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Le baiser : interprétations et ressentis

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Anarchamory

le mercredi 08 novembre 2017 à 17h59

Toinou
Sauf que ton exemple est un brin bancale ou tout le moins incomplet. Car dans les cas cité, on se fait un "smack" c'est à dore qu'on a les levres qui se touche un instant comme une bise mais simplement avec les lèvres, on ne se roule pas une galoche.

Certes, mais le baiser c'est pas forcément la galoche, si ?

Toinou Je vais faire dans l'exemple volontairement poussé : si le baiser ne revêt pour toi aucune signification ou finalité,

... intrinsèque, attention ! ;)

Toinou alors l'idée de rouler un patin à ta mère, ton père, ou tes frères et sœurs ne te pose aucune problème.
Si ta réponse est toujours "non aucune problème c'est juste eux qui ne veulent pas", alors ok je veux bien l'admettre, mais dans le cas contraire c'est bien que, même pour toi, il y a bien intrinsèquement une signification et des limitations.

Ça ne me pose pas de problème éthique (étant majeur), mais l'idée ne m'emballe pas pour moi (tiens, j'ai fait un jeu de mot involontaire ^^). C'est peut-être lié au fait que je n'ai pas déconstruit certaines choses (ce qui présuppose donc bien qu'il y a construction). Ou c'est peut-être une simple question de goût personnel. Je ne sais pas bien. Mais ça ne change rien au schmilblick : je ne prétends pas être entièrement libéré des normes socialement et culturellement construites dont je pointe l'existence...

Par ailleurs, pour prendre un autre exemple : je n'ai pas forcément envie de faire une bise à tout le monde (et je suis contre le fait de forcer les enfants à faire un bisou à pépé ou à mémé). Pourtant il n'y a pas les mêmes normes concernant la bise.

Et quand j'étais encore plein d'hétéronormativité, l'idée de faire une bise à un homme me mettait mal à l'aise (ceci dit, il y a encore plus longtemps, l'idée de faire une bise tout court me mettait mal à l'aise). J'ai largement déconstruit ça depuis. Il m'est même arrivé d'embrasser des mecs sur la bouche, et même avec la langue.

Camille_B
Bah, soyons honnête, l'érotisme et la sensualité sont des choses qui sont intégralement construits culturellement et socialement.

On peut très bien débarrasser le sexe de toute dimension "sociale" et se retrouver avec quelques "parades amoureuses" basiques qui conduisent à coït ayant pour finalité la procréation.

Effectivement, bonne remarque.

Ceci dit, je n'ai rien contre les constructions sociales et culturelles.

Ce qui me dérange c'est quand elles deviennent des normes imposées.

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Camille_B

le jeudi 09 novembre 2017 à 07h59

Je suis bien d'accord Anarchamory.

De toute manière, qu'on le veuille ou non, nous ne pouvons pas échapper aux "constructions sociales", ou à la "culture", l'homme est plongé dedans, c'est une seconde nature pour lui.

Mais, effectivement, une part de notre liberté consiste à pouvoir se défaire de normes imposées et lutter contre elles.

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bonheur

le jeudi 09 novembre 2017 à 10h53

C'est autant une question d'état d'esprit intérieur et personnel. Je ne suis pas une anti-sociale et je respecte le code de la route (je tiens à ma vie et à celle des autres). Juste, ce qui me parait injustifié à respecter et qui ne nuit pas à autrui, j'en fait ce que je désire, à ma façon.

Une nouvelle question : est-ce que "choqué" nuit à autrui ? (est-ce que si je me promène amoureusement avec un autre homme que mon mari et que je croise une personne qui nous connait mon mari et moi, je nuis à cette personne ?)... si je fais un baiser par exemple, pour rejoindre le thème initial de ce fil de discussion

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Toinou

le jeudi 09 novembre 2017 à 11h15

On en vient rapidement au fameux : "La liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres !"
Cette phrase qui au final se traduit par : la dictature des pénibles
Quoique tu fasses tu choqueras, ou gêneras toujours un pénible. Mais choquer n'est pas nuire car cela n’atteins pas l'intégrité physique de ces personnes

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bonheur

le jeudi 09 novembre 2017 à 13h03

Merci Toinou. Je l'aurai dit autrement mais j'en arrive aussi à ce constat. C'est la raison pour laquelle je ne désire plus être enfermée dans un placard.

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