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Râteau, polyamour et espoir

(Hors sujet)
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Aeco

le mardi 17 octobre 2017 à 07h15

Bonjour :-)
Je viens de rejoindre le forum, et je connais le polyamour depuis quelques jours seulement en fait, et honnêtement ça m'a pas rebuté même une seconde... du coup je me rend compte que je suis quand même très ouverte et j'en suis fière ^^ Ça m'a fait réfléchir à plein de chose, à si je voulais d'une telle relation, à si je saurais bien la gérer émotionnellement, je n'ai pas encore la réponse mais la philosophie me plaît et je suis prête à essayer.
Juste pour retracer mon maigre parcours amoureux (j'ai tout juste 18 ans), j'ai eu une première relation à 14 ans, plutôt idéale en apparence mais qui s'est finie après 3 mois par une diminution du dialogue de sa part jusqu'à disparition des sentiments. Puis plus tard j'ai appris que ce mec était ma meilleure amie, mais ça c'est une autre histoire x)
Mais il restait mon idéal masculin, et m'avait donné goût à l'amour, du coup je n'ai pas toléré longtemps le célibat et j'ai enchaîné plusieurs relations qui n'avaient pas fonctionnés, puis ma dernière relation a duré 1 an avec un mec que j'aimais pas vraiment d'amour, mais que j'ai "sacrifié" en restant longtemps avec lui, sachant que je ne pouvais pas rester célibataire longtemps et ne voulant pas collectionner les ex malheureux. Après cette année, nos intérêts n'étant plus compatibles malgré son amour toujours fort envers moi, je l'ai quitté,et m'enferme depuis dans le célibat depuis 1 an et comptant théoriquement y rester jusqu'au bac puisque je quitterai la région.

Dans la pratique, je suis tombée amoureuse d'une amie très spéciale, avec qui on se dit tout,où l'on ressent toutes les deux une attraction très forte l'une envers l'autre, elle m'a dédié un poème, et quand je donne des détails tout le monde s'étonne qu'on ne sorte pas ensemble.
D'abord, l'aimer me suffisait, et notre amour est très fort donc... comment dire, je pensais que ça changerai peu de choses.
Et puis, bien qu'ouverte sur l'amour homosexuel, (la fille n question étant bi), je ne me pensais pas capable d'assumer une relation comme cela. J'imaginais ce que je lui répondrai si elle m'en parlait, puis comme elle ne m'en parlais pas, j'ai commencé à envisager lui en parler moi même.

En fait, après son poème terriblement ambigu, je lui ai avoué mes sentiments et elle m'a dit que malgré l'apparence que pouvais avoir ce poème, il n'était pas question de "cet" amour.

Après elle s'est inquiétée sur mon état, et je l'ai rassuré parce que je ne voulais pas qu'elle s'inquiète de ma bêtise, et que si on ne changeait rien à notre proximité cela me convenait.

J'ai du coup essayé de me la sortir de la tête, et comme j'y arrivais je me disais que je suis tellement instable sentimentalement que c'est énervant. Mais le truc avec elle c'est qu'on peut perdre contact quelques mois puis se retrouver avec le besoin de se parler, plusieurs jours de suite, heureuses ensembles, et du coup mes sentiments qui se rappellent à moi. Mais je ne voudrais rien y changer. J'aime vraiment lui parler, je n'ai pas le "coeur brisé" mais j'avoue que je me languis.

Et clairement le célibat ça ne me va pas ^^ Je soupire à chaque fois que je rencontre un mari potentiel.

Mon "mari" pour moi c'est l'avenir le plus logique pour moi, l'homme fait pour moi, mais sûrement très idéalisé, sans soucis de parentalité homosexuelle ^^

Maintenant que l'option polyamour se pose, alors que je ne l'ai même pas envisagé possible avant (bien que celle que j'aime disais pour rire être polygame), je commence à imaginer le schéma Mon mari + celle que j'aime (+ autres)

Elle est très ouverte, si je lui disais que j'avais 2 copains elle s'y intéresserait peut être.
Mais maintenant j'ai l'espoir que si elle m'a rejetée en amoureuse classique, elle m'accepte en amoureuse secondaire.

