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Devons nous sortir du placard ?

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Toinou

le lundi 06 novembre 2017 à 11h24

Afin de ne pas highjacker le fil de discussion de Billoute je me permet de copier coller ici les discussions sur le sujet de la nécéssité, ou non de faire connaitre notre situation amoureuse autour de nous.

Toinou

BillouteNous ne voulons pas que notre configuration soit connue de notre entourage, nos amis, nos collègues, nos familles, nos enfants.

Alors là c'est mon point de vue personnel un peu extrémiste diront certain, mais bon.

De quoi avec vous hontes ? Pourquoi ne pas le dire autour de vous ? Tu penses que c'est un mauvais exemple pour tes enfants ?
Sans aller le dire à tout le monde que tu croises, se cacher n'est pas la solution. Votre relation ne sera que plus détendu si vous ne devez pas mentir et vous cacher pour celle-ci.

MerlynJe rejoins partiellement Toinou quand il dit :

ToinouDe quoi avec vous hontes ? Pourquoi ne pas le dire autour de vous ? Tu penses que c'est un mauvais exemple pour tes enfants ?

Sans aller le dire à tout le monde que tu croises, se cacher n'est pas la solution. Votre relation ne sera que plus détendu si vous ne devez pas mentir et vous cacher pour celle-ci.
Oui, dans un monde idéal, on devrait s'assumer, ne pas avoir peur du regard des autres (et même s'en foutre oserais-je dire) mais on vit encore dans une société avec une norme et je peux comprendre que l'on est pas envie d'en parler aux autres de peur des réactions et des incompréhensions, perso je suis poly dans une relation "mono acceptante" et quand j'en parle à des collègues de travail ou à des amis de ma compagne, je sens tout de suite de l'incompréhension voir des raccourcis rapide vers la polygamie, le libertinage pour ne citer que cela... j'ai conscience cependant que se cacher n'est pas la solution pour que le polyamour soit enfin vu comme une alternative tout à fait normal pour la personne lambda mais comme toute avancée sociale, ça ne se fait pas en un jour hélas, j'ose penser que dans 10-15 ans le polyamour sera banalisé et non discriminé.

bonheurLe polyamour n'est pas connu. Donc découvrir le mot, c'est décomposer en poly=plusieurs et amour=???

Si l'amour a dans l'imaginaire de l'individu qui découvre le mot un sens purement sexuel, on obtiendra du libertinage (le libertinage doit beaucoup faire travailler l'imaginaire de celui qui ne connait pas). Si l'amour a un sens de vie commune, enfants et autres, alors on obtiendra de la polygamie ou une une communauté (avec sexualité entre tous les membres). Donc, oui, comprendre que le mot, sans l'indication de la représentation concrète et du sens réel donné, on peut être amené à interpréter d'une façon erronée.

D'ailleurs, de nombreux poly se retrouvent dans "la salope éthique" alors que moi, je vois où est le sexe, mais pas trop les sentiments. J'y découvre une vie communautaire alors que tous les poly ne sont pas ainsi. Quant à la notion de corne d'abondance et autres (ex A aime B ; B aime C donc A aime C), ne me correspondent pas. Je n'ai aucun lien avec les témoignages et exemples cité dans ce livre. Par contre, j'ai connu des poly désireux de vivre en communauté.

Ce que j'indique, c'est que balancer un tel mot pensant qu'un néophyte aura une juste compréhension, ça me parait illusoire. D'ailleurs, c'est le beug avec les médias, qui en parle souvent d'une mauvaise façon. On veut faire un scoop et on donne un mauvais reflet de la réalité (aussi pour l'audience).

Indiquer le mot "polyaffectif" interpelle d'une façon différente. En tout cas, plus juste dans mon cas.

Merlynj'ai conscience cependant que se cacher n'est pas la solution pour que le polyamour soit enfin vu comme une alternative tout à fait normal pour la personne lambda mais comme toute avancée sociale, ça ne se fait pas en un jour hélas, j'ose penser que dans 10-15 ans le polyamour sera banalisé et non discriminé.

