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Polyamour en milieu lesbien

Communauté
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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2015 à 03h50

Bonjour,
mon amie et moi, fréquentons assidûment le milieu lesbien parisien ( tango, bar'ouf, mutinerie, so what ) et nous rencontrons beaucoup de difficultés à nous faire accepter en tant que polyamoureuse, c'est bien dommage car nous sommes l'une et l'autre très attachees au sentiment d'appartenance au "clan" lesbien.
Je cherche ici des conseils et du soutien.
Je suis ex hétéro et mon amie est une lesbienne dans l'âme. C'est vraiment dur ! On crée des jalousies jusqu'à se voir critiquer sur nos aptitudes à faire l'amour !
En bref, c'est une bouteille à la mer que je lance.
je me sens très mal si je songe que le milieu lesbien est plus coincé que la masse hėtėro !!!
Bien à vous,
Arseline.

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Nurja

le lundi 16 mars 2015 à 06h09


beaucoup de difficultés à nous faire accepter en tant que polyamoureuse

Ça ne va pas beaucoup vous aider, mais je n'ai pas l'impression que cela se passe mieux dans le milieu hétéro.

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Motoko

le lundi 16 mars 2015 à 12h21

Bonjour Arseline,
Comme je te comprends !
Je me définis moi-même comme bisexuelle, ou plus précisément "homo-flexible" : je suis beaucoup plus attirée, émotionnellement et sexuellement, par les femmes. Mais avant de me découvrir des affinités avec certains hommes, j'étais lesbienne, et j'ai looongtemps côtoyé le milieu lesbien. Avec le recul, j'ai fait le même constat que toi : milieu très coincé, très "relations exclusives" (ce qui n'empêche pas l'hypocrisie des plans d'un soir en cachette), souvent biphobe aussi...
Une de mes très bonnes amies (ex-amante ^^ ) est lesbienne et polyamoureuse : elle se sent bien seule... Où sont les lesbiennes poly ?? En tout cas, manifestement pas dans le milieu, que mon amie ne fréquente plus non plus.
Si tu veux rencontrer des lesbiennes susceptibles de vous accepter comme vous êtes, ton amie et toi, peut-être devrais-tu essayer le site d'annonces OKcupid. C'est en Anglais mais je crois qu'il y a pas mal de lesbiennes poly parisiennes, et c'est très bien fait pour faire des connaissances par affinités. Pas obligatoirement pour des rencontres amoureuse ou cul, hein, mais se faire des amies c'est déjà génial. :)

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Junon

le lundi 16 mars 2015 à 15h05

Hello Arseline,
je suis pansexuelle et poly et le ressenti est le même pour moi, à quelques belles exceptions près.
Mais je note que dans les milieux lesbiens féministes, l'accueil est en général meilleur.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2015 à 15h20

Merci beaucoup Motoko, je me sens déjà un peu moins seule :-)
Je suis réellement choquée par l'intolérance que j'ai constaté et surtout par l'hypocrisie des femmes du milieu.
Il y a un tel fossé entre la largeur d'esprit affichée et les réactions ! C'est sidérant !
Salut, Junon, oui, j'ai remarqué aussi que les féministes étaient légèrement moins choquées. Merci de ton soutien.

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Junon

le lundi 16 mars 2015 à 18h31

Je t'en prie! Bon courage les filles!

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Nurja

le mardi 17 mars 2015 à 15h22

Etant bi, je suis notamment sur un forum lesbien. J'ai ouvert un topic sur le polyamour, je n'ai pas l'impression d'être plus mal reçue que quand je parle polyamour avec des ami.e.s hétéro. Je ne sais pas s'il faut être inscrite sur le forum pour pouvoir lire
www.lezz-rencontres.com/t7638-a-la-recherche-de-sa...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 18 mars 2015 à 08h42

Pour ce que j'ai pu comprendre, le milieu lesbien est le plus fermé dans l'univers LGBT: c'est celui où plus fort est la division entre "nous" et "eux", ainsi que celui qui accepte moins les invités du monde extérieur.

