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Dictature

Témoignage
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J-E

le samedi 25 octobre 2014 à 14h02

... Du moins, de mon poste de presque vingtenaire, c'est l'effroyable sensation que me renvoie, chaque fois que je les cotoies, les gens de mon âge (generalement sans notions des amoures plurielles, ou au contraire franchement méchants/hostiles au concept).
J'avais posté quand je m'étais inscrit un fil pour savoir si d'autres personne de mon âge avaient eut à faire au polyamour, eh bien je reformule:
D'autres ont ils vécu cela aussi, de se sentir étranger à tous/toutes (les curieux/ses exceptés, mais ils sont rares), de ne plus pouvoir entendre une chanson d'amour à la radio sans lever les yeux au ciel, ne pas pouvoir connecter aux cultes disneys ressassés par ces jeunes adultes nourris à ça dans leur enfance? D'autres se sentent-ils légerement impuissant de ne pas pouvoir parler de cette manière d'aimer si pure et particulière avec ses amis proches? Avec les personnes dont on tombe amoureux?
Je ne me sens pas perdu, mais ça m'intriguerai de savoir si d'autres vivent sous cette "dictature" sociétale, qui est d'autant plus pesante que j'assume un polyamour jeune, et me promet ainsi à une vie fidèle à cet instinct.
Je le ressens petit à petit, je m'éloigne de tout ceux qui ont constitué mes "amis" par le passé; Nous avons d'autres centres d'interêt bien sûr, mais cette différence fondamentale entre eux et moi pour ce qui est de la façon d'aimer reste rédhibitoire. Hostilité, comme je disais. C'est le voyage de la vie, les relations se font et se défont. Je digresse. Mais c'est vraiment ça que je perçois, un système totalitaire de l'amour, suffisamment ancré pour intoxiquer la moindre parcelle de notre culture.

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LuLutine

le samedi 25 octobre 2014 à 17h24

Parmi les membres du forum, il me semble qu'Evavita et bohwaz (créateur de ce magnifique site pour lequel tu peux même faire un don - comment ça j'en fais trop ? :P ) ont "commencé" très jeunes et affirmé très tôt leur volonté de vivre des relations intimes non-exclusives.

Mais je ne sais pas s'ils passeront par ici pour te répondre !

Pour ma part le fait d'être (devenue) poly ne m'a pas éloignée de tous les amis, il faut dire aussi que cela s'est fait progressivement et que je reste discrète quand je vois une personne rêver tout haut de son mariage-de-princesse-disney ou je ne sais quoi du genre (bien que ça me donne envie de lever les yeux au ciel comme toi ;) !).

Après, il y a aussi des gens qui se sont éloignés, et au final si les intolérants s'éloignent d'eux-mêmes, je trouve ça pas si mal.

Un certain nombre d'amis sont totalement exclusifs (en mode "Moi je pourrais pas" - je rassure tout le monde, ils m'ont dit ça une fois, ils ne le disent pas à chaque fois qu'ils me voient ;) ) et pour autant je m'entends bien avec eux. Je ne fais pas figure d'extraterrestre : le polyamour c'est mon truc, et ce n'est pas le leur.
Tout comme l'exclusivité c'est leur truc, ce n'est pas le mien. (Et pour autant je ne les prends pas pour des extraterrestres ;) ! Ni pour des dictateurs d'ailleurs !)

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Apsophos

le samedi 25 octobre 2014 à 20h14

Ach peut-être une recrue pour mon parti violemment opposé au complot disneyo-médiatique, ja ?

Plus sérieusement (et doucement, aspartame++ jusqu'au cancer des glandes lacrymales) on peut ressentir cette "dictature" en étant entourés de gens très ouverts et même de gens eux-mêmes non-exclusifs.

Et choisis mieux tes mots : tu es manifestement incapable d'aimer alors pourquoi t'obstiner à choisir ce terme ?

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Siestacorta

le samedi 25 octobre 2014 à 22h25

Apsophos
Et choisis mieux tes mots : tu es manifestement incapable d'aimer alors pourquoi t'obstiner à choisir ce terme ?

