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Libre d'aimer mais prisonnière de l'amour

Témoignage
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Chupapink

le dimanche 02 novembre 2014 à 20h59

C'est un peu comme se retrouver devant une vitrine de gourmandises absolument alléchantes mais en s'interdisant de passer la porte de la boutique parce qu'on sait que demain ça se verra sur la balance !

Je sais qu'aujourd'hui je peux profiter de la vie, m'autoriser à sortir, voir du monde, rencontrer d'autres personnes, mais que quelque chose au fond m'en empêchait. Comment décrire ce sentiment ? Je ne sais pas trop, c'est tellement le flou "à nouveau"...
Je pense que tout est parti du fait que nous avons peut-être quelqu'un qui serait prêt à acheter notre maison. C'était devenu tellement une évidence que cette maison soit vendue, que derrière je commençais à envisager le futur différemment. J'ai même trouvé un endroit pour déménager et du coup, j'en parle comme d'un nouveau projet, avec entrain et conviction. Mais lorsque je commence à parler plus sérieusement de cette proposition d'achat à mon mari, il change de sujet, semble ne pas se sentir concerné, me sort des excuses bidons pour ne pas accepter cette offre. Alors, j'ai "à nouveau" haussé le ton et demandé haut et fort POURQUOI ?
Pourquoi ne pas vouloir passer à autre chose, pourquoi ne pas accepter que je puisse avancer dans ma vie alors qu'il ne veut plus en faire partie à part entière, pourquoi vouloir que je reste dans cette grande maison seule avec nos enfants, pourquoi, pourquoi, pourquoi ????? J'étais certaine d'avoir réussi à bannir ce mot de ma bouche mais il ressort avec encore plus de doutes sur notre relation. Mais j'ai eu beau le questionner, aucune réponse n'est sortie. Je débute cette nouvelle semaine avec un vide dans ma tête. Il est d'accord pour vendre la maison mais finalement ne semble pas vouloir que j'y trouve mon compte.
Comment lui faire comprendre que je l'aimerais toujours, qu'il aura toujours cette place dans mon coeur alors que c'est lui qui a détruit la vie que j'avais. J'ai fini par lui redire toute ces choses-là : "C'est quand même à cause de toi que j'en suis là, obligée de refaire des projets, de tenter d'organiser ma vie pour ne pas sombrer." Si je tiens c'est aussi grâce à cette volonté que j'ai d'aller de l'avant. Mais il semble penser qu'une fois "chez moi", je n'aurais qu'une envie me débarrasser de lui. Je crois qu'il s'imagine que je ne l'aimerais plus une fois que nous n'aurons plus aucune attache matérielle entre nous. Je n'ai pu que lui dire que ce sera peut-être ma façon de lui montrer que je l'aime pour lui et pas pour ce qu'il m'avait apporté matériellement pendant toutes ces années. Quand nous nous étions séparés, je me suis pris dans les dents que je n'avais plus besoin de lui, que je pouvais me débrouiller toute seule, qu'il n'avait plus rien à m'apporter. Et aujourd'hui que je suis devant cette porte, à plus ou moins lui montrer qu'il avait sans doute raison, c'est lui qui doute.
Du coup, je doute également. Est-il prêt à renoncer à tout ça réellement ou pense-t-il a ce qui pourrait être rétabli. Je n'y crois pas trop et je pense que je ne pourrais pas. Mais il trouve le moyen de me fait douter sur mes choix de vouloir avancer dans "ma vie".
Le loft que j'ai trouvé est la vitrine pleine de gourmandises qui me fait entrevoir une liberté grande ouverte, et lui il est la porte que je m'interdis de franchir par raison.
Une phrase que j'ai sorti ce week-end me revient et qui résume bien la situation : Notre relation était devenue telle que la raison aurait voulu que nous nous séparions, mais nos coeurs en ont décidé autrement. Et aujourd'hui ou la raison devrait nous dicter de vendre cette maison, il semble que nos coeurs nous y retienne.

Quoi faire, quels sont vos avis, je suis ouverte à n'importe quelle suggestions, avis, idées, critiques. J'ai besoin de parler de tout ça avec des personnes qui comprennent que le coeur peut être partagé mais qu'il peut aussi donner beaucoup à plusieurs personnes.