En fait oui, je l'oublie souvent, mais quand je m'en rappelle je constate que je l'aime beaucoup. Je me rappelle ses lèvres roses pâles, ses plis aux coins des yeux quand elle sourit, son rire adorable, et j'ai juste envie de la revoir.
Je suppose que le polyamour n'annule pas un râteau, mais on a une relation très proche de l'amour, c'est pour cela que je me suis perdue dans mes sentiments.
Je pourrais dire qu'elle ne sait peut être pas qu'elle m'aime, mais là on a pas fini de spéculer, avec tout ce qu'il y a entre nous.
Penser vous que cela puisse changer quelque chose ?
Je voulais abandonner par peur de ma propre instabilité, par peur de mettre en danger notre amitié, par peur de m'engager avec une femme et tous les soucis que ça implique.

J'ai l'impression (peut être fausse) que le polyamour arrange ces questions, dans le cas où elle s'y mettrait aussi, que je pourrais avoir des relations amoureuses homosexuelles sans que cela ne m'empêche de fonder une famille en sécurité (mon mari et moi pour chercher les gosses, pas de harcèlement pour eux à cause de deux mère, le poly peut être plus discret non ?, pas besoin que la famille sache (bien que ça méritera réflexion) )

Néanmoins la vérité reste que je suis pour l'instant en friendzone, et qu'il n'est pas question que je lui impose à nouveau la réalité de mes sentiments, j'espère qu'elle s'en découvre finalement pour moi et me les avoue, et que même si notre hypothétique relation devait s'arrêter, notre relation ne se dégrade pas, c'est très important pour nous deux.

Mais est ce que je me fais du mal en pensant à cela ? Je peux pas m'en empêcher, y a encore une semaine j'espérais l'épouser dans la vie prochaine, mais là, j'aimerais sortir avec elle dans cette vie, d'autant plus que ce n'est plus incompatible avec mon idéal de mari et d'enfants.

Dois je tourner la page ? Retenter ma chance plus tard ?

Le célibat ne m'aide pas à l'oublier, et maintenant que j'ai intégré l'idée qu'un amour n'en efface pas forcément un autre, je me demande si je "l'oublierai" de si tôt.
Et si par bonheur mon rêve devait se réaliser, je commencerai à craindre qu'il y ai un soucis à long terme, je tiens énormément (et elle aussi) à notre relation, je voudrais que rien ne la gâche.
Mes sentiments la gâche déjà peut être.
Mais il est hors de question que l'on se perde.
Je ne dis pas que si elle m'aimait je dirai non, mais je me pose du coup la question si je dois m'acharner quand même. Malheureusement, je l'aime et je ne peux rien y faire pour le moment :-)

Merci d'avoir lu ce pavé, et merci d'avance de vos éventuelles réponses =)

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bonheur

le mardi 17 octobre 2017 à 09h06

Je vais essayer d'être brève. Sauf qu'une réponse devrait être complexe, dans le sans où il y a beaucoup de questionnements divers. Je file au boulot dans 15 mn, je vais tenter au mieux :-D .

Tout d'abord, l'idéal du mari afin de fonder un foyer. Le mariage est un enfermement et il n'est absolument pas indispensable pour avoir des enfants, ni même fonder un foyer. Je suis pour la procréation naturelle et je suppose qu'il est préférable que les enfants évoluent avec des parents heureux (des mamans ou des papas ou mamans et papas ou un seul individu).

Cette femme que tu aimes et que ne le ressens pas pareil, et qui te laisse dans la non communication pendant longtemps avant de te rappeler à son bon souvenir, je comprend que ce soit difficile. Un lien, quel qu'il soit s'entretient dans les deux sens. Moi personnellement, ça ne me convient pas, y compris en relation secondaire.

Tu as peur du regard de la société et là encore c'est compréhensible. Il faut beaucoup de travail sur soi et d'assurance pour défier cela. Je confirme, on laisse derrière soi certaines personnes... et on en trouve d'autres. Ainsi va la vie, mais au moins, on avance personnellement.

