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Amour Amitié A-sexualité

Sexualités
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mako

le mercredi 06 décembre 2017 à 23h30

(j'ai déja un profil sur pa.info, je publie ce post sous un autre pseudo, car je ne suis pas encore sûr d'assumer de publier mes témoignages persos sous mon pseudo courant)

Une personne, appellons la Colline, avec qui je suis en relation poly depuis bientôt 2 ans, m'annonce "je ne suis plus amoureuse".
Les choses ont l'air simple. La relation s'arrête (ou se transforme), c'est triste, mais c'est comme ça. En fait non, c'est pas si simple.

Nous étions ami.e.s avant de commencer cette relation. Colline à l'époque hésite à se définir a-sexuelle ou hypo-sexuelle, mais plutôt hypo et nous décidons d'entamer une relation amoureuse et sexuelle, de surcroit poly assumée depuis le début. Colline ensuite m'a plusieurs fois, au cours de la relation, demandé que nous partagions moins de sexe (ce qui fut fait), puis récemment que nous n'en partagions plus du tout. Ce ne fut pas facile, car il faut dire que même s'il y avait peu de sexe, il me comblait beaucoup. Nous continuions à dormir ensemble, partager beaucoup de caresses et tendresse. A vrai dire, s'il n'y avait plus de sexe génital (pour être précis plus de contact sexe-sexe, main-sexe, bouche-sexe, et même plus de baisers.. avec la langue), nous dormions mi-nus, et il y avait encore des "caresses sexuelles" entre nous (mains qui frôlent les zones "interdites", sexe et seins touchés ou effleurés par d'autres parties du corps que la main ou la bouche : bras, jambes, torse…). Et nous nous disions encore en "relation amoureuse".

Et puis Colline, donc, me dit "je ne suis plus amoureuse" et propose que nous redevenions ami.e.s.
Si je suis poly, ce n'est pas seulement pour pouvoir avoir plusieurs relations, mais aussi pour être capable de transformer une relation existante. Nous discutons longuement et elle me dit qu'elle voudrait continuer à pouvoir dormir ensemble et partager de la tendresse, mais sans "caresses sexuelles". Je lui demande si elle voudrais une relation a-sexuelle, elle me dit oui. Et en creusant encore, il s'avère que dans l'idéal ce que Colline voudrait c'est continuer "presque comme avant" mais sans l'intensité sexuelle (sans ces caresses et baisers qui donnent des frissons d'ordre sexuels). Le problème c'est que une caresse sur la hanche ou un baiser dans le cou peut se donner et se recevoir avec ou sans ces frissons mais que la frontière n'est pas toujours si simple. Et on en arrive à la conclusion que pour supprimer l'intensité sexuelle, il faudrait supprimer le désir (tout en continuant idéalement, à partager de la tendresse, des caresses soft, etc).

Je précise ici, que l'hypo ou a-sexualité de Colline n'est évidemment pas une lubie, un délire ou je ne sais quoi, mais bien un besoin impérieux au même titre que n'importe qu'elle orientation sexuelle. Que colline ne m'impose rien, que tout est discuté, et que bien évidemment on a discuté de ce que moi je voulais, de ce qui m'allait, etc.

On en est là.

J'ai très envie, sans savoir du tout si j'en suis capable, d'essayer de supprimer (peu à peu) désir et intensité sexuelle entre nous, et ce malgré l'échange de caresses, tendresse et de continuer à dormir ensemble. Les débuts semblent prometteurs, mais peuvent aussi être trompeurs.
On est un peu perdu concernant les sentiment amoureux, et si plutôt je me dis encore amoureux, elle ne sait plus comment nommer ce qui nous lie, ou pourrais nous lier, et s'il faut nommer, nomme plutôt l'amitié. Je lui ai parlé du curseur entre amitié et amour dont certain.e.s ont parlé ici /discussion/-AJ-/Quelle-limite-entre-relation-et-a... mais ça nous aide pas forcément tant que ça.
Ce qui est sûr c'est que nos contacts corporels, même sans intensité sexuelle, seraient possiblement plutôt intimes (contact peau contre peau) pour des "amis". Et j'ai l'impression qu'on aurait besoin de terme pour désigner notre relation (pour nous-même, autant que pour en parler aux autres). Certes on peut vivre dans le flou, mais les termes aident à faire exister les choses (par ex. quand j'ai découvert le terme "compersion" ça m'a grandement aidé à faire exister ce phénomène que j'avais repéré chez moi, mais que des personnes autour de moi traitait de bizarre ou d'anormal, ou disait que c'était une preuve d'absence d'amour). Et on ne sait plus quoi dire à nos amis, nos familles, etc.