Je te rejoins, mon souhait va également en ce sens. C'est aussi à nous de faire en sorte que cela devienne possible. C'est à partir de nos discours et comportements qu'une ouverture juste et pertinente de la société pourra se faire. Personnellement, je me sens directement concernée. A presque 50 ans, ce n'est pas pour moi que j'ai ce souhait, mais pour le développement global d'une société dans laquelle d'autres pourront se découvrir sans tabou.
J'ai un "devoir" à ce niveau-là !

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Toinou

le lundi 06 novembre 2017 à 11h37

A mon sens il est nécessaire à un moment de sortir du placard.

La raison pour moi est simple : je n'ai pas à avoir honte. Rien ne justifie un sentiment de honte concernant ma situation amoureuse. En conséquence aucune raison d'agir comme si c'était un secret honteux qu'il faut garder.

De plus il est aussi important d'ouvrir les perspectives de vie de mes enfants, leur apprendre qu'on peu vivre heureux autrement. Et je vois mal comment leur apprendre ça en même temps que de le leur caché "pour les protéger".
soyons honnête aussi sur ce dernier point, on veux se protéger surtout avant tout. Car souvent "oui mais s'il le sait il le dira à ses copains et alors les parents d'élèves..."

Ce qui nous maintient dans le placard c'est la peur. Et moi je n'aime pas avoir peur. Je refuse d'avoir peur.

Soyons certains aussi d'une chose, les premiers du gros de la troupe (c'est à dire ceux quand ça commencera à se voir) vont prendre des coups. reste à décider pour chacun s'il est près à prendre des coups "for the greater good" ou pas. Et là par contre, c'est à chacun de faire son choix.

Pour l'instant je n'ai pas a me plaindre, à part une collègue un peu trop croyante je n'ai pas à déploré de rejet. Mais je sais aussi que certains sujet à risque ne sont pas encore au courant. :D

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bonheur

le lundi 06 novembre 2017 à 11h40

Je me sens directement concernée. Je remercie Toinou pour avoir extrait ce passage qui s'était invité à une place qui n'était pas la sienne.

Concernant mon entourage proche, je suis sortie du placard. J'ai d'ailleurs pris mes distances avec les membres de ma famille qui m'ont blessés tout à fait inutilement, juste par orgueil individuel, puisque sans volonté première de comprendre réellement. Certaines de ses personnes se ravisent depuis peu, voyant que je campe sur mes positions et ayant enfin fait une démarche de compréhension. Je garde tout de même mes distances, encore aujourd'hui. Chaque avis est à respecter, les girouettes ne m'intéressent pas ou peu.

Mon entourage professionnel : certain-e-s savent, d'autres non... tous ont compris que j'étais peu commune. Y compris ma hiérarchie, ma patronne ayant indiqué que je n'entrais dans "aucune case", j'ai répondu "tout à fait, n'essayer pas, vous vireriez bredin".

Le reste du monde : j'ai déjà offert un témoignage anonyme écrit et j'ai répondu positivement récemment à une demande d'interview avec publication de ma trombine en guise d'illustration. Nouvelle étape dans ma démarche. Ce sera le premier numéro d'une revue étudiante (euro-médias).

J'ai déjà écrit en 2011 un essai-témoignage avec citations d'auteurs. Celui-ci est resté confidentiel et aucune publication. Je suis prête à écrire de nouveau, dans un collectif par exemple (le polyamour revêt tellement de "formes"). Après l'excellent ouvrage d'Hypatia, je crois que mes propos feraient pâles figures.

Message modifié par son auteur il y a 12 jours.

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bonheur

le lundi 06 novembre 2017 à 11h42

Toinou, je te rejoins complètement ! Nous avons écrit simultanément mais je dirai qu'on se complète.

