Polyamour.info

Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Interrogations

Témoignage
#
Profil

Doremi

le vendredi 20 avril 2018 à 22h08

Bonjour, je suis une jeune femme de 35 ans, en couple. On a des enfants.

C'est un peu le hasard qui me conduit ici. "Polyamour" est un joli terme qui répond, peut-être, à mes interrogations. J'en ai entendu parler tout récemment, je ne sais pas bien ce que c'est et si j'en fais partie.

Nous formons un couple égalitaire.Mon compagnon m'a toujours dit qu'il était ouvert à ce que j'aie des "expériences" J'en ai eu l'une ou l'autre et puis plus pendant des années.

...néanmoins, je pense que cela a toujours été là dans un coin de ma tête, et je ne sais comment le nommer. J'ai quelqu'un en tête, je me demande si je me déclare ou non...(édité)

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

artichaut

le samedi 21 avril 2018 à 00h37

Bienvenue ici Doremi.

Tu sembles avoir tout ce qu'il faut pour passer le pas : une relation sécurisante, un compagnon ouvert et compréhensif, des personnes en vue, des envies nouvelles (ou anciennes est qui reviennent), la maternité passée, les hormones inutiles, etc. Alors oui, faut aller au delà du tabou, et c'est pas chose facile.

Moi je dirais, parle en à ton compagnon. Demande lui des conseils (surtout s'il le connaît). C'est sans doute la personne la plus à même de te conseiller, et c'est aussi sans doute une des meilleures manières de l'impliquer sans l'inquiéter.

Ensuite sache que si t'en parle à cet ami, en lui signifiant que ton compagnon est au courant, même si pour moi c'est la meilleur manière de faire, il y aura de quoi l'effrayer. C'est fou comment les gens sont frileux dès qu'il y plus que deux personnes dans une histoire. La faute à ce romantisme à la con, du Toi&Moi (et le reste du monde qui n'existe plus).

#
Profil

Doremi

le samedi 21 avril 2018 à 14h36

Merci artichaut pour tes conseils :-)

...Je viens de lui en parler. Sa réaction est comme je me l'étais imaginée: "fais comme tu veux". Il avait quand même un conseil à me donner lui aussi: il trouverait ça mieux que j'aille voir plutôt du côté des gens que je ne connais pas , plutôt que chez quelqu'un à qui je risque de faire mal s'il s'attache, et me connaissant il me dit que ça sera sans doute compliqué pour moi aussi. Mais moi je ne peux pas détacher une rencontre du polyamour. En tout cas c'est ce que je ressens pour la personne à laquelle je souhaite me déclarer.

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

bonheur

le dimanche 22 avril 2018 à 12h18

Bonjour Doremi.

Perso, je trouve bien que ton compagnon se préoccupe de l'avenir et de l'équilibre de tout le monde, y compris des autres. Sur la même veine, s'il t'aime, il est le mieux placé pour comprendre que d'autres peuvent également t'aimer (bien que différemment)

En polyamour, il a raison de mettre l'accent sur cela. Il ne ramène justement pas que à sa petite personne et c'est bien.

L'amour est compliqué, contrairement aux apparences. Votre relation originelle est saine, je pense. De la communication, de la sincérité, etc...

Les insécurités : elles sont souvent de deux natures. La sexualité ET l'affect. Il semble que ton compagnon ne se sente pas insécure face à un polysexualité. Ce serait plutôt l'affect qui l'interpelle.

Pourquoi t'es tu ravisée face à l'écriture de ce courrier ?

Je n'ajoute rien à ce qu'à exprimer si justement Artichaut, en particulier sur cette phrase : "C'est fou comment les gens sont frileux dès qu'il y plus que deux personnes dans une histoire." J'ajouterai juste malheureusement. L'amour est tabou, il faut croire !