Le milieu gay c'est un peu mieux: c'est aussi assez fermé et assez divisé entre "nous" et "eux", mais le polyamour passe mieux (il réveille quelques fantasmes de certains gays, et discuter de ces fantasmes est une bonne porte d'entrée pour être acceptés)

Le meilleur (mais aussi le plus rare) est le milieu bi: très ouvert, très à l'aise avec le monde extérieur (le milieu bi est moins intéressé à faire la révolution que le milieu lesbien ou le milieu gay) très curieux de l'expérience polyamoureuse (pas mal de bi sont polyamoureux à un certain degré).

si vous avez une association de bi dans votre région, n'hésitez pas à la rejoindre!

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Motoko

le mercredi 18 mars 2015 à 10h45

Je pense que d'une manière générale "l'entre-soi" ne facilite pas l'ouverture à la diversité, quel que soit le type de communauté.
Mais quand on fait partie d'une minorité déconsidérée ou maltraitée pendant des siècles (pour ne pas dire pire), se communautariser semble être la façon la plus efficace de se protéger des haines et de mener des combats, non pas pour faire une quelconque révolution (!), mais pour être traité à l'égal de tout autre citoyen. Avec pour risque corollaire de se couper de ces mêmes citoyens (ghettoïsation)...
C'est ce que j'appelle le paradoxe de la Gay Pride : s'affirmer dans la différence pour revendiquer le droit à l'indifférenciation.

Maintenant, il ne faut pas considérer que ce que nous appelons le "milieu", c'est-à-dire cette partie communautarisée d'un certain groupe d'individus, la partie visible si vous voulez, représente tout le groupe en question.

Je connais un certain nombres de personnes LGBT+ qui ne fréquentent pas le milieu (ce qui ne les empêche pas, tout comme moi, de militer chaque fois que c'est nécessaire). C'est bien souvent chez ces personnes-là que j'observe la plus grande ouverture d'esprit, peut-être simplement parce que les personnes qu'ils rencontrent sont davantage d'horizons différents ? Quand on s'enferme entre quatre murs rassurants, comment imaginer et comment accepter qu'il puisse y avoir d'autres vies possibles à l'extérieur de ces murs ?

Mais je ne voudrais certainement pas en faire une généralité : mon expérience personnelle n'a rien d'une approche statistique sérieuse avec groupe témoin représentatif... ;)

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Evavita

le mercredi 18 mars 2015 à 23h53

Avant tout je précise que je ne connais pas du tout le "milieu" lesbien, du coups même si je compati, je ne me rend pas compte de ce que tu vis. Mais juste une question à ce qui justement le connaissent mieux le milieu : il n'y a plus d'atelier discussion poly à la mutinerie?
Je demande parce que pouvoir parler avec les personnes qui y participaient (ou y participent encore si ça existe toujours) t'aiderait peut-être en plus évidement du soutien que tu trouveras sans nul doute ici.

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Leolu

le jeudi 19 mars 2015 à 17h36

Junon
Mais je note que dans les milieux lesbiens féministes, l'accueil est en général meilleur.

Il existerait donc des lesbiennes non-féministes ???
Voyons...
Des femmes (lesbiennes) qui ne militent pas pour cette cause, c'est ça ?
Elles considéreraient le cas des hommes comme définitivement perdu et ne chercheraient même plus à essayer de changer les choses, se contentant de vivre entre elles ?

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alex666

le jeudi 19 mars 2015 à 18h29

y'a même des lesbiennes qui ne font pas de moto incroyable.

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(compte clôturé)

le jeudi 19 mars 2015 à 20h09

Bonsoir,
Merci pour vos réponses .
À la mutinerie, il y a bien un atelier Poly, mais cela a l'air très irrégulier, d'après le programme, aucun n'est prévu prochainement. J'essayerai d'appeler.
D'autre part, le texte qui présente l'atelier sur le site de la mut me laisse perplexe :
(Je cite )
"Atelier de discussions autour des relations non-exclusives/poly*
Permettre aux personnes concernées par ce type de relations (qui mettent en pratique ou souhaitent le faire) de discuter sur leurs expériences, réflexions et pratiques dans un cadre non hétéronormatif et bienveillant.
L’atelier est en non-mixité de personnes ayant ou ayant eu une assignation de femme (quelque soit leur sexe/identité de genre actuel.le) – parce qu’à cause des normes sociales autour de la sexualité et de l’«Amour», la contrainte à la monogamie est plus forte pour les personnes ayant ou ayant eu une assignation de femme."
@ Loelu : Bien sur que toute les lesbiennes ne sont pas féministes ! Il y a aussi des machottes :-)
Frėquenter le milieu lesbien, ça sert surtout, pour ma part à rencontrer des lesbiennes...