Tu es encore jeune et ton questionnement est mâture. Tu as des émotions, des sentiments et personne ne doit te laisser croire qu'ils sont faux ou impertinents. L'amour a cela de beau, qu'il peut perdurer intérieurement, faute parfois de perdurer en lien avec l'autre. Ressasser est inutile, mais sourire, voir verser une larme, sur un bonheur passé, est viable si l'on ne donne pas dans le dénie du vécue ou dans une nostalgie envahissante et malsaine. Il n'y a rien d'angoissant ou de malfaisant à dire "j'ai vécu cela et c'était merveilleux". On peut positiver et valoriser notre passé.

Je peux te recommander, afin d'y voir clair de lire "compersion : transcender la jalousie dans le polyamour" de Hypatia from Space ainsi que la trilogie de Yves-Alexandre Thalmann "vertus du polyamour - la magie des amours multiples" ; "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ; "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour".

Bonne continuation !

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Siestacorta

le mardi 17 octobre 2017 à 11h01

Ne prend pas ce que je vais te dire comme un jugement moral, c'est un questionnement psychologique plutôt...

14 ans, et déjà une première relation idéale "en apparence" ?
Puis plusieurs ensuite...
Auxquelles tu donnes une réelle importance, dans ce que tu dis, c'est pas juste des "petits copains", ya même une recherche de "mari idéal", ou d'un idéal de stabilité.
Ensuite tu explores les possibilités d'engagement, dont les modalités polyamoureuses.
Ton parcours amoureux est tout sauf "maigre" !

En principe, avec cette somme d'expériences et de réflexions, je te dirais "oué, tu pourras vivre dans le polyamour des choses intéressantes, qui peuvent t'aider à te construire toi, à construire ta vie".

Mais dans ton contexte particulier, très jeune, avec toute cette intensité en peu de temps (oui, quatre ans, c'est peu, dans certains parcours de vie relationnelle), j'ai tendance à ajouter à cette réponse générique : comment l'amour et sa place dans un projet de vie deviennent à ce point central pour que tu puisses dire qu'à un moment tu n'as pas toléré longtemps le célibat, que malgré ton projet d'attendre ton emménagement ailleurs pour entamer une nouvelle relation tu arrives à te mettre dans une situation de proposition amoureuse, en y ajoutant une dimension homosexuelle nouvelle pour toi ?

Pour moi, ça veut dire que l'amour devient très facilement une priorité pour toi. Tu parles de projet de vie, d'idéal avec mari et enfants, de bisexualité et de poly possibles... Tu y penses beaucoup. Le mot "idéal" revenant plusieurs fois dans ton post, ça parle de l'investissement que tu mets dans cette question.

Il y a un penchant que j'ai déjà rencontré souvent chez des polys, qui serait de remplacer une dépendance monogame par une dépendance à un flux amoureux poly.
Le point commun entre les deux comportements étant, finalement, une soif d'amour tellement puissante qu'elle est une force déstabilisante pour les relations.

Je serai intéressé de connaître ta réaction à l'expression "autonomie affective" ?

Pour répondre au côté "râteau" de ton post :

- l'intention d'un poème peut être la séduction, l'érotisation (développer les désirs, pas seulement le désir sexuel), sans que l'intention de séduction soit une intention de relation. Les gens aiment plaire, certains peuvent ne vouloir que plaire, et/ou jouer avec leur imaginaire affectif pour plusieurs raisons (être au début de ses découvertes relationnelles en est une).

- le polyamour ouvre des possibilités de façons de vivre les relations, c'est certain, MAIS ça ne rend pas une personne polyamoureuse capable de vivre et d'apprécier n'importe quelle possibilité. On reconnait la liberté de chacun, mais on a parfois du mal à vivre avec en pratique. Oui, tu peux avoir un mari, des enfants, un pavillon avec jardin, un teckel, une berline familiale ET une amante, mais en pratique, chacun va avoir ses propres attentes. Le mari voudra peut-être avoir une amoureuse qui puisse vivre chez vous l'essentiel de son temps, ou avoir 10 jours de découchage par mois, l'amante pourra être intéressée par la relation un temps, sans être la relation primaire, puis décider qu'elle-même veut soit plus avec toi, soit beaucoup moins que ce qui t'intéresse...