#
Profil

bonheur

le dimanche 22 avril 2018 à 12h21

Autrement, en matière d'informations, je t'invite, ainsi que ton compagnon, à consulter le site amours.pl et à lire les trois ouvrages d'Yves-Alexandre Thalmann : "vertus du polyamour - la magie des amours plurielles" ; "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ; "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour". Egalement "Compersion : transcender la jalousie dans le polyamour" d'Hypatia From Space

#
Profil

Doremi

le mercredi 25 avril 2018 à 15h50

Merci, bonheur.

J'ai été voir quelques liens qui m'éclairent beaucoup...(et me parlent).

En effet, mon compagnon m'aime et il me comprend. Je comprends donc ses doutes. Si quelque chose de neuf devait se nouer, je ne suis pas sûre que je ne serais pas totalement obnubilée etc.

Enfin, c'est vrai que la personne pour qui j'éprouve cela est peut-être fragile et pourrait souffrir si d'aventure quelque chose se passait. Je ne sais pas.

Pour répondre à ta question, pourquoi je n'ai pas encore écrit à cette personne?

Eh bien tout d'abord je me connais, j'aime faire la part des choses...J'ai tendance à vite m'emballer...

J'ai aussi peur du tabou qui est quand même assez violent... Ce qui me faisait me retenir jusqu'à présent c'est aussi la dimension sentimentale de la chose, mais je suis en train d'évoluer à ce sujet. Je peux dire que de vous trouver me fait dire que je ne suis pas complètement folle et que oui, cela peut exister...Je ne dois pas choisir, car je ne le veux pas...Ce peut être plus qu'un rêve.

(...) J'ai peur de partir un peu dans tous les sens, je ne sais pas si cela a déjà fait ça à certaines personnes qui s'interrogeaient beaucoup sur leur orientation, une fois qu'elles ont découvert que le polyamour ça existait?

Tout conseil est le bienvenu.

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

bidibidibidi

le mercredi 25 avril 2018 à 16h18

Salut Doremi,
Je réagis juste sur ça :

DoremiJ'ai peur de partir un peu dans tous les sens, je ne sais pas si cela a déjà fait ça à certaines personnes qui s'interrogeaient beaucoup sur leur orientation, une fois qu'elles ont découvert que le polyamour ça existait?

Présent. Le polyamour donne tellement de possibilités qu'on peut se retrouver à vouloir tout. C'est un peu problématique, mais la vie (et surtout le temps) a vite fait de nous ramener à la réalité. On ne peut pas maintenir trop de relations, surtout naissantes, en simultanée, pour des questions logistiques principalement. Et puis, les relations ne se créent pas si facilement. Flirter à droite à gauche pendant un temps ne va pas te permettre de créer autant de relations stables que tu as vu de gens.
Le plus dur, c'est pour tes autres relations, qui peuvent se sentir très décontenancés par ton soudain besoin d'intimité. Faut faire attention à ne pas les blesser en donnant l'impression qu'ils ne comptent pas.

Voila.

#
Profil

Doremi

le mercredi 25 avril 2018 à 16h42

Merci bidibidi.

Oui c'est vrai, ce ne serait pas possible niveau logistique, d'autant plus que nous avons des enfants pas encore très âgés...

Des personnes dont je parle, je ne pense pas qu'il y aie tellement de chances qu'une seule relation même se développe vraiment (mais la vie peut parfois nous jouer des tours, qui sait...)

Mais ce que je veux dire, c'est que les relations, même sans naître dans la réalité, peuvent prendre du temps et la tête...Donc oui, la simple découverte de qui je suis, fais qu'en ce moment je dois déjà faire un petit effort pour me recentrer...Pas évident. Merci pour tes conseils.

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

bonheur

le mercredi 25 avril 2018 à 19h29

Doremi, j'ai lu ton post avec subjuguation.

Le portrait que tu fais de toi ma rappelle quelqu'un (moi) et cette complémentarité entre ton compagnon et toi, me rappelle un autre duo (mon mari et moi).