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Merlyn

le lundi 06 novembre 2017 à 13h05

Merci Toinou pour ta démarche, je te rejoins aussi :-)

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bonheur

le lundi 06 novembre 2017 à 13h25

Il existe déjà des personnes qui sont sorties de l'ombre... sauf que seuls les polys s'intéressent au sujet. Je pense en particulier à Françoise Simpère, qui fut une précurseur en ce sens. Je me suis peu reconnue dans ces propos, il n'en reste pas moins que je salue le courage de sa démarche. Le hic, c'est que personne ne lui a emboité le pas et du coup, c'est resté un cas isolé. Elle a fait sa part et aujourd'hui, il lui reste à vivre. En dépit de tous les désaccords que j'ai eu avec elle (lecture de "aimer plusieurs hommes" et "guide des amours plurielles" + ses réactions passées ici même), je lui souhaite la paix... elle a donné courageusement et solitairement.

Aujoud'hui, nous sommes ici plusieurs à savoir écrire suffisamment pour offrir nos tranches de vie à un grand nombre (et surtout à un public lambda). D'ailleurs, pour ceux qui sont plus des orateurs, un livre-DVD pourrait se construire.

Je sais qu'Isalutine a réalisé un travail, qui n'est pas venu jusqu'à moi.

Par contre, si c'est pour s'adresser au poly en devenir ou au mono-acceptant, je trouve cela dommage.

A mes yeux, seul un travail "collectif" (dans le sens réunion de plusieurs individus différents) aura un sens où l'individu ordinaire pourra se trouver, ou comprendre aussi de lui-même. Un message n'imprègne qui si l'on se reconnait, même que sur un tout petit point. Ce qui imposerait une relative mise à nu de chaque participant. Après tout, nous sommes aussi des êtres ordinaires.

Message modifié par son auteur il y a 12 jours.

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TrioBulle

le lundi 06 novembre 2017 à 15h16

Je comprends ce que vous dites : si personne n'en parle jamais, le polyamour restera quelque chose de caché et presque honteux.

Pour autant, par rapport au milieu rural dans lequel je vis, je ne suis pas prête à affronter les questions, les médisances et autres incompréhension si nous nous dévoilions polyamoureux.

C'est un dilemme pour moi car j'aimerais crier à la face du monde que je suis amoureuse de 2 hommes et super heureuse, mais je n'en supporterais pas les conséquences. Sans compter que mon Lutin, plus que mon mari, ne le souhaite absolument pas. Pour lui c'est plutôt : pour vivre heureux, vivons cachés !

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Camille_B

le lundi 06 novembre 2017 à 15h53

C'est comme en toute chose, il n'y a pas de réponse qui convienne à tous.

Ce qui est évident c'est que l'on a besoin de personnes qui osent sortir du placard pour montrer à leur entourage que c'est possible.

On a besoin de personnes qui crient à la face du monde pour, in fine, "banaliser la chose" et faciliter ainsi la vie des autres polyamoureux.

Et il n'y a aucune raison d'avoir honte de vivre caché pour vivre heureux si on n'a pas la volonté de prendre des coups à cause de ça.

Parfois on a simplement un pied dans chacune des situations.

J'ai de nombreux amis qui savent que je suis polyamoureux.

J'organise des cafés débat publics qui est une manière de parler "face au monde" de ce sujet.

Et ma famille ( mère, soeur, oncle, tante, cousin.es etc. ) ne sont pas encore au courant.

Evidemment, dans ce contexte, la distance géographique joue énormément.

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bonheur

le lundi 06 novembre 2017 à 16h01

Comme tu l'as constaté, TrioBulle, je vis également en milieu plus rural qu'urbain. Les cafés poly, je les organise à la maison. Toutefois, je comprend complètement que ce n'est pas anodin de sortir du placard.

Déjà, il faut être bien avec la situation. Ensuite, il faut que l'entourage s'y sente suffisamment bien également.

Après, oui, j'ai "pris des coups", qui sont derrière moi. Je ne suis pas hanté par ça. Chacun assume son discours et j'ai renvoyé façon cadeau l'inopportun.

