Il faut se mettre à jour pour les Etats-Unis : les lois sur la "sodomy" (non ça ne veux pas dire sodomie, mais plutôt toutes les pratiques "contre-nature") ont été déclarées anticonstitutionnelles en 2003, ça fait quand même 6 ans déjà.
Aller l'arrêt de la cour suprême : « the intimate, adult consensual conduct at issue here was part of the liberty protected by the substantive component of the Fourteenth Amendment's due process protections. »
La référence si vous voulez chercher, c'est l'arrête Lawrence v/ Texas.
Quand à la loi française sur le mariage, elle n'oblige pas à avoir des relations sexuelles avec son conjoint, c'est donner une interprétation particulièrement fantaisiste à la jurisprudence. Cette jurisprudence dis simplement que l'absence (totale) de relation sexuelle *peut* fonder une demande de divorce. Ce n'est pas parce que l'absence de relation sexuelle *peut* constituer une faute *susceptible* de mettre en jeu la responsabilité de l'époux que cela signifie qu'il y a une obligation en tout temps et tout lieu. Pour info la jurisprudence qu'on considère comme étant la base de ce raisonnement (le code civil n'évoque que la "fidélité" et la "communauté de vie") relate le cas d'une femme qui poursuivait son mari car 6 mois après le mariage elle était toujours vierge, ce qui me semble être un cas tout de même très spécifique. Et l'interprétation est toujours assez variable. Il n'existe pas en droit de notion de "devoir conjugal".
Par contre pour info le mariage impose aussi la communauté de vie, c'est à dire que si vous allez habiter chez votre amant-e ou votre maman, votre époux peut très bien demander (et vous y serez obligé) à reprendre la vie commune, donc déjà là, on peut pas dire que ça soit un cadre juridique qui apporte beaucoup de liberté...
