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La placardisation

Témoignage
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Zedonim

le jeudi 15 janvier 2015 à 01h54

Bonjour,

Juste un petit témoignage. Je fût polyamoureux, militant de cela aussi, très actifs dans les milieux libertaires. J'ai vécu 9 ans avec une femme avec laquelle j'ai eu un enfant.
Nous avons eu un compagnon que cette ex-compagne m'a présenté à l'époque. Ne ressentant aucune jalousie, j'ai fini par être éclipsé dans la relation par le couple qu'ils constituaient. A force d'être soucieux de la liberté de mon ex-compagne j'ai fini par me retrouver relégué dans un coin minuscule de notre maison.
Je ne m'étends pas sur le harcèlement psychologique violent dont j'ai été victime de la part de l'un et de l'autre. J'ai dû fuir pour briser l'isolement. Mon ex-compagne n'est pas restée longtemps avec ce "prince charmant". Elle est revenue vers moi mais avait changé et était désormais agressive et toujours harcelante. J'ai dû fuir plus loin.
Attention donc! A ce jour, je pense qu'un peu de jalousie ne nuit pas comme simple vigilance face à des personnes envieuses qui se disent polyamoureuses mais sont en réalité dans la captation de votre vie.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 15 janvier 2015 à 11h24

Je ne comprends pas ou tu veux en venir.

Oui, la non-exclusivite affective ne protege pas magiquement contre les cons/les accidents de la vie/le manque de communication de soi et des autres/l'evolution de chacun...

Et a part quelques debutants, une poignee d'illumines, et des detracteurs peu reflechis, je ne pense pas que grand-monde dise autrement

Et ensuite ?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Zedonim

le jeudi 15 janvier 2015 à 12h00

C'est un témoignage. Il n'y a pas à en venir où que ce soit. J'expose un vécu. Comprends-tu mieux ?
Je trouve beaucoup de mépris dans ta façon d'aborder ce sujet.
Tu réponds d'abord à une question que toi-seul pose ici implicitement, à savoir si la non-exclusivité affective protègerait des cons et autres vicissitudes de la vie. Ai-je affirmé le contraire ?
D'autre-part tu catalogues immédiatement celleux chez qui l'expérience polyamoureuse pourrait être un échec, voir plus. Tu adoptes une positions d'autorité par réductionnisme d'autrui, inintéressante à vrai dire. Celleux à qui cela arriverait serait, comme tu le suggères, nécessairement des personnes qui n'ont pas ta science en la matière ou un peu débiles, ou contre le polyamour (même si elles sont polyamoureuses...va comprendre Charles...ou Benjamin). Tu montres ici, bien peu d'empathie et donc je doute que tu sois bien placé pour parler d'affect.
Puis pour t'assurer de ta position de domination dans cette discussion tu fais ce qui s'appelle "le choix des témoins" en allant chercher un "pas grand-monde dise autrement" que tu imagines. En réalité pour le moment tu es seul sur la discussion à t'exprimer de la sorte.
Quant à la suite que tu appelles de tes vœux, je te la laisse deviner.

(ne te fatigue pas à répondre, je n'aime pas le ton d'autorité et de gourou du polyamour que tu as pris. Il n'y aura pas de réponse de ma part à tes propos quels qu'ils soient, désormais)

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(compte clôturé)

le jeudi 15 janvier 2015 à 13h14

Bonjour, je trouve ton témoignage intéressant, mais ça reste très vague. Qu'entends-tu par "relégué dans un coin de la maison" ?
Connaître les temporalités serait intéressant, je pense...
Est-tu toujours en contact avec "madame", en bon ou mauvais termes ?

Étant polyamoureux depuis peu (moins d'un an) je suis simplement curieux :)