Et puis puisque planifier la vie est important, je pense que tu devrais dès maintenant t'intéresser aux crédits bancaires, faire un tableau de projection de tes dépenses et remboursement sur trente ans... Est-ce que le voyage prévu à ta trente-deuxième année est raisonnable ? Avec un enfant ? Avec deux ? Est-ce que tu emmèneras plus de six paires de chaussettes ?

Je plaisante, mais je veux dire que poser la question du futur possible (ou y avoir répondu d'avance avec la certitude qu'un.e amoureux.se en sera le pivot d'équilibre) peut cacher l'un des intérêts de l'amour, à savoir découvrir les autres et se découvrir soi-même, d'une façon expérimentale, empirique, au moment où c'est vécu, et utiliser cette découverte pour devenir quelqu'un de bien, mais de différent de celui qu'on avait cru être.

Pas "le présent pour le présent", ni la course de relation à relation à période où on se demande s'il faudrait pas une relation, mais l'attention aux expériences, aux effets sur nous, à leur accumulation et leur cohésion avec les expériences antérieures (le fait d'avoir une période de vie où la séduction et les relations ne sont même pas des questions importantes pouvant être une expérience intéressante, constater qu'on arrive pas à en tirer parti aussi).

A tantôt !

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Camille_B

le mardi 17 octobre 2017 à 12h20

Cela fait plaisir de lire de jeunes gens parler avec autant de naturel du polyamour ^^ C'est encourageant pour les années viennent !

J'ai beaucoup apprécié, à te lire, ton attention aux questions amoureuses, et ta sensibilité à ce sujet. Garde cela bien précieusement avec toi.

Petite note au passage : tu as beaucoup d'expériences rapprochées en matière amoureuse et sexuelle, si tu n'es pas au courant des principes du "safe sex" ( l'amour sans risques ) et si tu n'as pas fais attention au dépistage des mst, je t'invite à être très vigilante là-dessus. C'est quelque chose auquel on pense malheureusement rarement à cet âge et qui est extrêmement important ( malheureusement, beaucoup d'adultes ne sont pas beaucoup plus sérieux sur ce point ... ).

En ce qui concerne ton histoire avec cette autre fille, je ne sais trop quoi dire. Si la relation peut évoluer vers ce que tu désire, ça ne reste qu'un souhait. Elle a clairement dit qu'elle n'envisageait pas ce type d'amour avec toi, je pense qu'il est préférable pour toi de considérer cela comme acquis. Je ne suis pas du tout persuadé par l'idée que le polyamour puisse être un moyen qui l'amène à envisager de telles possibilités avec toi.

Mais j'ai peut-être mal compris tes propos. Le polyamour n'arrange pas grand chose de manière générale si ça n'est pas un choix de vie profond des partenaires. Il ne peut pas transformer une amitié ( même très profonde ) en amour. Par contre elle peut effectivement, un jour, se découvrir des sentiments amoureux pour toi, mais comme tu le dis toi-même cela reste une pure spéculation.

En attendant, profite de cette puissante amitié, c'est quelque chose de précieux et qui n'est pas moins important que l'amour. Et très certainement plus important que n'importe quelle relation amoureuse "moyenne". Elle te donne déjà énormément et tu peux la remercier pour cela.

Dans tous les cas, bonne continuation dans ton "acheminement vers l'amour" ( c'est une private joke en référence à un bouquin d'Heidegger, sorry ) !

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bonheur

le mardi 17 octobre 2017 à 15h41

Personnellement, la maturité d'Aeco fait écho à ma vie. Oui, parfois l'amour a naturellement et depuis quasi toujours une place prépondérante dans notre vie. J'ai eu mon premier amour à 5 ans.

Je trouve justement audacieuse sa démarche faite ici. Lorsque l'on vit intensément, on peut vivre beaucoup, apprendre beaucoup en peu de temps.

Personnellement j'ai eu ce retard, d'avoir fermé les yeux et le coeur longtemps (beaucoup trop longtemps), puis de m'être réveillée en entretenant à tort des "addictions" affectives voulant coûte que coûte tout faire pour rester en relation. Je crois que Aeco en est là. Je confirme que l'autonomie affective est l'étape suivante et on peut avoir un, des amours, tout en étant célibataire et en faisant sa vie d'une belle façon.