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Siestacorta

le dimanche 02 novembre 2014 à 21h43

Des gourmandises ?
Ce loft peut être un luxe, un plaisir qui n'est pas si nécessaire à ta vie.
Si ça se trouve, c'est le cas ? je connais pas votre situation matérielle, vous pouvez peut-être faire autrement que ce déménagement. Par ex lui de continuer à payer sa location, toi de vivre dans la maison. Vous avez peut-être la marge nécessaire pour repousser l'échéance.

Mais si ce loft était autre chose qu'une gourmandise, pour toi, en quoi ça le serait ?

Par ailleurs, je comprend pas bien comment, si en causant de cette vente, il a plus de doutes sur votre relation, ça le pousse à garder votre maison...
Est-ce que c'est pas plus toi qui aurais peur qu'il rompe définitivement une fois passée cette étape ?
Parce que vu que tu traites ton homme comme un enfant, et que lui se laisse balader comme un gamin qu'on doit guider plus que comme un adulte - comme pour son récent déménagement, l'éducation de vos enfants, la prise en charge de votre dialogue de couple - pourquoi ne pas faire comme d'habitude et décider toi-même ?
(oui, c'est une provoc, j'espère qu'elle peut éclairer plus qu'elle ne peut percuter)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Alakaluf

le dimanche 02 novembre 2014 à 22h08

Je comprends ta situation même si je la vis dans une position différente, celle de l'homme qui part.
En effet, je suis celui qui souhaite partir et laisser mon épouse et nos 3 filles (dont 2 étudiantes) dans la maison que nous avons fait construire il y a tout juste 10 ans. Comme toi, je suis très partagé. Que dois-je faire ?
Penser d'abord à moi et faire souffrir les 4 autres ? ou vivre MA VIe et ne plus continuer à mal vivre comme je le fais depuis quelques années. La réponse paraît très simple mais il n'est jamais facile de casser, de rompre un long cheminement de presque 30 ans. Comme toi, je doute, j'hésite avant le grand basculement.
Mon épouse semble jouer la montre, repousser ce qui me semble de plus en plus inéluctable. Le passage par la case banquier ne milite pas vraiment pour la séparation comme très souvent. La communication est bloquée, inexistante sur LE sujet depuis quelques semaines.
Comme toi, je n'ai pas encore totalement franchi ce pas bien difficile. Etre abandonné est très pénible mais je t'assure qu'être le premier à demander de larguer les amarres n'est pas simple non plus. Il faut du temps pour la réflexion mais il n'est vraiment pas bon de trop tarder quand le point de non retour est dépassé.
Que c'est compliqué de composer entre Coeur et Raison.
J'ai appris (même si je reconnais que cela m'enlève ainsi trop facilement une part significative de responsabilités) qu'une séparation est un constat d'échec dont on peut difficilement faire porter l'intégralité des torts sur un seul des conjoints. C'est bien souvent l'interaction des 2 personnalités (un cercle vicieux comme il y a un cercle vertueux dans la phase d'approche et de séduction) qui conduit dans le mur. Trop souvent, de mon point de vue, on caricature les positions : le Diable et la Sainte (ou La Diablesse et le Saint). Rompre est toujours difficile mais c'est parfois la moins pire des solutions.
Courage Jezebel.

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Phoenix

le dimanche 02 novembre 2014 à 23h36

Je ne suis pas d'accord sur le fait qu'une séparation est un constat d'échec, J'imagine que cela peut l'être. Cela peut aussi être un mouvement vers un autre chose meilleur. Et puis, n' y a-t-il pas autant de séparations qu' il y a d'histoires d'amour?
Pour ton problème actuel, Jezebel, je ne trouve pas d'idée lumineuse... Il faudra savoir d'abord ce que recouvre cette maison en terme de symbole(s) pour toi, puis pour lui.
Je te dirais d'écouter ton instinct et d'aller où tu sens que tu seras bien. Il y a eu pas mal de chamboulement dans ta vie ces temps-ci, tu dois penser à te ménager.