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Zedonim

le jeudi 15 janvier 2015 à 14h22

J'entends par "relégué dans un coin de la maison", que concrètement je me suis retrouvé éjecté de mon espace de vie, la chambre commune, la voiture, jusqu'à mes vêtements, sous prétexte que les deux autres aussi avaient à vivre leur relation. Ceci s'est fait progressivement, avec comme mécanisme le déni lent et insidieux de mes propres besoins, affectifs et matériels, sous prétexte de ne pas être jaloux.
Ce n'était pas notre première relation polyamoureuse, je n'ai donc pas imaginé un instant cette évolution de la relation. C'est bien un rapport de soumission qui s'est créé. Si j'avais été un peu plus égoïste et donc un peu jaloux, j'aurai très certainement refusé ces situations, et donc protégé un minimum la relation entre cette femme et moi.
Les conséquences, que je tairai ici, sont lourdes encore aujourd'hui, notamment pour notre enfant. Cette femme et moi sommes en très, très mauvais termes à ce jour.
Je pense que les relations polyamoureuses n'ont pas à ce jour plus de vertus que le couple exclusif. Elles peuvent être tout autant toxiques.
Je suis partisan à ce jour des relations libres, mais pas militant du polyamour ni du modèle dominant du couple. Je trouve que l'état de célibataire est le seul qui ne génère pas d'aliénations à travers l'illusion groupale, comme les génèrent les relations affectives à 2, 3 ou plus.

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Tcheloviekskinoapparatom

le jeudi 15 janvier 2015 à 17h41

Zedonim
Si j'avais été un peu plus égoïste et donc un peu jaloux

Je ne vois pas le rapport entre égoïsme (ou plus positivement respect de soi) et jalousie.
Certes, avec le recul, il semble que tu aurais dû plus clairement défendre ta place dans la maison, ton droit d'utiliser la voiture, le fait que tes vêtements sont tes vêtements, mais quel rapport avec la jalousie ? Peut-être qu'en posant clairement tes limites ta compagne et toi en auraient conclu qu'il fallait se séparer, du moins du point de vue du logement. Mais ce sont là des questions pratiques qui se posent dans toutes relations : gestion de l'espace commun, questions d'argent, etc.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Nurja

le jeudi 15 janvier 2015 à 18h28

Si j'avais été un peu plus égoïste et donc un peu jaloux, j'aurai très certainement refusé ces situations, et donc protégé un minimum la relation entre cette femme et moi.

Il ne me semble pas nécessaire d'être égoïste ou jaloux pour se faire respecter. Il s'agit de faire respecter ses limites (et ça peut être très difficile).

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Siestacorta

le jeudi 15 janvier 2015 à 18h59

Je suis pas sûr que j'arriverais à bien comprendre le Zedonim, ni tout à fait pouvoir tirer de la contre-exemplarité de sa démarche.... mais bizarrement, je peux donner des sens positifs à la jalousie et à l'égoïsme.

A la jalousie, comme seuil d'alerte. Pas comme une émotion dont on devrait prendre la moindre manifestation comme feu vert pour rejeter une demande de l'autre où nous ne voyons pas notre place, mais comme "mauvais moment" en soi. Après, on a le choix d'en conclure qu'on ne se sent pas en sécurité et qu'on a des peurs et des projections bien distinctes de la situation réelle, de tenter de bricoler avec le réel pour qu'on puisse avancer dedans sans se casser la gueule, ou... de transférer sur l'autre la totalité de la responsabilité de nous sécuriser.
Mais en soi, sentir qu'il peut y avoir des problèmes, pour soi-même, ou pour soi avec l'autre, et éprouver une peur à cet égard, c'est pas Mal. Eprouver de la jalousie, en se comparant, en voulant être plus près du centre du monde, en ayant pas que des fleurs à envoyer à ce moment-là... Et s'arranger pour être alerté par ça, c'est pas un mal. C'est comme la peur, je trouve ça pas si mal que mon niveau de stress augmente quand je vois un TGV me foncer dessus.

Pour l'égoïsme... L'égoïsme, ce serait se prioriser, quitte à ce que ce soit au détriment des autres - voir en ayant même pas la sensibilité nécessaire pour comprendre que les autres aussi ont des besoins légitimes.
Mais, d'une certaine manière, être incapable de se prioriser, ce serait se mettre à terme dans une situation où on ne pourra plus donner grand chose à qui que ce soit - où on ne pourra plus se permettre d'altruisme (en a même qui peuvent fair exprès de ce mettre dans cette position limite, pour justifier ensuite des décisions allant enfin dans le sens de leurs intérêts).
Et nier nos propres besoins, ça peut nous faire comprendre de traviole ceux des autres. On se sacrifie, ou on compense ses propres insatisfactions en donnant à quelqu'un, et puis en fait on ne comprend pas ce qui serait bon pour lui à terme. Ou on lui en veut de ne pas avoir vu ce qu'on "sacrifiait". Ou de la vision biaisée qu'il a eu de nous-même, de nous considérer comme acquis, quand c'est justement ce qu'on voulait prouver...

