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Une limite : la satiété relationnelle

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Siestacorta

le dimanche 22 mars 2015 à 15h36

Souvent, j'entends des polys dire qu'ils sont de vrais coeurs d'artichauts, qu'ils sont un très gros coeur, qu'ils sont perpétuellement touchés par de nouvelles rencontres.

Bon, il y a des périodes où c'est de la gourmandise, après des périodes de disette. Parfois, c'est une concentration de désirs temporaires. Encore faut-il s'en rendre compte, histoire de pas se tromper ou tromper les gens sur le sens des rencontres.

Mais je crois que notre ouverture souhaitée aux nouvelles rencontres devraient s'accorder, au niveau individuel, à la reconnaissance d'un ressenti de satiété relationnelle.
Même si, par principe, comme poly, un partenaire unique n'est pas une condition particulièrement significative, on peut quand même chercher et avoir conscience du moment où notre envie de rencontre n'est plus que gourmandise, plus du tout la satisfaction de notre besoin relationnel, mais juste le mélange entre les opportunités, les plaisirs de découverte, et peut-être, d'autres besoins personnels pas encore identifiés.

Je dis pas "mettez vous des limites", d'abord parce qu'aucun n'aura exactement les mêmes que moi (d'autant que les miennes peuvent varier), mais je propose de vérifier si on sait reconnaitre un tel ressenti en nous.

Souvent, les gens qui me parlent de régime, ou de soigner leur rapport à la nourriture, parlent de ça : apprendre à reconnaître ce moment de satiété quand il est là. Plus faim, si j'arrête de manger maintenant, je peux faire plein de choses pendant les heures à venir avant d'avoir encore besoin de manger. C'est pas un stade de remplissage d'estomac (et donc, affectivement, du planning), on peut même avoir encore un peu de place et que ce soit bien comme ça. C'est plutôt le stade où continuer à manger n'est plus une réponse au seul besoin de se nourrir, mais est fait d'autres choses (d'autres besoins non écoutés, ou des envies moins profondes (mais pas nécessairement creuses, le plaisir et même les moments d'excès, s'y refuser toujours c'est aussi répondre à un besoin mal identifié, je crois)).
Et parfois, c'est simplement ne pas savoir nommer ni identifier ce ressenti de satiété qui fait qu'on se gave ou se prive sans raison.

Vous avez déjà fait l'expérience de cette limite ? A vos dépens, ou heureusement ?
Allez, soyez pas chiens, racontez.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 22 mars 2015 à 16h08

