la personne. Faire attention à ne pas dépenser beaucoup d'énergie trop tôt et de ne plus en avoir pour la suite. Rester disponible, indiquer que tel ou tel comportement vous alertent et en expliquer les raisons, sans pour autant invectiver la victime sur se qu'elle doit faire. Attendre le "bon moment", celui où la personne vous dit d'elle même qu'elle vit tel ou tel chose et que ce n'est pas normal. A ce moment là vous pouvez alors si vous le souhaiter devenir un soutien important qui accompagnera le mouvement.

Une fois qu'on est déjà dans la situation. Aller voir les associations qui sont "spécialisées". Elles peuvent offrir du soutien psy mais certaines offrent aussi du soutien au niveau de l'hébergements, des démarches juridiques surtout quand il y a des enfants dans le tas. Mon conseil est en tout cas de ne pas faire les choses à moitié quand on se lance parce que il y a risque de s'essouffler. Fermer toutes les portes, n'en laisser aucune d'entre-ouverte. Ne pas croire la personne quand elle dit qu'elle a compris le message, qu'elle recommencera plus. Eh, c'est peut-être vrai mais sérieux, les chances sont infimes par rapport à au risque d'avoir à repasser par tout ça.

Voilà, je suis désolée si jamais je suis trop affirmée dans mon avis ou trop "vehemente". Dites le moi et si besoin je modifierai mon texte.

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LuLutine

le samedi 13 juin 2015 à 17h24

Evavita
Attendre le "bon moment", celui où la personne vous dit d'elle même qu'elle vit tel ou tel chose et que ce n'est pas normal.

Lorsqu'on est dans le premier cas (manipulation, emprise psychologique) je dirais surtout :

Croire la personne lorsqu'elle vous en parle même si vous êtes persuadé(e) que l'individu dont elle vous parle ne ferait pas de mal à une mouche !

Parce que dans ce cas, d'expérience et d'après mes lectures, le problème ce n'est pas que la victime n'en parle pas, c'est qu'à un moment elle se met à en parler justement et que tout le monde lui dit qu'elle exagère et trouve des excuses au "bourreau" !

Alors certes, quand la violence ne dégénère pas au niveau physique, c'est parfois moins grave, et on se retrouver "seulement" en thérapie 10, 20 ou 30 ans plus tard pour comprendre ce qui s'est passé !
Ce qui à mon sens ne devrait déjà pas arriver....!

Il y a sans doute pire, quand on arrive vraiment à la violence physique alors qu'on aurait pu l'éviter si on avait écouté la victime.

Dernier point : en effet les promesses d'arrêter (de la part du "bourreau") sont souvent vaines, en partie parce qu'un certain nombre ne sont pas conscients de leur fonctionnement, ils ne le contrôlent donc pas pleinement. Lorsqu'ils sont violents ils sont convaincus d'être dans leur bon droit voire même parfois de faire ça pour le bien de la victime.

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... (invité)

le mercredi 17 juin 2015 à 15h09

J'ai envie de rebondir sur la diabolisation des personnes dites toxiques d'Evavita, juste parce que, pour quelques personnes, j'ai été cette personne.

Pendant toute mon enfance, j'ai été cette personne qui se fait harceler par la classe, celle qui fait partie de celles qu'on écrase pour se mettre en valeur. Puis, un jour, je suis passé de l'autre côté avec la dernière personne avec qui j'aurais voulu que cela se produise. Alors, est-ce que je suis toxique ? En fait, j'ai tellement eu l'habitude d'être rabaissé qu'un peu plus ou un peu moins, cela fait toujours mal, certes, mais ce n'est pas là ce qui me préoccupe le plus.

Les harceleurs, les pervers narcissiques, enfin, toutes ces personnes toxiques ont toujours une bonne raison dans leur discours pour justifier leur comportement. Dans mon cas, c'est un quiproquo que je jugeais malsain et qui pouvait avoir pour conséquence une situation toxique. Je me foutais pas mal du tiers comme du quart de me voir prêter des intentions et des actions qui n'étaient pas les miennes, jusqu'au jour où je me suis rendu compte que cela pouvait avoir des conséquences pour une autre personne, celle-là même qui est la dernière personne avec laquelle j'aurais voulu me retrouver du côté des harceleurs. Et c'est là, que j'ai commencé à basculer du mauvais côté en voulant démêler ce quiproquo qui me semblait malsain pour elle.