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Chupapink

le dimanche 02 novembre 2014 à 23h45

T'inquiète Siesta, je prend pas ça pour une provoc ! Au contraire, ça remet un peu les pendules à l'heure. Le truc, c'est qu'en gardant la maison, je ne peux pas y subvenir seule (j'en serais même très loin). Et qu'en guise de loft (j'aime à l'appeler comme ça), c'est en fait une ancienne salle de réception à remettre en état, avec quelques pièces pouvant servir de chambre et de cuisine, mais avec un espace très suffisant pour mon activité professionnelle. Le tout n'étant pas bien reluisant, mais financièrement à ma portée. Je suis aujourd'hui encore dans la maison parce que c'est lui qui y contribue financièrement. Et comme il vivait chez Mlle pour l'instant, il n'avait pas d'autres dépenses. Mais le loyer de son studio vient s'y ajouter maintenant. Mais j'ai comme ce besoin de me détacher financièrement et matériellement de lui, et tu as sans doute raison en émettant l'idée que c'est moi qui ai peur que la situation change.
Et oui, je pourrais prendre cette décision, c'est d'ailleurs ce qu'il fini par me dire. Je n'ai qu'à faire comme je veux ! Mais bizarrement, avoir cette responsabilité sur notre relation m'empêche de la prendre cette décision. Comme si pour une fois, je ne voulais pas avoir à décider. Je voudrais qu'il la prenne, qu'il finisse par prendre ses responsabilités et tout ça sans doute pour qu'il réalise où toutes ses incertitudes nous auront mené. Oui, c'est une sorte d'échec, même si je m'en suis relevée. Mais c'est comme si avoir à prendre cette décision me remettais tout sur le dos, j'ai le sentiment d'être responsable d'une éventuelle séparation, qui peut-être n'arrivera pas en plus. Mais ça a toujours été comme ça, il suggère mais c'est moi qui agit.
Le pire, c'est que j'ai l'impression qu'il cherche à ce que je culpabilise de vouloir faire le nécessaire pour pouvoir prendre mon indépendance. Et du coup, j'ai sans doute plus peur qu'en ne se sentant plus utile auprès de moi, je ne me tourne plus vers lui. Alors que je ne vois pas ce que ça pourrais bien changer. Son égo en prendrait-il un coup ?
J'aime bien la caricature du Diable et la Sainte (ou la Diablesse et le Saint), on change de camps à tour de rôle suivant les humeurs. Aujourd'hui, j'étais la Diablesse et lui le pauvre malheureux qui se fait délaisser par sa femme. Mais ça c'est mon caractère de chieuse qui a tendance à ressortir assez souvent récemment.
Oh que oui, le Coeur et la Raison sont bien deux choses faites pour nous tourmenter l'esprit, surtout quand les deux sont en pleine contradiction. Mais la position du décisionnaire est dure à prendre quand même, surtout quand les choses risquent de changer. En même temps, il y a toujours le dialogue qui est présent (bon, sauf quand il se renferme complètement comme aujourd'hui). On en reparlera sans doute, mais il est vrai que laisser trainer les choses peut aussi avoir un mauvais ascendant.

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Chupapink

le dimanche 02 novembre 2014 à 23h52

Phoenix
Il faudra savoir d'abord ce que recouvre cette maison en terme de symbole(s) pour toi, puis pour lui.

C'est justement là que le bas blesse. Lors de notre séparation, j'ai découvert que cette maison que nous avions choisi ensemble, il ne s'y était jamais senti comme chez lui. Donc pour lui, la vendre ça ne lui pose pas de problème. Par contre, de mon côté, je me rend compte qu'elle a quand même une signification. Il l'a dit lui-même, ça aurait dû être la maison du bonheur, et finalement ça aura été pour arriver à l'inverse. Faut-il rester et continuer à dépendre de lui ? Lui, il verrait bien ça comme ça, ça ne semble pas lui poser de problème.
Et pareil pour mon instinct, il me dit bouge, avance, évolue, va de l'avant. Mais toutes ces inconnues font quand même un peu peur. Je ne suis pas seule, j'entraîne aussi 2 petits bonhommes avec moi. Bon, en même, ils n'arrêtent pas de me demander quand est-ce que je trouve une nouvelle maison, c'est marrant des fois. Peut-être que eux aussi ils ne veulent plus rester dans cette maison, où ils sont dans l'incertitude de leur parents. Faudrait que je leur demande !