O_O

Tu te soulages d'un truc, ou alors j'ai raté une étape dans le raisonnement ?

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Siestacorta

le samedi 25 octobre 2014 à 23h12

J-E

Je ne me sens pas perdu, mais ça m'intriguerais de savoir si d'autres vivent sous cette "dictature" sociétale, qui est d'autant plus pesante que j'assume un polyamour jeune

Je crois que dans ce que tu rejettes il faut distinguer deux trucs : le discours normatif sur l'amour et les comportements amoureux.
Pour le premier aspect, l'analogie, c'est plus de la propagande que de la dictature. Tu peux avoir de la propagande pour n'importe quelle structure idéologique, même sans être "au pouvoir". Donc, il y a une propagande très présente sur l'amour mono, mais ça n'est pas parce que nous la contredisons et qu'on est moins nombreux qu'on est plus malins et que nos idées sont meilleures. Ca veut juste dire qu'on doit le faire, parce qu'en face le discours est aujourd'hui plus fort ; donc qu'il y a tout intérêt - pour nous dans l'absolu, mais pour toute la société - d'en proposer un autre. C'est le rapport classique d'une marge* avec la norme. Jusqu'à ce que la norme change (sans cesser d'être norme. C'est pas parce qu'on est différent qu'on est plus intelligent...).

Pour le second aspect, le régime socio-politique des rapports amoureux, l'analogie avec la dictature ne fonctionne pas bien : on peut aimer une seule personne par choix. Vraiment. Consciemment. En connaissance de cause, informé sur nos déterminisme et sur nos options.

Ca n'est pas de la dictature, puisque ça n'oblige pas à imposer ce choix à l'autre (certains le font, mais pas tous, donc c'est pas une loi totalitaire), et surtout, là encore, si à l'opposé c'était le polyamour la norme, ça n'en serait pas moins "une dictature". Donc il s'agit pas de l'amour mono en soi.
Ce qui fait que la norme amoureuse actuelle est autoritaire, c'est pas son fond moral, mais le fait qu'elle ne conçoit pas ou peu d'alternative, de marge* de manœuvre : poly ou asexuelle ou aromantique ou discontinue ou même traditionnellement polygame, on ne pourrait que (se) faire du mal ainsi.

Il s'agit donc pas d'affirmer le polyamour contre la monogamie, mais en option supplémentaire. En demande d'ouverture des options.
Parce que si je ne pense pas qu'il s'agit d'une dictature, je ne crois pas non plus que l'amour soit une démocratie et un état de droit.
Un peu à cause de la norme, qui a donc pour elle des institutions, de la propagande et la force de l'inertie sociale. Comme on est éduqué dedans mais qu'en cherchant, on peut en sortir, comme on peut faire des choix mais qu'ils sont encore souvent jugés et (moralement) condamnés, c'est ni démocratie ni dictature... Démocrature, peut-être :-) ?

Mais surtout, ce n'est pas un état de droit parce que l'amour et la justice, morale ou sociale, ça se superpose pas. L'amour au sens lien amoureux du terme, même en cessant d'être exclusif, il reste électif, affinitaire, sélectif. Défini par l'attirance ou l'indifférence. C'est pas un sentiment égalitaire, ni forcément social. Dans la phase passionnelle, ça peut parfois être aliénant. L'amour et la solidarité, c'est pas la même chose, on parle de sentiments et de construction des relations dans le temps, pas d'un devoir moral.

De fait, je pense (à mon humb... mouais, non...) que ce qui se construit sur l'amour produit nécessairement des "injustices". Des ruptures, des ressentis sans réciprocité et des moment où suivre son sentiment et faire ce qu'il faut s'opposent, où choisir de faire à cause de l'amour qu'on porte à quelqu'un, c'est faire contre son intérêt.
L'amour (poly ou mono, osf, je parle de l'état d'esprit) est, selon moi, hypercompatible avec l'égocentrisme. Je pense que même les pires dictateurs sont capables d'aimer quelqu'un sincèrement, et de jamais différencier le moment où ce qui est bon pour eux ne fait aucun bien à l'autre. Ou de se sacrifier pour une personne, une relation, et de réussir en faisant ça d'être encore égoïste envers lui. C'est même facilement une condition d'aveuglement à soi-même, ressentir de l'amour, donc aussi d'aveuglement sur ce qu'on a le droit de faire à l'autre ou pas.
Ce qui fait qu'on ne sera pas dans la dictature, ni dans l'élitisme, ni dans l'angélisme, c'est pas l'amour lui-même, c'est le soucis de l'autre.