Chuis super contente que tu ouvres ce fil car j'ai parfois l'impression que certains polys sont atteints de boulimie affective, avec une difficulté à dire "non" qui n'a rien à voir avec l'envie de faire plaisir à l'autre, ni même avec l'envie de se faire plaisir, mais plutôt avec l'angoisse de louper qq chose. Un peu comme les mondains qui ne supportent pas d'éteindre leur portable ou de rester chez eux, car ils craignent de manquer une soirée oife (Où Il Faut Etre)
Entre 25 et 30 ans, j'ai connu cette boulimie de relations. Je trouvais jouissif d'être libre, délicieux de découvrir des gens nouveaux, de séduire, j'aimais faire le bon samaritain pour consoler des garçons qui sortaient de galères sentimentales... Alors je cumulais, tout comme mon cher et tendre dont je devais tenir l'agenda de RV et de coups de fil car il se mélangeait les pédales entre toutes ses copines!
Après cette phase hyperactive quoique jubilatoire, la lassitude est venue. Fatigue ordinaire d'abord, car les journées n'ont que 24h, je bossais beaucoup, on avait une vie en communauté riche en soirées, bref je saturais. J'ai pensé alors que je n'étais pas poly pour courir après les relations, mais plutôt pour ne pas me mettre de barrières quand elles surviennent. Alors je n'ai plus cherché, et il en est venu quand même! (d'où le fait que je ne vais pas sur les sites de rencontre) J'avais expérimenté que je pouvais séduire et je n'avais plus la crainte de ne pas plaire. Enfin, comme je suis fidèle, j'ai gardé des hommes de la première heure, et je dois dire qu'approfondir ces relations m'a apporté plus de plaisir que multiplier les rencontres. Ça n'empêche pas d'en faire de nouvelles, mais le schéma a changé: je ne parle pas immédiatement d'amoureux ou de nouveau mec, je laisse le temps et la vie faire, apprécie des relations où on se voit quatre à six fois par an, voire moins. Bref, je suis sortie du schéma amoureux classique et je vis mieux mes amours qu'avant. D'ailleurs- c'est pour cela que je te remercie d'avoir ouvert ce fil- j'ai l'impression que bien des difficultés des polys viennent du fait que dans leur tête, la rencontre amoureuse garde le même schéma que pour les monos, sauf qu'ils (elles) en ont plusieurs. Or, vu la complication des relations monos, en vivre plusieurs sur ce schéma multiplie les difficultés, alors qu'avoir un éventail large de façons de relationner ouvre des perspectives moins douloureuses et tout aussi délicieuses, où l'on s'affranchit des angoisses de l'attente et de "m'aime-t-il (elle) ou pas?". Un peu comme le fait de ne pas se dire "garçon" ou "fille", mais admettre le degré + ou - important des parts féminines et masculines chez n'importe quel individu permet de s'affranchir des comportements machistes ou "féminin rose bonbon".

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LuLutine

le dimanche 22 mars 2015 à 16h29

aimerplusieurshommes
J'ai pensé alors que je n'étais pas poly pour courir après les relations, mais plutôt pour ne pas me mettre de barrières quand elles surviennent.
Alors je n'ai plus cherché, et il en est venu quand même!

Pour ma part, mono ou poly, je n'ai jamais cherché non plus. Souvent je tombe sur des personnes qui peuvent me plaire et je ne vais pas nécessairement vers elles car il me faut plus que ça.
Ca rejoint certaines discussions sur des sujets du style "les poly sont-ils nécessairement moins sélectifs ?".
Ben non, pas forcément ! D'ailleurs il y a des mono en série moins sélectifs que certains poly !

Et depuis que je suis poly, je le suis exactement pour la raison que tu évoques : ne pas mettre de barrières a priori. C'est tout...

aimerplusieurshommes
D'ailleurs- c'est pour cela que je te remercie d'avoir ouvert ce fil- j'ai l'impression que bien des difficultés des polys viennent du fait que dans leur tête, la rencontre amoureuse garde le même schéma que pour les monos, sauf qu'ils (elles) en ont plusieurs.

J'ai cette impression aussi, parfois en mode "il faut que ce soit tout ou rien" alors qu'une relation légère, même (très) épisodique comme tu l'évoques, peut très bien convenir parfois.

Mais je pense aussi qu'il peut falloir du temps pour se détacher de certains "reliquats" de la monogamie (d'ailleurs il y a eu un café poly là-dessus).
Moi-même lorsque j'étais "jeune poly", je tendais à reproduire ce que je connaissais déjà, un genre de duplication du "modèle mono".
Avec deux ou trois relations, cela peut fonctionner, et encore, il faut que les relations en question aient la même vision...

Quand les rencontres se font plus nombreuses, ça devient plus compliqué. Quand certains partent, reviennent....

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ScottBuckley

le dimanche 22 mars 2015 à 16h30

aimerplusieurshommes
( ... )

Or, vu la complication des relations monos, en vivre plusieurs sur ce schéma multiplie les difficultés, alors qu'avoir un éventail large de façons de relationner ouvre des perspectives moins douloureuses et tout aussi délicieuses, où l'on s'affranchit des angoisses de l'attente et de "m'aime-t-il (elle) ou pas?".

Merci Siestacorta et Françoise 'aimerplusieurshommes' pour ces contributions hyper riches !