Ce fil de discussion n'est pas là pour "culpabiliser" ceux qui ne désirent pas sortir de l'ombre (plutôt que du placard, ça fait trop adultère burlesque :-D ). Quand ça ne parait pas possible ou conflictuel, c'est chacun qui décide.

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Toinou

le lundi 06 novembre 2017 à 17h17

@TrioBulle : Loin de moi l'idée d'obliger tout le monde à se dénoncer, ce serait aussi con que l'inverse.

Cependant je vais essayé de dire ici ce que je pense de l'option "pour vivre heureux vivons caché".

Premièrement, il ne faut pas opposé "pour vivre heureux vivons caché" et "Je n'ai rien à cacher", car si cette dernière phrase était vrai, nous n'écririons que des cartes postales et nous nous baladerions à poils avec des sacs transparents. On a tous quelques choses que l'on veux garder pour soi.

Ceci étant "pour vivre heureux vivons caché" tel qu'il est souvent utilisé est d'expérience une mauvaise défense de groupe. A titre individuelle elle fonctionne sur le court terme, mais elle fini par être dangereuse pour l'entièreté du groupe sur le long terme.

Il faut savoir que j'ai les défauts d'être Rôliste (joueur de JdR) et Airsofteur (Pratiquant de l'Airsoft). Et dans ces deux pratiques, il y a une grosse culture du "pour vivre heureux vivons caché".

Chez les Rôlistes, ça se comprends facilement car, malheureusement pour nous la télé-tapin a mis son nez dedans et Mme Dumas, puis M. Delarue vont nous faire passé pour des cultistes de satan complètement instable psychologiquement et dont le jeu est dangereux pour les gentille famille française. Et comme suite à ça beaucoup de Rôlistes ont pris peur : "pour vivre heureux vivons caché". Résultat des courses beaucoup de personne n'ayant jamais vu un JdR de leur vie son persuadé que c'est le Mal !
Pour l'airsoft c'est un peu différent, habillé en treillis la plupart du temps car c'est quand même pratique ce truc, et puis c'est fait pour. En plus on a des répliques qui ressemble à de vrais armes, forcément là on cherche les coups. Et dans la communauté un énorme partie est chancre de "pour vivre heureux vivons caché". a tel point que moi et ceux qui comme moi ne sont pas d'accords avec cela, nous faisons régulièrement allumé, voir insulté. Sauf que là comme certains d'entre nous avions déjà pris les devants, les premiers reportage sur le sujet étaient positifs et quand sont arrivé les premiers fait-divers, on était là pour se défendre et préparé à cela. Qui plus est avec le background des précédents reportages positifs.

Où je veux en venir avec mon affaire, et bien simplement que dans les deux cas il y a plein de raison individuelle de se cacher, mais qu'il faut qu'il y ai des personnes pour se mettre en avant. Non pas pour leur ego, mais parce que si les choses sont prise en main par la télé-tapin on se fait forcément allumé.

Je ne sais pas si je suis clair. Mais dans ma tête ça l'est. J'aurais pu encore une fois faire le parallèle avec les mouvement LGBT qui eux aussi font connaitre leurs "différences" pour qu'ellle arrête d'être fantasmé et de faire peur, mais je voulais changer de comparaison.

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Toinou

le lundi 06 novembre 2017 à 17h18

Et encore une fois c'est mon point de vue qui n'engage que moi car c'est pour ça que je le dit plus ou moins ouvertement.
Je ne dis aucunement que c'est ce qu'il faut faire, ni qu'il faut culpabiliser de vouloir garder son jardin secret.

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Camille_B

le lundi 06 novembre 2017 à 17h35

Je suis entièrement d'accord avec Toinou pour être à la fois membre d'une asso LGBT et ayant pratiqué le jdr à l'époque de Mireille Dumas ( et encore aujourd'hui ). C'est tout à fait juste, et c'est la raison pour laquelle j'ai mis en place des cafés-débats sur polyamour à Brest.

Il faut que ceux qui en parlent "bien" le fassent avant que ne se jettent dessus ceux qui en parlent "mal".