La bonne nouvelle, c'est que notre sensibilité aux intérêts de l'autre, ça peut évoluer. Si ce n'est à l'échelle d'une société, celle des personnes.
Fais la révolution dans ta tête avant de la faire dehors, tout ça tout ça.

* : "une marge" est aussi une marge "de manœuvre". Les étiquettes morales, c'est très positif quand on admet que leur sens peut changer en fonction de leur utilisateur.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Apsophos

le dimanche 26 octobre 2014 à 01h38

Siestacorta
O_O

Tu te soulages d'un truc, ou alors j'ai raté une étape dans le raisonnement ?

Bah quand on aime *vraiment* une personne on ne s'intéresse pas à d'autres, voyons !
Dire "je suis incapable d'aimer" au lieu de "j'aime bidule ET truc" me semble ouvrir des voies supplémentaires dans le "dialogue". Au moins on me prend parfois pour un malade et pas pour un égoïste et donc je mérite la pitié et non plus seulement le mépris :D

Sinon j'ai arrêté d'employer le mot "amour" pour désigner ce que je ressens (sauf peut-être à l'égard de la glace à la framboise, mais c'est un amour vache, surtout pour un sorbet) et j'essaie d'éviter de dire "j'aime quelque chose" (mais c'est pas facile). J'aime *faire* quelque chose (manger de la glace à la framboise) ou j'aime *ressentir* quelque chose (le goût de la glace à la framboise dans ma bouche).

Désolé pour l'enculage lexical mais je pense qu'abandonner certains mots (peut-être pas définitivement) m'a permis de libérer un peu ma pensée et... mon attitude sociale.

Et moins sérieusement : la dictature décide du sens des mots, après tu en fais ce que tu veux.

Siestacorta
Pour le second aspect, le régime socio-politique des rapports amoureux, l'analogie avec la dictature ne fonctionne pas bien : on peut aimer une seule personne par choix. Vraiment. Consciemment. En connaissance de cause, informé sur nos déterminisme et sur nos options.

Oui oui, tout à fait. On peut même reconnaître qu'il s'agit là d'une faiblesse qu'on reconnait chez soi-même et reconnaitre également qu'on ne pourra pas travailler à combler toutes ses faiblesses en même temps et que d'autres ont pour l'instant priorité sur celle-ci.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 02h45

Apsophos
Bah quand on aime *vraiment* une personne on ne s'intéresse pas à d'autres, voyons !
Dire "je suis incapable d'aimer" au lieu de "j'aime bidule ET truc" me semble ouvrir des voies supplémentaires dans le "dialogue". Au moins on me prend parfois pour un malade et pas pour un égoïste et donc je mérite la pitié et non plus seulement le mépris :D

:-D
Merci d'avoir développé, désolé d'avoir un peu gâché le gag.
L'impératif de "choisis" me semblait super musclé tel quel, même après l'usage assez bourrin du mot "dictature"...
Mais tu as raison, c'est une des solutions.
Après, comme je crois beaucoup que la subjectivité c'est con mais plein bonnes choses aussi, je peux parler d'amour et pas me sentir trop hors-sujet même si mon interlocuteur méprise ce que j'exprime. JE l'emmerde. Et JE gagne presque toujours à la fin.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le dimanche 26 octobre 2014 à 11h59

Siestacorta
[...] des moment où suivre son sentiment et faire ce qu'il faut s'opposent, où choisir de faire à cause de l'amour qu'on porte à quelqu'un, c'est faire contre son intérêt.

Ca me parle ça.