Comprendre que l'on peut faire des efforts ponctuellement, mais on ne peut aller constamment à l'encontre de soi. Heureusement, mon mari a désormais intégré cela. Moi non plus, je suis peu dans le "concret". Déjà sur tous mes bulletins de notes scolaires (primaire comme collège) j'étais qualifiée de "gentille mais rêveuse, devrait être plus attentive" ou "souriante mais dans la lune, manque d'attention"... J'en ai aujourd'hui découvert l'origine, plus lié à la structure de mon système intellectuel et cognitif, qu'à un manque de volonté quelconque. Et puis, ces remarques stériles (à part changer de cerveau, je ne peux pas faire grand chose à ma façon d'être) ne m'ont pas empêchée de faire ma vie. Un pied de nez inutile à toutes ces personnes qui n'ont pas su percevoir en moi des capacités autres... je renvoie l'inutile face à de l'inutile puisque ces personnes ne me liront pas (ça fait du bien à titre perso)

Alors oui, quand c'est dans tes cordes, fait des efforts, ça lui fera plaisir et par ricochet à toi également. Ne tente pas de te maintenir constamment dans des efforts, tu n'y arriveras pas et ça aura des répercussions sur ton humeur et donc sur votre climat ambiant. D'ailleurs, même quand tu fais des efforts en ayant cette volonté de bien faire... tu peux te planter. Dans mon cas, pas plus tard que pour le repas de ce midi. Un repas constitué de trois ingrédients, sauf que oups, j'ai zappé l'un d'eux. Bref !

J'ai lu depuis une dizaine d'année un grand nombre de livres sur le développement personnel. Ils m'ont été indispensable à me comprendre et à me définir. C'est primordial de "se savoir" pour exprimer qui l'on est. C'est primordial d'indiquer qui l'on est pour qu'autrui nous comprenne. Surtout si ton compagnon et toi êtes en complémentarité. Un travail d'équipe peut se faire que si chacun et chacune connait à la fois ses forces et ses faiblesse ainsi que les forces et les faiblesses de l'autre.

Avec le temps, on évolue, mais on ne change pas. Alors oui, au bout de 10 ans, de 20 ans, on est différent... mais la personne intérieure (notre cerveau, notre émotionnel, etc) conserve la même base d'atouts et de complexités. Je n'arrive pas à trouver les bons mots pour exprimer ceci. Le fait est que je suis toujours tête en l'air, je procrastine également (beaucoup), je suis toujours vive et spontanée. Je m'emporte (moins, j'ai pas mal travaillé là-dessus) facilement, etc.

Ma personnalité n'a pas vraiment changée et elle ne changera jamais. Par contre, le regard de mon mari a évolué. Si je pleure et que je n'arrive pas à parler (ça coince), inutile d'insister, de me brusquer. Au contraire, me foutre la paix et laisser décanter. Il a compris aussi que si je pleure, ce n'est pas nécessairement par tristesse ou mélancolie mais plutôt sous l'effet d'une surcharge émotionnelle confuse et intense. Donc me demander "pourquoi tu pleures ?" est stupide. Je n'ai pas une réponse claire à la question, et donc je ne peux répondre. Du coup, aujourd'hui, si je pleure, il me sert juste dans ses bras (en testant, parfois je préfère me calmer seule) et il laisse le flot de mes larmes couler. Surtout, il sait que mes larmes ne sont pas liées à lui, elles ne sont pas de son fait et ce n'est pas de sa faute si je pleure. Il sait aussi désormais que mes larmes sont à moi, que je suis une grand fille et que je les endosserais. Il est dans l'empathie, il fait preuve de présence mais n'entre pas dans la compassion ou dans cette notion "il y a un problème, on va le régler".