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Siestacorta

le lundi 03 novembre 2014 à 00h08

Jezebel
Et oui, je pourrais prendre cette décision, c'est d'ailleurs ce qu'il fini par me dire. Je n'ai qu'à faire comme je veux !

Ben oui. Il assumait pas ses choix avant, il ya toujours eu quelqu'un pour le faire à sa place, alors pourquoi il le ferait maintenant ? Il est comme il est. Sa nature est d'être un enfant qui laisse les autres décider pour lui, il faut qu'il la suive, qu'y a t-il de mal à être fidèle à sa nature ?
:-S ...

Jezebel
Et du coup j'ai sans doute plus peur qu'en ne se sentant plus utile auprès de moi, je ne me tourne plus vers lui.

JEU :
Un petit lapsus s'est glissé dans cette phrase. Sauras-tu l'interpréter ?

Jezebel
Mais ça a toujours été comme ça, il suggère mais c'est moi qui agit.
Le pire, c'est que j'ai l'impression qu'il cherche à ce que je culpabilise de vouloir faire le nécessaire pour pouvoir prendre mon indépendance.
(...)
Alors que je ne vois pas ce que ça pourrais bien changer. Son égo en prendrait-il un coup ?

Oui.
Voilà.
Comme tu dois prouver que tu es super forte, tu dois deviner ses intentions et les exprimer à sa place, parce que même ça, il est pas assez grand pour le faire de lui-même. C'est bien connu, les garçons, on ne leur apprend pas à réfléchir par eux-même, parce qu'il ne peuvent pas apprendre à le faire.
Puis au final; comme t'es vraiment une fille supaire, tu peux prendre toutes les décisions toi-même, mais en culpabilisant parce que t'es pas sûre de pouvoir faire au mieux ou d'avoir fait au mieux. C'est très bon pour le teint, de pas pouvoir se fier aux paroles de quelqu'un, et de culpabiliser de pas savoir.

C'est votre façon naturelle de faire, "ça a toujours été comme ça", lui le rôle du brave petit benêt qui fait jamais exprès quand ça déconne, et toi celui de l'adulte autoritaire qui doit gérer et gronder, et ya pas de mal à suivre sa nature, pas de bonne raison d'essayer autre chose.
Jusqu'ici aucune, aucune, aucune, au-cune raison de croire que le schéma d'erreur peut se répéter comme ça très longtemps.

(j'ai déjà écrit ailleurs pourquoi j'étais sensible à certains de ces thèmes, parfois jusqu'au sarcasme, et aussi que j'ouvre ma g. dessus sans que ça signifie que je les gère mieux qu'un autre. C'est quand même moi qu'ai raison, d'abord.)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Phoenix

le lundi 03 novembre 2014 à 07h16

À mon avis, il ne faut pas impliquer les enfants dans la décision. C'est un choix d'adulte. Et leur demander ce qu'ils en pensent pourrait leur laisser penser qu'ils ont une responsabilité quelconque dans tout cela. Ce que les petits enfants ont déjà souvent tendance à imaginer...

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Chupapink

le lundi 03 novembre 2014 à 09h27

Oh non, loin de moi l'idée de carrément demander leur avis aux enfants sur la situation. C'était plus dans l'idée de discuter sur ce qu'ils en pensent de déménager, pour savoir un peu ce qui leur trotte dans la tête en ce moment. Ca ne doit pas être facile de voir leurs parents ensemble que de temps en temps, malgré le fait qu'ils semblent bien s'adapter.