Par rapport à plein plein plein de situations vécues.

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 12h55

Moi Moi JE moi.
des moment (...) où choisir de faire à cause de l'amour qu'on porte à quelqu'un, c'est faire contre son intérêt.

Le "son" se rapporte au "quelqu'un", hein, pas à soi-même ?
La phrase est un peu ambigüe, mais je crois que grammaticalement ça se tient. Je crois que j'aurais écrit "son propre intérêt" autrement.
C'est toujours bien ça qui t'es évocateur ?
En écrivant j'ai eu le doute sur comment serait lue la phrase.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le dimanche 26 octobre 2014 à 12h56

Siestacorta
Le "son" se rapporte au "quelqu'un", hein, pas à soi ?

Le "son" de "sentiment" ou du mot "intérêt" ?

EDIT : Hahaha le "traître" a édité son message après que je sois passée :P Bon ça va je comprends que c'est pour que les prochains comprennent directement le sens de ta précision et ne se posent pas les mêmes questions que moi ;)

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 12h59

:-D
J'aurai dû écrire ce passage à la première personne pour lever l'ambiguïté. Mon sentiment, son intérêt de personne.

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LuLutine

le dimanche 26 octobre 2014 à 13h07

Siestacorta
Mon sentiment, son intérêt de personne.

Et bien, c'est exactement comme ça que j'avais compris la phrase.
Tu t'es très bien exprimé.

Mais suite à ta remarque, j'ai eu un doute et j'ai préféré demander la précision.

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(compte clôturé)

le dimanche 26 octobre 2014 à 13h47

Heu... Siesta, tu pourrais illustrer par un exemple concret ? Parce que je comprends bien (ton sentiment, l'intérêt de l'autre) mais je cherche des exemples dans la vraie vie et je trouve pas :-/
Merki !

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 15h05

Des exemples d'égocentrisme amoureux ou même polyamoureux ?
C'est toute la question du consentement
Je t'aime, donc je suis légitime pour changer en pratique ta vie (ou ta semaine prochaine).

Je viens te voir chez toi. Je reste chez toi, et comme j'aime ça, c'est donc par défaut acceptable voir souhaitable que je puisse rester un peu plus même si t'as pas prévu. Et si tu fais passer d'autres intérêts persos avant (besoin de solitude, de temps avec un autre partenaire, de voir des gens pour toi), c'est plus une exception qu'un choix.
Je t'aime, et je t'entraîne ma famille tous les dimanches parce que sans elle je suis pas moi.
Je t'aime, et je t'aime pas coiffé comme ça. Tu vas en entendre parler souvent.
Je t'aime, et comme on est proche, j'ai le droit d'être moins aimable que je ne le suis en public.
Je t'aime, donc tu déménages avec moi.
Je t'aime, donc plus on va manger ensemble, plus tu vas manger comme moi.
Je t'aime, donc sur la forme et le rythme de la vie sexuelle, mon exigence passe en premier.
Je t'aime, donc on va fonder une famille.
Je t'aime, donc tu prends ma religion.

En gros, quand l'amour vient s'ajouter comme argument et comme légitimité au rapport de forces entre intérêt particuliers.
Mettons : mon intérêt particulier est de picoler et fumer (je prend un exemple limite). Mais il se trouve que j'aime quelqu'un qui ne le fait pas. Dans notre vie commune, il sera fréquent que l'un ou l'autre utilise le lien et le sentiment pour que l'autre suive sa pratique. Et ce sera "par amour" que la décision sera prise ou demandée.
Je crois que parfois, ce "par amour" passe avant la recherche de compromis ; et que par défaut, notre égocentrisme prendra le pas sur le coopératif (je ne dis pas que c'est intelligent à long terme :-) ). En arrivant même à se faire passer, via le discours amoureux normé, pour de la maturité morale et affective.