Au passage, vu que le polyamory peut faire ' exploser ' les étiquettes / les cases & boîtes "amitiés" Vs "AAAmûr" (avec ou sans relations sensuelles et/ou sexuelles, dans ces deux cas), je note en passant que d'après certain-es sociologues des réseaux sociaux d'amitiés, d'après eux on pourrait humainement 'entretenir' un maximum de 150 relations amicales, chacun-e d'entre nous (en moyenne, je crois) .

Donc il est fort possible que la satiété joue à la fois dans le domaine de la nourriture quotidienne, mais aussi au niveau de toutes les relations affectives, y compris amicales.

Questionner ses désirs, et son éventuelle ' boulimie relationnelle ' me paraît bien intéressant, en effet .
La satiété Vs la société (de consommation) est une piste .

D'ailleurs je connais des polys qui prennent soin de vérifier très régulièrement que leur relation-racine va bien, malgré l'arrivée d'une ou plusieurs nouvelles relations, avant d'élargir encore le cercle (+) .

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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LuLutine

le dimanche 22 mars 2015 à 16h41

ScottBuckley
Donc il est fort possible que la satiété joue à la fois dans le domaine de la nourriture quotidienne, mais aussi au niveau de toutes les relations affectives, y compris amicales.

(+)

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LittleJohn

le dimanche 22 mars 2015 à 17h23

Hm, je me demande s'il n'y a pas une forme de morale sous-jacente dans la question posée, comme si il devait y avoir un assez ou un trop... après tout, on pique dans le gâteau de personne (pour reprendre l'image).

(que je soulève ça alors que mon profil dit "Et chouette, c’est jamais trop !" n'est peut-être pas totalement anodin ^_^ ).

Je sais que tu aimes être bousculé sur tes aprioris, Siesta, donc je me permets en toute amitié ;)

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LuLutine

le dimanche 22 mars 2015 à 17h25

LittleJohn
Hm, je me demande s'il n'y a pas une forme de morale sous-jacente dans la question posée

Ben, ç'aurait été quelqu'un d'autre, je dis pas, mais venant de Siesta, je ne suis pas certaine que ce soit l'idée ?

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Livia

le dimanche 22 mars 2015 à 18h53

Je suis moi-même aussi très contente de ce fil qui me permet également de mieux comprendre mon passage actuel de "burn out poly". Je note notamment ce fameux point de vouloir inconsciemment rejouer et dupliquer une sorte de scénario mono sur des relations poly qui n'aspirent finalement qu'à bien plus de légèreté et de simplicité.
Sans doute là aussi, un réel travail de remise en question des schémas amoureux encore trop imprégnés en soi, demeure nécessaire...

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(compte clôturé)

le dimanche 22 mars 2015 à 23h40

little john
Hm, je me demande s'il n'y a pas une forme de morale sous-jacente dans la question posée,

De ma part, pas du tout. La satiété, c'est juste de se dire "j'ai plus faim", pas de penser "oh la vilaine gourmande" :-D

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LittleJohn

le lundi 23 mars 2015 à 00h23

Mais ça veut dire quoi, j'ai plus faim, dans un contexte amoureux ? "Je n'ai plus de temps", "je n'y arrive plus" ou "je délaisse mes amours", ce sont des limites physiques, de même que "'je n'ai plus faim". Sauf qu'en amour, quand on a plus faim, rien ne nous empêche d'avoir quand-même encore envie. Et rien, physiologiquement, ne l'interdit, tant qu'on "gère".

Du coup, pour moi, la question, au lieu de s'interroger sur "l'appétit" du polyamoureux, devrait s'inquiéter de sa capacité à gérer les conséquences de son appétit (ou de sa gourmandise (c'est bon et beau, la gourmandise)).

Oui, je pinaille :D

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(compte clôturé)

le lundi 23 mars 2015 à 10h55

little john
Sauf qu'en amour, quand on a plus faim, rien ne nous empêche d'avoir quand-même encore envie. Et rien, physiologiquement, ne l'interdit, tant qu'on "gère".

