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La question d'aborder

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Jeremie

le dimanche 03 décembre 2017 à 14h40

Bonjour à tous !

Alors voilà, je me suis jamais permis de siffler les filles dans la rue ni même de leur faire des remarques, j'ai toujours trouvé ça intolérable en tant qu'homme ; cependant est-ce que le fait d'aborder - sans insister et de façon respectueuse - est mal vu pour une femme ?

Je pose la question parce que j'ai du mal à oser aborder et j'ai souvent l'impression que le faire peut être perçu comme déplacé :-S

Bon dimanche ;-)

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Acajou

le dimanche 03 décembre 2017 à 15h48

Dans la rue il faut s'attendre à tout et n'importe quoi, sans connaître les gens ni leur vie, il a toujours un risque, donc oui c'est possible d'aborder dans la rue, mais ça demande beaucoup de finesse et de subtilité.

Déjà il faut se dire que si tu abordes, tu as l'étiquette de relou, donc il faut intégrer que c'est une image que tu peux renvoyer, même avec les meilleures intentions du monde. Donc autant assumer, être honnête. Et si tu es sensible au fait qu'elles puissent se sentir mal à l'aise, ça passera évidemment bien mieux que d'insister.

J'ai déjà abordé dans la rue, et les fois où ça s'est le mieux passé c'est quand j'arrive à les faire éclater de rire, en disant des des trucs fins. Il faut toujours trouver le juste milieu entre trop ou pas assez, et être sincère, généralement c'est apprécié. Ça demande une bonne connaissance de soi, de ses points faibles, de ses points forts, de savoir ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas...
Est-ce que c'est aborder pour aborder ? Aborder pour avoir une relation, et comment ? Autant de questions à se poser...

En général moi je pars de mes côtés mauvais, ça fait une bonne accroche, et je ne fais jamais de commentaires sur leur physique (je n'aime pas ça d'ailleurs), mais après ça dépend de toi, des sujets sur lesquels tu te sens à l'aise, et des sujets sur lesquels tu as de l'émotion, etc...la méthode elle est en toi d'abord, il ne s'agit pas de copier un personnage que tu n'es pas si tu ne te sens pas bien à être comme ça, sauf si tu es un comédien professionnel. Mais en gros, il s'agit d'être toi et d'être vrai, en fonction de ton ressenti.

Et ça demande aussi beaucoup d'observation, essayer de cerner le ressenti de la personne que tu as en face de toi, car tout n'est pas verbalisé, et si tu vois que la personne fuit le regard, est évitante, c'est que tu as déjà franchi la limite. Par contre si la personne a une attitude ouverte et attend ta réponse, là tu as une chance de t'exprimer. L'approche doit être un peu travaillée, sans se poser 20 000 questions non plus mais un minimum, de voir quelle distance tu dois trouver en fonction de ce que la personne exprime.

Message modifié par son auteur il y a 8 jours.

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Watson

le dimanche 03 décembre 2017 à 22h00

Mon avis tout personnel : il faut vraiment faire gaffe à la politesse, au respect.

- Ne pas aborder quelqu'un de pressé ou occupé.
- Ne pas faire semblant de demander un service (le chemin, l'heure,...), être franc et honnête. Parce que se rendre compte qu'on s'est mis en retard pour aider quelqu'un qui voulait juste vous draguer c'est rageant !!
- Ne pas insister. "Désolée j'ai quelqu'un." (réponse de base de la personne mal à l'aise*) "Mais moi ça me dérange pas !" (SUPER RELOU)
- Essayer de sentir si l'autre est disponible de base. Genre vous faîtes la queue à côté et vous échangez un sourire, ou vous êtes assis sur un banc et vous échangez un sourire. De base, demander l'autorisation par un contacte visuel me paraît plutôt cool (pas faire une œillade insistante, juste voir si un premier courant passe). Ça permet d'être plus sûr de ne déranger personne.
- Éviter un contexte stressant genre ruelle la nuit, RER vide tard le soir (en plus la personne peut pas se casser). Il faut accepter qu'on apprend aux femmes à se méfier des inconnus dans la rue. Alors même si c'est discutable il faut prendre en compte cet élément culturel.
- Le prendre de manière cool si la personne répond sèchement. Vous êtes peut-être le 3e sur son chemin aujourd'hui, et vous avez été sans le vouloir le relou de trop. S'excuser humblement et très rapidement (accepter le ressenti de l'autre) et poursuivre son chemin sans insister.