Mes questions sont multiples.
- Il y en a t-il parmi vous qui ont déja vécu/tenté quelque chose de la sorte ? (par ex. redevenir amis en conservant du contact corporel)
- Auriez-vous des suggestions de termes pour désigner une relation proche de l'amitié mais avec de l'amour (puisqu'il y en a aussi en amitié), de la tendresse jusqu'à des caresses peau contre peau, mais pas d'intensité sexuelle ? On a essayé l'amoutié, mais bon…
- Quand pour une même relation, une personne, nomme "relation amoureuse" et l'autre "relation d'amitié" vous faites quoi ?
- Comment présentez-vous à vos ami.e.s mono, et familles, un.e ami.e, avec qui, presque toujours, vous dormez dans le même lit quand vous êtes ensemble ?

Merci d'avance, et désolé pour la longueur de ce post.

Message modifié par son auteur il y a 4 jours.

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Anarchamory

le jeudi 07 décembre 2017 à 00h14

Bonsoir mako,

Ton post est très intéressant et se rapproche de problématiques qui me sont familières ou sont l'objet de mes préoccupations :

"Si je suis poly, ce n'est pas seulement pour pouvoir avoir plusieurs relations, mais aussi pour être capable de transformer une relation existante."

Je (+) complétement :-)

"Le problème c'est que une caresse sur la hanche ou un baiser dans le cou peut se donner et se recevoir avec ou sans ces frissons mais que la frontière n'est pas toujours si simple. Et on en arrive à la conclusion que pour supprimer l'intensité sexuelle, il faudrait supprimer le désir (tout en continuant idéalement, à partager de la tendresse, des caresses soft, etc)."

Là je vais avoir besoin d'éclaircissements car je ne suis pas sûr de bien comprendre. Tu veux dire que le fait que tu ais du désir modifie involontairement la manière dont tu donnes une caresse ou un baiser, et que du coup cela va donner ces fameux frissons indésirables pour elle ? N'y a-t-il pas aussi une piste à chercher de son côté ? Au niveau donc de la réception de ces caresses et baisers ? N'y a-t-il pas une manière de les recevoir qui pourrait les débarrasser de tout potentiel frissonnant ?

Il me semble, de mon expérience, qu'une caresse appuyée est moins sujette à générer les dits frissons. Peut-être une piste à creuser de ton côté.

"Mes questions sont multiples. - Il y en a t-il parmi vous qui ont déja vécu/tenté quelque chose de la sorte ? (par ex. redevenir amis en conservant du contact corporel)"

Alors j'aurais bien voulu avec une ex-chérie mais visiblement il y a beaucoup de gens, y compris chez les polys, qui restent avec un fonctionnement assez binaire en tout ou rien. Ça semble être son cas. Par contre, ce qui peut s'apparenter à ce que tu dis, c'est que j'ai pour le moment trois relations comportant une certaine intimité physique et aucune de ces relations ne rentre dans une case standard (en plus du fait qu'elles sont donc non-exclusives). Elles se sont définies d'emblée ainsi, par le jeu de nos envies mutuelles, sans pression. Peut-être qu'elles évolueront, peut-être pas. En tout cas elles suffisent à combler l'essentiel de mes besoins en matière de contact physique.

Par contre, dans une certaine mesure en tout cas, l'apparition d'une tension / excitation érotique ne semble pas poser de problème, à la différence de ta situation. Peut-être que le tout est de comprendre qu'on n'est pas obligé·e de faire du sexe sur cette base, et qu'on peut juste la laisser apparaître sans se focaliser dessus... Je me demande si des exercices de méditation ou de relaxation ne pourraient pas être utiles. Pour acquérir un certain détachement par rapport aux sensations qui peuvent parcourir vos corps.

Bien entendu, peut-être que le problème est ailleurs. Peut-être que là où toi tu ressens de la tension / excitation érotique, elle elle ressent un truc qui serait désagréable en soi (y compris donc si tu le ressentais toi).

"- Auriez-vous des suggestions de termes pour désigner une relation proche de l'amitié mais avec de l'amour (puisqu'il y en a aussi en amitié), de la tendresse jusqu'à des caresses peau contre peau, mais pas d'intensité sexuelle ? On a essayé l'amoutié, mais bon…"

Relation queerplatonique ?

"- Quand pour une même relation une personne, nomme "relation amoureuse" et l'autre "relation d'amitié" vous faites quoi ?"