Je ne comprends pas ta phrase. Si on n'a plus faim, on n'a plus envie. Et si on n'a plus envie, pourquoi se forcer, même si on ne risque rien, physiologiquement, à continuer? Dans l'autre sens, si on peut mourir de faim, on ne meurt pas de chasteté. L'amour est la seule activité physiologique qui dépend du désir et non pas du besoin. Or, pour l'avoir fait de temps à autre, je sais qu'une soirée amoureuse quand on n'a pas envie (parce que fatiguée, préoccupée, envie de rester tranquille à bouquiner, etc) devient vite un boulet, et depuis, je ne fais l'amour que si j'en ai un vrai désir.
Par ailleurs, comme me disait peu élégamment une copine libertine: "Quand je passe le lundi avec Untel, le mardi avec Autretel, le mercredi avec Ultratel, j'ai un peu l'impression de faire de l'abattage, comme une infirmière qui court d'un patient à l'autre pour faire ses piqûres. :-)

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Apsophos

le lundi 23 mars 2015 à 12h04

Siestacorta
désirs temporaires

Le fait d'imaginer un désir permanent a presque déclenché une crise de claustrophobie.

Mais sinon je mange https://youtu.be/GEBAIDhA67k

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bonheur

le lundi 23 mars 2015 à 16h40

:-D (+)

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Tcheloviekskinoapparatom

le mardi 24 mars 2015 à 14h44

Perso, ça me parle. Depuis que je vis des relations non-exclusives (bientôt six ans) j'ai ressenti ça de façon assez nette deux fois. Je me pose la question des liens avec d'autres concepts que nous aimons bien :
- le burn-out, comme le demande Livia ? j'aurais tendance que c'est assez distinct. A mon sens le burn-out c'est l'épuisement d'avoir trop de relations en même temps, qui démarrent, qui demandent de l'énergie, de la sollicitude, du temps.... mais ça ne veut pas dire qu'on est satisfait pour autant, et c'est d'ailleurs parce qu'on était pas satisfait qu'on est là. La satiété (le terme n'est pas très joli.... plénitude ? un peu ronflant peut-être....) ça peut être avec juste deux relations, juste avec une relation, sans aucune relation.
- la NRE ? Là je me dis qu'il y a quelque chose à creuser. En tous cas pour moi ça se passe comme ça, et c'est assez logique, vu que la NRE a tendance à écraser tout le reste, éventuellement des relations plus anciennes, a fortiori d'éventuelles relations nouvelles.

Mais il y a un autre aspect, que pointe bien aimerplusieurshommes je trouve :

aimerplusieurshommes
J'avais expérimenté que je pouvais séduire et je n'avais plus la crainte de ne pas plaire.

Je perçois ça aussi. Il y a forcément de la pommade à l'ego dans la séduction, et pourquoi pas ? C'est sympa la pommade. Mais ça explique que parfois on en a pas envie plus que ça, notre ego va très bien, il est occupé à diverses choses. Peut-être dans quelques temps aura-t-on envie à nouveau de tester ses pouvoirs, mais là ça va.

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spaceman

le mercredi 25 mars 2015 à 11h20

LittleJohn
Mais ça veut dire quoi, j'ai plus faim, dans un contexte amoureux ? "Je n'ai plus de temps", "je n'y arrive plus" ou "je délaisse mes amours", ce sont des limites physiques, de même que "'je n'ai plus faim".