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Aeco

le mardi 17 octobre 2017 à 16h57

D'abord, merci pour toutes ces réponses ! C'est cool que ce forum soit aussi actif :-)
Dans l'ordre donc, je vais d'abord rebondir sur :

bonheur
Tout d'abord, l'idéal du mari afin de fonder un foyer. Le mariage est un enfermement et il n'est absolument pas indispensable pour avoir des enfants, ni même fonder un foyer. Je suis pour la procréation naturelle et je suppose qu'il est préférable que les enfants évoluent avec des parents heureux (des mamans ou des papas ou mamans et papas ou un seul individu).

Cette femme que tu aimes et que ne le ressens pas pareil, et qui te laisse dans la non communication pendant longtemps avant de te rappeler à son bon souvenir, je comprend que ce soit difficile. Un lien, quel qu'il soit s'entretient dans les deux sens. Moi personnellement, ça ne me convient pas, y compris en relation secondaire.

En fait je cherche plus le mari idéal que l'idéal du mari :-P Bien que sachant que dans les faits, il sera différent ^^ Et je suis tout à fait d'accord que n'importe quelle situation peut convenir aux enfants si ils sont entourés d'amour ^^

Pour le deuxième paragraphe, ce n'est pas ça en fait, ce n'est pas quelle me néglige et n'entretient pas la relation, c'est juste qu'on peut se passer l'une de l'autre quelques semaines puis répondre immédiatement avec plaisir quand l'autre prend des nouvelles ^^

Siestacorta
Pour moi, ça veut dire que l'amour devient très facilement une priorité pour toi. Tu parles de projet de vie, d'idéal avec mari et enfants, de bisexualité et de poly possibles... Tu y penses beaucoup. Le mot "idéal" revenant plusieurs fois dans ton post, ça parle de l'investissement que tu mets dans cette question.

Il y a un penchant que j'ai déjà rencontré souvent chez des polys, qui serait de remplacer une dépendance monogame par une dépendance à un flux amoureux poly.

Le point commun entre les deux comportements étant, finalement, une soif d'amour tellement puissante qu'elle est une force déstabilisante pour les relations.

Je serai intéressé de connaître ta réaction à l'expression "autonomie affective" ?

Très intéressant tout ça :-)
Pour la dépendance affective, je n'y avais jamais pensé. Je vais creuser le sujet ^^

Camille_B
Petite note au passage : tu as beaucoup d'expériences rapprochées en matière amoureuse et sexuelle, si tu n'es pas au courant des principes du "safe sex" ( l'amour sans risques ) et si tu n'as pas fais attention au dépistage des mst, je t'invite à être très vigilante là-dessus. C'est quelque chose auquel on pense malheureusement rarement à cet âge et qui est extrêmement important ( malheureusement, beaucoup d'adultes ne sont pas beaucoup plus sérieux sur ce point ... ).

Et pour ma vie sexuelle... je n'en ai pas encore XD , donc pas de soucis pour l'instant mais j'y ferai bien sûr attention le moment venu ^^

Après, je trouve qu'il font beaucoup de prévention là dessus pour ma génération, si ça n'était pas le cas auparavant, c'est que y a du progrès de ce côté là :-)

Je vais donc creuser la question de dépendance affective ^^
Pour mon amie, je vais laisser le temps faire, je verrais bien ce qui adviendra. En attendant ça reste quand même... pas triste, pas décevant, mais... non, j'ai pas de mot pour ça, mais faut que je surmonte ça je suppose :)

EDIT : J'ai regardé la dépendance affective, je ne me sens pas concernée, mais je suis d'accord dans le sens ou je cherche beaucoup les relations amoureuses.
Mes soucis avec mes ex, plus précisément, c'était que je les aimais 1 mois, et qu'à la fin de ce mois j'étais avec mais je ne les aimais plus. ^^

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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calinou696

le mardi 17 octobre 2017 à 17h07

Haha quand je dis que le monde est obsédé par le sexe ^^ même ici certains se sont fait avoir ;)
Bravo en tout cas Aeco, impressionnante maturité. Ca serait interessant de connaitre ton parcours avant tout ca, rôle des parents, lectures particulières, simple hasard ... ?