Par ailleurs, dans une vision "morale" de l'amour ou du polyamour, il se passe la même chose en inversé : on est prêt à tout don de soi, toute proposition de forme, donc le jour où l'autre ne fait pas une concession qu'on espère, on pense encore plus fort que c'est du manque d'amour.
Des conceptions intellectuellement opposées de l'amour peuvent ainsi tendre aux mêmes effets.
On peut vivre l'amour comme s'il était inconditionnel (c'est là où ya un bon potentiel de moralisme caché).
Alors ce que va faire l'autre, dans ce sens ou dans un sens plus individualiste, ça sera notre grille de lecture de est-ce qu'il ma bien aimé. Il n'a pas voulu faire de compromis quand j'en fais facilement, donc il m'aime moins bien. Je fais plein de compromis, donc j'aime bien, donc je peux demander des choses à l'autre sans considérer que son intérêt est radicalement différent, puisque par principe éthique, tout est négociable.

(qui a remarqué que j'avais un rapport compliqué avec les idéalismes ?)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Clown_Triste

le dimanche 26 octobre 2014 à 15h18

Siestacorta, tu es surpuissant. Je passe mon temps à avoir envie de noter tes interventions dans mes petits carnets.
:)

C.T.

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 15h19

Clown_Triste
Siestacorta, tu es surpuissant. Je passe mon temps à avoir envie de noter tes interventions dans mes petits carnets.
:)

C.T.

- ce grand "baoum !" dans le lointain ? Une explosion de chevilles.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le dimanche 26 octobre 2014 à 18h38

Siestacorta
Je t'aime, donc [...]
Je t'aime, donc [...]
Je t'aime, donc [...]
Je t'aime, donc [...]
Je t'aime, donc [...]

Je t'aime, donc tu dois être exclusif(ve)
Je t'aime, donc tu dois être poly

(Bon j'ai un peu raccourci le raisonnement, mais on peut en arriver là ; c'est un peu comme la question de la religion, au fond.)

Et il y a le fameux (utilisé surtout de parents à enfants, mais c'est aussi une forme d'amour, et qu'est-ce qu'il y a de plus inconditionnel que l'amour parental ? Hein ? Hein ? ;) ) :

Je t'aime, donc je sais mieux que toi (ce qui est bon pour toi).

Et son corollaire :

Tu vas faire ce que je te dis sinon ce sera la fin du monde (comme en 2012 - et tu ne veux surtout pas que ça arrive). :P

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(compte clôturé)

le dimanche 26 octobre 2014 à 19h26

Merci pour les clarifications, cette fois j'ai compris, c'était pas inutile :D

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Siestacorta

le dimanche 26 octobre 2014 à 19h58

Un point : ce que je décris-là est pas "à éradiquer sous peine d'être un sale enflure". C'est l'effet de sentiments et de rapports à soi que je pense communs à la plupart des gens.
Autrement dit, moimoimoi personnellement je suis très égocentrique (vous n'auriez pas deviné, hein ?).

Je crois qu'on peut rarement faire autrement, on a pas de superpouvoir de télépathie de ruche ; en revanche, on peut en prendre conscience, assumer d'être subjectif comme je le disais à Apsophos un peu plus haut. Parce qu'ainsi, on perçoit la limite de notre mouvement vers l'autre.
Le sentiment amoureux nous pousse vers l'autre, donc une rencontre qui peut nous faire évoluer. Mais c'est pas une vertu qui marche toute seule...
Paradoxalement, je crois qu'on la favorise en assumant une part d'égoïsme.
On ne déclare pas que se changer ou changer l'autre arrive grâce à "l'amour tout beau tout éthique et encore plus avec l'option angélico-dondesoi-poly-noussommesprogressistes-noussommesgaïa" : on peut grandir en faisant le mouvement matériel avec l'autre (les autres), l'expérience de l’interaction. Mais pour ça, il faut reconnaître qu'on est soi, seulement soi, qu'être l'amoureux, le polyamoureux, ça nous donne pas une qualité, juste une occasion.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le dimanche 26 octobre 2014 à 20h06

Siestacorta
on peut grandir en faisant [...] l'expérience de l’interaction. Mais pour ça, il faut reconnaître qu'on est soi, seulement soi[...]

Oh que oui, ça me parle aussi ! :)

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