Il n'y a jamais eu moyen de parler de ce quiproquo, il n'y a pour ainsi dire jamais eu de communication. J'ai essayé de voir avec des amis, comment le démêler, des amis proches, des amis communs. La seule chose qui en est jamais ressortie, c'est que je devais l'oublier, qu'il y en avait d'autres comme si j'essayais de la séduire. Je n'ai jamais vu ce quiproquo comme un obstacle entre elle et moi, entre elle et une place dans sa vie. Je n'avais pas de place dans sa vie et cela ne me posait aucun problème, j'éprouvais simplement à ce sujet le sentiment d'être libéré de cette question de savoir si j'aurais pu avoir une place dans sa vie. La réponse était claire, je n'en avais pas, mais ce n'est pas comme ça que c'était compris. Je communiquais sur un quiproquo, mais pour les autres je déclarais ma flamme. J'étais dépossédé de mes actions. Je cherchais à lever ce quiproquo, mais pour les autres, mon intention était de la séduire. J'étais dépossédé de mes intentions et de mes actions, une fois de plus. Alors, ils n'avaient aucune intention de me rabaisser ou de m'humilier, il n'y a juste personne qui était capable de comprendre ce que je trouvais de malsain à ce quiproquo auquel s'ajoutait ce malentendu. Ce n'en était pas moins humiliant et rabaissant d'être traité comme quelqu'un d'incapable de comprendre qu'une personne ne veut pas de lui. Puis, le jour où je me suis rendu compte que ce quiproquo aurait pu être levé dès le début sans avoir à communiquer avec elle, mais qu'il ne m'avait été laissé aucun chance, là, j'ai été saisi d'une colère que je n'ai pas su contrôler et j'ai basculé de l'autre côté. J'ai confronté tout le monde en bloc et cela s'est très mal passé. J'ai longtemps fait partie des retrouvailles de ce groupe d'ami, cela s'est arrêté à cette époque là. J'y ai perdu à peu près tout l'entourage d'amis de l'époque, des amitiés d'une dizaine d'années.

Des sentiments, oui, j'en avais, mais je n'en attendais aucun retour. Personne ne choisit ses sentiments, une fois qu'ils sont là, il faut faire avec comme ils sont et ils n'étaient pas réciproques. J'avais beau faire avec, tout était à chaque fois réduit à néant puisque j'étais traité comme si j'attendais un retour. Le préjugé courant était que les petits mecs que nous étions ne pensaient qu'au sexe et jouaient avec les sentiments des autres sans respect. Ce qui a été fait de mes sentiments, les actions et les intentions qui leur ont été prêtées, personne ne s'en est jamais soucié. C'était blessant, humiliant et rabaissant et tout cela ne faisait que les aviver, ce qui confortaient les autres dans leur impression que j'attendais un retour. Le plus pénible, c'était cependant de pressentir cette situation devenir de plus en plus lourde et oppressante pour elle. J'ai lamentablement échoué à démêler le quiproquo initial et je n'ai fait qu'en créer davantage et je suis bien conscient que c'est elle qui paie le prix le plus cher de mes échecs.

Je suis bien conscient que nombres de mes comportements, principalement, un certain nombres de propos tenus sur le coup de la colère sont répréhensibles. Coupable, oui, j'en suis coupable. Je l'ai reconnu, cela n'a jamais rien changé, cela m'a même été reproché. Je n'étais pas aussi coupable que ce que les autres avaient peur de moi. Je n'en veux à personne dans cette histoire, j'en comprends bien le désir de justice, mais la soif de justice ne s'apaise pas en diabolisant la culpabilité d'une personne, en la faisant plus coupable qu'elle n'est. Le sens de la justice nécessite d'être juste avec les torts de l'autre.

Je n'avais aucune prétention d'avoir une quelconque place dans sa vie réelle, je ne suis pas responsable des interprétations des autres et des siennes. Et même, si de telles interprétations n'étaient pas justes avec moi, cela ne m'autorisait pas être injuste. Et c'est bien parce que je m'en suis autorisé que j'ai basculé de l'autre côté. Que de harcelé, je suis devenu harceleur.