*hélas on apprend à répondre comme ça, car certains mecs ne lâche pas quand on leur dit "je ne suis pas intéressée". Ils ont besoin de savoir qu'un autre mâle est en jeu -_-. Personnellement j'essaie de toujours dire "je ne suis pas intéressée" pour ne pas nourrir la norme hétéro-centrée monogame et redonner l'importance à l'intérêt des femmes :P

Voilà, c'était mon ressenti en tant que femme. Ca vous paraît peut-être complément évident, mais pour certains dans la rue je vous jure que non.

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Merlyn

le lundi 04 décembre 2017 à 19h58

Merci Watson. Cela fait un moment que je n'aborde plus les femmes dans les lieux publics parce que je ne voulais justement pas être un relou :).

Je ne dis pas que je vais recommencer maintenant car mon état d'esprit n'est pas compatible en ce moment avec ce type d'approche mais ces conseils pour aborder en essayant un maximum de respecter la personne qu'on aborde sont les bienvenus. Je pense que nous hommes cisgenres (je ne peux parler que pour mon cas) ne prenons pas assez conscience du malaise que nous pouvons provoquer.

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Watson

le mardi 05 décembre 2017 à 23h24

Je veux pas paraître agressive non plus, de très belles rencontres peuvent se faire dans la rue. On échange un regard, l'autre le rend. On échange un sourire, l'autre le rend. On dit une banalité et l'autre relance la conversation. Finalement on papote pendant le RER et on finit par échanger nos numéros (histoire vraie ^^). Ça arrive aussi dans le respect et la bonne humeur, je dis juste qu'il faut être prudent. :) Dans mon exemple, on se rend compte à chaque étape que l'autre jouait avec nous, c'est pas "une personne a dragué une autre", mais deux personnes qui ont décidé ensemble que ça valait le coup de continuer.

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Vaniel

le vendredi 08 décembre 2017 à 13h16

Pour une rencontre qui se passe d'une manière bienveillante dans la rue, combien se passent-elles d'une manière oppressante ?
Un chiffre : 5% ! Selon l'INED, 5% des couples d'aujourd'hui se rencontrent dans la rue, contre 15% en 1960. Et, ce chiffre, qui vaut ce qu'il vaut, ne signifie même pas que les rencontres se soient déroulées sans harcèlement.

Dans un monde idéal, la rue pourrait être un lieu de rencontre, de "drague". Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le plus simple - et le plus sûr -, à mon avis, est donc de considérer que la rue est inappropriée pour aborder des inconnu.e.s sur le plan "drague".

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lepolyamoureux

le vendredi 08 décembre 2017 à 18h13

Bonjour à tous,

je voulais vraiment partager mon expérience et ma vision des choses dans le domaine parce qu'au cours de l'année passée je me suis vraiment posé la question de la drague de rue et de ce que cela représentait. J'avais un avis préconçu sur la question et quelques lectures, forums et discussions (surtout avec des femmes) m'ont permis de changer un peu mon état d'esprit vis à vis de cette "pratique".

Tout d'abord, il y a certains éléments qui me semblent factuels et dont je pense qu'il est important de prendre conscience:

- Dans nos sociétés occidentales contemporaines, ce sont les hommes (malheureusement) qui doivent faire le premier pas:
C'est tragique à dire mais, messieurs, combien d'entre vous se sont fait aborder par une femme dans la rue cette semaine? Ce mois-ci? Cette année? C'est très rare, un peu dommage, mais c'est une construction sociale qu'il faut se rentrer dans le crâne: si vous ne faites pas le premier pas, personne ne le fera pour vous.
Ps: Mesdames, vous n'avez pas idée du choc positif que vous provoquez quand vous prenez l’initiative. La "coutume" de l'homme dragueur et de la femme draguée devrait tomber mais que faire contre des siècles de conditionnement..? Dans ce cas précis c'est à vous de faire le premier pas pour changer la donne =p.