Je dis cela, car si tu es une hyper-émotive (mais pas fragile, c'est différent), son attitude face à la tienne doit s'ajuster. Et tu es la seule à pouvoir le guider. Si on te dit régulièrement que tu es "trop", alors tu es aussi une hyper, comme moi. Si ton cerveau ne déconnecte jamais alors que rien n'est fixe réellement, alors tu es aussi en noeud d'autoroute (ton cerveau).

Après, tes similitudes avec moi ne sont peut être pas aussi flagrante, mais voici quelques pistes éventuelles que tu peux commencer à explorer. Lorsque l'on est atypique, différent, un travail sur soi est indispensable

#
Profil

Doremi

le mercredi 25 avril 2018 à 23h34

Touchée, bonheur...

Je suis étonnée que quelqu'un puisse lire en moi de cette façon... Ça me fait du bien d'échanger avec toi en tout cas.

J'ai en effet comme toi, de grandes émotions...Oui, comme toi, je suis hypersensible, je ne suis pas comme les autres...J'ai fait mon rat de bibliothèque à cette époque pour tenter d'en savoir plus sur tout ce qui avait trait à la psychologie en général... Certains ouvrages ont fait mouche mais c'est loin déjà. J'ai de toute façon, du mal à faire confiance, à moi et aux autres...

C'est chouette que ton ami soit dans l'empathie.

Au plaisir d'encore échanger avec toi sur le sujet;

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

bonheur

le jeudi 26 avril 2018 à 06h21

La psychologie et les livres y référant ont évolués. Je pense que tu peux de nouveau te pencher sur ton développement personnel.

Je pense à des auteurs comme Yves-Alexandre Thalmann ; Isabelle Filliozat ; Guy Corneau ; Susanna Mc Mahon ; Jacques Salomé ; Alain Héril ; Saverio Tomasella et dans le registre du roman Laurent Gounelle

Egalement "je pense trop - comment canaliser ce mental envahissant" de Christel Petitcollin. Voici un court extrait de son introduction :

"Qui pourrait penser qu'être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ? Pourtant, c'est ce dont ils se plaignent. D'abord, ils ne se reconnaissent pas comme intelligents. Ensuite, ils disent que leur mental ne leur laisse aucun répit, même la nuit. Ils en ont marre de ces doutes, de ces questions, de cette conscience aigüe des choses, de leurs sens trop développés auxquels n'échappe aucun détail. Ils voudraient débrancher leur esprit. Mais ils souffrent surtout de se sentir différents, incompris, blessés par le monde d'aujourd'hui. C'est pourquoi ils concluent souvent : Je ne suis pas de cette planète ! Un fourmillement d'idées sans fin, chaque nouvelle idée en faisant jaillir de nouvelles. Ca va trop vite dans leur tête. Ils en bégayent pour suivre le flot ou ils se taisent, découragés devant la surabondance d'informations. Les mots sont réducteurs et ne peuvent pas restituer la finesse, la complexité de leur pensée. Ce qui leur manque le plus, ce sont des certitudes sur lesquelles s'appuyer. Un questionnement incessant rend leur système de croyance aussi instable et angoissant que des sables mouvants. Et c'est à leur propos qu'ils sont le plus critiques : Pourquoi les autres ne perçoivent-ils pas ce qui est évident pour moi ? Si c'était moi qui analysais tout de travers ? Et si j'avais tout faux ?

La sensibilité, l'émotivité et l'affectivité sont évidemment proportionnelles à l'intelligence. Ces personnes sont de véritables bouteilles de nitroglycérine. Au moindre heurt, ils explosent de colère ou de frustration, mais surtout de chagrin. Ce monde manque tellement d'amour ! Ecartelés entre un idéalisme absolu et une lucidité extrême, ces surefficients intellectuels ont le choix entre l'autisme et la révolte. C'est pourquoi ils font constamment la navette entre des rêveries voluptueuses et des constats affligeants, entre la naïveté et le désespoir. Ils désespèrent de trouver de l'aide car ils sentent bien que les bonnes volontés sont à côté du problème. Les conseils de leur entourage les enfoncent plus qu'ils ne les aident. Se poser moins de questions ? Il ne demanderaient que ça ! Mais comment faire ? Accepter l'imperfection du monde ? Impossible !"