Tout cela date d'il y a plusieurs années, néanmoins, j'en reste profondément humilié et blessé et le plus insupportable reste le prix que cela a coûté à l'autre personne, un prix que j'ignore, mais ce prix aurait été moins élevé si elle avait été plus juste dans l'interprétation de mes intentions.

Quand tu vois une personne pire qu'elle n'est, tu t'imposes de vivre avec davantage de peur, bref, à vivre davantage dans la peur. Plus tu te l'imagines pire qu'elle n'est, plus c'est impossible de faire confiance à cette personne, plus aussi cette personne risque de le vivre mal et de mal se comporter. Note que ne pas se sentir respecté, ne justifie pas de manquer de respect. Le vivre mal ne justifie pas le fait de faire du mal. La peur est un sentiment comme un autre qui se respecte, qui nécessite du tact car extrêmement pénible à vivre. Dans ce genre de situation, ce sont ces peurs la clé de sortie vers un apaisement.

Ce qui me dérange avec la diabolisation, c'est qu'elle ne fait qu'amplifier les peurs à outrances. Dans vos solutions, je ne vois nulle part de médiation par des tierces personnes professionnelles ou dignes de confiance. Quelque part, cela ne m'étonne pas, des personnes comme moi ne sont dignes d'aucune confiance quelle qu'elle soit car elles sont bien incapables d'entendre raison puisque c'est à peine si elles sont humaines. Des personnes comme moi sont incapables de la moindre humanité et se plaindre de se sentir ainsi déshumanisées par de tels jugements sur leur personne ne constitue qu'un fait de manipulation de plus de leur part, une perversion narcissique qui repose sur l'attente de se voir prêté une humanité qu'elles n'ont pas, un sens moral qu'elles n'ont pas. Chez des personnes comme moi, le narcissisme n'a rien avoir avec l'estime de soi, c'est une perversion.

Ce genre de situation présente deux choix, celui de la peur et celui de miser sur le meilleur de la personne en face sans pour autant oublier ses peurs, mais au contraire les assumer comme une part de sa sensibilité qui demande le respect. C'est trop compliqué, c'est plus simple la peur.

Mis à part ça, aucune situation conflictuelle ne se résout sans chacune des parties. À défaut de résolution, il ne reste que des conflits chauds ou froid.

__________

Ce que j'écris n'enlève rien à la réalité de la souffrance qui mérite le respect. Je suggère cependant que la peur participe à cette réalité, à l'intensité de la réalité de la souffrance et que toutes les peurs ne sont pas nécessairement justifiées ou justes. Néanmoins, comme cela signifie une moindre culpabilité des auteurs de cette souffrance, je peux concevoir que cette suggestion passe pour un manque de respect de la souffrance dont ils sont coupables. Le choix de la peur est légitime, c'est un besoin de se protéger, soit. Notez que, si être sujet à la peur peut être source de souffrance, être l'objet de peurs pourrait l'être tout autant, mais ce n'est peut-être qu'une perversion narcissique.

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ScottBuckley

le mercredi 17 juin 2015 à 16h24

@ à ( ... invité ) :
.......................................
Humm... ton message n'est pas clair, je ne comprends pas ce que tu tu veux nous dire, tu pourrais en écrire une version + claire ?
et en t'inscrivant comme membre du forum (pas comme "invité") , pour que l'échange soit possible dans les deux sens (pas juste "de toi à nous" avec un pseudo " 3 petits points sans lettre" ) ?

Si tu as fait souffrir une ou des personnes :
- as-tu toi-même fait appel à des personnes professionnelles pour en parler ?
- à des psys ?
- à une " médiation par des tierces personnes professionnelles ou dignes de confiance " ? (pour te citer)

Te considères-tu comme quelqu'un d'honnête ?
et/ou comme une personne polyamoureuse ? (l'un des thèmes de ce forum sur le polyamory) ?