- Il y a une grande différence entre aborder et emmerder voir: agresser:
Je n'ai personnellement jamais abordé qui que ce soit dans la rue avant l'année passée pour la simple et bonne raison que les seuls retours que j'avais de mes amies étaient: "un relou a essayé de me draguer" "un salaud m'a sifflé" "un gros porc m'a collé dans le bus" "un groupe de racailles m'a demandé mon 06"...
Ma plus grosse crainte était d'être apparenté à ce genre d'ordure. Cette crainte s'est même développée au delà du cadre de la rue. Dans des lieux de rencontre comme bars, soirées etc... Je n'osais pas engager la conversation avec des personnes même si une sorte de courant passait juste par crainte d'être associé à un prédateur.
La réalité c'est que essayer d'engager la conversation poliment avec quelqu'un et sortir une phrase d'accroche préconçue, offensante ou avoir un comportement intrusif ne sont tout simplement pas du tout la même chose.

- Tout le monde aime susciter de l'intérêt:
Si vous allez voir quelqu'un et montrez de l'intérêt respectueux pour sa personne, cette personne ne vous enverra pas valdinguer. Je rejoins Watson sur ce point, aborder quelqu'un de manière détournée en demandant un renseignement puis tourner la conversation en rapport de séduction est non seulement pas très honnête mais aussi déroutant. Le mieux reste encore d'affirmer clairement son intérêt pour la personne en question. Au mieux la personne répond positivement, au pire, elle décline aussi poliment que vous votre démarche.

Pour en revenir au sujet principal, la drague de rue.
Je suis personnellement contre quand c'est pratiqué comme une sport. Je m'explique: draguer pour draguer ne rime à rien je trouve. Passer l'après-midi dans la rue et aborder bêtement toutes les personnes qui répondent à vos critères d’attractivité ne vous apportera rien.

D'une part vous êtes cramé. Tourner en boucle et aborder à la chaîne suscite un sentiment de "prédation" que vos "proies" ne manqueront pas de ressentir dès vos premiers mots qui tomberont à plat.
D'autre part, la répétitivité de l’exercice vous rendra insensible et donc peu aimable voir même agressif. J'aime comparer ce sentiment d'insensibilité à l'application de dating T*****. (Je ne sais pas si on peut citer de marques ou quoi... mais je pense que tout le monde comprend). Au début on fait attention à la personne, sa bio (sur l'app), ses caractères particuliers, ses actions (irl) et puis après on se contente de swaper inconsciemment ou d'aborder à la chaîne.

En revanche je suis pour la drague de rue quand elle est exceptionnelle et provient d'un réel sentiment d'attraction vers quelqu'un. Encore une fois je m'explique: je pense qu'il est arrivé à tout le monde de croiser quelqu'un dans la rue qui soit vraiment beau/belle de remarquer sa présence le court d'un instant et puis de tracer son chemin. Mais ces personnes sont vite oubliées.
La rencontre dont je parle et pour laquelle je trouve qu'il est important de s'adonner à la drague de rue c'est lorsque la personne fait naître un réel sentiment de par sa simple présence. Ces personnes que l'on croise qui sont difficiles à oublier et où l'on regrette bien souvent de ne pas avoir eu le courage de ses sentiments.
En général ces personnes là nous procurent bien plus qu'un attrait physique, on est ébloui par leur façon de se comporter, par l’atmosphère qu'elles dégagent, par leur voix, leur lectures etc... Bien évidemment on ne parle pas là d'un passage piéton aux heures de pointes. Ces rencontres se font peut-être sur un banc au parc, dans le train, une file d'attente, mais je les considère tout de même comme une rencontre de rue à partir du moment où la personne qui nous intéresse n'est pas dans un contexte où elle s'attend à engager la discussion avec un inconnu (contrairement au bar, club, soirée etc...).

Pour conclure, j'aimerai expliquer pourquoi je pense qu'il ne faut pas craindre de draguer dans la rue (dans le cadre d'une rencontre telle que celle que j'ai citée précédemment).
Comme l'a dit Watson, le premier contact doit au mieux être visuel. Il faut avoir confirmation que la personne qui vous intéresse a pris conscience que vous êtes là et ne pas provoquer de surprise.
Une fois que c'est le cas, il n'y a pas 36 milles alternatives, il faut faire le premier pas.
Les craintes majeures sont souvent les suivantes:

1) "Je n'ai rien à dire"
2) "Je ne veux pas l'emmerder"
3) "Je me fais recaler et c'est la fin du monde"

Et là encore:

1) Mais si! Si la personne suscite un intérêt vraiment particulier (et pas simplement une plastique séduisante) c'est qu'il y a bien une raison pour ressentir ça. Si c'est par rapport à quelque chose qu'il/elle a dit, autant lui en faire part. Si c'est par rapport au bouquin qu'il/elle lit, à la musique qu'il/elle chantonne, même à la marque qu'il/elle porte qui serait révélateur d'un trait de personnalité qui plait particulièrement alors ça vaut le coup d'en parler aussi.