Mais en fait, je crois que je n'arrive pas à passer le cap de tirer un trait sur ce qu'à été notre vie pendant tant d'années. Je me doute qu'on ne peut pas le faire juste comme ça en claquant des doigts (en même temps, ce serait plus simple), mais je voudrais pouvoir me détacher de cette maison plus facilement. Est-ce que ce n'est pas une étape qui appuie un peu plus sur l'échec de notre vie de couple. Je n'aime pas raté quelque chose que j'ai entrepris. Mais je suis aussi consciente qu'on ne peut pas forcément tout réussir, et puis je me console un peu en me disant que tout n'est pas de ma faute si on en est là. On pense avoir fait de son mieux pour satisfaire celui qu'on aime,pour finalement découvrir que pas grand chose ne convenait. On se met de côté et on fini par se le faire reprocher. Peut-être finalement vaut-il mieux penser à soi en premier ? Mais le carcan de l'amour prend des fois le dessus sur celui de la raison, et c'est comme une sorte de prison du coeur.
En ce moment , j'ai tendance à lui demander : "Pourquoi je t'aime encore ?" Je voudrais qu'il me donne une réponse avec ses mots, mais il me répond simplement : "Je ne sais pas, c'est pas logique !"

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LuLutine

le lundi 03 novembre 2014 à 11h54

Jezebel
Est-ce que ce n'est pas une étape qui appuie un peu plus sur l'échec de notre vie de couple.

Ce n'est pas parce qu'une relation (ou une "vie de couple") se termine (et/ou évolue sous une autre forme) que c'est un échec.

Parfois, ce qui serait l'échec, ce serait de continuer "comme avant" alors que ça ne fonctionne visiblement plus...!

Décider de passer à autre chose parce que là, maintenant, c'est le meilleur choix possible, ce n'est pas un échec, c'est plutôt un succès ! Un succès dans la gestion du changement, si tu veux. Parce que dans la vie, tout change/évolue sans arrêt.

Pour moi l'échec, ce serait de ne pas s'adapter aux changements qui interviennent !

Donc : non, tu n'as rien raté !
Tu as probablement vécu tout ce qu'il y avait à vivre dans cette relation sous la forme qu'elle avait alors.

Jezebel
En ce moment , j'ai tendance à lui demander : "Pourquoi je t'aime encore ?" Je voudrais qu'il me donne une réponse avec ses mots, mais il me répond simplement : "Je ne sais pas, c'est pas logique !"

Si l'amour était (complètement) logique, ça se saurait... ;)

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Siestacorta

le lundi 03 novembre 2014 à 12h26

LuLutine
Ce n'est pas parce qu'une relation (ou une "vie de couple") se termine (et/ou évolue sous une autre forme) que c'est un échec.

Parfois, ce qui serait l'échec, ce serait de continuer "comme avant" quand ça ne fonctionne visiblement plus... !
(...)
Donc : non, tu n'as rien raté !
Tu as probablement vécu tout ce qu'il y avait à vivre dans cette relation sous la forme qu'elle avait alors.

(+) (+) (+)
Pareil. Le couple et la famille ne sont pas des projets qu'on réussi, pas un plan d'architecture pour bonheur fonctionnel ; c'est des évènements de la vie qu'on a plus ou moins bien aimé.
Il y a des critères pour savoir si toi tu es bien, si tu penses pouvoir continuer à l'être, mais ils sont subjectifs. C'est plus des conditions de vie, celles qu'on se donne, celles qui nous sont données. Mais ça change tout le temps, et la vie continue. On peut projeter de faire des trucs pour qu'ils se passent bien, mais c'est des points de repères, pas plus. La carte n'est pas le territoire, donc fais ton chemin comme tu peux sur le moment, pas de regrets à avoir de pas pouvoir suivre des routes barrées, dangereuses ou paralysées par les embouteillages.

Sinon, Jezebel, mon précédent post était un peu plus acide encore, ça va quand même ?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Phoenix

le lundi 03 novembre 2014 à 13h05

D'accord avec Lulutine et Siesta sur la question de l'échec!!!!
Pourquoi on aime encore? Je n'ai pas de réponse, moi-même je ne suis pas programmée pour désaimer...

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Chupapink

le lundi 03 novembre 2014 à 13h10

En gros, si je résume, faut se lancer !!! :-D

C'est un énorme pas en avant en fait, et j'ai l'impression d'être en haut de la passerelle pour sauter à l'élastique. J'ai envie de le faire mais quelque chose me retient. Un fil invisible derrière moi qui m'empêche de passer ce cap.