En ce qui me concerne c'est très simple: en ce moment, même si les chouquettes et les macarons me font envie je sens au plus profond de moi que la simplicité, la délicatesse et le sucré du clafoutis aux cerises "méritent" mon attention :-)

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Juliejonquille

le mercredi 25 mars 2015 à 11h27

Le sucré se mange sans faim.
En japonais, il y a une expression pour ça : "betsu bara"
別腹, l'"estomac de secours" qui se met en route quand l'autre est plein, juste pour le sucré.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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popov

le mercredi 25 mars 2015 à 16h55

Pour moi, la question évoquée revient aussi à se poser la question de l'addiction aux relations, au sentiment amoureux etc... Derrière la question de la boulimie ou de la gourmandise, c'est une question d'addiction et donc de névrose. Et je crois qu'effectivement, il faut à un moment questionner cela et essayer de ressentir la satiété dont tu parles au lieu de ressentir la gourmandise qui masque tant bien que mal le manque.

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Profil

popov

le mercredi 25 mars 2015 à 16h59

Je crois que beaucoup d'entre nous entretiennent des relations parce que cela nous nourrit, nous enrichit humainement, affectivement et que le sens du partage est quelque chose qui nous anime particulièrement.

Mais ne vaut-il pas mieux aussi apprendre à construire son énergie seul ? Cette pulsion, cette énergie amoureuse qui est en nous, il est peut-être possible de la vivre en conscience dans son corps et son cœur, sans pour autant chercher à ce qu'elle trouve une expression ou une manifestation concrète dans une relation, et ceci en évitant la frustration ?

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bonheur

le mercredi 25 mars 2015 à 21h12

Il est évident que quand l'amour (ou ce que l'on interprète comme tel) devient comme l'indique popov une addiction, ce qui me parait fort possible, il faut s'interroger.

C'est la raison pour laquelle, la précipitation affective, sans avoir côtoyé l'autre, sans avoir appris à connaitre l'autre, sans avoir eu ce désir initial de le découvrir, etc... c'est satisfaire un besoin qui nous est propre et non créer un lien important. C'EST MON RESSENTI qui m'est personnel.

L'addiction sexuelle est un phénomène déjà connue. Je pense que les membres, sexologue ou professionnel dans ce domaine, confirmeront.

Dans un cas, comme dans l'autre, est-ce de l'amour ?

Eviter la frustration, c'est avoir des relations qui se suffisent à elles-mêmes, en étant installées dans la constance et la durée, pour le bonheur de chacun-e.

Pour popov, JE considère que l'énergie amoureuse vit en moi, en toute conscience, et lorsque l'autre vit également une énergie amoureuse à mon égard, alors le processus peut commencer à se positionner, l'amour pouvant dans un premier temps être simplement synonyme de rapprochement et si la magie opère, perdurer.

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(compte clôturé)

le jeudi 02 avril 2015 à 01h08

@siesta
ton fil croise certaines de mes interrogations. J’aspire, pour ma vie, a une certaine densité, une présence, à une volonté d’approfondir les choses: dans mes “loisirs”, mes relations, mes activités militantes et professionnelles. Comment combiner cette exigence avec un éventuel dédoublement, détriplement... de la vie amoureuse?
Si la vie moderne m’éclate déjà en mille morceaux, si j’ai déjà des moments de trop plein, de fatigue de jamais être seul, de sollicitations multiples, de centaines de mails que je lis même plus…Si je suis jamais chez moi, en moi mais toujours perché, sur la brèche, si je rêve de ma mare à méditation mais que je n’ai plus le temps d’y aller: qu’est-ce que je vais proposer à ma deuxième amoureuse: le concept de moi, le flou d’une personne qui n’est pas vraiment avec elle, déjà ailleurs, déjà parti, même pas arrivé peut-être...
A contrario, le PA peut permettre à celui qui choisit de ne pas faire usage de sa liberté sentimentale de renouer dans les moments de solitude avec cette densité, ce temps retrouvé en lieu et place du temps perdu du mondain: pour se dire OK, c’est ça que je ressens, c’est ça que raconte mon corps, c’est ça les sons de ma rue quand je m’arrête pour écouter et que j’ouvre ma fenêtre, c’est ça que je pense quand j’ai le temps de penser.
Je n’ai pas d’idées préconcues sur le sujet, juste des interrogations et des doutes...
C'est peut-etre hors sujet...

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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