@ vous toutes & tous :
..............................................
Il y a une femme nommée Marie-France Hirigoyen qui a fait un long et fort remarquable travail sur ce qu'elle a nommé la première ' le harcèlement moral ' , une femme écrivain que j'admire beaucoup (tout comme Françoise Simpère, qui a déjà publié son super ' Guide des amours plurielles ' aux mêmes éditions Pocket en poche ) .

Pour citer un extrait de son site web la présentant :

" En 1998 elle publie un essai Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, qui s'est vendu à 450 000 exemplaires et qui a été traduit en 24 langues.

Ce livre décrivait pour la première fois en France les violences insidieuses exercées par une ou plusieurs personnes à l'encontre d'une autre personne sans que celle-ci puisse se défendre. Ces agissements pris séparément pouvaient paraître anodins mais Marie-France Hirigoyen montrait que leur répétition au quotidien affectait gravement la santé physique ou psychologique des personnes ciblées.

Marie-France Hirigoyen a nommé ces procédés harcèlement moral, terme qui a été retenu par les législateurs français et belge, et qui a été accepté en terminologie courante en Espagne et au Japon.

En 1999 elle a participé au groupe de réflexion sur la proposition de loi déposée le 14 décembre 1999 par le groupe communiste à l'Assemblée Nationale, qui a abouti à faire voter le 11 janvier 2001 un amendement qui introduisait la notion de harcèlement moral dans le code du travail et dans le code pénal. Par la suite elle a été consultée pour l’élaboration de la loi Belge et la loi Québécoise. "
( source : www.mariefrance-hirigoyen.com/fr/ses-activites )

On peut très facilement trouver ce livre ' Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien ' en librairies ou bibliothèques en poche chez Pocket à 5,80 euros .

A bientôt pour la suite, et si vous êtes vous-même victime d'une personne toxique, n'attendez pas que ça s'aggrave encore, ne restez surtout pas isolé-e !! (votre isolement donnerait de la force à la personne toxique qui s'en prend à vous) :
> parlez-en à un maximum de personnes de confiance, lancez des alertes et prévenez sans hésiter des juristes, des psys de confiance, des membres de votre famille de confiance, et des ami-es ou collègues de confiance (+)

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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... (invité)

le mercredi 17 juin 2015 à 22h14

Il ne s'agit pas de ma personne, je me contenterai de trois petits points.

Je peux simplifier en ramenant mon propos au fait que la peur projette des intentions et des actions qui ne correspondent pas nécessairement avec la réalité. Il n'y en a pas moins la souffrance de vivre dans la peur, elle, bien réelle. Cependant, la personne qui se retrouve dépossédées de ses intentions et de ses actions peut également se retrouver en souffrance. Faire l'objet de peurs est une source de souffrance : homophobie, diverses formes de xénophobies. Dans certains cas, faire l'objet des peurs peut faire souffrir avec les préjugés qu'elles engendrent, mais quels cas ? Chaque cas est particulier.

Est-ce que souffrir justifie le fait de faire souffrir ? Non.

La peur n'est cependant pas davantage un critère de réalité des intentions et des actions de l'autre même si elle peut être source de souffrance. Vivre dans la peur est source de souffrance. Quelle est alors la part de souffrance réellement liées aux actions et celles liées aux peurs ? Les actions peuvent engendrer des peurs, mais ce n'est pas pour autant leurs intentions ou la seule manière de les interpréter. Si le seul critère de jugement est la peur, une plainte juste devient vite injuste parce que la peur pousse à accumuler les chefs d'accusations. La médiation est une procédure plus souple qui nécessite cependant tout autant d'être juste dans ses accusations pour arriver à un juste compromis. Puis il faut que les deux parties souhaitent trouver un arrangement dans une médiation.

Que je sois honnête ou pas, cela n'importe pas, ici. Cela ne t'avancera à rien de me croire, pas plus que cela ne m'avancera que tu me croies. Puis, je ne te demande pas de me croire, je t'invite à réfléchir au rôle de la peur, à ce qu'elle peut engendrer de part et d'autre comme souffrances inutiles parfois. Il y a parfois juste plus de peurs que de mal, même si cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de mal. La question n'est pas si je suis honnête, mais si ce que je t'invite à réfléchir a du sens ou pas. Ce n'est pas l'honnêteté ou la malhonnêteté d'une personne qui fait sens, simplement ses propos. Des personnes abominables ont dit des choses censées, d'autres tout à fait convenables n'en ont pas dit autant ou alors tout autant. Si c'est censé, cela reste censé peu importe la qualité de la personne.