Il m'a appelé tout à l'heure. Ce matin il avait rendez-vous avec la psy de Mlle. Elle a réussi à le faire y aller. Il y allait pour que la psy puisse expliqué à Mlle sa vision des choses, mais il est ressorti avec une constatation de plus. Lui a besoin d'un ancrage et de se sentir rassuré et Mlle, elle a besoin d'avoir quelqu'un qui la guide et l'oriente. Donc, j'ai résumé comme ça en lui posant la question : "Donc moi je suis là pour le rassurer lui, et lui il est là pour la rassurer elle."
Je n'ai pas pu m'empêcher de demander ce que je devenais dans le tas. Et moi, qui s'occupe de me rassurer et de m'aimer. Parce qu'on a tous besoin de savoir qu'on est aimé, qu'on est un petit peu important pour quelqu'un. Alors il m'a rassuré en me disant que j'étais également demandeuse de ça mais que moi, je cherchais ça aussi en cherchant mon indépendance, alors que elle, elle a besoin d'appartenance. Et bien ça me fait une belle jambe !!!
C'est horrible, des fois, j'ai envie de crier, de foncer dans le tas, d'être méchante avec toutes ces incohérences de sentiments. Je vais ressortir mon sac de frappe !

Et oui Siesta, ça va. Ne t'inquiète pas, au contraire c'est de ça que j'ai besoin. De vraiment pouvoir parler ouvertement car vous avez tous plus "d'expérience" et ça aide dans les orientations de choix, ça oblige à envisager d'autres visions que celles que je peux me faire et dont je ne sors pas forcément. Donc, tout baigne, tu peux continuer !!! (+)

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MagentadeMars

le lundi 03 novembre 2014 à 13h29

Tu sais, il y a un tas d'années, je me suis rendu compte qu'au niveau corporel, la ressenti de l'amour était très très semblable à celle de la peur. Des fois, la sensation de l'amour c'est la peur de perdre... et possiblement aussi la peur de partir, de changer.

Mais, c'est un peu comme ce paradoxe : on ne peut jamais savoir si ma compréhension de la couleur rouge est aussi la tienne...

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Chupapink

le lundi 03 novembre 2014 à 13h46

Oui, je pense que je suis juste sur la limite entre l'amour et la peur. En fait, je l'aime au point d'avoir peur de le perdre. Mais justement, où est la limite ! Jusqu'où peut-on aller ou tenir par amour ? En sachant que maintenant il faut aussi que je pense à moi. Au secoooooouuuuuuuuuuurrrrrrrrs ! C'est compliqué ! :-D :-D :-D

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(compte clôturé)

le lundi 03 novembre 2014 à 15h23

Jezebel
En fait, je l'aime au point d'avoir peur de le perdre.

Salut Jezebel,

Quand je lis cette phrase, je me demande : est-ce que ce serait pas plutôt (et ce serait bien humain) que tu as peur du changement, d'entamer une nouvelle vie sans lui, avec tout l'inconnu et les incertitudes que ça suppose ?

Jezebel
Mais justement, où est la limite ! Jusqu'où peut-on aller ou tenir par amour ?

Jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus ? :-D
Plus sérieusement, si possible, il faut s'arrêter avant d'avoir explosé en vol.
Evidemment c'est plus facile à dire qu'à faire, moi j'ai tendance à aller au bout de mes forces et c'est seulement une fois que j'ai vraiment tout essayé, que je vois que je peux rien faire de plus, que j'accepte d'abandonner. Mais comme on m'a dit un jour : "tu sais, en boxe l'abandon c'est avant de sortir sur une civière".

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Alakaluf

le lundi 03 novembre 2014 à 15h51

100% d'accord avec Lulutine.
La mort conduit-elle forcément à considérer qu'on a raté sa vie ? La fin de quelque chose ne présume pour moi en rien de sa réussite ... même si, comme beaucoup dont moi, tu t'étais engagée en pensant que c'était éternel. Et bien non, une relation de couple est fragile et peut prendre fin après 3 jours, 3 semaines, 3 mois, 3 ans voir même 30 ans ... J'ai passé le cap des 25 ans, je crains que nous ne passions jamais celui des 30 ... au moins dans la configuration classique du couple à laquelle nous avions cru sincèrement tous les 2.

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