Etre différent, il faut l'exprimer pour qu'autrui le comprenne. Pour ce faire, il faut trouver le bon vocabulaire. Pour obtenir ce vocabulaire, il faut des sources d'informations. Les livres sont là aussi pour ça, puiser dedans ce qui nous convient et également comprendre les autres dans ce qui nous convient pas. Etre différent, c'est aussi accepter la différence des autres, de nos proches. Je crois que sans un tel travail à la fois de découverte de soi, à la fois de découverte des autres, c'est mort.

La CNV (tu connais), la communication non violente, est judicieux également et permet aux hyperémotifs de se valoriser. Personnellement, j'ai lu "cessez d'être gentil, soyez vrai ! (être avec les autres en restant soi-même) de Thomas d'Ansembourg.

Doremi, si tu es un rat de bibliothèque, à tes livres :-D (+) pour ton bonheur comme celui de tes proches.

#
Profil

artichaut

le jeudi 26 avril 2018 à 09h27

bonheur
Egalement "je pense trop - comment canaliser ce mental envahissant" de Christel Petitcollin.

Et puis après, y'a les livres sur les "zèbres"…
Par ex :
Trop Intelligent Pour Être Heureux ? de Jeanne Siaud Facchin

#
Profil

bonheur

le jeudi 26 avril 2018 à 11h35

Oui, j'avais été fouillé dans mes livres et je ne l'avais pas trouvé... normal il était dans mes livres électroniques. Je ne me rappelais plus avec exactitude des références.

Elle écrit sur les zèbres, mais si on est atypique autrement, on peut aussi en apprendre sur soi. Merci artichaut pour ce complément d'info.

D'ailleurs, je me sens en lien avec Néandertal (instinct, 6ème sens, ...). Maintenant que les scientifiques apprécie notre ancêtre à sa juste valeur. Il semblerait qu'il nous apporte également. Du coup, je commence à bouquiner sur ce sujet. Je pense que les découvertes vont être passionnantes.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

Doremi

le jeudi 26 avril 2018 à 18h56

Merci pour toutes ces références Bonheur! :-)

L'extrait que tu as choisi me parle évidemment :-)

Mais je fais quoi par rapport à la personne qui m'est chère? Je lui dis? Je ne veux pas l'effrayer.

...et en fait je crois que je l'aime à travers ses goûts...Mais j'ai déjà eu des forts sentiments de manque, de nostalgie, poignants, alors même que nos contacts sont limités...Je pense qu'il y a très peu de chances que cela aboutisse, mais si c'est le cas j'ai peur que nous soyions en super-connexion (ce qui serait génial en même temps mais risqué)...

Message modifié par son auteur hier à 22h.

#
Profil

bonheur

le jeudi 26 avril 2018 à 19h43

Tout d'abord, je suis un peu comme ton compagnon. Il faut prendre avec précaution tout ce que l'on lit et oui, les effets de mode. J'abonde entièrement en son sens.

Il faut lire en s'interrogeant, pas bêtement. Comme je le dis souvent "je suis un singe, pas un mouton". Ton sixième sens lui ne se trompe pas. Si une force en toi t'incite à lire ou à acheter un livre, écoute le. Et puis, le hasard n'en n'ai souvent pas un. Là-dessus, j'ai tendance à croire au champ morphique et autres, mais c'est un autre sujet encore (nous sommes une entité individuelle mais constituée d'un grand nombre de composantes)