Donc l'égoïsme, savoir qu'on a un ego, des attentes, désirs, besoins, et s'arranger pour se satisfaire ou ne pas être indéfiniment frustré, être indulgent avec ça, ça peut nous donner une base pour être altruiste, ou au moins conscient de des besoins de l'autre.

Après, ça veut pas dire que plus on se laisse porter par ses propres besoins sans les questionner nous plus on est en phase avec le monde, hein.
Comme je l'ai re-découvert y a pas longtemps dans un blog dessiné, la honte et la culpabilité tiennent du même ressort que l'empathie (on se met à la place de ce que pense l'autre). Ignorer ce genre d'émotion juste parce que c'est plus "vrai", parce que les judéochrétiens y font rien qu'à m'embêter... c'est se préparer autant de frustration que de rester coincé dans une inhibition trop grande de l'ego (placardisé, donc je boucle sur le point de départ du fil, wa là chuis fort).

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Zedonim

le vendredi 16 janvier 2015 à 01h58

Et bien si, Siestacorta, tu as parfaitement compris et exprimé où j'en suis aujourd'hui, et ce que désormais je pense de la jalousie comme signal d'alarme de sa propre condition, et pas nécessairement comme velléité de posséder. Ainsi que de l'égoïsme comme connaissance de soi-même, sans mensonge fait à soi-même.
Quant à l'empathie, ce n'est pas nécessairement judéo-chrétien, ni la culpabilité. Ce sont des phénomènes psychiques universels, nécessaires à la vie en société. (de ce qu'en disent les neurosciences en tout cas). Les psychopathes par exemple ont pour particularité de ne ressentir aucune culpabilité et sont incapables d'empathie. C'est ce qui les rend manipulateurs car ils objetisent autrui.
Dans mon cas, j'aimais l'autre libre mais j'aliénais ma liberté pour la sienne. J'étais devenu uniquement pratique à ses yeux.

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Leolu

le vendredi 16 janvier 2015 à 11h44

Zedonim
Dans mon cas, j'aimais l'autre libre mais j'aliénais ma liberté pour la sienne. J'étais devenu uniquement pratique à ses yeux.

J'ai découvert par l'expérience que, bien souvent, le comportement d'un "dominé" (mot court pour dire : "moins volontaire que l'autre") influe beaucoup plus sur le comportement du dominant que ce qu'on pourrait croire.

J'ai ainsi été placé en position de Pouvoir (temporaire) par une personne qui, elle-même, se diminuait constamment face à moi, me donnant, progressivement, une assurance inédite, voire une "hargne" que je ne me connaissais pas.
Cela m'a fait peur, sur le moment, mais ça m'a donné une bonne leçon : dans les rapports humains, même celui qui est en position inférieure a une certaine "responsabilité" dans sa propre situation.

Attention ! Cela ne justifie en aucun cas les dominations abusives de pervers manipulateurs, mais ce phénomène psychologique explique pourquoi certaines personnes peuvent se laisser entraîner dans de telles situations.
D'un côté comme de l'autre.
Et on est tous susceptibles de se retrouver dans l'une ou l'autre de ces situations, question de moments, de rencontres, de faiblesse passagère...

Dans le cas de Zedonim (et de bien d'autres), il y a une dynamique active (2 amants) et une dynamique passive (l'amoureux partagé qui ne voit qu'elle, qui ne rêve qu'au passé). Or, plus la personne "passive" montrera des signes d'acceptation de la soumission, plus cela poussera l'autre (parfois sans même le vouloir consciemment) à en rajouter dans la soumission, jusqu'à l'humiliation, parfois... et à préférer s'orienter vers celui qui ne se soumet pas !

C'est pourquoi il faut faire très attention dans les situations de candaulisme et de polyamour à sens unique : il est très facile de tomber dans ce piège, et, même pour le polyamoureux actif, de se laisser entraîner dans ce qu'il ne cherche pas au départ. Il faut un très grand amour et une très grande confiance pour continuer à aimer une personne "passive".