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bonheur

le lundi 06 novembre 2017 à 17h59

Je suis aussi dans cette démarche. Mon évolution personnelle le permet. Les médias commencent à faire autre chose que du sensationnel avec le thème du polyamour. Il faut prendre la vague et surfer dessus pendant qu'elle est prometteuse.

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bonheur

le mardi 07 novembre 2017 à 08h29

Suite au lien de l'émission de RTL, je m'aperçois que sortir du placard d'une façon audible est difficile. Personnellement, je suis comme l'individu lambda : comparer mes amours plurielles à l'amour de mes parents ou pour mes enfants, n'est pas bon.

Voici comment j'expliquerai et j'aurai souhaiter avoir vos avis : on m'a appris petite que l'univers était en expansion... et comme j'avais des difficultés avec cette notion, on m'a fait un similaire avec les ballons gonflables. L'univers serait un ballon qui se gonfle pour ainsi dire constamment mais pas toujours au même rythme. Je parle souvent de mon univers affectif pour cette raison. Mon univers est en mouvement, en perpétuel impermanence. Pour simplifier on peut le ramener à l'échelle d'une planète. Au détour d'un chemin, je suis éblouie par un nouveau paysage. Je découvre un lac, une forêt, un jardin, une montagne... et puis il y a des saisons, des couchés de soleil, une faune et une flore. Là, on va me répondre que l'on ne peut être dans deux paysages à la fois. Alors j'invoque Maléfique et cette scène où elle vole pour saluer tout le monde, tous les paysages. Notre système cognitif possède très largement cette capacité. Je prend soin de tous mes paysages tout en prenant soin de moi ; les deux sont liés, intimement. Mes paysages ne font qu'un. Où que je sois, je suis ENTIERE. Je ne contrôle pas cet univers, je l'admire et l'embellit autant que possible. Et puis si une biche s'invite (métamour) et qu'elle s'intègre sans crainte à un paysage, alors elle est à sa place, avec la beauté qui est la sienne. Et si mon ours de mari sort de son paysage pour venir s'intégrer sans semer la crainte et la terreur (ce qui est le cas) dans un paysage voisin du sien et qu'il est accueilli par le paysage tout entier, alors tout le monde est heureux. Chacun-e est chez soi dans son paysage et un invité de marque au sein des autres paysages.

J'espère que c'est clair et que ça parlera (Merci à Emmanuelle pour m'avoir recommandé de voir ce film d'animation avec ce personnage de Maléfique... en tout cas au début de l'histoire)

Message modifié par son auteur il y a 11 jours.

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Lanteans

le mardi 07 novembre 2017 à 16h45

Je ne suis pas convaincue que "sortir du placard" ou non soit réellement la question. Du moins, il y a une autre étape avant d'en arriver à cette question : Est-ce que l'on s'assume pleinement ?
De mon point de vue (et uniquement du mien), on ne peut pas s'exposer au grand jour si on ne s'assume pas pleinement, que l'on parle de polyamour ou d'autre chose d'ailleurs. Ce qui nous retiens de "sortir du placard" c'est la peur d'être jugé et rejeté par les autres, par le plus grand nombre. Or, si l'on s'assume pleinement, je pense qu'on n'a plus peur de ce regard ou de ce jugement, on apprend à ne plus y faire attention, on apprend à prendre en considération le seul jugement ou point de vue des personnes que l'on considère comme étant suffisamment ouvertes d'esprit, ou ouvertes à la discussion, et oublier le jugement du reste du monde.
Je ne dis pas que c'est facile, même quand on s'assume, on prends des coups. Je dis seulement que ces coups sont moins douloureux, et donc, qu'on a moins d'appréhension à les recevoir...non ?