Que je sois poly ou pas n'importe pas. Par contre, le monde poly est un petit monde et là, je me pose des questions sur la gestion publique de questions privées.

Sinon, pour comprendre, il faut aussi vouloir comprendre. Après, s'il n'y a rien de compréhensible à mes propos, que mes propos sont malvenus, je ne vois aucun inconvénient à leur suppression s'ils n'apportent rien ou pire que rien.

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bonheur

le jeudi 18 juin 2015 à 12h49

Moi .... invité (ton identité n'ayant aucune valeur à mes yeux), ce que je retiens c'est tout d'abord :

... invité
Ce qui me dérange avec la diabolisation, c'est qu'elle ne fait qu'amplifier les peurs à outrances.

Je crois qu'il y a une grosse part de vrai dans cette phrase.

... invité
Ce genre de situation présente deux choix, celui de la peur et celui de miser sur le meilleur de la personne en face sans pour autant oublier ses peurs, mais au contraire les assumer comme une part de sa sensibilité qui demande le respect. C'est trop compliqué, c'est plus simple la peur.

C'est la raison pour laquelle les polyamoureux sont des personnes qui assument beaucoup et qui défont le compliqué dans l'explicite au lieu de laisser des situations implicites s'installer. En tout cas, c'est ce qu'il en ressort de mon vécu.

Admettre l'explicite et l'assumer permet de réduire les peurs. Dans mon cas, j'ai du en effet faire face aux peurs de ma relation principale. Lorsque j'exprimais "j'aime une tierce personne", il comprenait "on va divorcer" "il n'y a plus d'amour entre nous" "on va perdre tout ce que l'on a construit ensemble"... Et à force de dialogues, ma relation principale a pu dire ses peurs, les exprimer. Moi j'ai pu dire et exprimer que je n'avais pas d'intention de changer notre vie, tout en admettant que cela changerait notre relation.

Je suis en interaction avec ma relation principale, une relation secondaire célibataire (mais dont la famille n'admettrait pas notre lien), une autre relation secondaire également poly sauf que l'on tient tout les deux comptes des ressentis de sa relation principale. Au quotidien, je tiens compte de ce que chacun-e exprime, explicitement, car dans l'implicite, l'humain n'a jamais le bon décodeur.

Les interprétations, il n'y a rien de pire. Je crois aussi que ce que tu as voulu exprimer dans ton premier post. En tout cas je l'ai fortement ressenti ainsi. Je suis d'accord avec cela.

Nous sommes humains, et chacun-e fait de son mieux. Je crois que je comprend que l'on puisse devenir ce que l'on n'appréciait pas. Ce qui pousse à cela est l'exaspération et sans doute une certaine volonté de rendre "oeil pour oeil, dent pour dent". La colère qui nous envahit, la jalousie qui nous ronge... il faut en effet avoir un entourage compréhensif, à l'écoute et qui veut notre bien pour canaliser les émotions négatives. Aussi, être à l'écoute de ses personnes qui forment notre entourage, permet une complicité hors normes. C'est une spirale, en fait.

Admettre ses émotions est important. Les expliquer aussi. Etre écouter encore plus. Ensuite seulement, on peut arriver à positiver et à agir dans un sens opportun.

La souffrance, je dirais que c'est pareil. Ne pas la négliger, elle est humaine. L'expliquer, la faire reconnaitre pour ce qu'elle est (quelque soit les conséquences) et ensuite l'affronter.

Pour moi l'expression "je ne veux pas faire souffrir inutilement" est aberrant. Pourquoi privé l'autre de la gestion de la souffrance, même si l'on en est l'origine. Par contre, encourager l'autre à exprimer, être à son écoute, indiquer que l'on s'excuse pour avoir provoquer cela, indiquer que l'on désire être honnête sincère pour continuer à avancer ensemble. Exprimer que l'on est humain, et seulement humain. La souffrance a forcément un intérêt, c'est sa mauvaise gestion qui pousse à des extrémités.