2) Dans le cas où vous n'allez pas arrêter quelqu'un dans la rue de pressé ou que vous n'abordez pas au milieu de la circulation ou dans une ruelle lugubre, il n'y a aucune crainte de déranger. Franchement... ça ne dérange personne d'être salué. Il ne faut pas oublier que la plupart du temps les "dragueurs de rue" sont plus des "agresseurs de rue" qui forcent comme pas permis et mettent tout le monde mal à l'aise. Ces gens là sont dans un autre monde, ce qu'ils recherchent au travers de leurs actions ce n'est pas une réponse positive de la part de leur interlocuteur mais ils cherchent à se conforter dans leur condition de prédateur face à sa proie. Et c'est ce qu'ils obtiennent, l'agresseur et l'agressé. Le but de la drague de rue telle que je la conçois n'est pas dans le rapport de force. C'est presque le contraire, aborder quelqu'un et admettre avoir une "faiblesse" pour un trait particulier de sa personne ou du moins être sensible et porter un intérêt à un aspect ou un autre qu'il/elle dégage. Donc non, vous n'allez pas emmerder en allant dire "Bonjour" et en ouvrant la conversation avec respect et retenu.

3) Mais dans le cas extrême où vous vous êtes complètement fourvoyé et que la personne, malgré le contact visuel préalable, malgré l'approche respectueuse et sincère, n'est pas intéressée. Rien de grave ne va arriver. D'une part si vous avez fait la démarche poliment, la personne vous répondra également de manière polie et vous ne repartirez pas diminué, au contraire! Il n'y aura pas le regret de ne pas avoir essayé et en plus de cela, réaliser qu'il est possible de prendre son courage à deux mains et franchir le Rubicon laisse un sentiment de plénitude incroyable pour la confiance en soi.
De plus, si vous êtes en relation polyamoureuse vous saurez que vous êtes appréciable et pourrez vous réconforter dans les bras de votre/vos partenaire-s =p.

C'est évidemment ma vision biaisée de polyamoureux que j'ai exposée mais j'espère que mon expérience et mon ressenti pourra amener à la réflexion personnelle chez certains.

Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que quelque chose de négatif puisse germer d'une rencontre aussi brève soit elle si le respect, l'empathie et l'amour sont les lignes directrices de la démarche.

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artichaut

le vendredi 08 décembre 2017 à 19h01

lepolyamoureux
C'est tragique à dire mais, messieurs, combien d'entre vous se sont fait aborder par une femme dans la rue cette semaine? Ce mois-ci? Cette année? C'est très rare, un peu dommage, mais c'est une construction sociale qu'il faut se rentrer dans le crâne: si vous ne faites pas le premier pas, personne ne le fera pour vous.
Ps: Mesdames, vous n'avez pas idée du choc positif que vous provoquez quand vous prenez l’initiative. La "coutume" de l'homme dragueur et de la femme draguée devrait tomber mais que faire contre des siècles de conditionnement..? Dans ce cas précis c'est à vous de faire le premier pas pour changer la donne =p.

Ce n'est quand même pas si facile, car :

- quand à longueur de journée tu te fait aborder (harceler) dans la rue, tu n'as pas forcément envie, voire même pas l'idée (!), de faire à d'autres, même de manière polie et bienveillante, ce que tu subit à longueur de temps
- une femme qui aborde, fait le premier pas, est "un peu trop" entreprenante, etc, dérange, n'est "pas à sa place" et à vite fait de passer pour une salope, donc c'est plus facile à dire qu'à faire, et donc c'est encore plus difficile que pour un homme

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bonheur

le vendredi 08 décembre 2017 à 21h22

C'est curieux car perso je différencie les gros lourds à qui je fais du rentre dedans, histoire de remettre à sa place ceux qui, à mes yeux, le méritent (et je suis indulgente certainement en comparaison de ce que j'observe autour de moi) ET quelqu'un qui me sourie, s'enthousiasme en mon contact.