Si ça ne pose de problème à aucune, je ne fais rien de spécial. Ce ne sont que des mots. Si ça se trouve le contenu que vous mettez derrière est le même, c'est juste la manière de le désigner qui est différente.

"- Comment présentez-vous à vos ami.e.s mono, et familles, un.e ami.e, avec qui, presque toujours, vous dormez dans le même lit quand vous êtes ensemble ?"

Une relation, un·e partenaire, un·e ami·e, un·e ami·e intime/tendre/câline, ou même un·e chéri·e. L'essentiel est que la dénomination conviennent aux deux. Les autres n'ont pas besoin de connaître le détail de ce que vous faites ou pas sous la couette.

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Profil

mako

le jeudi 07 décembre 2017 à 13h44

Merci beaucoup @Anarchamory pour ta réponse détaillée. Je vais répondre en plusieurs fois. Et d'abord répondre aux éclaircissements que tu demande.

Anarchamory
Là je vais avoir besoin d'éclaircissements car je ne suis pas sûr de bien comprendre. Tu veux dire que le fait que tu ais du désir modifie involontairement la manière dont tu donnes une caresse ou un baiser, et que du coup cela va donner ces fameux frissons indésirables pour elle ? N'y a-t-il pas aussi une piste à chercher de son côté ? Au niveau donc de la réception de ces caresses et baisers ? N'y a-t-il pas une manière de les recevoir qui pourrait les débarrasser de tout potentiel frissonnant ?
(…)
Par contre, dans une certaine mesure en tout cas, l'apparition d'une tension / excitation érotique ne semble pas poser de problème, à la différence de ta situation. Peut-être que le tout est de comprendre qu'on n'est pas obligé·e de faire du sexe sur cette base, et qu'on peut juste la laisser apparaître sans se focaliser dessus... Je me demande si des exercices de méditation ou de relaxation ne pourraient pas être utiles. Pour acquérir un certain détachement par rapport aux sensations qui peuvent parcourir vos corps.
Bien entendu, peut-être que le problème est ailleurs. Peut-être que là où toi tu ressens de la tension / excitation érotique, elle elle ressent un truc qui serait désagréable en soi (y compris donc si tu le ressentais toi).

Oui tu as raison, il faut que j'explique mieux. et il faut que je sépare ce qui est de mon point de vue et du sien.

De mon côté :
Notre relation a commencé avec du sexe, et une attention particulière portée aux questions de consentement. Et pourtant à plusieurs reprise je me suis trouvé dans la situation de dépasser malgré-moi son consentement. On en a parlé, on a réajusté, et ça va. Mais tout de même c'est embêtant, surtout le fait que ça recommence.
En fait lorsqu'on a arrêté le "sexe génital", j'ai déplacé (sans me le formuler comme ça à l'époque) mais non pas diminué, l'intensité sexuelle vers ces "caresses sexuelles" dont j'ai parlé. Une simple caresse est devenue ouf en sensation. Je ne ressentais aucune frustration. Au contraire j'explorais la sexualité de manière nouvelle et incroyable.
Tout ça s'est fait progressivement. Mais dès le début, ces caresses et cette intensité étaient là, puisqu'on pratiquais beaucoup moins de sexe que ce que j'ai l'habitude de faire (genre on se voit une semaine entière et on ne fait l'amour qu'une seule fois) et beaucoup moins génital. L'intensité donc se déplace mais ne diminue pas et de plus en plus se concentre vers des choses "minimales" (même si je n'aime pas le dire comme ça, puisque ça semble créer une échelle de valeur).
Aussi par rapport à ce que tu dis de "débarrasser de tout potentiel frissonnant" pour elle, ce qui est compliqué c'est que ce qui me provoque du plaisir c'est aussi bien sûr de sentir son plaisir. Donc les vrais frissons sont ceux qui sont partagés et il ne me semble pas imaginable que je ressente des frissons et pas elle.
Finalement elle me dit vouloir une relation a-sexuelle, et là c'est moi qui propose de supprimer l'intensité sexuelle, car à chaque fois que je me suis contenté de la déplacer (pensant bien faire), on a toujours fini par retomber dans un truc de "trop de sexualité". Et cherchant le moyen de supprimer cette intensité, je me dis qu'il faut supprimer le désir (qui provoque l'envie de faire exister cette intensité).
Du coup ce n'est à mon sens, pas tant une question de "qu'elles caresses" (même si oui bien sûr ça joue) mais de ce qu'on y met, et donc ce que ça induit.
Si je mets de l'intensité sexuelle, j'en veux toujours plus et ainsi de suite. Si je suis dans la pure tendresse, j'ai besoin de moins, et je suis plus vite comblé et rassasié. (elle exprimait aussi que nos ébats étaient souvent "trop long" pour elle)