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Camille_B

le mardi 17 octobre 2017 à 17h23

Obsédé par le sexe ? Ayant eu plusieurs relations amoureuses j'ai supposé qu'elle avait probablement eu des relations sexuelles, et cela m'a semblé important, surtout dans un contexte polyamoureux mais c'est vrai dans tous les cas, de rappeler les principes du sexe sans risques pour éviter de graves problèmes à l'avenir.

Etant membre d'une association LGBT qui travaille beaucoup sur la prévention, et ayant moi-même vécu une relation sexuelle non protégée non consentie ( pas la relation elle-même, mais l'absence de protection ), je peux vous assurer que l'on peut vite se retrouver à avoir des pratiques dangereuses et qu'il faut être très attentif et armé psychologiquement pour ne pas risquer d'attraper des saloperies, y compris contre son gré.

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Aeco

le mardi 17 octobre 2017 à 17h23

Mon parcours ? Une famille plutôt ouverte,non homophobe, mais pas à l'aise avec l'homosexualité.
Je vais encore plus loin que dans l'ouverture, donc c'est plutôt mes contacts avec ma génération. J'ai rencontré une bisexuelle à 14 ans, ça me perturbait un peu mais je n'étais pas contre bien sûr. Puis j'ai connu 3 autres bisexuels, dont celle que j'aime, ce qui a achevé de me familiariser avec l'idée. D'ailleurs, je suis en L et y a pas mal de bis ou homos dans cette filière x)
À part ça, c'est surtout mon caractère, je m'intéresse à tout, j'essaie de comprendre.
Honnêtement, je suis aussi ouverte à la magie et je possède une tulpa (soit un ami imaginaire créé volontairement, autonome et conscient).
Plus je découvre des choses formidables et atypiques, plus le nombre de partenaires potentiellement compatibles diminue xD
Mais je suis vraiment fière de savoir ignorer les préjugés :)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Siestacorta

le mardi 17 octobre 2017 à 19h32

Aeco


EDIT : J'ai regardé la dépendance affective, je ne me sens pas concernée, mais je suis d'accord dans le sens ou je cherche beaucoup les relations amoureuses.

C'est pour ça que ma question était plus sur comment tu imagines une autonomie affective.
Je pense moins au côté fusionnel qu'à une préséance d'une sensibilité aux relations sur la relation à soi-même.

D'ailleurs, indépendamment de mes croyances, cette idée de créer un Tulpa, ça peut aussi se lire comme le besoin de la présence d'un autre, non ?
Je ne suis pas sûr que ma réaction tombe juste, mais en lisant j'ai pensé que beaucoup gens se cherchent "une moitié d'orange", comme s'jls n'étaient pas par eux-même déjà des individus complets, avant d'être dans une relation.

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Aeco

le mercredi 18 octobre 2017 à 07h21

C'est en effet souvent le but de leur création, personnellement je veux expérimenter ce type de relation, et également avoir un intermédiaire avec des zones difficilement atteignables de mon mental :) c'est impressionnant ce qu'ils sont capables de faire

Pour mon autonome affective, j'ai du mal à répondre, j'aime les relations amoureuses, j'aime aimer, j'aime être aimée, je crois que je m'aime aussi, je ne me sens pas incomplète mais j'ai envie de faire ces choses qu'on ne fait qu'avec une personne qu'on aime, dans une proximité qu'on évite avec les amis ^^

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bonheur

le jeudi 19 octobre 2017 à 12h40

Aeco
Pour mon autonome affective, j'ai du mal à répondre, j'aime les relations amoureuses, j'aime aimer, j'aime être aimée, je crois que je m'aime aussi, je ne me sens pas incomplète mais j'ai envie de faire ces choses qu'on ne fait qu'avec une personne qu'on aime, dans une proximité qu'on évite avec les amis ^^

Pour moi il y a beaucoup "d'intelligence" dans ce propos et aussi un reflet de moi. Bravo d'en être ici à ton âge. Laisse un peu de réflexion pour l'avenir, sinon tu vas t'ennuyer :-D :-D :-D

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Camille_B

le jeudi 19 octobre 2017 à 19h56

Je ne suis pas inquiet pour ça, quand les réflexions nous remplissent la tête, c'est pour la vie ...

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