Pour ce qui est de faire le premier pas pour une femme, je crois que là, messieurs, désolée de le dire mais ça vous effraie. Là encore c'est un constat. Dès que je tente parfois de pouvoir communiquer plus sérieusement, c'est la fuite. Donc aujourd'hui, faire le premier pas, ça reste dans mon optique (pas obligatoirement question amoureuse), mais si je tend une perche et qu'elle n'est pas saisie, je m'éclipse et hop, c'est comme s'il n'était jamais rien arrivé.

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calinou696

le vendredi 08 décembre 2017 à 22h17

C'est ca, contact visuel + sourire, là oui on peut aborder. Sinon, à moins d'être par nature un très bon séducteur, c'est peine perdue à mon avis...

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bonheur

le vendredi 08 décembre 2017 à 23h02

Oui ! l'éclat du regard, l'éclat du sourire et d'un visage illuminé. L'attention aussi et surtout, surtout, aucune intention inadéquate. C'est fini le séducteur avec émail diamant, la tenue "beau gosse" et les gestes surfaits (clin d'oeil par exemple). Moi j'aime les personnes naturelles et qui se sentent naturellement bien en mon contact. Déjà ça, c'est à la fois peu et à la fois beaucoup en soi.

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lepolyamoureux

le vendredi 08 décembre 2017 à 23h26

Merci pour vos réponses (même si je n'ai pas démarré le topic, j'ai trouvé vos lignes vraiment enrichissantes)
Franchement, j'ai l'impression d'avoir été assez maladroit et j'ai visiblement encore pas mal de chemin à faire pour comprendre certaines choses =o.
Je ne suis pas une femme et je n'ai aucune idée de la manière dont vous percevez la venue d'un homme à votre encontre... Aussi, lorsque je dis qu'il y a une différence entre "aborder" et "agresser" peut-être suis-je dans le faux. J'étais persuadé que si l'on engageait une démarche avec assez de retenue, de politesse et d'égard vis à vis des réactions (possiblement négatives) de l'interlocuteur alors ça ne pouvait pas être pris comme un comportement trop intrusif. Mais peut-être me suis-je trompé et peut-être est-ce tout simplement le fait d'engager dans la rue une conversation quelle qu’en soit la teneur et l'amabilité qu'on y consacre qui est offensante...
Mais je tenais à préciser quand même que je trouve qu'il est acceptable d'aborder quelqu'un dans la rue si avant même d'engager la conversation on peut percevoir une certaine reconnaissance au travers en effet d'un regard ou d'un sourire...
J'ai l'impression quand même en vous relisant que malheureusement tant bien femmes qu'hommes quand il s'agit de "drague de rue", nous souffrons tous de d'idée reçues et de préjugés véhiculés par une minorité nuisible mais bruyante.
Ps:

bonheur
Pour ce qui est de faire le premier pas pour une femme, je crois que là, messieurs, désolée de le dire mais ça vous effraie.

C'est vrai que c'est tellement rare qu'on se retrouve souvent un peu démunis =o

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

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bonheur

le samedi 09 décembre 2017 à 09h21

Démuni parce que c'est rare ?

Je crois qu'il faut amplifier les bonnes résonances, surtout si elles surviennent naturellement. Et puis, ça permet de faire un travail sur soi : qu'est ce que je ressens ?

C'est curieux car autour de moi, les femmes que je côtoie parlent en terme de caractéristiques physiques. Hier apm, une collègue me disait : "tu vois, c'est le type d'hommes qui me plait..." Ca m'a frappé car moi j'ai pas de type d'hommes (caractéristiques physiques) mais plutôt une attitude et des caractéristiques de convivialité (éclat du regard, sourires...) qui feront que j'aurai envie d'amplifier et de faire perdurer une rencontre fortuite.

Je ne suis donc pas comme toutes les autres, et c'est bien comme ça !

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bonheur

le dimanche 10 décembre 2017 à 11h39

J'invite hommes comme femmes à être soi même et à garder une spontanéité et un naturel. Ce qui est nuisible, c'est l'intention et quiconque à un minimum de 6ème sens ressentira si oui ou non c'est de l'intention sincère et authentique.

Il faut faire confiance à ce qui se passe en nous.

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bonheur

le dimanche 10 décembre 2017 à 11h44

La question est peut être "quel est ma démarche ?". Draguer pour me rassurer et flatter mon égo OU avoir un comportement naturellement avenant et ouvert ? (ou autres)

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