De son côté :
Elle n'éprouve quasiment jamais de désir et ça ne lui pose aucun problème de ne pas faire l'amour, même pendant très très longtemps. En revanche elle peut éprouver du plaisir sexuel et avoir des orgasmes. Ce n'est pas le plaisir sexuel qui pose problème en soi (même si l'absence de désir en amont rend les choses trop "mécaniques" à son goût), mais c'est l'après. Presque à chaque fois (et elle ne peut le savoir à l'avance) le plaisir ou l'orgasme est suivi d'un ressentit désagréable (disons comme un orgasme à l'envers, ou une mauvaise descente de stupéfiant, etc). Ce qui fait qu'elle exprime le désir de (encore) moins de sexe, et ainsi de suite. Puisqu'à chaque fois qu'on a enlevé telle ou telle pratique ou gestes, l'intensité donc le plaisir revenait, et après revenait la "mauvaise descente"(*), en prenant en compte tout ça, et malgré nos tentatives, on en viens à se dire mutuellement que effectivement c'est une relation véritablement A-sex (sans intensité ni désir) qui convient. Et c'est ce qu'on s'apprête maintenant à expérimenter.



Voilà.
J'espère que c'est un peu plus clair.

En ce qui me concerne, je ne veux pas tendre vers une a-sexualité dans ma vie, mais étant poly, j'ai l'impression que, même si ça va être difficile au début, ça me va que cette relation soit a-sex, et que j'aille chercher ailleurs mes envies/besoins de sexe. Reste à savoir si concrètement je vais réussir à supprimer le désir de mon côté dans cette relation là, ce que ça va bouleverser dans notre relation, si on y trouvera encore chacun.e notre compte, si on va réussir à conserver la tendresse physique, etc etc…



(*) Écrivant cela, je me rends compte qu'on a curieusement très peu exploré et travaillé sur l'après. Peut-être il y aurait-il (ou il y aurait-il eu ?..) quelque chose à chercher de ce côté là… puisque là semble être le principal problème. En fait je ne sais si c'est "le problème" (= on pourrais travailler à améliorer, voire faire disparaître, ce ressentit) ou le symptome du problème (= qu'il y ai du sexe, alors que tout simplement elle n'en veut pas).

Message modifié par son auteur il y a 4 jours.

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Profil

Camille_B

le jeudi 07 décembre 2017 à 14h32

Vu ce que tu décris il est possible, mais ce n'est qu'une supposition, que son sentiment désagréable d'après l'orgasme soit causé par une culpabilité refoulée du "droit au plaisir". C'est quelque chose de pas si rare que l'on croit : "je n'ai pas le droit d'éprouver du plaisir, particulièrement en ce qui concerne les choses charnelles" etc.

Evidemment, ça peut être tout autre chose. Et, si le "problème" se situe ici, la question de fond reste : quoi faire ?

Si la situation lui convient parfaitement telle quelle, c'est bien comme ça. Si elle est embêtée par ce problème, elle peut essayer de voir s'il n'y a pas des choses qui se joue à ce niveau. C'est un travail qui peut être très long, mais pas toujours, parfois douloureux sur le plan émotionnel, mais pas toujours. Tout dépend du vécu, de la manière d'aborder les choses.

Ce n'est ni un "conseil", ni une "recommandation", juste une "idée en passant", qui peut tout à fait être complètement à côté de la plaque. Mais c'est peut être une piste à explorer.

Message modifié par son auteur il y a 4 jours.

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mako

le jeudi 07 décembre 2017 à 18h35

Merci @Camille_B
Tu fais bien de suggérer la chose.
Mais je ne voudrais ni parler à la place de Colline (je vais lui proposer de venir lire ce fil, mais pas sûr qu'elle ai le temps de le faire), ni déplacer les questionnements vers un "problème" qu'elle pourrait avoir.
S'il y a problème, il est dans le fait que la relation que nous avions jusque là ne convient pas, et qu'il nous faut en changer.
Il est possible que Colline ai des problèmes à régler, mais il est tout aussi possible que non, et que les problèmes viennent de moi (que je ne sois pas capable d'entendre une vraie demande a-sex ou hypo-sex, que j'en veuille toujours plus, et que même avec les "meilleurs intentions" je ramène toujours l'intensité sexuelle dans nos rapports, que je focalise sur cette question, alors que le problème est ailleurs, etc)

Un autre "problème" que nous avons est le décalage entre nous vis à vis de l'expérience dans le domaine sexuel. Étant a-sex ou hypo-sex, elle a très peu d'expérience, ce qui créé un déséquilibre en terme de savoirs (elle a l'impression je pense que je connais déjà tout, et qu'elle ne peut rien m'apporter de nouveau), de capacité à prendre des initiatives, etc. Ce qui n'aide pas à être dans une relation égalitaire et équilibrée.