La meilleure solution étant, bien entendu, un équilibre de bon aloi. ;)

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bodhicitta

le vendredi 16 janvier 2015 à 17h29

Zedonim
Quant à l'empathie, ce n'est pas nécessairement judéo-chrétien, ni la culpabilité. Ce sont des phénomènes psychiques universels, nécessaires à la vie en société. (de ce qu'en disent les neurosciences en tout cas).

Je suis du méme avis que toi au sujet de l'empathie, les héthologues ont pu l'observer chez les animaux (facile à voir chez les chiens) ceci ezt donc naturel.
Quand à la culpabilité j'en suis moins certaine!
Nécessaire pour vivre en société ça oui, je dirai aussi qu'elle est ou peut etre politique en plus d'etre judéo-chrétienne
(de toutes façons l'un va avec l'autre à mon avis depuis qu'est apparu les religion d'ETAT pour "mieux gérer" le société (controler manipuler etc) la populasse et au passage justifier des guerres)
(post-post' désolée si j'ai pu paraitre un peu virulente, humeur du moment...:-/ )

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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aviatha

le vendredi 16 janvier 2015 à 18h13

L'éthologue ramène son grain de sel^^
La culpabilité est un phénomène naturel observé chez plus de 150 espèces, allant des primates aux animaux domestiques, en l'état actuel des recherches, on peut qu'il s'agit d'un sentiment que le cerveau génère en auto-conditionnement négatif: pour faire simple, l'empathie nous indique que notre action a porté préjudice à un autre individu (chagrin, colère, douleur...), la culpabilité fixe ce sentiment pour nous éviter de reproduire le comportement qui en est à l'origine (c'est lorsque les petits enfants commencent à être capables de culpabilité qu'ils peuvent apprendre qu'il ne faut pas taper, pas mordre, pas jeter du sable dans les yeux du petit copain, autrement il n'y a qu'un empathie immédiate mais sans effet sur les comportements futurs).

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bodhicitta

le vendredi 16 janvier 2015 à 18h35

mououais, bon ok... :-/
Mais pour moi, il y a une très grande différence entre culpabilité et empathie, du moins certaines formes de culpabilités sont sans raisons "empathiques".
Par exemple quand des femmes (il y en a) qui culpabilise parce qu'elles ont mangé 3 morceaux de gâteaux pourtant elles font de mal à personne

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le vendredi 16 janvier 2015 à 19h02

non, mais ça relève plus de la honte, qui est "l'hypotèse du regard négatif de l'autre sur nous", donc, même d'une façon détournée (pas toujours saine), c'est aussi de l'empathie.

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aviatha

le vendredi 16 janvier 2015 à 19h24

ah mais je suis d'accord, certaines émotions, dont la culpabilité en première ligne, peuvent parfaitement être détournées ensuite !
Dans l'exemple du gâteau, c'est encore de l'auto conditionnement négatif, mais en effet il vient plus de ce qu'on imagine que l'autre doit ressentir (dégoût) que de ce qu'il ressent vraiment.
C'est comme la colère, à la base c'est un mécanisme défensif du cerveau, qui sert à la fois à signifier à l'autre que son comportement ne va pas, à nous que nous sommes en souffrance et qu'il faut sortir de la situation (c'est pas pour rien que les gens en colère sortent en claquant les portes), et parfois à dévier un sentiment trop destructeur (c'est le cas de la colère dans le mécanisme de deuil).
Ca n'empêche que certaines personnes se mettent en colère pour un rien, ne savent pas gérer leur frustration et ont de gros problèmes de gestion de leurs émotions.
Une émotion naturelle, même négative, existe parce qu'elle a une fonction qui, d'une façon ou d'une autre, nous protège et assure notre bon fonctionnement, ça n'empêche malheureusement en rien ses dérives.

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bodhicitta

le vendredi 16 janvier 2015 à 19h33

ok là on s'y rapproche, à mon sens, l'empathie c'est en premier la capacité à se mettre à la place de l'autre. Donc oui d'imaginer le regard des l'autres sur nous...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Leolu

le samedi 17 janvier 2015 à 17h01

Siestacorta
Comme je l'ai re-découvert y a pas longtemps dans un blog dessiné, la honte et la culpabilité tiennent du même ressort que l'empathie (on se met à la place de ce que pense l'autre).

L'article du blog en question :
janinebd.fr/le-regard-dautrui/

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Siestacorta

le dimanche 18 janvier 2015 à 03h11

Yep ! Merci d'avoir retrouvé la référence !

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