... invité
Que je sois poly ou pas n'importe pas. Par contre, le monde poly est un petit monde et là, je me pose des questions sur la gestion publique de questions privées.

Je suis d'accord. D'autant que nous vivons dans un monde "voyeuriste". La presse people est la plus vendue et c'est de la pure gestion publique de questions privées. Sincèrement, si c'est devoir subir ça, mon anonymat me va bien.

Ici, l'anonymat règne. Enfin, si on le désire.

Comme tu l'as si bien exprimer, un entourage traditionnel interprète et n'offre pas toujours l'écoute et l'aide appropriée. J'espère que ce site apporte un peu de tout cela. Après, il n'y a ici quasiment que des individus lambdas et non des professionnels.

Le monde poly est petit. Je le pense aussi. D'autant que, en ce qui me concerne, je m'identifie peu à ce que je lis ici. Ma vie, mon vécu, mon moi intérieur est unique. Nous sommes tous ainsi. Personne n'est mauvais, personne n'est parfait. On fait avec ce que l'on a.

toutefois, je crois que si la souffrance, les peurs, sont justifiables. La violence et les persécutions peuvent toujours s'éviter. Enfin, à chaque fois que c'est possible.

Voici ce que moi j'ai compris à tes propos ... invité. Et ils sont parfaitement compréhensibles, si l'on tient compte du fait que tu tiens à ton anonymat et c'est parfaitement normal

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(compte clôturé)

le jeudi 18 juin 2015 à 14h09

ScottBuckley

Comme malheureusement ces cas continuent de croître et d'exister, j'ai décidé de rassembler de maintenant (juin) jusqu'à fin 2015 un certain nombre de témoignages, astuces, conseils, contacts utiles, articles, films et ressources, pour mieux savoir quoi faire dans de tels cas & situations aux contextes multiples :

Finalement, si je dois faire quelque chose pour arrêter une situation de manipulation (j'ai testé cette méthode, et ça fonctionne!), la première chose que je fais est blâmer la victime.

Je sors avec quelque chose du style "certes, t'es vraiment con à te faire manipuler par XXXX ! Il y a juste des cons comme toi qui se font piéger par un type pareil!" ou, si je me trouve en plein milieu d'une discussion: "soit vous arrêtez tout de suite de vous bagarrer, soit je m'en vais!"

Pourquoi ça fonctionne? Normalement la manipulation fonctionne sur un mécanisme en cascade:
- le bourreau harcèle la victime => il se sent puissant
- la victime demande de l'aide et fait tourner autour le sauveteur => elle se sent écoutée et aimée
- le sauveteur tourne en rond pour essayer d'aider la victime => il se sent utile

Et si on élimine un maillon de la chaine, tout le système s'écroule:

- je n'ai pas aucune envie de tourner en rond pour sauver des victimes (j'ai de mieux à faire dans la vie) => si une victime vient vers moi, je ne serai pas bienveillant et compréhensif, mais plutôt sec et sarcastique.
- la victime sait qui ne recevra pas de moi l'attention qui recherche en faisant la victime => elle doit se choisir un autre rôle (ou, plus simplement, choisir un autre sauveteur. Aujourd'hui on ne manque jamais d'aspirants sauveteurs: ce qui manque sont les dragons à abattre.)

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Profil

Evavita

le jeudi 18 juin 2015 à 23h41

Ce que tu dis Quelo me paraît dangereux. Apres je me dis que peut-être c'est ironique et à prendre au troisième degré. Au cas où je réagi quand même.
Il y a beaucoup de cas d'abus où la personne n' ose pas parler ou aller chercher de l'aide car elle même est convaincue que "c'est de sa faute". Du coups quand elles finissent par briser le silence, je ne vois pas en quoi ça les aiderait de les culpabiliser encore plus. La seul conséquence que j'y vois, c'est qu'elles vont avoir encore plus de mal à aller chercher de l'aide ailleurs et donc à les laisser dans l'isolement qui est une situation qui favorise la monté en puissance des violences.

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(compte clôturé)

le vendredi 19 juin 2015 à 01h35

Evavita
Ce que tu dis Quelo me paraît dangereux. Apres je me dis que peut-être c'est ironique et à prendre au troisième degré. Au cas où je réagi quand même.