Les phénomènes bizarres ? Un exemple. Je fais de l'accro-branche avec mon mari (parcours la canopée, le plus haut). Le vertige, je ne connais pas et le passage lié à l'évènement n'est pas spécialement difficile. Soudain je me sens mal, mais vraiment mal. J'ai l'impression de vivre un évènement dramatique, ça me comprime la poitrine. Je m'arrête dans ma progression. Mon mari ne me sentant plus derrière lui se retourne, me demande ce que j'ai... je suis dit-il toute pâle. Entre temps, je ressens un grand soulagement et cette petite voix qui me dit "plus de peur que de mal". Je ne comprend rien. Le temps passe, je n'y pense plus. Un mois plus tard, je rejoins mon amour secondaire au restaurant pour déjeuner. Je lui demande comment se sont passés ses vacances. Il me répond qu'ils se sont fait une belle frayeur lors d'un accident de voiture. Ca fait tilt en moi. Je me rappelais de la date et de l'heure de ma mésaventure. Je lui dit alors "ça c'est tel jour vers telle heure". Il me regarde médusé. Alors je lui demande s'il a pensé fort à moi à ce moment-là. Il me répond que oui, qu'il a bien cru y passer, avant de comprendre que si la voiture était foutu, il n'y avait pas de blessés. Cet accident a eu lieu à plus de milles de kilomètres de moi et j'en ai ressenti les effets comme si j'étais dans cette voiture (sauf que sans connaitre le contexte, ça fait bizarre). Question truc ouf, j'en ai vécu quelques uns de cet acabit.

Pour ce qui est de Neandertal, les scientifiques s'interrogent (entre autres, c'est qu'un exemple) s'il ne serait pas en lien avec certains cas de diabète. D'après ce que j'ai compris, ce ne serait pas uniquement lié à l'alimentation mais surtout à la constitution même de l'individu. Attention, ce n'est pas une excuse et ce n'est pas tous les diabétiques. Disons que c'est avoir un terrain propice à l'installation et à la stagnation, même en faisant tout ce qu'il faut, de la maladie. Idem en matière de reproduction pour des grossesses et naissances difficiles... On peut se dire que concernant les structures intellectuelles comme émotionnelles, comme sensorielles, l'impact peut jouer.

Pour ton ami-confident ! On prend toujours un risque à se dévoiler. On arrive à une meilleure communication quand on sait où l'on va et surtout quand on a des outils en main. Je dirai que exprimer son amour, il faut le faire avec le langage du coeur. Après, il y a la réception du message. Comment le destinataire le percevra, l'interprètera ? A ce niveau-là, j'ai eu des expériences désastreuses avec en particulier un amour qui m'a tourné le dos complètement : aimer une femme mariée, pour un juriste, c'était tout simplement aller devant des ennuis. A l'image de la justice, il a tranché.

Comprendre que l'individu est un tout : union de multitudes de complexités... qui évoluent. Lire tout ça permet de prendre de l'assurance.

Moi non plus, je ne me sens pas intelligente. Disons que j'ai une intelligence sous une forme particulière.

Si tu préfères, on peut échanger par mail en message personnel, ce serait plus simple et on n'encombrerait pas ce site avec des sujets qui n'ont pas de liens directs avec le polyamour (encore que...). Moi aussi, je me noie dans les flots d'informations. J'ai juste une petite dizaine d'années d'avance sur toi :-D

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

artichaut

le jeudi 26 avril 2018 à 20h30

Je ne trouve pas qu'on soit hors sujet. Le polyamour questionne la Norme, comme les autres choses dont-il est question ici.
Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il y ai beaucoup de (neuro-)aypiques chez les polys. (…t'es plus facilement attiré par l'a-norme, quand tu te sais/sent différent.e).

Doremi
j'ai peur que nous soyions en super-connexion

Et sans doute cette super-connexion est-elle liée justement à des choses hors-norme, au sens le plus littéral.