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LuLutine

le vendredi 20 mars 2015 à 01h02

Bonsoir arseline,

J'étais déjà allée à une discussion poly à la mutinerie il y a longtemps (même qu'à l'époque j'étais hétéro, si si, bon ok c'était y a deux ans seulement ;) ) et c'était plutôt sympa, qu'est-ce qui te laisse perplexe ?

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(compte clôturé)

le vendredi 20 mars 2015 à 02h27

Bonsoir LuLutine,
En fait, je ne comprend pas dans le descriptif de l'atelier ce qu'ils entendent par "assignation de femme"'

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Junon

le vendredi 20 mars 2015 à 10h17

Leolu, ben oui, figurez vous qu'il existe des femmes misogynes, des hommes misandre, des l et que le sexisme est malheureusement tout aussi présent dans les milieux LGBT. Ce n'est pas parce qu'on est discriminé que l'on n'est pas discriminant...

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(compte clôturé)

le samedi 21 mars 2015 à 11h32

Motoko
Je pense que d'une manière générale "l'entre-soi" ne facilite pas l'ouverture à la diversité, quel que soit le type de communauté.

Mais quand on fait partie d'une minorité déconsidérée ou maltraitée pendant des siècles (pour ne pas dire pire), se communautariser semble être la façon la plus efficace de se protéger des haines et de mener des combats, non pas pour faire une quelconque révolution (!), mais pour être traité à l'égal de tout autre citoyen. Avec pour risque corollaire de se couper de ces mêmes citoyens (ghettoïsation)...

C'est comme ça que naissent les sectes: on choisit des personnes qui, pour une quelconque raison, se sentent mal à l'aise dans la société, on leur offre un espace d'expression à l'abri de la société qui - apparemment - les stigmatise et leur empêche d'être ce qu'elles sont, on renforce de plus en plus la différence entre l'espace d'expression libre et le reste de la société (qui apparait de plus en plus comme discriminatoire et dangereuse) et le jeu est fait! les gens qui cherchaient à être intégrés dans la société sont maintenant de plus en plus coupés de cette dernière et de plus en plus captifs de l'espace d'expression libre. Après cette phase, on pourra commettre les pires crimes à l'intérieur de l'espace d'expression libre, et les justifier en disant que "dehors c'est plus dangereux! voulez-vous vraiment retourner là-bas?"

arseline
En fait, je ne comprend pas dans le descriptif de l'atelier ce qu'ils entendent par "assignation de femme"'

J'ai travaillé sur ce concept pour un autre groupe féministe, et on n'est pas arrivés à une réponse concrète.

D'un côté on peut aller dans une distinction très classique: si tu as un pénis tu es un homme, si tu as un vagin et des seins tu es une femme (dans ce cas, je suis sans doute un homme).

Ou bien on peut décider que si tu te sens femme, si tu vis ton quotidien comme une femme, si tu expérimentes les problèmes qui normalement sont expérimentés par les femmes, alors t'es une femme. (dans ce cas, je suis une femme trans très arrogante et qui n'aime pas les robes).

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le dimanche 22 mars 2015 à 01h22

arseline
Bonsoir LuLutine,
En fait, je ne comprend pas dans le descriptif de l'atelier ce qu'ils entendent par "assignation de femme"'

Ben en gros l'entrée est interdite aux hommes cisgenre.

C'est ça que j'ai retenu...

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(compte clôturé)

le dimanche 22 mars 2015 à 15h50

LuLutine
Ben en gros l'entrée est interdite aux hommes cisgenre.

C'est ça que j'ai retenu...

ça ouvre tout un gros débat: comment on définit un homme cisgenre?

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Nurja

le dimanche 22 mars 2015 à 20h39

Une personne qui se définit aujourd'hui homme et qui a toujours été définie homme.

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