Bonheur : J'aime beaucoup ton analogie entre tes amours plurielles, l'univers en expansion et les différents paysages, habités par différents habitants.. Très approprié, et très agréable à lire..
Je te piquerai sans doute l'idée quand un de mes amis me redemandera ce qui se passe dans ma tête ! :)

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bonheur

le mardi 07 novembre 2017 à 21h23

D'accord avec toi, Lanteans. C'est pour cela que TrioBulle n'a pas à se sentir obligée à quoi que ce soit. Sortir du placard peut être une étape en faveur d'une évolution personnelle. Je pense en être là. J'ai envoyé une quinzaine de messages avec le lien de l'émission de vendredi sur RTL (hier soir et ce matin). Mes destinataires sont plus jeunes que moi, c'est un choix de ma part. Ce sont des hommes et des femmes me connaissant souvent superficiellement mais sachant que le sujet sera non normatif.

Pique moi l'idée si ça sert à t'exprimer d'une façon que tu penses juste et belle. Il n'y a pas d'habitants dans mes paysages. Les paysages sont le reflet de mes émotions, de mes souvenirs, de mon vécu. Les "animaux" sont là pour l'histoire, car en polyamour, on intègre naturellement et c'est la représentation la plus adaptée à mon sens. Cet univers est plus que dans la tête, il fait corps et coeur avec moi... il est moi, la meilleure part de moi.

J'ai connu un mono-acceptant qui comparait l'amour à des partitions et l'opéra-rock pouvait s'y résonner. Et puis, en musique, les variations sont belles et en harmonie. Un son peut revenir, un peu, souvent, jamais...

Une autre analogie que j'aime aussi <3

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TrioBulle

le jeudi 09 novembre 2017 à 17h19

Ah mais je ne me sens pas obligée du tout !! La preuve, je ne le fais pas lol

Peut-être parce que je n'assume pas totalement cette situation, comme le dit Lanteans, mais aussi parce que mes amoureux ne le souhaitent ni l'un ni l'autre...

Mon second amour a eu l'habitude de "cacher" ses relations parce qu'il a longtemps été un homme public (élu)... C'est compliqué dans sa tête et sûrement qu'il n'assume pas totalement lui non plus...

Bref, pour nous c'est encore caché mais j'espère qu'un jour cela sortira de l'ombre.

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bonheur

le jeudi 09 novembre 2017 à 21h17

:-) . Rien n'est simple, en effet !

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Scarlett

le vendredi 10 novembre 2017 à 07h51

Lanteans je te rejoins tout à fait.
De mon côté je suis ce genre de personne qui s'assume. Ma famille dont mes enfants, mes collègues et mes amis savent et connaissent et croisent les unes ou Les autres de Les relations.
Même si je suis du genre "j'assume" j'ai eu une petite appréhension au moment de révéler à mes proches. Mais cela a fait un flop total. Réactions très En deçà de mes craintes:"ah oui, Ah bon bah si vous êtes biens comme ça..."
Les proches c'est un peu comme les enfants: si ce que tu leur annonces ne change pas grand chose à leur vie, ils s'en font pas une montagne. Surtout que Moi ça faisait deux ans quand je leur ai dit donc rien n'avait changé en deux ans.
Je ne pense pas avoir des parents plus ouverts que La moyenne.
Le fait d'assumer change tout.
J'ai eu une crainte également concernant les amis de mes parents. Et de certains jugements qu'ils pourraient avoir mais comme ceux qui savent sont les amis Les plus proches, cela fait le même effet.
Je comprends que certains n'osent pas sortir du placard. On n'est pas tous pareils. Et c'est tant mieux.
Mais pour moi cela semblait essentiel parce que je ne veux pas que mes enfants grandissent dans un monde de secrets. Il n'y a rien de mal à ce que l'on fait. Je ne peux pas transmettre à mes enfants le fait de pouvoir être ce qu'ils veulent si je n'assume pas moi-même qui je suis.
D'autant plus qu'heureusement en France, à Paris, à notre époque, je ne risque pas grand chose.
Quand je vois comment il est compliqué ailleurs dans le monde d'être différent, je me dis que j'ai La chance d'être libre. Assumer c'est une manière de préserver cette liberté.

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