Mais comme je le disais dans mon premier post, la sexualité n'est pas le seul endroit où nous avons des problèmes/questionnements. Et j'en viens à répondre à la suite du post d'Anarchamory

Merci @Anarchamory pour le lien vers l'article sur le queerplatonique, c'est très intéressant.
(on me pardonnera j'espère cette façon de citer un texte ne venant pas du site : )

LaGrandeÉnervée
Queerplatonique : décrit une relation qui est plus intense et intime que ce qui est considéré comme commun ou normal pour une "amitié", (…) caractérisée par un lien fort, de l'amour, et un engagement émotionnel (…) La relation peut ou non inclure quelques éléments ou degrés de sexualité/érotisme, à divers moments ; cela importe peu, parce que la relation n'est pas organisée autour de la sexualité ou de l'exclusivité sexuelle. Elle est définie par l'intensité et l'importance du lien émotionnel.

Pas mal du tout !
Perso j'aurais peut-être du mal à l'utiliser, car utiliser le mot "queer" me semblerait une forme de réappropriation, vu que ni elle ni moi ne nous identifions queer, …même si le lien que tu m'a donné précise "Les concerné.es n'ont pas à s'identifier comme "queer" ". Par contre l'article propose « quasiplatonique » qui à le mérite d'être assez clair et compréhensible (même si "platonique" m'a toujours paru un peu "abus de langage" ou péjoratif).
En revanche j'aime beaucoup « ami.e intime » qui présente l'avantage d'utiliser le mot "ami" que Colline semble préférer, tout en ajoutant une notion d'intimité, qu'il n'y a pas, loin de là, dans toutes les relations d'amitié.
J'avais aussi songé à « relation amoureuse asexuelle ».
Déja avec tout ça on est un peu mieux loti.

Message modifié par son auteur il y a 4 jours.

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mako

le samedi 09 décembre 2017 à 18h47

Il ne semble pas y avoir grand'monde ici qui ai tenté de "redevenir ami.e.s" en continuant à dormir ensemble.

(ce n'est pas très rassurant sur la faisabilité du projet)
(mais peut-être qu'il faudrait que j'aille voir du côté de forums plus spécialisés sur l'asexualité...)

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Profil

mako

le samedi 09 décembre 2017 à 20h31

Je viens de discuter avec une amie qui pense qu'il serait préférable de poser des limites claires et tranchées (ne plus dormir ensemble). Qu'il faut faire attention aux ruptures sans rupture.
D'autant que Colline a clairement exprimé le besoin d'un changement d'état de relation en nommant "Je ne suis plus amoureuse".

J'avoue que je suis un peu perdu et ne sais pas trop ce qu'il faut faire.

Le lendemain du jour où elle m'a dit "Je ne suis plus amoureuse", on a passé toute la journée à discuter et pleurer, et on a finis par dormir ensemble. Pour se dire le surlendemain qu'on avait envie d'essayer de continuer "presque comme avant". Mais n'est-ce pas reculer pour mieux sauter ?
Je veux dire, est-ce que cette journée forte en émotion, passée à discuter, n'est pas quelque chose de l'ordre de l'ENR (Énergie de la Nouvelle Relation). Est-ce que chez les polys il y aurait pas un syndrome comme disons, une ESP (Énergie de la Séparation Poly !) : parce que la séparation se fait en mode "poly" (avec discussion, écoute, bienveillance, émotion) elle relance quelque chose entre les partenaires, créé un pic d'intensité dans la relation, et donne envie de continuer, …mais avec la possibilité que les raisons qui ont amené l'envie de séparation refasse surface dans les semaines ou mois qui suivent ?



Suite au prochain épisode…

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mako

le dimanche 10 décembre 2017 à 16h13

si y'en a que ça intéressent j'ai posté une version plus "A-sex" de cette histoire, sur un autre forum
fr.asexuality.org/forum/viewtopic.php?f=23&t=8527&...

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