Une bonne manière de raconter, de se dévoiler face a un ami/confident, peut-être justement de partir de ces doutes qui t'anime, de ces questions que tu te pose. Lui raconter (presque) comme tu nous le raconte ici.
Poser les choses en doute, plutôt qu'en certitude, permet en outre, de lui laisser de la place, de lui permettre de poser quelques pierres, pour construire quelque chose ensemble. Et, à la limite, peut importe ce que sera ce quelque chose…

#
Profil

artichaut

le jeudi 26 avril 2018 à 20h35

même le "faut-il lui en parler", c'est comme ça que tu peux lui raconter…

tu l'a déjà fait avec ton compagnon, qui t'as dit "fais comme tu veux"

demande donc à cet ami maintenant…

#
Profil

bidibidibidi

le vendredi 27 avril 2018 à 09h11

bonheur
Si tu préfères, on peut échanger par mail en message personnel, ce serait plus simple et on n'encombrerait pas ce site avec des sujets qui n'ont pas de liens directs avec le polyamour (encore que...). Moi aussi, je me noie dans les flots d'informations. J'ai juste une petite dizaine d'années d'avance sur toi :-D

Si vous décidez de passer par là, vous pourriez m'inclure en mode petite souris ? Je dis rien, je fais pas de bruit, mais y a des choses qui m'interpellent dans ce dont vous parlez, et j'aurais rien contre lire l'échange en mode spectateur.

#
Profil

bonheur

le vendredi 27 avril 2018 à 10h11

Ah ? Ok ! On me dit parfois ici que je suis hors sujet ou que..., je pensais donc que ce serait mieux en privé. Toutefois, oui, on peut continuer ici cette discussion. En ce qui me concerne, je n'y vois pas d'inconvénients. On va tout de même certainement sortir complètement du cadre approprié, ça me parait inévitable. Egalement, là je suis en congés. La semaine prochaine j'aurai moins de temps à consacrer à cette discussion.

J'ai regardé, pour continuer dans le "paranormal", hier Thelma. Ca va loin dans le côté phénoménal mais il y a une part de vérité, je pense, dans ce film (on y parle aussi d'homosexualité et d'acceptation de soi). Ca m'a ramener à mon moi enfant, lorsque le serpent est venu dans son lit... je rêvais souvent d'une façon désagréable de serpents... c'était quasiment toutes les nuits.

Tu peux aussi alimenter la discussion, bidi...

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

Doremi

le vendredi 27 avril 2018 à 16h46

Coucou!

Bonheur, je ne sais pas comment se contacter par MP? On dirait que ce n'est pas possible. En tout cas j'avais déjà essayé de cliquer sur vos pseudos, sans succès. Apparemment, ça intéresse Artichaut et Bidibidi notre conversation, pour moi ils peuvent suivre...Peut-être peut-on faire des MP groupés s'il s'agit de raconter des détails un peu précis (je n'ai pas envie d'étaler trop de détails de ma vie privée en place publique)? S'il y a moyen vous pouvez me contacter. Sinon il y a toujours les mails.

Ton expérience avec l'accro-branche c'est en effet le genre de choses que je peux ressentir. J'ai envie d'en raconter plus mais je me sentirais mieux de le faire en privé (qui peut vous inclure tous les trois) après réflexion.

Le champ morphique, aucune idée de ce que c'est. J'ai tendance à me méfier de ce genre de truc mais bon en même temps je suis toujours curieuse.

Artichaut, si je puis me permettre, tu mets les pieds dans le plat!^^
Tu as l'air de savoir exactement de quoi tu parles...Et en effet, je me faisais la réflexion, que les personnes que j'aime/ai aimées sont toutes plus ou moins fortement démarquées de la norme. Beaucoup ont évolué en se dissociant de + en + de la norme en tout cas.

Tu sais, en débarquant ici, j'ai l'impression d'ouvrir la boîte de pandore...Je découvre le terme neuroatypique, je ne savais même pas que c'était .

Message modifié par son auteur hier à 22h.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :

Espace membre

» Options de connexion