Il y a beaucoup de cas d'abus où la personne n' ose pas parler ou aller chercher de l'aide car elle même est convaincue que "c'est de sa faute". Du coups quand elles finissent par briser le silence, je ne vois pas en quoi ça les aiderait de les culpabiliser encore plus. La seul conséquence que j'y vois, c'est qu'elles vont avoir encore plus de mal à aller chercher de l'aide ailleurs et donc à les laisser dans l'isolement qui est une situation qui favorise la monté en puissance des violences.

C'est pas du tout ironique, ni à prendre au deuxième degré. C'est plutôt la leçon que je tire d'une bonne dizaine de cas réels qui se sont tous bien résolus: dans tous les cas les équilibres ont changé et les gens qui étaient malheureux maintenant vivent très bien leur nouvelle situation. (je n'ai pas eu un seul cas où la victime est repartie s'isoler toute seule avec son agresseur)

Après, il faut bien savoir comment frapper. Il ne faut pas tirer un insulte au hasard (cela est vraiment une erreur de débutant), il faut plutôt:

- tirer un insulte qui rabaisse la victime uniquement dans son statut de victime (tout en louant au même temps ses autres qualités)
- tirer un insulte qui par ricochet rabaisse aussi l'harceleur
- obliger la victime à choisir entre son harceleur et une autre chose à laquelle elle tient beaucoup.

Après, si vous avez peur que ça ne fonctionne pas et que ça peut renvoyer la victime dans les bras de son harceleur, ne le faites pas. Vous ne seriez pas assez calmes, et vous risqueriez de faire empirer la situation.

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... (invité)

le vendredi 19 juin 2015 à 11h18

Bonheur, merci pour ta reformulation, Je pense que tu as saisi la part la plus essentielle de mon propos, particulièrement quant au fait de parler de ses peurs, de sa souffrance. L'exemple que tu choisis de ta relation est très pertinent, exception faite qu'il s'agit d'une relation. Il y a quelques différences cependant quand il n'y a pas de relation en jeu, mais la porte de sortie reste la même. Il n'y a juste pas d'enjeu et donc pas de raison d'en sortir quand il n'y a pas de relation en jeu, du moins en apparence. Ne pas faire partie de la vie d'une personne, ne signifie pas ne pas faire partie de son vécu. Quels sont les enjeux du vécu ? Vaste question.

Sinon, je ne suis pas non plus très à l'aise avec ton approche, Quelo, davantage en raison du contexte, que du caractère paradoxal de l'approche. Aller à contre-courant d'une dynamique qui va droit à l'échec, rompre avec les rôles de cette dynamique, il y a de l'idée.

Bonne continuation à vous.

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Profil

Siestacorta

le vendredi 19 juin 2015 à 12h51

Après, il faut bien savoir comment frapper. Il ne faut pas tirer un insulte au hasard (cela est vraiment une erreur de débutant), il faut plutôt:

- tirer un insulte qui rabaisse la victime uniquement dans son statut de victime (tout en louant au même temps ses autres qualités)
- tirer un insulte qui par ricochet rabaisse aussi l'harceleur
- obliger la victime à choisir entre son harceleur et une autre chose à laquelle elle tient beaucoup.

Heu, mais, Quelo, bousculer quelqu'un "pour son bien", jouer sur ses émotions, c'est pas justement un peu de la manipulation ?
Jouer sur des conflits le loyauté ?
Je dis pas que personne ne le fait jamais, mais de là à en faire une méthode, je sais pas, ça dissone pas mal à mon oreille.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 19 juin 2015 à 13h40

Siestacorta
Heu, mais, Quelo, bousculer quelqu'un "pour son bien", jouer sur ses émotions, c'est pas justement un peu de la manipulation ?
Jouer sur des conflits le loyauté ?
Je dis pas que personne ne le fait jamais, mais de là à en faire une méthode, je sais pas, ça dissone pas mal à mon oreille.

Oui, c'est carrement de la manipulation. Ou plutôt de la sélection.
Mon but primaire est celui de ne pas perdre du temps avec des gens qui demandent de l'aide mais que ensuite me font tourner en rond sans faire rien pour s'en sortir de leur situation (quelque chose comme celle-ci: steverequin.com/2011/01/15/on-ne-peut-aider-une-vi...).

Donc, mon approche me permet d'aider ceux qui ont vraiment envie de se faire aider, tout en filtrant ceux qui veulent juste me faire perdre du temps:

- la personne ne veut surtout pas s'en sortir, mais cherche quelqu'un qui essaiera de l'aider sans y réussir, et qui dédiera de plus en plus de temps à ce jeu malsain, jusqu'au burn-out => je sors ma désempathie bien directionnée => la personne va chercher quelqu'un d'autre de plus empathique et bienveillant => je peux revenir à mes occupations (notamment aller à la plage)

- la personne veut vraiment s'en sortir => je sors ma désempathie bien directionnée => la personne comprend qu'elle ne pourra avoir non approbation tout en se faisant harceler comme avant => cela la stimule encore plus à s'en sortir => finalement elle s'en sort presque toute seule => pendant qu'elle s'en sort, presque toute seule, je peux continuer avec mes occupations (notamment aller à la plage).

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Profil

ScottBuckley

le vendredi 19 juin 2015 à 13h49

Bonjour,

A mon humble avis il ne faut ni laisser seule une personne victime seule et face à ses peurs, ni lui laisser croire que la providence venue d'en haut Ou " Un Sauveur Unique / The Only One " va la sauver, non :
c'est la multiplicité des formes de soutiens (moral, psychologique, juridique, + amical, + l'inviter collectivement au resto, et continuer d'être présent-e à se côtés comme avant - pas moins en tout cas - ) qui peuvent l'aider, comme lui donner des clefs, des contacts de juristes, des lectures de livres pour lutter contre le harcèlement, des outils, lui offrir le soutien d'un groupe d'ami-es qui l'apprécie et ne veut pas la laisser seul*e ....

Là encore, le pluriel offre une multitude et une liberté de choix que le " mono-sauveur Unique " ne pourra pas proposer.

La victime d'une personne harceleuse / manipulatrice / perverse narcissique , est très souvent paralysée par la toile d'araignée & par l'emprise que le pervers a tissé autour de sa victime , pour la garder à sa disposition (même à distance) : il l'a humiliée, dégradée, isolée, a fouillé et fait ressurgir des failles et blessures de son passé à sa victime, et lui a dit au quotidien :
" Tu m'aimes je te fuis, je t'aime tu me suis " ( que ces salauds de manipulateurs appellent " Push & Pull " = je t'attire et ensuite je te repousse " ) , d'où une déstabilisation & un bouleversement pour la victime qui ne comprend pas ce comportement digne d'un Docteur Jekyll & Mr Hyde incarné dans une même personne perverse .

Donner des outils à une personne victime d'un harceleur (ou d'une harceleuse), c'est aussi lui dire :
> tiens, tu as du Pouvoir sur ta propre vie, tu l'avais peut-être oublié : apprends à dire Non (celui qui n'a pas besoin d'être répété), reprends ton Pouvoir sur ta vie, et fais les choix que tu veux, fais exactement ce que tu veux de ces outils, ils sont à Toi maintenant :
emPowerment in your life (+) !!

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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bonheur

le vendredi 19 juin 2015 à 14h21

... invité
Il n'y a juste pas d'enjeu et donc pas de raison d'en sortir quand il n'y a pas de relation en jeu, du moins en apparence. Ne pas faire partie de la vie d'une personne, ne signifie pas ne pas faire partie de son vécu. Quels sont les enjeux du vécu ? Vaste question.

Si le vécu te préoccupe au point de t'interroger et de te remettre en question, je dirais que l'enjeu est au moins celui-ci. Inciter à faire un travail d'introspection.

Je comprend tout à fait quand tu dis que "ne pas faire partie de la vie d'une personne, ne signifie pas ne pas faire partie de son vécu". Ce n'est à mes yeux pas du tout un paradoxe.

Aussi, lorsqu'il y a interaction entre deux personnes, il y a pour moi obligatoirement relation. Même le "corbeau anonyme" est en interaction avec la personne sur laquelle il a jeté son dévolue

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